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Un inédit de Téléphone

Je n'ai jamais été fan des paroles du groupe Téléphone (même à l'époque), par contre j'ai toujours adoré leur énergie live. Je les ai vu lors de la tournée "Dure Limite" et ça reste un très grand souvenir. A posteriori, il existe très peu d'inédits du groupe, tout a été publié. A part, peut-être, la version anglaise de Dure Limite qui est à la limite de l'écoutable. Ici, il s'agit du standard de Nat King Cole repris par toute la clique rythm'n'blues (du style Rolling Stones) et... Téléphone. Ceci expliquant cela. Une belle énergie punk pour cette reprise que j'ai du attrapé à la télévison, à l'époque. Get your kicks on Route 66 !
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Le Best Of de l'été (2)

C'est l'été, il fait chaud et je suis un peu feignant. J'en profite pour republier les meilleurs billets de mon blog adoré. Voici un article datant de Décembre 2018 !

Un inédit de Téléphone

Je n'ai jamais été fan des paroles du groupe Téléphone (même à l'époque), par contre j'ai toujours adoré leur énergie live. Je les ai vu lors de la tournée "Dure Limite" et ça reste un très grand souvenir. A posteriori, il existe très peu d'inédits du groupe, tout a été publié. A part, peut-être, la version anglaise de Dure Limite qui est à la limite de l'écoutable. Ici, il s'agit du standard de Nat King Cole repris par toute la clique rythm'n'blues (du style Rolling Stones) et... Téléphone. Ceci expliquant cela. Une belle énergie punk pour cette reprise que j'ai du attrapé à la télévison, à l'époque. Get your kicks on Route 66 !

Rions (toujours) avec Téléphone

À vraiment, je ne m'en lasse pas... La version de Téléphone en anglais vaut vraiment le détour. Ce coup-ci, voici "Le Chat" moment de bravoure pour la bassiste énervée du groupe qui pour l'occasion a renommé son tube... "The Cat". A l'époque, les Cure et les Stray Cats avaient remis au goût du jour les tîtres proto-swing façon hipster new-wave ("The Lovecats" et "Stray Cat Strut"). Alors, pas très inspiré, le groupe français s'est dit "pourquoi pas nous". Et hop voici la version anglaise de ce tube qui s'est classé dans les hit parades à l'époque. Déjà en français, Corinne est assez approximative au chant... Alors, en anglais... Reste que n'ayant pas été invitée à la reformation, Corinne n'a pas pu toucher à nouveau des droits d'auteur pour ce passage obligé du répertoire de Téléphone. Too bad for her... Pour se consoler, voici "The Cat" !

Rions (toujours) avec Téléphone

Toujours extrait de l'album en anglais de Téléphone sorti en 1982, voici "Squeeze". C'est, bien sûr, une adaptation dans la langue de Shakespeare de "Serrez"... Et ça sonne - toujours - aussi à côté !

Le téléphone, version instrumentale

 Comme promis, voici la face B du maxi d'Elli & Jacno, la version instrumentale du "Téléphone".

Rions un peu avec Téléphone

Nous sommes en 1982 et le groupe Téléphone est au sommet de son art. Il sort sont 4e album "Dure Limite" et connaît un succès sans précédent pour un groupe de rock français. L'album est produit par une grosse pointure internationale (Bob Ezzerin) et le groupe vient de changer de label. Autant dire que ça sent grave le pognon. Pour ma part, j'ai la chance de voir le groupe en live pendant la tournée qui accompagne la sortie de cet album... Un grand moment surtout grâce à un première partie qui me laisse un souvenir inoubliable : les Rois Fénéants. Anyway, il est temps pour Virgin (leur nouveau label) de passer à la caisse... Quelqu'un décide (le groupe, le manager, le label ?) que le groupe doit faire une carrière internationale... Une version anglaise un peu rabotée de ce "Dure Limite" est donc distribuée à l'international et en anglais. Pour l'occasion, le groupe est rebaptisé "Telephone!". Bien sûr, des stocks de ce disque plutôt approximatif du fait d'un chant en anglais un peu light se retrouveront très rapidement chez les soldeurs. Personne n'attendait un groupe typiquement français chantant en anglais. En fan transi, je me suis, bien sûr, procuré un exemplaire de ce collector que les rééditions officielles semblent avoir volontairement oublié. Voici "Dure Limit" une adaptation de...

Je me souviens de nous (1)

J'ai eu le plaisir de participer aux deux Revues Thésaurus publiées par le camarade Claude Picard. Dans le premier numéro, j'ai écrit un long article sur Cérémonies, dans le second, c'est de ma carrière musicale dont il était question. Bien sûr, vous pouvez vous les procurer ici-même. Le temps a un peu passé depuis ces publications et il est temps de partager ces monuments journalistiques avec mes lecteurs adorés !

 

Avec le recul, parler de Cérémonies, c’est entreprendre un voyage introspectif et faire un retour sur mes années de formation puisque, d’une certaine façon, j’ai participé à cette aventure musicale. Bien sûr, vous vous demandez, « What’s the fuck… C’est quoi Cérémonies ? » S’ils avaient une « entrée » dans Wikipedia ça pourrait donner quelque chose comme « Cérémonies est un groupe rock français et new-wave qui a été en activité de 1983 à disons… 1989. » Je ne suis plus très sûr et Franck War (le chanteur du groupe) que j’ai interviewé pour écrire cet article non plus. D’ailleurs, je le remercie d’avoir partagé ses souvenirs et ravivé les miens.

Ces années ont mis la touche finale à mon éducation musicale à une époque où Joy Division n’était pas encore une marque distribuée par H&M. Juste un précieux secret partagé par quelques aficionados. Si vous connaissez le groupe de Ian Curtis, vous avez sans doute fait le rapprochement avec une de leurs plus belles chansons (selon Franck War). C’est également le chemin des studios de répétition que m’a ouvert Cérémonies. Avec eux ou plutôt grâce à eux, j’ai pu exprimer cette irrésistible envie de « gratter sur une guitare électrique » sans vraiment savoir jouer.  Mon avenir et « ma carrière professionnelle » ont également été liés à certains membres du groupe puisqu’ensemble nous avons « entrepris » et créé deux studios de design graphique. De Joy Division à Peter Saville, il n’y avait qu’un pas que nous avons franchi sans sourciller. Avec l’arrivée de la micro-informatique (et de la PAO), nous avons appliqué le « Do It Yourself » chers aux punks à un métier qui n’avait quasiment pas évolué depuis la fin des années 60. Ensemble, nous avons créé Bleu Petrol (en hommage aux Bleus de Matisse et à That Petrol Emotion) puis Public’Image Factory avec PIL et…. Factory Records comme ultimes références. En mode autogestion, bien sûr. J’ai donc eu la chance de rencontrer ce groupe et son entourage proche qui se moquaient de ma provenance sociale. Pourtant issu de la petite bourgeoisie intellectuelle, ces purs produits de la Banlieue Est m’ont ouvert les bras (sans trop poser de questions). Et même si mon prénom composé pouvait paraître suspect, J’étais là, avec eux, point. 

L’histoire du groupe se divise en 2 époques distinctes musicalement. D’abord une période « batcave » (comme on disait à l’époque, le mouvement gothique en étant à ses balbutiements) portée par l’influence des ténors du genre : Joy Division (toujours et encore), Killing Joke, Bauhaus… Et plein d’autres. Puis après un changement de guitariste, le groupe s’est émancipé et a lorgné vers une pop de qualité, quelque part entre Marc Seberg et Gamine. Le choix d’une référence comme Marc Seberg n’est pas fortuit puisqu’une rencontre Anzia - Cérémonies a bien eu lieu, initiée par le camarade Édouard proche de Marc Seberg et bientôt ami intime de Philippe Pascal. Cette rencontre aurait pu déboucher sur une production et un album digne de ce nom. Mais de l’aveux même de Franck, le groupe avait surtout envie de s’amuser et l’ascétisme du guitariste collait mal avec l’énergie déconnante des quatre copains de Rosny. Anzia exigeait un travail sérieux et constant ainsi qu’un aller-retour Rennes/Paris payé par le groupe pour assister à cette rencontre. Une exigence qui manquait franchement de classe (et d’une certaine générosité). Comme le faisait aussi remarquer Franck, la fine équipe n’était pas prête à franchir le pas et faire de la musique une profession. C’est peut-être ce qui a manqué au groupe pour atteindre un début de notoriété. Ça et un batteur qui joue « carré » et au click.

Très vite, je me suis revendiqué président de leur fan club.  Ce n’était pas une « posture » naïve façon faire-valoir mais bien un vrai coup de foudre pour leur musique et l’univers poétique de leur chanteur. Un univers, au départ, un peu emprunté : le baiser de la mort (cher à la mafia), Hiroshima, Verdun et la Guerre de 14, la folie, les trains de banlieue… Presque des passages obligés pour tout amateur de new-wave française de ces années-là. Mais, très vite, Franck s’est mis en tête d’explorer ce qu’il était : un juste mélange entre dépression et légèreté. Avec en toile de fond des histoires d’amour beaucoup trop grandes pour lui…. Et pour nous. Car Franck, à travers ses « lyrics », parlait aussi de nous, de cette incapacité d’être à deux, ni tout seul. Ou plus simplement de ce Syndrome de Peter Pan sur lequel nous construisions, alors, nos vies. Nous étions jeunes pour l’éternité. Ses chansons étaient comme un blues blanc et sophistiqué spécial beau gosse. D’ailleurs, Franck War avec sa tête de « BG » apportait un charisme un poil hautain à Cérémonies. Un charisme qui fascinait et qui permettait de « choper » plus facilement. Du genre : « Oui, le chanteur, c'est mon pote. Je t’offre un verre ? ».  Mais cette attitude qui masquait une forme de timidité, souvent, aussi… Repoussait. A cela, il fallait ajouter un sens de la vanne plutôt aiguisé qui a pu parfois jouer en leur défaveur. Cet art de la vanne est mon héritage de ces années-là. Je l’ai appris à leur contact et transmis à mon fils qui, à son tour, se défend plutôt bien !

Comme pour le Bromley Contingent des Sex Pistols, tous ceux qui comme moi, gravitaient autour du groupe se sont auto-proclamés membre du BSS Kontingent… BSS pour « Bois Sans Soif ». A n’en pas douter, la bringue et l’alcool furent des points d’ancrage pour cette petite « troupe », puis, comme pour tant d’autres, la drogue s’est invitée à la fête. Des drogues très année 80 pas « festives » pour un sou, d’abord sniffées puis injectées par le plus impliqués. Ceux qui ne sont pas morts d’overdose ont plongé dans un alcoolisme compensateur. Finalement, l’âge venant, certains BSS ont dû affronter maladies psychiatriques et autres affections chroniques. Presque 40 ans après, les cimetières se sont remplis et se remplissent grâce à nous. Et ça ne va pas s’arranger. Dis comme ça, on a l’impression de plonger dans l’univers morbide des junkies de Burroughs (ou des alcoolos de Bukowski). A l’époque, nous pensions que nous avions une véritable grandeur d’âme à nous mettre systématiquement « minables ». Nous étions des « princes » à l’image d’Henry Chinaski au comptoir du Golden Horn (que nous avions remplacé par celui du Piano Vache). Nous partions à l’assaut des catacombes ou des toits de Paris, systématiquement bières à la main juste après l’apéro dinatoire. En réalité, cette méthodique opération d’autodestruction s’est faite dans la joie et la bonne humeur.  Sans douleur, du moins sur le moment, toujours en rigolant. Et puis, il nous fallait donner corps à certaines chansons du groupe comme « Les Chiens de l’Enfer » qui emprunte son titre à un poème de l’écrivain et poète destroy californien cité précédemment. Finalement, à force de vannes, de glande et de légèreté nous avons raté l’ascenseur social et personne dans mes relations proches peut se vanter, aujourd’hui, de « siéger au Comex » ou d’avoir reçu la légion d’honneur. Au moins, nous n’avons fait que ce que nous voulions… A commencer par rigoler et faire la fête.

La saga de Cérémonies permet de corriger une idée reçue sur le rock français de ces années-là. Lorsque l’on relit la presse musicale de l’époque, le rock français semble à se réduire à deux possibilités : le rock à la Rolling Stones (de Téléphone et de ses multiples dérivés) ou le rock façon punk new-yorkais (et « arty ») lorgnant parfois vers un funk blanc (Casino musique, Go Go Pigalles) avec option textes à messages en français (Higelin ou Bashung). A l’époque, nous étions déjà persuadés que l’énergie bouillonnante d’un Téléphone ne pouvait compenser la vacuité de leurs paroles pré-adolescentes … Allez, tous en cœur : « Un jeeeu neeuhhh  sais quooiii qui me laisseuuuu connnnn ». Rien ou très peu pourtant quant à ces groupes influencés par ce qui se passait en Angleterre. Rien sur une underground riche et multiple, dark et violente. D’après Franck, c’est peut-être la faute aux journalistes alors en poste. Des journalistes déjà vieux, ayant connu (et adoré) les années 70 et ne s’appuyant que sur leurs propres références musicales pour critiquer. Une génération qui croyait dur comme fer à l’unique influence d’un Bowie ou d’un Lou Reed quand on faisait du rock. A la limite, les New-York Dolls ou le MC5. Il faudra attendre la déferlante rock alternative pour que l’incroyable richesse de la scène française soit enfin visible et exposée par les médias. Cérémonies a traversé cette vague alternative sans changer de cap, sans sourciller. Cérémonies était déjà un vieux groupe. Il n’a jamais été question d’accordéon ou de néo-réalisme français à la Léo Ferré dans la new-wave épique du groupe.

Cérémonies, c’est l’histoire de 4 copains de lycée, quelque part du côté des cités de Rosny 2 et Montreuil qui vont mettre leur goût et leur énergie en commun pour créer un répertoire original ne comprenant qu’une ou deux reprises bien senties (Joy Division ou Bauhaus). Ainsi, Lors de voyages linguistiques en Angleterre, Franck ramènera des disques alors inconnus dans l’hexagone puis, plus tard, avec ses camarades de jeu, prendra une carte de fidélité chez New Rose pour trouver la perle rare, la nouveauté qui tue. Bref, le terreau musical sur lequel le groupe construira et évoluera. Dans le désordre (et de souvenir) PIL, Stiff Little Fingers, Outcasts, Bollock Brothers ou Jean-Jacques Burnel et les Stranglers mais aussi du reggae à la Mickey Dread ou Dr Alimentado (l’influence des Clash) voir de la « variété » un peu plus « light » comme Jo Boxer, Woodentops et New Order.

Cérémonies n’est pas apparu d’un seul coup, comme une évidence, il est le résultat d’une évolution, d’une maturation qui commence en 1979 par une première formation punk, l’Affrontement. On notera l’influence des Clash qui accompagnera toute l’histoire de Cérémonies plus d’une façon idéologique que musicale. Gordon à la guitare, Franck à la basse, Commandant à la guitare et Bosniak à la batterie. Un seul ampli pour reprendre le quator. Personne n’a vraiment envie de chanter et c’est finalement Franck – qui a le meilleur look punk - qui s’y colle. Le groupe dégote un local de répétition complétement gratuit (la salle des fêtes commune dans la cité). Ah oui, j’oubliais, dans la bande des Cérémonies, on pouvait (devait ?) se retrouver affublé du surnom qui va bien : Gordon (car Hervé aimait le gin), Piepp’ (Car Jean-Jacques était pompier d’entreprise), Commandant (après son passage dans l’armée), Bosniak, Adolphe, Iggy, Zaza, Camisole, Pachi, Dicav’, Coco et puis plus tard Quick et moi-même Marcotin… Et plein d’autres. Donc de l’Affrontement naitra un déjà plus sérieux Stygmat avec Gordon à la basse et les frères Boubich’ (Commandant et Bosniak). Puis le deux partiront fonder Ordonnance Karmélites. L’arrivée de Bruno à la batterie et de Piepp’ à la guitare permettra de distribuer définitivement les rôles avec, bien sûr, Franck au chant et Gordon à la basse. Gordon qui, il y a peu, a dû quitter le vaisseau amiral (et à qui je dédie ces quelques lignes). 

J’en profite pour partager un grand moment « gordonnien », bière à la main lors d’une fête de jour de l’an dont nous avions le secret. Après une longue discussion, nous étions finalement tombés d’accord sur le fait que « quand on pisse debout et qu’on ne voit plus sa bite, il est temps de maigrir ». Dont acte, je pense à toi Gordon et j’essaie de perdre du poids. Gordon avait un réel don pour la guitare électrique à quatre cordes. Il développera un vrai style personnel et son propre son très influencé par la maestria d’un Peter Hook. Ce talent achètera à vie notre admiration ébahie. Un AVC plus loin, seul à Grenoble, il devait arrêter la pratique de son instrument fétiche, cloué sur un fauteuil roulant, parlant difficilement et n’ayant plus la force de soulever une basse ...

Bam Balam, le retour (et bravo Haar Brut)

Merci au très bon blog Haar Brut d'avoir publié, il y a peu, cette compilation "Studio WW 91 Quai De La Gare" que j'ai eu dans ma discothèque pendant un certain temps. Cette compil' regroupe certains groupes qui répétaient dans ce studio dont La Souris ou Oberkampf. Du coup, je me suis aperçu que Bam Balam y figurait en bonne place puisqu'il me semble que certains membres du groupe y travaillait. J'en profite pour saluer Haar Brut qui est vraiment un très bon blog sur le rock français (avec un gros focus sur la scène Oï et la scène pop des 90's ... Des domaines que je n'ai jamais vraiment abordé). Merci pour ces articles et ces partages toujours très quali. Je ne manque pas de consulter quasi quotidiennement cet incontournable du "vrai" rock français loin des clichés à la Téléphone ou à la Noir Désir. J'essaie, également, de ne pas trop "republier" ce que nous propose Haar Brut, mais  bon, dans ce cas précis, c'était vraiment beaucoup plus facile de compléter mes posts sur Bam Balam.

Elli & Jacno

J'ai déjà parlé de Jacno ici-même... Mais je cherchais quelque chose d'un peu rare du fameux duo. À défaut, voici la version longue du "Téléphone" extrait de la BO des "Nuits De La Pleine Lune". La version n'est pas fondamentalement différente, juste un peu plus longue. C'est plutôt la face B qui est rare puisque c'est une version instrumentale de la face A.

André Popp

Pour une fois parlons d'autre chose. André Popp est une sorte de "génie", un arrangeur, un compositeur, un chef d'orchestre à part que le label Tricatel nous a permis de redécouvrir il y a quelques années. Je dis "redécouvrir" parce que toute une génération d'enfants a été biberonné à "Piccolo, Saxo et Compagnie" qui était une bonne façon de découvrir les instruments de musique dit "classiques". D'après Wikipedia : "Durant plusieurs décennies, il compose une multitude de chansons, on peut citer, parmi les plus célèbres, Les Lavandières du Portugal avec un impact international, interprétée par de nombreux interprètes dont Luis Mariano, Yvette Giraud, Jacqueline François, Astrud Gilberto, Tom Pillibi (Grand prix de l'Eurovision 1960 remporté par Jacqueline Boyer), et surtout L'amour est bleu, mondialement connu sous le titre Love is Blue totalisant jusqu'à aujourd'hui un record de reprises internationales. Il est à la fois compositeur et arrangeur pour des interprètes de premier plan comme Juliette Gréco (La Complainte du téléphone), Anthony Perkins (On ne meurt pas pour ça), et surtout, durant plusieurs années consécutives, pour Marie Laforêt (Les Noces de campagne, à Ivan, Boris et moi). Il a également réalisé des arrangements comme celui d'Irma la douce pour Zizi Jeanmaire)." André est donc un personnage à part que certains collectionneurs chérissent particulièrement. Voici "Avanti" extrait de "Popp Around The World" dont je n'ai trouvé aucune trace dans sa discographie. C'est peut-être une compilation réalisée par Polydor à partir de plusieurs enregistrements et non un album en tant que tel. Quoiqu'il en soit, cet album n'est pas sur YouTube et ne manque pas d'intérêt...
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Les Filles en A

Voici un texte que j'ai écrit, au début des années 90, pour Franck (chanteur de Cérémonies, Nouveaux Monstres, Chinaski's, Demoliton Party... Etc.). Franck voulait entrer au Cours Florent mais pour y être accepté, il devait passer une audition. Pour cette audition, je lui spécialement concocté ces quelques lignes...  Je crois qu'il a réussi son audition (sans doute pas grâce à mon texte). A l'époque, je pensais que cette humeur un peu particulière lui allait bien... Avec le recul, j'ai presque envie de m'excuser ! Mais bon, nous étions jeune.

"J’aime cet annuaire.
Je l’aime de A à Z.
C’est un épais  volume sur lequel je m’assois.
Une arme blanche pour nos gardes à vue.
Un soutien pour tous les meubles cassés.
Une source d’inspiration pour celui qui sait lire entre les numéros de téléphone.

Entre mon annuaire et moi, tout à commencé il y à quelques années.
Par hasard, Léa m’a choisi...
 
Puis il y a eu toutes les filles en A :
Agnès et son petit chat.
Anouk que j’ai aimé.
Aurore, fraîche comme la rosée.
Appoline toujours dans la lune.
La merveilleuse Alice.
Anne et sa peau douce.
Amandine qui aime tant les gâteaux.
Il y a eu Annabelle qui n’est pas si jolie que ça.
Angélique qui à déménagé pour d’autres cieux.
Amélie qui a du chien,
Aurélie qui me tiens en laisse.
Antonie qui est une sainte.
Ariane qui me file entre les doigts.
Sans oublier Antoinette qui perd la tête.
Etc... Etc.
J’en saute et des meilleurs.

Après tant d’années consacrées à les épeler, je me sent fatigué.
Fatigué de tous ces A. Ces Alberta, Alexandra, Andréa, Adelphe, 

Audrey, Angèle, Agathe, Ava et autres Anita... Fatigué.

J’aimerais tourner la page et tomber enfin amoureux d’une fille en B."

Pussy X

2e extrait du live à Besançon des Kas Product en 1986, voici le 2e "tube" des nancéens : "Pussy X".  Dans les années 80, on aimait bien réaliser des chansons dans un style rétro faisant référence aux "cats". Il y a, par exemple, les Cure et "Lovecats", Téléphone et "Le Chat" ou les Stray Cats et "Stray Cat Strut". Ce coup-ci, voici un chat plus hardcore "Pussy X"...

Voici (Heinrich Von) Kleist

Alors bien sûr, je ne veux pas parler de l'écrivain allemand "star" du romantisme, mais bien d'un des pseudos adopté par Jean-Robert Jovenet après la fin du groupe Extraballe. Extraballe s'est construit une sacré réputation dans l'histoire du rock français... Mais, je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais vraiment accroché. Justement, un peu trop rock français... Il n'empêche, Jean-Robert est à lui seul, un véritable who's who du rock hexagonal : un passage dans les Dogs, Compartiment Tueur avec deux futurs Téléphone, un passage dans Asphalt Jungle et Gazoline d'Alain Kan, Extraballe, un passage dans les Go-go Pigalles délocalisés en Irlande... Quelques tentatives solos aussi. Finalement, il casse sa pipe à Londres en 2011. Reste ce single avec une seule chanson en deux versions..

Trottoir

2e extrait du single de Baxter, voici "Trottoir" qui doit beaucoup à Téléphone, la fraîcheur en moins !

Écoute Maman !

j'ai usé sur ma platine l'album "Comment va le sexe ?" du groupe Écoute Maman. Cet album est sorti en 1980 chez Warner et n'a eu aucun succès. A l'époque, on les présentait souvent comme un "sous-Téléphone". Sorte d'injure suprême. Mai Écoute Maman était beaucoup plus que ça... Peut-être la voix de Pierre Delavie (au chant), peut-être leurs textes ou plus simplement leurs mélodies ? Je ne sais pas... Ce groupe n'a, en tous cas, pas eu un minimum de reconnaissance et c'est, à mon avis, bien dommage. Depuis, il semblerait que Pierre Delavie soit devenu un plasticien reconnu. J'ai trouvé sur une obscure compilation : "125 Grammes De 33 1/3 Tours" datant de 1979 un tître rare du groupe.  Sur cette même compilation sont présents également Strychnine et WC3 ! Je publierai peut-être la chanson du très intéressant groupe "Electrochoc" (également présent sur la dite compilation). En attendant, voici "Marcher" d'Écoute Maman.
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Nuit Privée

Parfois, la scène rock française des années 80 laisse derrière elle des disques qui ressemblent à des messages en bouteille. Un 45 tours apparaît, circule un peu, puis le groupe disparaît sans laisser de traces. Nuit Privée appartient clairement à cette catégorie.

Le groupe publie en 1984 un unique single : « Le Métro » / « Arrête Ou Continue », pressé en 45 tours sur le label Studio 1 (référence S1 18071). Et puis… plus rien. Aucune biographie, aucune interview, aucune trace de concert ou d’autres enregistrements. Même les bases de données musicales sont muettes. Le disque existe bel et bien, mais le groupe semble s’être évaporé aussitôt apparu.

Le label Studio 1 (une référence au label jamaïcain?) semble avoir sorti plusieurs singles français autour de 1984, souvent des groupes dont on ne sait quasiment rien aujourd’hui. Une poignée de pressages isolés qui donnent l’impression d’un petit réseau de formations locales, probablement liées à un studio ou à un producteur régional. Dans ce contexte, Nuit Privée ressemble à l’un de ces projets qui ont peut-être existé le temps de quelques répétitions, de quelques concerts… et d’un unique passage en studio.

La seule vraie piste se trouve sur la pochette du disque. On y voit apparaître plusieurs noms raturés : Téléphone, U2, The Clash, Indochine. Impossible de savoir exactement ce que ces mentions signifient. La liste ressemble pourtant assez bien à une carte d’identité du rock du début des années 80, entre punk anglais, new wave et rock français. Peut-être s’agit-il simplement des influences revendiquées par le groupe, une sorte de manifeste esthétique imprimé directement sur la pochette. Certaines productions autoproduites de l’époque utilisaient ce procédé pour situer leur musique d’un coup d’œil, comme un message adressé à l’auditeur : si vous aimez ces groupes, vous devriez aimer celui-ci.

Le titre principal, « Le Métro », s’inscrit parfaitement dans l’imaginaire urbain de la new wave française : la ville, la nuit, les trajets anonymes, les rencontres furtives. Un thème très présent dans les textes de l’époque, notamment dans les groupes influencés par la scène parisienne du début des années 80. Mais là encore, faute d’archives, impossible de savoir si Nuit Privée venait réellement de Paris ou d’ailleurs.

Aujourd’hui, le 45 tours de Nuit Privée reste un de ces objets typiques de l’underground français des années 80 : un disque isolé, un groupe sans histoire connue, une pochette pleine de références et deux titres qui témoignent d’une scène foisonnante dont une grande partie reste encore à documenter. Si quelqu’un reconnaît les noms derrière Nuit Privée ou possède des informations sur le groupe, l’histoire reste à écrire. Comme souvent avec ces disques, la musique existe… mais la mémoire manque encore.

Raticide

En direct de Tours, voici Raticide. Deux singles et un long... Pas mal de live et le groupe se sépare en 1988. Leur premier single est repéré par Phil Man qui est alors en charge d'une rubrique dédiée dans rock And Folk ! Sans doute ce qu'il a fait de mieux journalistiquement. Si le "Cheap Thriller" donne un avis positif (pour une fois...) il faut l'écouter. On parle de néo-rockabilly d'ailleurs le look du groupe n'est pas sans rappeler Au Bonheur Des Dames. Donc sur un malentendu, le groupe est lancé. Il ne trouvera finalement pas son public. Peut-être parce que ce groupe de rock français ne fait pas mieux qu'un Téléphone. Il n'y aura pas de deal avec une major et le groupe restera un vague souvenir pour les fans de rock indé. Voici la face A de leur premier single sorti en 1981.

Indochine, live au Bus Palladium

A la sortie du 1er mini album d'Indochine (avec leur giga-tube "l'Aventurier"), je me souviens avoir dansé avec une horde de punks, au Gibus, sur ce "Bob Morane contre tout chacal, L'aventurier contre tout guerrier". Mais bien vite, leur réputation de fils à papa, abonnés du Rose Bonbon, a pris le dessus. Indochine, pour les amateurs de Rock français, c'était - au mieux- de la variété de qualité avec des gus déguisés façon "néo-romantiques". N'en déplaise aux fans transis et il en va de même pour Taxi Girl. A l'époque, nous avions déjà... Au hasard, Tanit, Oberkampf, Jad Wio voir Orchestre Rouge... Un peu plus "authentique" et un peu plus engagés musicalement. Moi, personnellement, je me fous du dogme et de ce qui se fait ou non. J'ai bien aimé quelques morceaux, à leur début, d'Indochine même si (comme pour Téléphone) leurs paroles m'ont toujours parues débiles et à la limite du kitsch. Voici le premier extrait d'un live diffusé sur Radio 7, enregistré au Bus Palladium, le 5 mai 1983 !
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Ketchup Richard

J'ai croisé en vacances (peut-être du côté de Hyères ou bien en Espagne), à la fin des années 90, un des deux frères Dan ou Ouriel, membres fondateurs de Ketchup Richard. Un single, 2 titres et le groupe a disparu. K.R. est présenté, dans toutes les encyclopédies, comme proche, à l'époque, des méga-stars Téléphone et ça s'entend ! Bon, ça a assez mal vieilli et je crois avoir entendu des centaines de groupes du même genre ! Mais, ici, il s'agit de musique et de souvenirs ! J'ai choisi, la face B du single, dans le genre reggae rock à la française...
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Un texte pour une audition

A l'époque, Frank War (chanteur de Cérémonies, Chinaski's, Demolition Party) souhaite passer une audition pour entrer au Cours Florent. Audition qu'il réussira et qui lui permettra de jouer quelques temps plus tard dans un soap-opéra made in France (son moment de gloire audiovisuelle ?) ! Pour cette audition, je lui écris un texte qui me semblait (à l'époque) lui correspondre. Frank était (et est) ce "beau gosse" amateur de jolies filles.

Les Filles en A

J’aime cet annuaire.
Je l’aime de A à Z.
C’est un épais volume sur lequel je m’assois.
Une arme blanche pour nos gardes à vue.
Un soutien pour tous les meubles cassés.
Une source d’inspiration pour celui qui sait lire entre les numéros de téléphone.

Entre mon annuaire et moi, tout à commencé il y à quelques années.
Par hasard, LEA m’a choisi...
Puis il y a eu toutes les filles en A :
AGNÈS et son petit chat.
ANOUK que j’ai aimé.
AURORE fraiche comme la rosée.
APPOLINE toujours dans la lune.
La merveilleuse ALICE.
ANNE et sa peau douce.
AMANDINE qui aime tant les gateaux.
Il y a eu ANNABELLE qui n’est pas si jolie que ça.
ANGELIQUE qui à déménagé pour d’autres cieux.
AMELIE qui a du chien,
AURÉLIE qui me tiens en laisse.
ANTONIA qui est une sainte.
ARIANE qui me file entre les doigts.
sans oublier ANTOINETTE qui perd la tête.
ETC, ETC, j’en saute et des meilleurs.

Après tant d’années consacrées à les épeler, je me sent fatigué.
Fatigué de tous ces A.
Ces  ALBERTA, ALEXANDRA, ANDREA, ADELPHE, AUDREY, ANGÈLE, AGATHE, AVA et autres ANNITA... fatigué.

J’aimerais tourner la page et tomber enfin amoureux d’une fille en B.