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Young Marble Giants
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Young Marble Giants live
Je suis tombé par hasard sur ce live des Young Marble Giants en Hollande en 1980. Une sorte de miracle pour le fan que je suis de cette formation pop et minimaliste. Voici "Searching For Mister Right" (pour les fans, on pourra ré-écouter également un extrait de leur démo, ici-même).
Choci Loni
J'ai déjà publié 2 tîtres des Young Marble Giants, un en concert et la démo de "Choci Loni" (présent sur leur seul et génial album Colossal Youth). On pourra ré-écouter l'ensemble ici-même. Ce coup-ci, c'est un version live de Choci Loni que je vous propose !
Semaine
Nouvel extrait de la K7 de Masoch, voici "Semaine" qui n'est pas sans me rappeler les Young Marble Giants avec une petite touche punk en plus.
Je chante dans les Glaviots (2)
Voici ma seconde participation à la Revue Thésaurus (n°2) du camarade Claude Picard. Après avoir évoqué par le détail la saga de Cérémonies, il m'est apparu comme une évidence que je devais parler de ma propre carrière musicale. Dont acte. Voici ce que je lègue à mon prochain, soit tout mon héritage artistique.
Et puis, les choses sont devenues un peu plus sérieuses lorsque nous avons créé notre premier studio de design (Bleu Petrol). Un ami photographe nous avait accueilli dans un vaste local qu’il partageait avec un atelier de pièces détachés au fin fond de la zone industrielle de Cachan. Le soir venu, il nous sous-louait son gigantesque studio photo. A force de répétitions et d’efforts désespérés nos avons donné vie à Bibi & Les Fricotins. Un nom qui se voulait un hommage au groupe anglais Echo & The Bunnymen. Echo était le nom de leur boite à rythme. Nous avions baptisé la nôtre Bibi. Elle était de marque Alesis et sonnait furieusement 80’s (une HR-16 B). Souvent faux mais forcément dans le temps (la beatbox n’attend pas), aidé par une énorme réverbération nous avons joué notre répertoire instrumental partout où l’on voulait de nous. Entre chaque morceau des extraits de films ou des trailers trash d’époque. Parfois, le camarade Jonyv’s stagiaire et saxophoniste nous rejoignait en live. Dans les caves et les garages des copains, à la Fête de la Musique, à l’inauguration d’un hôtel (habillés en noir et blanc pour assurer la musique d’ambiance), à la fête d’entreprise amie, nous avons joué notre “Surfin’ Petrol Blues”, un nouveau concept inventé par Yann (à la basse). Nous avons même organisé un Festival Bleu Petrol à la MJC des Lilas (avec Cérémonies et plein d’autres groupes de notre entourage). Pour l’occasion, tout Bibi & les Fricotins portait la même chemisette rayée de rouge, hommage aux Beach Boys et profession de foi surf. En rappel, Franck s'est joint à nous et nous nous sommes lancés dans une version très personnelle de « Walk On The Wild Side » de Lou Reed. Pascal, à la guitare rythmique et à la programmation de Bibi, fan de pop (façon Sarah Records) insufflait une couleur toute particulière à nos compositions. Très créatifs (trop créatifs ?), nous n’hésitions pas à injecter d’étranges inspirations à nos chansons qui – souvent- ne suivaient aucune structure musicale classique. Parfois, aussi, nous remixions nos propres morceaux ainsi « D 33 » a vite été suivi d’un « D 34 » et d’un « D 35 ». Les medleys du style « Star On 45 » étant à la mode nous jouions parfois notre propre interprétation du genre, un mélange du thème de « Ne Nous Fâchons Pas » avec celui de « Batman », agrémenté d’un passage de « I’m Sticking With You » du Velvet et d’un de « Bo Diddley » de… Bo Diddley. Pour élever le débat, nous avons essayé d’adapter « Blue Monk » de Thelonious Monk en version twist et « A Forest » des Cure en version rockabilly. En réponse à la fameuse photo des jeunes gens modernes et de leurs mamans dans Actuel, ce sont nos papas qui posent à notre place sur la photo « officielle » du groupe et que nous avons utilisée sur nos démos et sur notre dossier de presse.
Et puis un jour, on a voulu ajouter du chant. Ma copine Véronique a rejoint le club et nous avons formé Les Etc’s. Je ne me souviens pas de grand-chose, si ce n’est du titre d’une de nos compositions « Traci Lords a disparu » (les fans de porno 80’s apprécieront) et que la gentille Véro. ne chantait pas très bien. Mais, elle aussi avait du cœur et de la motivation. Sauf pour porter les amplis à la fin des quelques concerts que nous avons donnés. En plus de nos compositions, nous reprenions les Young Marble Giants, les Housemartins, les Comateens ou Cindy Lauper. Je me souviens également que nous avons participé à une sorte de Woodstock improvisé pour la Fête de la Musique sur les bords de Marne. Nous avons pris d’assaut un champ désert et tiré un câble électrique d’une maison voisine. Nous avons tous joués (tous les groupes proches de Bleu Petrol) devant un parterre de copains venus nous soutenir bière à la main. Les riverains n’en n’ont pas cru leurs oreilles mais n’ont pas appelé la gendarmerie. Et puis, vers minuit, nous avons plié les gaules et nous sommes dissous, ni vu, ni connu, dans l’obscurité.
Sur les traces encore fumantes des Etc’s, ce sont les Monkey Business qui se sont créés. David, un ami américain, récemment rencontré chantait et chante sérieusement bien. Il nous a montré le chemin… Lui qui venait de quitter Aix-en-Provence et les Seaton qui commençaient pourtant à se faire un nom dans le Sud. Comme lui, nous voulions plus de bruit et de fureur. Le grunge et les Sonic Youth avaient changé l'ambiance. Du moins Yannick et moi souhaitions attaquer les guitares au tournevis et à grands coups de larsen. Pascal, trop doux et trop pop, a jeté l’éponge puis a rejoint les Chinaski’s. Exit la réverbération XL et le surf new-wave. Véronique s’est exilée aux USA puis est devenue astrologue holistique. Bruno (ex-Cérémonies) a pris les baguettes pour bûcheronner avec certaines ambitions fusion/hardcore en tête. Avec les Monkey, c’est devenu du lourd. Dans tous les sens du terme.
J’ai retrouvé ce petit texte, écrit à l’époque, qui résume parfaitement bien l’humeur des Monkey Business : « " Voici revenir le temps des guitares jouées approximativement. C'est le Temps qui change les valeurs. Aujourd'hui une note écorchée en vaut deux, un bruit insidieux remplace un baiser (avec la langue). C'est ça l'arnaque, un business minable qui devient de l'Art. L'art de la table, de se mettre à table et de balancer le nom de tous ceux "à cause de qui". C'est injuste, balancer tous ceux qu'on a singé. Mais les singes font, ce que les singes voient... ».
Après une longue période de gestation, nous avons beaucoup joué nos compositions : les bars/caf’ conc’, le Gibus, le Plan, la Clé, le Cadran, la MJC du Pré Saint-Gervais, Saint Malo, Rennes, Fréquence Ado et Radio Libertaire (ou un truc du genre)… Etc. Parallèlement, nous avons enregistré une démo en 16 pistes, à l'ancienne, chez le camarade Jean Taxis alors spécialisé dans l’indie (il avait produit - entre autres – Norma Loy et Little Nemo) et tourné un clip, en un long plan séquence, dans les Frigos de Paris. Également, le grand photographe et D.A. suisse Peter Knapp nous a pris en photo. Plus nous « grandissions », plus nos relations se complexifiaient. Une sorte de caricature de groupe de rock avec tous les clichés qui vont avec.
Masoch
Voici Masoch présent sur la face B du split single des Provisoires. Ce groupe de Montpellier dont le nom est un hommage au père fondateur du masochisme a sur ce "Venus" (un autre hommage à Leopold von Sacher-Masoch ?) un son ultra low-fi qui n'est pas sans rappeler le minimalisme des Young Marble Giants. Masoch sortira également un maxi, 2 ans après, en 1984.
Les Etc's live au Pancrace
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Ma mère et moi
Adolescent, je faisais de la musique dans ma chambre, dans l'appartement famillial... Avec parfois un copain en guest star. Sur ce bout de captation qui sonne comme du Young Marble Giants (mais en plus minimal... Est-ce vraiment possible ?) c'est le camarade Yves G. qui est à la basse (avec sa petite boite à rythmes pour nous soutenir rythmiquement). Je pense que ma mère n'en pouvait plus de nous entendre bourriner pendant des heures sur les même deux notes... En plus, on est un peu faux et pas dans le temps. Bref, on entend la très chère Marie-Madeleine débouler dans ma chambre, un peu énervée, histoire de mettre un terme à cette jam session endiablée. Ce "snapshot" est un drame familial que tous les adolescents apprentis musiciens ont en commun... C'est ça l'esprit rock !
The Gist
Quand les Young Marble Giants se séparent, les frères Moxham créent The Gist. Un combo pop comme on l'aime qui donnera à notre Etienne Daho national un de ses premiers gros tubes : "Paris, le Flore". On retrouvera ce "Love At The First Sight" sur "Embrace The Herd" sorti en 1982. Ici, il s'agit de la face B de leur single "Fool For A Valentine" sorti en 1983... Soit une version "dub" de la face a : "Fool For A Version".
Marine Girls
Je me souviens de la première fois où j'ai écouté ce groupe de filles originaire de Hatfield. Ces Marine Girls étaient sur une compilation Cherry Red au début des années 80 et nous étions dans une boutique de disques d'occasion qui s'appelait la Seconde Main. J'étais amis avec les tauliers et j'y passais la plupart de mon temps libre. Bien sûr je connaissais Tracey Thorn qui venait de se lancer dans l'aventure d'Everything But The Girl (avec Ben Watt). A cette époque le duo ne donnait pas dans l'électro de qualité mais plutôt dans une pop accoustique jazzy et minimale. Bref, ces Marine Girls me rappelaient la fragilité pop des Young Marble Giants mais avec une approche un poil plus classique. Il était très difficile de trouver, à l'époque, un de leur trois albums. Bref, voici la face A de leur premier single sorti en 1981.