Cérémonies, live au Chat Bleu

Voici l'intégrale du concert de Cérémonies au Chat Bleu le 21 Décembre 1985. Le Chat Bleu est à Bordeaux et est connu pour avoir été une des premières scènes d'un jeune groupe, à l'époque, très prometteur : Noir Désir. On pourra télécharger en Mp3, le live ici-même. J'ai, comme d'habitude, créé un visuel dans l'esprit du groupe (et de l'époque).
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Bibi & Le Fricotins, Fête de la musique 1990

Merci à Jean-Yves pour ce document ! Le 21 Juin 1990... Bibi & Les Fricotins étaient sur la scène de l'Espace Culturel Gervaisien (au Pré Saint Gervais). Pour l'occasion, ils sont qualifiés de "Rock Contemporain". Voici le flyer "souvenir" de ce concert (dont malheureusement, je ne garde aucun souvenir).
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Dissidence Politik

 Nous sommes le Jeudi 5 Mai 1983 au Bus Palladium à Paris.

"Hopital psychiatrik
Staliniste politik
Douche froide et Mogadon
Destruction de ton nom
Amphétamine et autre médecine
Politbureau pas super mine
Fa ba da pap
Fa ba da pap"
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Jeunesse de France

Voici une de mes chansons préférées de la Souris Déglinguée. "Jeunesse de France" est extrait de "Quartier Libre" qui date de 1988. Voici une version extraite d'un live à Cholet datant de 2017.
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Ah j’oubliais, Demolition Party


Sacré Franck, depuis le temps que ça dure. Il continue d’exprimer en chanson ses états d’âme. Bluesman blanc et triste, il tire avantage de ses faiblesses, sublime ses imperfections pour créer quelque chose de beau et d’unique. De touchant, aussi. 

 Le choix de leur nom de groupe (Demolition Party) ne fait que confirmer mon intuition : Franck et ses potes veulent tout péter… Mais en soirée, près de la piste de danse. 
Par le passé, il s’agissait pour ledit Franck de ressembler à ses idoles. Le temps aidant, il s’est affranchi de tout ça. Aujourd’hui, il créée son propre espace-temps musical. Bien sûr, pour l’avoir vu, avant, chanter en français, on peut regretter qu’il ait abandonné son lexique poétique, ses références et cette posture si particulière. Mais peut-être que ce nouveau format rock appelle l’universalité transfrontalière. « Peuples du monde, cassons tout, unis dans les travaux de démolition mais sur fond de bonne musique ». Toujours un verre à la main, près du bar. 

Franck et Demolition Party sont des esthètes qui rechignent à se montrer sur une pochette de disque. Ils savent, qu’au final, seule la Musique est importante. Et là, avec « Cell Islands », ils ont mis le paquet. Ils nous offrent un nouvel album d’une grande beauté formelle et mélodique. Un album avec un très joli visuel qui résume parfaitement son contenu : poétique et énigmatique. A chaque écoute, on y entend quelque chose de neuf et de différent. Merci Demolition Party pour cette générosité, vous êtes bon prince. 

Je regrette qu’ils n’aient pas encore l’audience qu’ils méritent et je prie pour que ce qui reste de notre industrie musicale s’y intéresse. Bon sang, il suffit d’écouter pour comprendre. Investissez (très peu en fait, ils ont déjà fait le boulot) et signez ce groupe. Faites-les tourner sur toutes les scènes de France et de Navarre. Ah j’oubliais, le spectacle vivant est mort d’un virus importé de Chine. 
Je prie également pour que ce qui reste de la presse musicale rock imprimée (deux ou trois titres en kiosque, grand maximum) interviewe ces musiciens cultivés qui ne vivent pas dans l’ombre d’un glorieux passé (dont tout le monde se fout). Non, Demoliton Party n’est pas « mythique ». Du moins pas encore. Interrogez-les, ils en valent le coût et ont des choses à dire. Ah j’oubliais, plus personne ne lit ni n’achète de papier. 
Malgré ces deux trous béants dans notre paysage culturel français 2020 (pas de live, plus de presse rock), tout le monde reste à l’affut et rêve d’écouter - encore et toujours - de la vraie bonne musique. Depuis l’avènement du concept de groupe de rock, fin 1962, on en est toujours au même point. Les temps changent mais la quête reste. Nous rêvons tous de découvrir (en premier, si possible) « la bonne » formation rock qui ouvrira nos chakras. Objectivement, Demolition Party est un début de solution compris dans votre abonnement Spotify. Ah, j’oubliais, pendant le confinement, vous vous êtes abonné à Deezer*. 

Je pense tout particulièrement au camarade Dgé, sémillant guitariste de Demoliton Party. Son sens de la musicalité et du timing s’entend particulièrement dans ce « Cell Islands ». Plus que jamais, on reconnaît sa virtuosité toute en discrétion mais diablement efficace. Les autres Demoliton Party ne déméritent pas non plus mais je les connais moins (et j’avais envie de briller en appelant les musiciens du groupe par leur surnom). Tous, en tout cas, participent activement à la création ce son original et complexe, tellement beau et facile à l’écoute. Pour cela, je les admire et je les envie. Allez, je vais retourner leur 33 tours… Ah j’oubliais, le support physique des Demolition Party n’est pas encore disponible. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’on ne le trouve en bonne place dans tous les concept-stores ouverts même le dimanche. 

 Mais revenons quelques décennies avant l’avènement de Demolition Party. A cette époque, Franck et moi rigolions en imaginant qu’à l’âge de la maturité nous serions devenus de vieux beaux, cheveux poivre et sel, bronzés en toute saison, chemise en jean ouverte sur une chaine en or avec piment rouge, dragueurs et beaux parleurs. Et bien notre prophétie ne s’est pas réalisée. Nous sommes pareils, mais en un plus vieux. Et pour être tout à fait honnête, j’ai le sentiment que nous nous sommes bonifiés. Surtout Demolition Party et son chanteur. Ils sont bien meilleurs que ce qui se faisait avant. Ils sont aussi bien meilleur que ce qui sort aujourd’hui et qui, malheureusement, est également compris dans votre abonnement Spotify. 
J’en profite pour donner un petit conseil à ceux qui ont peur d’affronter l’inconnu de ce groupe sans barbes de hipster, ni guitares électriques vintage (mais que la curiosité titille). Je vous invite - suprême coquetterie - à débuter l’écoute de ce « Cell Islands » par la fin. Si on peut parler de tube (un concept très XXe), c’est à mon sens « Story End » qui en en possède toutes les vertus. Alors que l’histoire s’achève, tout commence vraiment. Ah, j’oubliais, le hit-parade n’existe plus. Mais Demolition Party, lui, existe bel et bien. Le groupe est à portée d’oreilles et ne demande qu’à être découvert et écouté (et réécouté) par le plus grand nombre. Bientôt, vous vous féliciterez publiquement, lors de vos prochains dîners en ville, de compter parmi les « early adopters » de ce quintet.  

Ah j’oubliais, « Cell Islands » de Demolition Party fait partie des albums « qui comptent ». Il transcende le temps et les modes… Et me file la chair de poule. Et ça, je ne l’oublie pas. 

 *« Cell Islands » de Demolition Party est disponible sur toutes les (bonnes) plateformes de streaming.

 

Philippe Pascal & The Blue Train Choir

Nous sommes en 2003/2004, l'ami Edouard qui est devenu proche de Philippe Pascal décide de lui filer un coup de main (au niveau management musical). Il me demande un peu d'aide pour travailler sur une démo de son nouveau groupe : Le Blue Train Choir. Public' Image Factory qui est le studio pour lequel je travaille (que j'ai créé avec 3 autres camarades) sera le producteur du CD, ainsi que Le Regard Sonore (une société de production sonore dans laquelle je suis, à l'époque, associé). Commence des échanges sur la pochette de ce CD et une série de maquettes (que je publierai un de ces quatre). D'entrée, je souhaite organiser une séance photo, mais Philippe refuse. Pas grave, j'essaie plusieurs choses en m'inspirant de l'univers visuel blues des années 30 (dont le label "Vocalion"). Pourtant, Philippe Pascal est un peu énervé parce qu'il n'obtient pas ce qu'il veut. Ce que je découvrirai plus tard c'est que son beau-frère (et batteur du groupe) est aussi un très bon illustrateur. Il a travaillé sur un visuel mais nous l'avons, d'entrée, mis de côté sans même y réfléchir. N'étant pas payé, j'ai envie (au moins) de m'éclater graphiquement. Après plusieurs lots de maquettes, Philippe, un poil frustré, nous reproche de vouloir l'exploiter (!?) et je suis obligé de lui rappeler que nous travaillons gratuitement et payons pour fabriquer ce CD. C'est ça d'être fan. Au bout d'un moment, il se calme et évoque alors le style des pochettes Blue Note des années 50. C'est plutôt du côté du label "Pacific Jazz Records" que je vais puiser l'inspiration pour la typo. Philippe veut que le nom des musiciens du Blue Train Choir soit présent sur la couverture comme pour les grands disques de jazz. Il est un peul mal à l'aise avec l'idée qu'on le mette en avant pour promouvoir le groupe. La photo que j'ai utilisé est à la base en couleurs et je vais devoir la retravailler en la coupant en deux pour que la typo puisse bien s'afficher et trouver sa place. Le CD sort, Edouard s'occupe de la promo, organise des concerts pour le groupe qui est très bon en live (comme ce CD qui est presque en totalité une captation live pendant les Trans Musicales à Rennes). Edouard rencontre Pascal Obispo qui est intéressé pour le produire. Philippe hésite. Il n'a plus le courage de se mettre dans cette dynamique (pression + business). Et puis c'est Pascal Obispo... Une superstar de la variété qui a un following de minettes. Je crois me souvenir que Philippe a enregistré, à l'époque, un duo avec Isabelle Adjani qui n'est jamais sorti (produit par Obispo). Finalement, l'aventure Blue Train Choir n'ira pas très loin par manque de motivations du principal intéressé (sans doute trop fragilisé par ses nombreux abus passés). Quand plus d'une décennie plus tard, j'entends que Philippe et le Marquis de Sade sont de retour. Je suis très heureux pour lui mais aussi très étonné (la suite des événements me donnera raison). Je prend mes tickets pour Rennes et pour ce qui devait être l'unique concert de reformation. J'ai envie d'ajouter "qui aurait du être l'unique concert de reformation". En mettant fin à ses jours, Philippe est définitivement entré dans la légende du rock français... Ce qui est dommage pour Philippe Pascal, l'individu et ses proches (dont l'ami Edouard qui a été particulièrement touché). Philippe était quelqu'un de bien et de sympa. Anyway, on trouve déjà ces enregistrements sur YouTube... Mais bon, autant que j'en profite aussi un peu. Après tout, j'y étais et j'ai participé.
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BAD

Les bouloupiens ont adoré les Clash. Un groupe fondateur, musicalement et visuellement intelligent. Leur séparation a un laissé un grand vide en partie comblé par Big Audio Dynamite, la formation de Mick Jones post Clash. BAD était dans son époque : dansante, samplée et n'hésitant pas à emprunter au dancehall made in Jamaica, à l'électro ou au rap. Quand on reparlera de l'ambiance du début des 90's, on n'hésitera pas à mettre en avant cette formation admirable, mixant comme personne rock et musique pour danser. Je n'ai pas eu l'occasion de les voir à l'époque et il m'a fallu une reformation tardive pour apprécier en live toute la beauté de ce groupe qui aimait s'habiller en blanc. Voici un de leur tube live en 1988 à Bradford en Angleterre.
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Les Rois Fainéants (le clip)

Voici une vidéo de mes Rois préférés publiée, il y a peu, sur YouTube. Une rareté qui semble être condamnée à le rester (rare). Puisque pour l'instant, on est à 16 vues du clip...
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L.Y.G. 4 morceaux non-datés

Comme d'habitude, après publication sur YouTube, voici la démo de L.Y.G. au format Mp3. On pourra la télécharger ici-même ! Comme d'habitude, également, j'ai concocté un petit visuel (avec en fond, une photo de Manchester dans les années 80).
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Un joli texte signé Franck War

Voici le texte d'une chanson des Chinaski's signé Franck War. On y retrouve bien sa personnalité et une forme de désinvolture qui était un peu sa signature. La formulation (parfois) un peu malhabile apporte un charme supplémentaire à l'ensemble ! C'est l'hiver, c'est l'été...

C’est l’hiver, c’est l’été

Si je reste là, je passerai à côté
Mais j’ai vraiment la flemme et j’aime tant ne rien faire
Je reste à divaguer, perdu dans mes pensées
Derrière des lunettes noires, je peux mieux observer
La fluidité des silhouettes des filles fuselées
Et sur les coups de onze heures
Je reprendrai un Casa car

C’est l’hiver, c’est l’été avec ses à-côtés
Des nuages, du ciel bleu, des jambes longues, je les veux

Mais si je continue à me laisser aller
Je vais rester bloqué, délaisser l’atelier
Ne pas finir mes toiles, même ne pas dessiner
Rester à rêvasser, à surveiller les filles
Qui passent si près de moi, de leur pas décidé
Et sur les coups de douze heures
Je reprendrais un Casa car….

C’est l’hiver, c’est l’été avec ses à-côtés
Des nuages, du ciel bleu, des jambes longues, je les veux
A la terrasse, elles me terrassent et passent et repassent
Sans s’arrêter

Elles peuvent bien disparaître jusqu’au bout de la ville
Ne jamais me parler, ni même m’approcher
Car je sais qu’une fois seul au fond de l’atelier
Je pourrai les croquer autant que je voudrai car…

C’est l’hiver, c’est l’été

Les Rita Mitsouko live, le retour !

J'ai découvert dans mes archives audio un live des Rita Mitsouko réalisé par mes soins et datant de 1984. C'était lors du mini festival "Rock In Loft" qui avait lieu au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris. De mémoire, il y avait 3 groupes à l'affiche dont les Rita... Et les Smiths. Malheureusement je n'ai enregistré que le concert des Rita (sans doute pour un copain fan du groupe). En voici un premier extrait !
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L'unique single de François Alysse

Bizarrement, je me suis rendu compte que la face A de l'unique single de François Alysse (Philips/1986) n'avait pas été publié sur YouTube (la face B "Salut, Sale Humour" est écoutable ici-même). J'en ai donc retrouvé une version que je publie aujourd'hui pour réparer cette injustice. Ce "Pas Les Os" est plutôt pas mal (et assez tubesque). Je regrette un peu que "Bide & Musique" soit le dernier endroit qui ose encore passer ce chef-d'œuvre de la variété française (mouais, chef-d'œuvre peut-être pas).
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La plaquette de présentation de Soultime !

Soultime était un groupe de reprises créé par Antoine L. Soultime (en activité dans les 90's) avait un répertoire constitué de reprises bien senties pour mettre le feu sur le dancefloor. Pour présenter cette formation "festive" en costume, le groupe m'avait commandé une plaquette 4 pages... J'ai retrouvé ces maquettes dans mes archives.


Un dernier L.Y.G. pour la route

Dernier extrait de la démo de L.Y.G. voici un tître franchement inspiré du son d'Oasis. N'ayant aucune indication, je l'ai baptisé "I Can't Breathe" qui me semble bien correspondre à l'ambiance générale de ce long morceau de 8 minutes (qui finit sous un déluge de guitares). Je publierai cette démo 4 tîtres au format Mp3 dans un avenir très proche !
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Zéro de Conduite (2)

J'ai déjà parlé de Zéro de Conduite en publiant une interview du groupe à la radio (disponible ici-même). Voici extrait de leur unique album sorti en 1988, "My Friend Jack" qui est une reprise du groupe anglais Smoke (datant de 1967). Une reprise étonnante car complétement aseptisée par rapport à l'original qui est une invitation à prendre du LSD, une drogue alors très à la mode. Pysché pour l'originale et tout juste rock FM pour cette cover. Bizarre, d'autant que Zéro de Conduite est un groupe d'enfants (mais que faisaient leurs parents ? Avaient-ils compris le sens de cette chanson ?) et qu'ils étaient sensés être punk (où sont passés la distortion et les rythmes extrêmes ?).
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Yasmina P.A.

Découvert récemment, ce live à Cholet (2017) de la Souris Déglinguée au son plutôt correct. Voici, extrait de leur premier album datant de 1981, le proto-rockabilly "Yasmina P.A.". Le dernière version de la Souris s'est franchement radicalisée et adopte une approche plus punk de leur gigantesque répertoire. Ce qui n'est pas pour me déplaire même si je regrette parfois l'apport soul/rythm'n'blues/reggae de Muzo et son saxo magique.
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