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Jacno (1)
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Bruno Carone
Comme pour tous les passionnés de rock français, les Stinky Toys et leurs deux formidables albums ont été une véritable passion. Pour la première fois, on pouvait faire du rock sans être ridicule et même avoir une certaine reconnaissance en Angleterre. Sur les cendres rougeoyantes de cette formation, Jacno inventa ce qui n'était pas encore la french touch et une techno minimale tout à fait écoutable, avant de donner corps à une certaine pop frenchy et chic avec son binôme Elli Medeiros. Jacno ayant cartonné avec son "Rectangle", le dandy en profita pour monter son label et produire un certain nombre d'artistes dont Etienne Daho ou Lio. Il signe également son pôte Bruno Carone guitariste des Stinky Toys. On est bien sûr pas très loin d'Elli & Jacno avec une sorte d'humour décalé en plus. Musicalement, c'est du Jacno pure souche. Bruno Carone sortira un album et 3 singles (en 1980 et 1984)... Avant de raccrocher et de passer à autre chose. A savoir musicien professionnel pour la pub et l'illustration sonore (pour France Télévision entre autres). Bruno Carone va bien et continue de produire une musique instrumentale qu'il affectionne tout particulièrement ! Pour s'en convaincre, il suffit de cliquer ici. Voici la face A d'un 45 tours promo sorti en 1983 !
Errol Dunkley (1)
Errol Dunkley est une super star jamaïcaine, un prince du reggae. En 1979, il cartonne en France avec une version du standard "O.K. Fred" originellement écrit par John Holt. En 1981, un peu pour faire suite à ce succès, sort un nouveau single d'Errol Dunkley comprenant deux standards pop : "Don't Make Me Over" et "Little Green Apples" mais en version reggae, bien sûr. L'artiste est accompagné par les fameux Roots Radics et le single est produit par... Jacno. Jacno vient de cartonner avec son ébauche de techno/électro : "Triangle" et c'est son label (Celluloid) qui a dû lui proposer le projet. Le visuel (comme pour toutes ses productions) est réalisé par Elli Medeiros. C'est, en tout cas, une rencontre improbable. Un petit peu comme si (toutes proportions gardées) Air avait produit un single de Bob Marley comprenant deux standards du répertoire pop américain. J'étais à la recherche de raretés du gars Jacno et à défaut, j'ai fouillé dans ses productions et trouvé cette bizarrerie. Ce single est pas trop mal même si ça sonne un peu trop métallique pour du reggae. Il se trouve que je suis un fana de reggae depuis très longtemps. C'est donc - aussi - un moyen d'aborder dans ce blog une autre facette de mes passions musicales. Anyway, ce single n'a eu aucun succès et Errol Dunkley a continué sa carrière de reggaeman en Jamaïque. Voici "Don't Make Me Over" originellement écrit par Burt Bacharach pour Dionne Warwick.
Elli & Jacno
J'ai déjà parlé de Jacno ici-même... Mais je cherchais quelque chose d'un peu rare du fameux duo. À défaut, voici la version longue du "Téléphone" extrait de la BO des "Nuits De La Pleine Lune". La version n'est pas fondamentalement différente, juste un peu plus longue. C'est plutôt la face B qui est rare puisque c'est une version instrumentale de la face A.
Jacno (2)
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Un instru de Bruno C.
Voici "Carmellina" un superbe instru extrait de l'album "Des Baisers Et Des Coups De Pied de Bruno Carone sorti en 1983 sur le label d'Elli & Jacno. "Des Baisers Et Des Coups De Pied" de Bruno Carone sorti en 1983 !
Corinne
Bien sûr, ma génération est une génération de Corinne, Valérie ou Philippe. Bruno Carone, ex-guitariste des Stinky Toys, produit par Jacno l'a bien compris avec "Les Frénésies De Corinne". Un autre très bon extrait de ce premier album.
L'amour est un ciel sans nuage
Nouvel extrait de l'unique "long" de Bruno Carone produit par Jacno !
Dolce Vita
Dolce Vita n’est pas tout à fait le groupe fantôme que l’on imagine au premier abord, même s’il en conserve toutes les apparences. Entre 1980 et 1983, ils publient au moins trois singles, une poignée de titres qui dessinent en creux une trajectoire brève mais réelle, inscrite dans ce moment très particulier où la scène française hésite encore entre héritage rock, poussée new wave et tentations synthétiques. Parmi ces morceaux, “Radiophonic”, sorti en 1981, reste le plus emblématique, comme une tentative de capter l’air du temps avec des moyens encore en transition.
À l’écoute, le groupe se situe dans cette zone intermédiaire propre au tout début des années 80, quand les machines commencent à s’imposer sans avoir encore totalement redéfini les formes. Il y a dans “Radiophonic” une tension un peu raide, une modernité presque théorique, qui évoque autant les productions new wave que certaines déclinaisons plus mainstream du son de l’époque. On n'est pas très loin des débuts de Jacno sans Elli. Rien de totalement radical, mais une manière d’absorber des influences en train de circuler, de les reformuler dans un cadre encore flou.
Les crédits du disque mentionnent Olivier Huret et Simon Cloquet, deux noms qui, pris isolément, restent difficiles à raccrocher à une carrière précise. Longtemps, tout laisse penser à un projet de studio, une entité montée pour porter quelques titres sans véritable existence scénique. Pourtant, plusieurs sources évoquent des passages du groupe sur scène, notamment dans des lieux comme le Le Rose Bonbon ou le Le Palace, deux spots emblématiques de la nuit parisienne du début des années 80. Des endroits où se croisent alors musiciens, figures émergentes et projets hybrides, entre performance et tentative pop.
Cette présence scénique, même sporadique, recontextualise Dolce Vita. On n’est plus seulement face à un projet fabriqué en studio, mais à une formation qui a au moins essayé d’exister dans le circuit live, dans ces lieux où se testaient justement les nouvelles esthétiques. Cela reste une trajectoire fragile, peu documentée, mais suffisamment tangible pour sortir le groupe du simple statut d’objet discographique isolé.
D’autres indices viennent compléter ce tableau. L’un des membres aurait ensuite joué dans Extraballe, formation elle aussi relativement discrète, tandis qu’un autre se serait orienté vers la composition de musiques de films, notamment pour Luc Besson. Des trajectoires typiques de cette génération de musiciens naviguant entre groupes, commandes et projets alimentaires, sans forcément laisser de traces visibles dans les récits officiels.
Dolce Vita apparaît alors comme un point de passage, un moment dans des parcours plus larges mais difficilement reconstituables. Le groupe lui-même ne semble jamais avoir dépassé le stade de l’esquisse prolongée : trois singles en quelques années, une présence discrète sur scène, puis plus rien. Pas d’album, pas de continuité évidente, pas de récit consolidé. Juste des fragments.
C’est précisément dans ces fragments que réside l’intérêt. Ils racontent une autre histoire de la musique française, faite de tentatives, d’ajustements, de projets qui apparaissent et disparaissent au rythme des opportunités. Une histoire où les frontières entre groupe, projet de studio et réseau de musiciens sont poreuses, et où un nom comme Dolce Vita peut à la fois recouvrir une réalité concrète et rester insaisissable.
“Radiophonic”, dans ce contexte, n’est plus seulement un morceau isolé mais l’un des vestiges d’un parcours plus dense qu’il n’y paraît. Un témoignage discret de cette scène parallèle, active mais peu archivée, qui a occupé les interstices entre underground et industrie. Une scène où beaucoup se sont essayés, parfois brièvement, laissant derrière eux juste assez de traces pour qu’on puisse, des décennies plus tard, tenter d’en recomposer les contours.
Le téléphone, version instrumentale
Comme promis, voici la face B du maxi d'Elli & Jacno, la version instrumentale du "Téléphone".
Mémoire
Voici l'autre face du single de Dolce Vita sorti en 1981 et qui n'est pas sans rappeler Jacno (et ses productions).
Rebel Rebel
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Le single d'Errol Dunkley
Ici on pourra télécharger en Mp3 le single d'Errol Dunkley "Dont' Make Me Over" sorti en 1981 et produit par Jacno.
Le long de Bruno Carone
Voici le 1er extrait du long de Bruno Carone, ex-guitariste des Stinky Toys, sorti en 1983. Bien sûr, c'est Jacno qui est à la production de ce magnifique album que j'ai beaucoup écouté. Je me souviens même d'avoir acheté ce 33 pour quelques francs chez Crocodisc. C'est dire, si ce "Des Baisers Et Des Coups De Pied" a compté.
Errol Dunkley (2)
Voici "Little Green Apples" la face B du single "Don't Make Me Over" d'Errol Dunkley produit par Jacno et sorti en 1981. Il s'agit, bien sûr, d'une cover du tube de Roger Miller datant de 1968.
L'album de Bruno Carone
Ici, on pourra télécharger en Mp3 l'unique album de Bruno Carone "Des Baisers Et Des Coups De Pied" produit par Jacno et sorti en 1983 !

