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Le début de la gloire

Pour fêter le 300e post de Bouloup, j'avais publié une rareté des Beatles en répétition : "Just Fun (4)". Or il semblerait que la première composition du duo Lennon/Mc Cartney soit ce "Just Fun". Ma vidéo a donc été repostée par le site d'une radio mexicaine : Universal 88.1 puis par un blog (aussi mexicain) : plasticosydecibelios.com. Au final, j'ai explosé le score pour cette vidéo puisqu'on est à 5 306 vues alors que j'écris ce texte. Sympa mais aussi désespérant car mon meilleur score est lié à un des groupes le plus mainstream abordé dans ce blog... Un peu comme une provocation à la base pour illustrer le fait que même les Beatles n'étaient pas si bon que ça. Vous l'avez compris, je ne suis pas un grand fan des Fab Four et j'ai toujours en tête la version de "Get Back" des Starshooters qui résume toujours assez bien ce que j'en pense :

"On veut plus des Beatles et d'leur musique de merde
Bonne à faire danser les minets
Les radios nous bassinent pour assurer leurs salaires
J'en ai rien à foutre qu'ils crèvent !"

The Beatles Costello

En 1978, un 33 tours 17 cm au titre improbable, Washing The Defectives, sort sur le petit label Pious Records (référence JP 310). Sur la pochette figure le nom d’un groupe tout aussi étrange : The Beatles Costello. Tout laisse penser à une plaisanterie de musiciens en roue libre, et c’est sans doute bien ce que c’était. Le nom, contraction ironique entre les Beatles et Elvis Costello (qui est alors à la pointe de la branchitude), annonce la couleur : un projet parodique, un jeu de studio plus qu’un vrai groupe.

L’EP aligne quatre titres — Soldier of Love, I Feel Fine, Theme From a Summer Place et Out of Limits — tous des reprises exécutées avec un sérieux approximatif et un plaisir manifeste. C’est d’ailleurs cette reprise du classique surf Out of Limits qui m’a attiré vers ce disque, curieux de voir comment un tel morceau, symbole d’une époque et d’un son si précis, pouvait être réinterprété par un groupe au nom aussi facétieux. Le résultat, à la fois maladroit et sincère, trahit un véritable amour pour la musique instrumentale des sixties, même sous le vernis de la parodie.

Selon les quelques blogs et bases de données qui en gardent la trace, le disque est un ovni, à la frontière de la blague musicale et du pastiche pop. Le blog Shotgun Solution note même : « I’m guessing this record wasn’t meant to be taken very seriously. »

Derrière cette plaisanterie se cachent pourtant quatre musiciens plutôt chevronnés : Andy Paley, Chuck Chaplin, Eric Rosenfeld et Jim Freeman. Andy Paley, surtout, n’était pas n’importe qui. Avec son frère Jonathan, il avait fondé The Paley Brothers, formation de power pop élégante signée chez Sire Records, avant de devenir producteur et compositeur reconnu. On lui doit des collaborations avec Brian Wilson, Jerry Lee Lewis ou encore NRBQ, ainsi que de nombreuses musiques pour le cinéma et la télévision, de Dick Tracy à SpongeBob SquarePants. Son goût pour la mélodie, l’humour et les projets atypiques trouve ici une sorte de laboratoire miniature.

Eric Rosenfeld, parfois crédité sous le surnom ironique de « Slowhand », est mentionné comme guitariste principal. Il aurait joué dans The Sidewinders, groupe de Boston dans lequel passa un temps Billy Squier. Jim Freeman, à la batterie, semble avoir été un musicien de studio, tandis que Chuck Chaplin, au piano, complète l’ensemble avec une touche plus lounge. Peu d’informations subsistent sur eux, mais leur présence dans un tel enregistrement donne une idée de l’atmosphère : des amis, probablement rassemblés autour d’Andy Paley, enregistrant un disque pour rire, avec une vraie compétence musicale mais sans autre ambition que celle de s’amuser.

Washing The Defectives ("Laver les défectueux") n’a pas eu de suite, ni même de véritable distribution : un tirage modeste, quelques exemplaires qui circulent encore entre collectionneurs, et des mentions perdues sur des sites de disques rares. Pourtant, cet objet mérite qu’on s’y arrête. Il capture un moment très précis de la fin des années 70 — celui où la pop intelligente, la new wave naissante et le second degré cohabitaient joyeusement.

Quarante ans plus tard, ce petit vinyle reste une curiosité attachante : un canular de musiciens brillants, une blague pleine d’amour pour la pop, et une preuve que même les projets les plus légers peuvent laisser une trace durable dans les marges de l’histoire musicale.

Le single de The Beatles Costello

Ici, on pourra télécharger en Mp3 le single 4 titres de The Beatles Costello sorti en 1978 ! 


 

Ma 300e vidéo YouTube

Pour fêter ma 300e vidéo sur YouTube, voici quelque chose de différent. Tous les groupes de rock "amateurs" (qui ne lisent ni écrivent la musique) ont besoin de "taper des bœufs" pour trouver des idées musicales. Ces "bœufs" sont des outils de travail qui, en général, ne sont pas diffusés. Ici, il s'agit des Beatles en pleine improvisation. Et comme pas mal de groupes dont j'ai parlé dans ce blog, ils tâtonnent, sont un peu faux. Même cet archétype pop teste et hésite. Sur trois notes, celles utilisées dans "Louie Louie". Voilà, toute l'histoire du rock est dans ce "Just Fun". A vrai dire, je ne suis pas très fan des Beatles, je leur préfère les Monkees ou les Them. Mais ils ont aussi inventé le concept de groupe de rock moderne et à ce titre, ils ont leur place parmi cette multitude d'inconnus.
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I Feel Fine

Voici une version instrumentale de "I Feel Fine" des Beatles par les Beatles Costello... Une bonne façon de justifier un tel patronyme !  Le résultat est plutôt sympa... 

Mano Negra versus The Beatles

Ce coup-ci le groupe de Manu Chao s'attaque à "I'm Down" la face B du single "Help" des Beatles sorti en 1965. Nous sommes à Turin en Juin 1990.

Les Hot Pants versus The Beatles

Voici une vraie curiosité... Les Hot Pants de Manu Chao avec en guest star Daniel Jeanrenaud s'attaquent au standard des Beatles. On notera, d'abord, que "Slow Down" est en fait une reprise de Larry Williams  faite par les quatre de Liverpool. Ensuite, pour les néophytes, que Daniel Jeanrenaud est le leader des Kingsnakes, une formation mythique dans laquelle ont joué certains membres des Flamin' Groovies... Et Manu Chao. J'ai eu le privilège de voir un concert des Kingsnakes feat. Manu au Fahrenheit au milieu des années 80's. Nous sommes à Besançon,  le 28 Mai 1985.

Que faire en 2024 ?

Bon, comme chaque année, je me demande si je vais continuer l'aventure Bouloup. Même si cela fait 8 ans d'existence, plus de 2400 articles, 420 000 visites, 1 700 chansons publiées (via Youtube), 200 enregistrements partagés. On notera que les 3 vidéos les plus écoutées sont les Beatles "Just Fun", Elvis Costello "Knockin' On Heaven's Door" et Scott Walker "The Impossible Dream"... Les Beatles ont dépassé la barre des 15 000 vues ce qui reste assez modeste. Pas de quoi monétiser même si j'en avais l'intention. Cela donne, en tout cas, une bonne indication quant à l'intérêt global porté sur le rock indé français des années 80.  Je n'ai, bien sûr, pas complétement fait le tour de la question et j'ai plein de "bonnes" idées pour la suite. J'ai déjà élargi mon champ d'investigation à la Suisse et à la Belgique. Et puis, l'utilisation de YouTube me pose problème. Je n'ai que rarement les droits concernant ce que je publie. Pour l'instant, je n'ai eu que 4 "avertissements" de Youtube à 4 époques différentes ce qui m'a permis d'éviter la fermeture des 3 ou 4 chaines que j'utilise. Mais je ne suis pas à l'abri. En tous cas, je félicite Etienne Daho, Jérome Soligny, les Misfits et Michelle Shocked pour leur gestion irréprochable et leur manque d'empathie en vers leurs fans qui essaient juste de partager leur passion avec d'autres. Pas grave, plus personne n'écoute Michelle Shocked ou Jérome Soligny. Et ça ne devrait pas s'arranger. Il se peut qu'à un moment ou à un autre, par lassitude, je lâche l'affaire pour me consacrer à un autre projet. En espérant que Bouloup me survive assez longtemps pour diffuser au maximum ses contenus...

Michelle Shocked

Quand Michelle Shocked sort en 1986 son "Texas Campfire Tapes" c'est un vrai choc (si je puis dire).  D'abord parce que le style "protest" folk est passé de mode depuis longtemps... Ensuite, parce que le disque a été enregistré en live, près du feu de bois, avec les grillons qui vont bien.  Depuis, elle mène une carrière très discrète. On l'a remarque en 2013 puisqu'elle tient des propos homophobes lors d'un concert à San Francisco. Plutôt bizarre d'autant que j'étais persuadé qu'elle était gay. Extrait d'une compilation du NME sortie en 1988, voici "Lovely Rita" qui est une cover assez bizarre des Beatles extraite de l'album "Sergent Pepper Lonley Truc Chouette".  Cet album des Beatles est sensé être leur chef d'œuvre absolu... Un chef d'œuvre que je trouve particulièrement long et ennuyeux.

Une compilation réalisée et fabriquée par les Nouveaux Monstres

Pour célébrer l'an 2000, les Nouveaux Monstres décident d'offrir une compilation de leurs morceaux préférés à tous leurs amis : "Enfin un disque hors-série regroupant les chansons préférées des Nouveaux Monstres". Ces 16 morceaux synthétisent complétement l'univers musical du groupe. On y croise les Residents, Claude François, les Beatles ou Fernand Raynaud. Et bien évidemment un morceau des Nouveaux Monstres (ainsi qu'un morceau caché à la suite de ce "Yet I Know").  Les Monstres ont du diffuser une cinquantaine de ce CD. Aujourd'hui, en exclusivité mondiale pour ce blog, on peut télécharger ici-même cette compilation d'une folle rareté. Inclus dans le téléchargement les 16 morceaux et la pochette. Un cadeau de la maison !
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Track list : Curd Duca "Moon Bossa" - Jan Davis "Snow Surfin' Matador - Kôkô "Alibaba Twist" - Rose Murphy "Peek-A-Boo" -  The Silver Beatles "Take Good Care Of My Baby" - The Residents "Billie-Jean" - Karo "Un Garçon en Mini-Jupe" - Le Zoukeur Masqué "Les Enfants de l'An Deux Mille" - King Uszniewicz & The Uszniewicztones "Surfin' School" - Fernand Raynaud interroge Jacky Bernard - Claude Deanjean & le Moog Synthetizer "Sugar Sugar" - Les Chiens Chantants "Hot Dog Boogie" - Suzie Seacell "Me and My Vibrator" - Steven and Grdnic "Fast Food" - Nouveaux Monstres "Yet I Know"
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                                                       Et là aussi 

Echo & The Bunnymen

J'ai déjà parlé de l'importance d'un groupe comme Echo &The Bunnymen. Ne serait-ce que dans le choix du nom de Bibi & les Fricotins (mon premier groupe) directement inspiré de la construction du nom de ce groupe formé en 1978 à Liverpool. Des albums comme Ocean Rain ont accompagné les Bouloupiens dans les années 80 et sont de réelles ovni qui, avec la distance, ne ressemblent à rien si ce n'est à Echo & The Bunnyen. On sait que le groupe de Ian McCulloch a toujours soigné ses reprises (Beatles ou Doors par exemple).  Là, il s'agit d'une reprise du méga-tube soul de Wilson Pickett sorti en 1965. Nous sommes le 23 Avril 1985 au Danemark

Le courrier des lecteurs (et autres remerciements)

Depuis plus de 4 ans que j'anime ce blog et que je publie des paquets de contenus, je suis rentré en contact avec plein de gens très intéressants (ou pas). 

A commencer par Etienne Daho (par l'intermédiaire d'un de ses sbires) qui m'a interdit de publier des extraits de son premier Olympia... mais qui aurait souhaité le récupérer pour son usage personnel. Moins sympathique, Jérôme Soligny m'a signalé à YouTube et malgré mes suppliques n'est pas revenu sur sa position. A croire que dans le famille du popster français on ne transige ni avec les fans ni avec les droits d'auteur. Bizarrement, Jérôme (qui doit sans doute vénérer les Beatles) ne s'est pas rendu compte que les ayant-droits des Fab four ne m'ont pas empêché de publier un bœuf du groupe en répét'... Qui jusqu'à présent est mon meilleur score sur YouTube. Loin des vingt vues péniblement récoltées pour ces deux vidéos interdites et pourtant d'une piètre qualité artistique.

Plus sympathique, Pamela Popo (les Lou's et les Rois Fainéants) m'a encouragé à faire revivre ce magnifique trio soul en français et m'a renseigné sur le nom d'un tître live et non identifié.

Bruno, ex manager de Richard III, m'a gentiment contacté et m'a confié un live que je publierai bientôt. Qu'il en soit, ici-même, chaleureusement remercié.... Nous y reviendrons bientôt.

Fan des Cramps, j'ai publié deux tîtres live non identifiés de la formation. Ce coup-ci c'est le très connaisseur et journaliste Christian Eudeline qui m'a renseigné et donné la clé de l'énigme.  Qu'il soit également remercié.

Eric des Mome Rath m'a contacté. Je vous livre son message comme je l'ai promis : 

"Bonjour Victor,
Tout d’abord bravo pour ton travail sur Bouloup et aussi de ton intérêt pour la musique de Mome Rath. Je suis Eric, le bassiste et fondateur du groupe avec Pat Nevero. J’ai noté quelques erreurs sur ton blog concernant le groupe : MR a existé de 82 à 87 et a sorti deux albums ; « Apratima » (Shin Produc) et « Sarasvati » (Garage Records), + un album cassette « live à La Sébale et à Pali Kao » (VISA). Il n’y a qu’un un seul 45T (Shin Produc), ainsi il est vrai qu’un single promo radio avec un inédit en face B non commercialisé, puis aussi les compiles « VISA présente… » et « Garage 66/70 » (cette dernière rééditée en 2005 en CD) ainsi que d’autres compiles cassettes dont j’ai perdu la trace. Enfin une VHS Live au Rex Club (Structure Moderne), vendue à l’époque à la FNAC. L’intégralité de ce concert est sur ma chaine YouTube (lien ci-dessous)
J’ai passé quelques infos technique sur le titre « Resurrection » dans les commentaires sur ton canal YouTube. C’est un live du Printemps de Bourges 86 pris sur la console donc on n’entend pas le public. Ce titre figure sur le 2ème album « Sarasvati ». Ceci pour info par rapport à ton commentaire sur ton blog.
Oui, il existe une chaine YouTube dédiée à MR que tu ne sembles pas avoir repérée, voici l’adresse : https://www.youtube.com/user/momerath00.
Il me reste encore quelques archives à publier.
Enfin, pour info, un inédit de MR devrait figurer sur la prochaine Thesaurus de Cameleon Records à sortir bientôt.
Je suis à ta dispo si nécessaire.
Et encore bravo !
Eric"

Un grand merci Eric...  J'ai hâte d'écouter cet inédit !

Bien sûr, Claude Picard de Caméléon Records (figure incontournable de la réédition de ces années-là) m'a contacté et grâce à nos échanges deux morceaux (un de Cérémonies et un de Seaton) se sont retrouvés sur un volume de ses fameux Thésaurus. Je l'ai mis en contact avec Christian Panik (Panik LTDC) pour une prochaine compilation. Nous avons évoqué d'autres projets ensemble... J'espère qu'ils se réaliseront... J'en profite, par la même occasion, pour le saluer !

Enfin, un grand merci à Catherine ex-chanteuse d'Ordonnance Karmélites qui m'a contacté et qui m'a donné quelques informations sur cette intéressante formation new-wave (une petite pensée émue pour le Commandant et pour Bosniak).

J'ai publié, il y a peu, le très joli single de No Problem. Par la même occasion, je suis rentré en contact avec Alexandre M. chanteur du groupe. Il m'a indiqué avoir continué sous le nom de Chairdange et voici une partie de nos échanges : "Oui on a joué avec une boîte à rythmes. Philippe est dans la pub pour les parfums et Jean Marc est chef de distribution chez air France moi je suis cuisinier dans une école à St Denis, à la retraite depuis peu. J'habite à Beauvais (...) je te remercie pour ces beaux souvenirs." Je le salue et le remercie pour toutes ces informations.

Quand on écrit pour un blog, on a souvent l'impression d'être seul et sans "lecteurs"... Mais ce n'est qu'une impression. J'en profite pour remercier aussi tous ceux qui suivent, lisent et écoutent Bouloup (de loin et de près).



The Secret

The Secret fait partie de ces groupes anglais dont l’histoire s’est retrouvée brouillée presque immédiatement, parasitée par un homonyme punk contemporain et par des compilations tardives qui ont mélangé les deux. Celui qui nous intéresse ici est le Secret signé chez Arista à la fin de 1977 autour du chanteur Mickey Modern, formation londonienne située quelque part entre glam tardif, proto-new-wave et power-pop naissante, et dont le premier témoignage discographique est un 45 tours aujourd’hui difficile à cerner : The Young Ones en face A, Handle A Vandal en face B.

Comme beaucoup d’aspirants groupes de la période charnière 1976-77, The Secret naît littéralement dans un studio : selon les notes d’archives, la formation se constitue en 1976 autour d’un huit pistes installé au-dessus du Flamingo, club historique de Soho. Le noyau comprend Mickey Modern (chant) et Michael Turner, avec une poignée de musiciens aux pseudonymes typiquement glam — Benny Leopard, Shrink, Percy Cute, Frankie Deepe — auxquels s’ajoute ponctuellement un jeune guitariste alors en transition entre deux passages dans Iron Maiden, Dave Murray. C’est dans ce contexte semi-amateur mais déjà professionnel que le groupe enregistre une série de titres, dont une relecture inattendue d’un standard pop britannique, The Young Ones.

À l’origine, The Young Ones est la chanson-titre du film musical The Young Ones, popularisée en 1962 par Cliff Richard dans une version mid-tempo sentimentale emblématique de la pop britannique pré-beat. Quinze ans plus tard, The Secret en propose une transformation radicale : tempo accéléré, piano martelé en continu, chant théâtral et guitares clinquantes. Le résultat conserve la mélodie immédiatement reconnaissable tout en la propulsant dans l’esthétique nerveuse de l’année 1977, au point que certaines reprises punk ultérieures semblent davantage dériver de cette lecture que de l’original. Ce type d’appropriation d’un répertoire pop national par la nouvelle génération n’a alors rien d’isolé — on pense aux détournements de standards sixties par les groupes pub-rock et punk — mais la version de The Secret se distingue par son mélange d’emphase glam et d’urgence proto-punk.

Arista UK, alors en quête de jeunes groupes capables de capter l’énergie émergente sans rompre totalement avec la tradition pop, signe la formation et publie le single à la fin de 1977. Handle A Vandal, en face B, est une composition du tandem Andrews/Turner, plus ancrée dans la power-pop britannique : riff simple, chœurs appuyés, structure directe. L’ensemble correspond bien à ce moment précis où la new wave n’est pas encore codifiée et où coexistent maquillage glam, songwriting pop et nervosité punk. Malgré ce positionnement relativement lisible, le disque ne rencontre pas de succès notable et le groupe reste à la périphérie de la scène londonienne.

Réécouté aujourd’hui, le single Arista de 1977 apparaît comme un document typique de la zone grise entre glam finissant et new wave naissante, où des musiciens encore imprégnés de pop britannique classique tentent d’accélérer le tempo de leur héritage. La reprise de The Young Ones y fonctionne à la fois comme geste ironique et comme affirmation générationnelle : prendre l’hymne romantique d’une Angleterre pré-Beatles et le rejouer à la vitesse et avec l’électricité de 1977. C’est peut-être dans ce décalage — plus que dans la rareté du disque — que réside aujourd’hui l’intérêt durable de The Secret.

Covers

J'y pensais depuis un moment... C'est maintenant chose faite. Voici une compilation regroupant 27 reprises faites par Echo & The Bunnymen et/ou Ian McCullcoch. On y retrouve toutes les covers déjà publiées plus d'autres plus ou moins rares. Au sommaire : Les Beatles, Rolling Stones, Doors, Velvet Underground, New Order, Stooges, Leonard Cohen, Lou Reed, Joni Mitchell, John Lennon... Etc, etc. On pourra télécharger cette compilation en Mp3, ici-même.  


 

Les Flamin' Groovies

Les Flamin’ Groovies, je les ai toujours écoutés. Pas forcément en boucle, pas toujours de manière consciente, mais ils ont toujours été là, planqués quelque part dans ma discothèque. C’est un de ces groupes qui n’ont jamais cartonné dans les charts, qui n’ont pas rempli les stades, mais qui ont laissé des traces partout. Formés en 1965 à San Francisco par Cyril Jordan et Roy Loney, les Groovies attaquent fort avec un rock’n’roll nourri aux années 50, un garage rock un peu foutraque mais toujours habité. Leur premier album Supersnazz sort en 1969, mais c’est surtout avec Flamingo (1970) et Teenage Head (1971) qu’ils frappent un grand coup. On a souvent dit que Teenage Head était le petit frère de Sticky Fingers des Stones, sorti la même année, et franchement la comparaison n’est pas déconnante.

Quand Roy Loney quitte le navire en 1971, c’est Chris Wilson qui prend la relève au chant. Le groupe change alors de direction et s’oriente vers une power pop élégante, truffée de guitares Rickenbacker et de refrains qui sentent les Beatles et les Byrds. De cette période sort leur morceau culte Shake Some Action en 1976, produit par Dave Edmunds, qui reste aujourd’hui leur carte de visite. Le problème, c’est que le grand public ne suit pas, mais les musiciens, eux, écoutent. Les Ramones, Blondie, R.E.M. et pas mal d’autres ont repris le flambeau en reconnaissant la dette.

Ce que j’ai toujours aimé chez les Groovies, c’est ce mélange d’énergie brute et de mélodies soignées. Ils n’ont jamais vraiment choisi entre le rock’n’roll originel, le garage des sixties, le proto-punk et la pop brillante des seventies, et c’est probablement ça qui les rend intemporels. Ils se reforment plusieurs fois, y compris dans les années 2000 et 2010, et vont jusqu’à sortir un disque en 2017, Fantastic Plastic, comme pour rappeler qu’ils n’ont jamais cessé d’exister, même en pointillés.

Au fond, les Flamin’ Groovies ne sont pas qu’un groupe culte, ils sont un fil rouge. Pas besoin d’avoir tous leurs albums, pas besoin de les citer pour se donner un genre : ils font partie du décor, une sorte de respiration discrète mais essentielle dans l’histoire du rock.

Nous sommes à Stuttgart en 1987, les Groovies s'attaquent à un des classiques des magnifiques Plimsouls. 

Out Of Limits

Dernière sélection provenant du single 4 titres des Beatles Costello voici une cover du classique surf des magnifiques Marketts constitué de requins de studio (dont le drummer Hal Blaine).

Les Rubinoos

J'ai découvert un peu sur le tard ce groupe américain au drôle de nom.  Né au début des années 70 à Berkeley, aux USA, le groupe est, sans doute, ce qui se fait de mieux dans le domaine de la Power Pop. La Power Pop est un mélange de rock énervé, pré-punk et de pop musique façon Beatles. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si leur premier album sort en 1977. Malgré la qualité de ses chansons, le groupe n'a jamais eu de succès global et massif. Il est toujours plus ou moins en activité et lors d'une récente tournée (en 2016), il rendait un hommage aux Ramones qui n'est finalement pas très loin philosophiquement des Rubinoos. La virtuosité en plus.

Les bras croisés

Extrait du 3e CD des Nouveaux Monstres (Rock n'importe quoi), voici les "Les bras croisés". Ce tître ressemble à une chanson de Gainsbourg. C'est bien sûr involontaire. Cette composition repose sur un sample extrait d'une classique d'Erma Franklin qui sera un tube pour Janis Joplin : " Piece of my heart". Il s'agit, juste, de quelques mesures de l'introduction sur laquelle les Monstres ont rajoué un autre sample, cette fois-ci réalisé par Yannick à la basse. Yannick ex Fricotins, Monkey Business, Manchester, Blade... Etc.  Beaucoup d'instruments ont été également ajoutés dont du Mellotron. L'instrument fêtiche des Beatles dans "Strawberry fields forever". Le résultat est assez compact et a demandé beaucoup de travail... Le visuel qui illustre la vidéo est extrait de la pochette du disque et a été réalisé par Marc-André.
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Sweet Georgia Brown

Ce standard américain date des années 20 mais c'est surtout la version de Tony Sheridan accompagné par les Beatles qui retiendra l'attention d'une génération plus jeune dans les 60's. Voici la version de Sue & les Salamandres live en 1986 !

YouTube versus Bouloup

Après avoir eu des problèmes avec la publication de deux morceaux d'un live d'Etienne Daho... C'est au tour d'un de ses proches de me créer de nouveaux soucis. Il y a plus de deux ans, j'ai publié 2 tîtres live de Jérôme Soligny. J'ai du, au moins, avoir 20 vues en tout pour ces morceaux enregistrés, à l'époque, à la radio. Il y avait donc urgence à les retirer pour préserver l'intégrité artistique de cet ex-chanteur, fan de David Bowie, reconverti au journalisme. Dommage, d'autant que 2 plaintes ont été déposées et qu'à la 3e... Ma chaîne YouTube risque de disparaître. Ce qui serait dommageable et très injuste. Bien sûr, si l'auteur de ces plaintes m'avait contacté directement, j'aurais retiré l'objet du litige sans même discuter, mais bon... Sans doute, trop compliqué ! Comme pour Etienne Daho, j'imagine que Jérôme aime contrôler tout ce qui est publié en son nom... Ou c'est peut-être juste un état d'esprit provenant d'un milieux précis, de gens précis qui oublient qu'ils ont eu des fans. Dans le cas de Daho, il était cependant d'accord pour récupérer le dit concert dans son intégralité "pour sa collection" personnelle.  J'ai vaguement promis mais il peut attendre (50 ans a priori) pour l'écouter comme tout le monde au travers d'une diffusion légale. Vu la gravité de ma situation YouToubesque, j'ai décidé de créer une seconde chaîne que j'utiliserai exclusivement pour les publications "à risque" (et ce, au moins, dans les 3 prochains mois). Le "à risque" étant très discutable puisque j'ai publié - par exemple - un inédit des Beatles sans avoir aucun problème.