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Profil (face en français)

Je ne sais quasiment rien de Profil, sans doute un groupe monté autour du duo constitué par Gilles Deré et Lucas Blumfeld, basé dans la région de Toulouse. Profil sort un single auto-produit en 1990 avec en Face A, une version française de "Quelque Chose" et en Face B la version anglaise ("Something New") sous le nom de Profeel. Six années plus tard, Lucas apparaît sur une compilation CD hors-commerce de groupes "Great Bells For Hire" ainsi que Profile (avec un e ce coup-ci) pour un 2e morceau "His Ballad". Je ne suis pas complétement sous le charme de ce tître au saxophone qui sent bon la grosse variété de super-marché mais je trouvais l'idée des 2 faces, une en français et une anglais, plutôt sympa (avec le visuel qu'il suffit de retourner). On est ici dans un registre synthé-pop assez proche d'Invanohé sauf que le groupe veut vraiment plaire (et fait ce qu'il faut pour quitte à ressembler à ce qui se faisait de pire à l'époque). Une curiosité, plus qu'autre chose...

Le single de Profeel - Profil

 Ici, on pourra télécharger en Mp3, le single de Profil/Profeel sorti en 1990. 

Les Malades (1)

Il semblerait que Les Malades soit un groupe de ska-rock et qu'il soit toujours en activité plus de 35 ans après la publication de ce titre. Titre qui si il sautille un peu, me semble plus "clashien" que ska à la française. Ska à la française n'est pas pour moi un compliment. Car si j'aime le ska 2 Tone et celui des Trojan, Studio 1, Prince Buster  et autres Palma. je ne supporte que très difficilement le ska punk à la franchouill' qui sent la fête à la merguez et la Kro tiède. Anyway, j'aime bien ce groupe quelque soit l'étiquette. J'ai trouvé ce premier tître sur la très bonne compilation "Repérages 84". En fouillant, je suis tombé sur un groupe Facebook dédié. On y trouve une copie d'une coupure de presse d'époque expliquant que le groupe avait remporté un tremplin dont le 1er prix était l'enregistrement d'un 45 Tours. Sauf que l'organisateur du concours a fait faillite et le groupe, droit dans ses bottes, l'a attaqué  en justice. Ayant eu gain de cause, les malades sont entrés en contact avec les producteurs de "Repérages 84" (peut-être des membres d'Agence Tass) pour sortir leur premier single. Une belle histoire typiquement rock français. Ici on pourra trouver le profil Facebook du groupe.

Le clip de Beu Petrol

Bleu Petrol était un studio de création fondé par Frank War et moi-même dans les années 80... Tout ceux qui y ont travaillé étaient musiciens, c'est tout dire. Nous avons participé à un salon de la création publicitaire et pour animer notre stand nous avons réalisé cette vidéo en Super 8. Lorsque j'ai publié ce clip sur le profil d'i-breed (mon dernier studio de design), j'ai fait un carton avec plus de 20 000 vues... Simplement parce qu'avant de mourir Alain Bashung avait enregistré un album portant le nom "Bleu Pétrole". Sur un malentendu... Voici une nouvelle version à laquelle j'ai ajouté un peu de musique (la géniale Suzane Ciani) datant de la même époque...
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Olivier Despax

Et si on parlait d'autre chose. Olivier Despax est un mystère pour moi. Une belle gueule, un vrai talent de guitariste, une petite réputation... Mais le gars n'a jamais eu aucun succès malgré une discographie plutôt dense (principalement des ep et des singles, beaucoup de variétés, un peu de rock). Le truc, c'est qu'il n'a jamais eu de véritables tubes. On le connaît surtout pour son "aventure" avec Brigitte Bardot. Et puis en 1974, après de longues années de lutte, il meurt d'une leucémie. Plus étonnant encore, il n'a jamais été ni compilé, ni réédité. On trouve parfois certains de ses tîtres sur des compilations et seul son premier album avec les Gamblers a été réédité par Magic. Voici un instru., une reprise de Duane Eddy, extrait de son premier single sorti en 1962 (L'Homme à la Guitare). Un e.p. étonnant puisque la pochette est un pastiche d'une couverture de Série Noire. La photo qui illustre la vidéo a été prise lors d'un concert des Gamblers. Sacha Distel est en guest star (un peu le même profil que lui) et Claude François jouait des percussions pour le groupe.
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St James Infirmery

Nous sommes le 24 Juin 1989 à Cachan et c'est l'anniversaire de François Alysse. Pour la circonstance, les Stunners sont là et aussi Les Fricotins. Un gigantesque bœuf est organisé dans le studio photo de la société West Image à cachan. En fouillant sur le profil Facebook de François Alysse, je suis tombé sur la photo qui illustre cette vidéo (et que je publie ci-dessous). Une photo prise pendant cet anniversaire où l'on voit François embrasser sa fille Julia. Derrière Mickey Blow et le bassiste des Stunners, un certain Alain Bentabou. Ce qui est drôle, c'est le commentaire de François qui parle de "balance" et qui sous-entend un concert avec les Stunners comme backing band. A-t-il oublié que toute la bande (et sa femme de l'époque Pearl) s'était mise en 4 pour lui faire plaisir ce jour-là et organiser cette fête surprise ? D'ailleurs la Télécaster qu'il a en main appartient toujours à Marc-André (Fricotins, Nouveaux Monstres, Monkey Business, Blade... Etc.). Sacré François qui ne se souvient plus de ses anniversaires et des copains qui lui ont rendu service ou fait plaisir !  Voici un extrait de ce bœuf et une reprise du classique de Louis Armstrong. Ce "St James Infirmery" est aussi une des chansons préférées de Bob Dylan qu'il a détouné pour écrire "Blind Willie Mc Tell". On sait que François est le fan N°1 de Bob Dylan et qu'une grande partie de sa culture musicale provient de cette passion. Ceci expliquant celà !
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Casse mon doigt !

En 2016, sur le profil d'i-breed, j'ai publié un morceau du groupe Blade avec David Rosane : "La main, le feu". Voici le second morceau de la démo : "Break my finger". Sur la photo que j'ai retrouvé, il était inscrit "Dave & the Blade". J'ai trouvé ça sympa d'où le nom sur la vidéo. Sur cette photo de Bertrand Stark, on reconnaît Yann, Dave et Marc-André et... Bob à la batterie. Ex Seaton et Stéréo Child ! C'est un petit monde où l'on retrouve toujours les mêmes.
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David Rosane ne sera jamais une Pop star !

Il m’est difficile de parler objectivement de David Rosane et de sa musique. David, je le suis depuis presque trente ans. Et quand j’emploie le verbe suivre, verbe transitif direct du 3e groupe, c’est un choix particulièrement réfléchi. Parce que je l’aime, j’ai décidé de « suivre » David, mon aventurier préféré, dans toutes ses péripéties, conquêtes et expéditions. Le verbe suivre désignant ici le fait d’approuver et de soutenir quelqu’un dans son action. J’avoue honteusement et par comparaison, ma peur de la prise de risque et mon conformisme petit bourgeois typiquement parisien.

Américain d’origine, il a préféré la Vie (avec un v majuscule) à l’inertie académique, il s’est donc construit (et éduqué) sur le terrain, à la rencontre de ses passions. Il est devenu cet homme d’une incroyable complexité. David Rosane est (entre autres) journaliste, écrivain, agriculteur, ambassadeur, cuisinier, universitaire, formateur, ornithologue… Mais aussi activiste et musicien. Il est donc difficile de le résumer. Chacune de ses facettes forment un tout, multiple et passionnant, qui lui permet, au final, d’écrire et d’interpréter de très belles chansons accessibles au plus grand nombre… Paradoxalement pour notre plaisir personnel et égoïste. Le Book of Zoo en est la vivante démonstration. Au final, même si ce n’est que de la musique, celle de David fait partie intégralement de ce qu’il est, elle n’est donc pas à prendre à la légère.

Notons qu’aimer David n’est pas qu’un suivi, c’est aussi un combat. Il faut savoir lui répondre lors de débats endiablés et argumenter si possible intelligemment (malheureusement, souvent en anglais). Je reconnais mes limites quant au Disputatio qu’il pratique avec maestria. Je ne fais pas le poids. Il faut aussi désamorcer ses défenses naturelles et passer pardessus sa timidité (qui peut être prise pour de l’arrogance). Mais c’est juste une vague similitude car, dépassé tous ces obstacles, il nous reste le David, mélange d’intelligence, de gentillesse, d’écoute et de générosité. Cette générosité je l’ai retrouvé aussi à l’écoute de ce « Livre du Zoo ».

Au départ, nous avions tous rêvé pour lui d’une réussite musicale proche de l’image d’Épinal. Nous, j’entends son fan club. Moi surtout, quand, il y a 10 ans, je lui ai demandé de reprendre sa guitare (cette incitation est aujourd’hui ma fierté). Top 50, coke et groupies, pognon, sexe et gros seins, passage à Taratata en duo avec Julien Doré et pour finir la couverture de Rock & folk. Mais c’est sans compter sur ce qu’il l’anime vraiment, l’intime nécessité de communiquer et de faire « gagner » ses idées. Car David est un homme qui choisit sa voie et ses combats. Personne ne décide à sa place, il en va de même avec sa musique. Une fois encore, David est un activiste. David se bat pour ses idées et s’en est presque fatiguant tant son énergie demeure constante et intacte au fil du temps. Croire dans le possible des révolutions est, chez lui, le symptôme d’un optimisme inattendu à l’écoute de ses chansons les plus tristes. David est un vrai optimiste qui trouvera un moyen de sauver ce que nous sommes et ce qui nous entoure : la Terre, le règne Animal, la Nature et les Éléments et plus généralement notre humanité. Une autre qualité que j’admire (aussi) chez lui et que l’on retrouve aussi dans ses chansons. Cette ambition sans limite est magnifiquement impossible. Moi, je me bats plus volontiers pour le juste remboursement de mes notes de frais en fin de mois.

Non, David ne sera jamais une pop star. Une fois cette absence de folklore rock and roll acceptée et dépassée, il me reste ce nouvel album et les messages qu’il nous transmet. En tant que français de souche, il m’est parfois difficile de rentrer dans les nuances de ses mots en anglais. Souvent, une explication de texte s’impose. Cet assemblage de 14 chansons ne déroge pas à cette vieille habitude car il est constitué d’une multitude de nuances qu’il me faudra décrypter pour me rapprocher un peu plus du cœur de sa compréhension. Pour ce 9e album, j’ai cependant l’impression que son vocabulaire s’est simplifié sans perdre de sa complexité polysémique, un terme savant qui fait bien et que je sors de temps en temps.

Chaque nouvelle chanson de David participe à un ensemble bien plus vaste (j’ai presque envie de parler d’un « corpus » pour faire à la façon d’un critique musicale aux Inrockuptibles) qui nous apparaîtra comme un tout, bien au-delà de ce Book of Zoo… Si nous tenons jusque-là, à la fin de l’Histoire. A n’en pas douter, David construit une œuvre et le Temps nous en fera la démonstration. J’espère simplement la partager (cette œuvre), dès aujourd’hui, avec le plus grand nombre. Car David mérite d’être écouté et plutôt de son vivant, si possible.

Dans le Book of Zoo, sa dernière aventure musicale, David a laissé de côté ses vieux démons alternatifs (forcément datés) pour se concentrer sur ce qui me touche et semble être l’essentiel : ses chansons. Le reste, en vérité, on n’en a rien à branler. Ces 14 titres pourront être joués au ukulélé ou par un orchestre symphonique. Elles garderont leur intégrité et leur beauté. Voici donc 14 morceaux en anglais, enregistrés aux USA, là d’où il vient (aussi). Même si par bien des côtés, David est le plus français de tous nos résidents américains. Je le sais parce que je l’ai vu refaire le Monde à grands coups de ballons de rouge, accroché au comptoir d’un café, empruntant parfaitement l’accent parisien.

Une instrumentation claire et précise, des guitares qui ne se cachent pas derrière de la distorsion, une voix simple et chaude mise en avant. Un timbre particulier que je reconnaîtrai entre 1000. Et surtout ses mélodies. Celles qui me font remercier de compter David parmi mes amis. Celles que je fais écouter – en soirée - en soulignant mon lien de parenté avec cet étrange leader des Zookeepers qui me parle en anglais mais à qui je réponds en français. Car, oui, David est mon filleul et même si nous ne croyons pas vraiment en Dieu en tant qu’entité barbue et bienveillante, nous savons tous les deux que ce que nous avons créé nous survivra. C’est là le seul vrai miracle chrétien. Survivront donc, nos enfants, ces chansons, quelques mots bien choisis et peut-être un bout de nos rêves passés, présents et futurs. D’ailleurs, «Dans les mots des chansons (…) Je te survivrai » a prédit Didier Barbelivien dans le fameux « Je te survivrai » interprétée par Jean-Pierre François.

Dès la première écoute, certains titres se sont spontanément alignés avec mes goûts et ma grammaire musicale : réverb des grands espaces, chœurs de filles qui réveillent la libido, arpèges pop, arrangements légèrement datés, voix tremblante et émue de celui qui intériorise quand il chante. Alors, par facilité, j’aurais pu citer 2 ou 3 références musicales universelles, pour contextualiser ce nouvel album des Zookeepers et provoquer plus rapidement l’adhésion. J’ai d’abord pensé à Dion DiMucci (période Folk Blues) ou même à Richie Havens (sur son premier album « Mixed bags »), mais les deux sont franchement loin. Finalement, rien ni personne ne me vient à l’esprit. Ce dernier disque ressemble donc à un très bon disque de David Rosane & les Zookeepers.

Notons, au passage, une petite particularité de la tracklist du Book of Zoo, certaines de ces nouvelles chansons nécessitent de vivre avec. Ce sont d’ailleurs celles-ci qui sont en train de me changer. Car toutes les bonnes chansons me transforment et redéfinissent le monde qui m’entoure. C’est comme ça que je sais qu’elles sont bonnes. Seuls regrets mais qui n’engagent que moi, une joliesse et une sophistication sonore, à mon sens, inutile. En vérité, je rêve toujours d’un David planté derrière le micro tête de mort (un Shure 5575 LE) des studios Sun à Memphis. Le linoleum sous ses Palladium, debout dans ces 20 mètres carrés quasi vide et désaffectés. L’ombre des « grands » du blues et du rockabilly lui donnerait un relief total : l’authenticité fondatrice des pionniers. Je rêve d’un David sans son sempiternel galurin (qui a tendance à lui faire de l’ombre), direct et brut de décoffrage. C’est peut-être la naissance d’un nouveau projet de crowdfounding ou d’une pétition en ligne, contestation oblige. Rien n’est perdu à ce niveau et peut-être qu’un jour…

Dans cet album, David s’imagine cow-boy sur le retour et se pose les questions de ceux qui font le bilan : « WTF (went wong) ? ». A quel moment ça a merdé ?  Il se promène parfois dans cette ville polluée mais qu’on aime quand même. Il redevient cet enfant qu’il n’a jamais cessé d’être, cet amoureux professionnel qui n’a de cesse de retomber (amoureux), cet homme qui préfère en finir, cet autre homme qui se bat au quotidien et qui redoute le jugement divin. Cet homme, aussi, touché par la Beauté et la complexité de l’Univers et qui de ce fait ne peut que croire en Dieu ! Car comme disait Einstein : « Dieu ne joue pas aux dés ».  Bref, David (dans ses chansons) est un peu schizophrène et nous dévoile des bouts de son intimité et de ses paysages intérieurs, de ses angoisses, de sa complexité, de sa poésie et de ses rêves. Plein d’autres choses encore, des nuances que je vous laisse découvrir par vous-même -  pour peu que ce long texte vous en ait donné l’envie - et que vous soyez parvenu jusqu’à cette conclusion en forme de prédiction :
Vous lirez dans le « Book of Zoo » comme dans un livre ouvert car cet album de DavId Rosane et les Zookeepers est un très bon livre, beau et accessible à tous. Il suffit de l'écouter pour l'entendre.

 Boulogne, Mai 2018

PS :  Vous pourrez écouter et acheter en précommande « Book Of Zoo » de David Rosane & The Zookeepers ici-même. Tous les bénéfices seront reversés au profit des bibliothèques publiques du Vermont. David et ses Zookeepers, pour soutenir activement cet accès au savoir par le plus grand nombre, seront en tournée tout l’été dans ces dites bibliothèques. Si le sujet vous intéresse et si vous passez par le Vermont, vous trouverez, sur leur profil Bandcamp, du groupe tous les détails !

PS 2 :
OFFICIAL BIOGRAPHY of ZOO
The Zookeepers are a multinational collective of musical heavy hitters in full flagrant creative collaboration with Post-Punk Power and Protest rocker David Rosane, who also has a gentle side. Dave used to work as a full-time native american activist and field biologist in South America. Core Zookeepers are Bradford, Vermont-based Indie Jazz-wave duo Don Sinclair and Jennifer Grossi, both community activists and music teachers by day.
Zookeeper music might be best described as INDEPENDENT folk rock with a post-punk Americana bent, particles of Goth & a glaze of Pop. Influences include, off the cuff, Joy Division, Echo and the Bunnymen, Bob Mould, ABBA, Neil Diamond, Jazz stuff that Don listens to, The Velvet Underground, The Doors, Nick Cave, almost anything from Mo-Town, The Gun Club, Neil Young, the Boss and yes, even the Rolling fucking Stones.

CONTACT: DavidRosane@gmail.com
*This is Dave's 9th album as a singer-songwriter/band member:

Previous work:
Milk & Alcohol - as Stereo Child (reissue forthcoming)
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Photo Fabrice Plas