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Complot Bronswick

J'ai également beaucoup écouté Complot Bronswick. Surtout leur "Maïakowski" qui m'a permis de découvrir le poète "futuriste" soviétique. Ce groupe né à Vannes et installé à Rennes a eu sa petite réputation dans les milieux "new wave". Son aura "intello" (comme Marquis de Sade) l'a toujours précédé, lui donnant une crédibilité comme on l'aimait à l'époque. Le groupe a splitté en 1995 et s'est reformé une ou deux fois. Voici un inédit live du groupe extrait de la compilation "Unreleased Volume 1" datant de 1987.
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Les Monkey Business en studio

En avril 1993, les Monkey Business vont en studio pour réaliser une démo 3 titres. Pendant 2 jours au studio Val d'Orge, sous la direction de Jean Taxis, ils enregistrent en 16 pistes dans des conditions quasi-live puis feront des "re-re" et enfin ajouteront les cuivres et la voix. Ils mixeront un peu plus tard dans la semaine... Un week-end plutôt intense. Le studio existe toujours, des pointures comme Bertrand Burgalat, Complot Bronswick ou Dominique Dalcan y ont enregistré. Jean Taxis, quand à lui, a pris la direction du mythique Château d'Hérouville. Voici quelques photos prises par Yannick ! 










Meet Jean Taxis

Voici une photo de Jean Taxis (avec un s !) qui a réalisé la 1ere maquette des Monkey Business et l'ensemble des enregistrements de Stereo Child. Le gars Jean a, depuis, pris la tête de ce qui reste du fameux Château d'Hérouville créé par le non moins fameux Michel Magne ! Ici, on trouvera la liste de ses productions qui comprend (notamment) Norma Loy ou Complot Bronswick !



Another Blue World

J'ai déjà publié une rareté des Complot Bronswick de Rennes que l'on pourra écouter ici-même. Je pense avoir oublié de préciser que Pascale Le Berre y jouait du clavier avant de rejoindre Marc Seberg et finalement sortir un album avec Philippe Pascal, le bien nommé "Philippe Pascale". Je crois savoir aussi que Pascale a aussi été la compagne de Philippe. Bref, voici une autre rareté du groupe extraite d'une obscure compilation K7 "Dépendance Continue" sortie en 1989.

Splassh

Formé à Rennes en 1982, Splassh fait partie de ces groupes de la scène bretonne des années 80 qui ont beaucoup joué, beaucoup tenté, mais dont la trace discographique reste aujourd’hui étonnamment discrète. Entre post-punk, new wave et rock alternatif, le groupe aura pourtant un parcours assez représentatif de cette période : des répétitions acharnées, des premières parties remarquées, les festivals bretons, les Trans Musicales, un passage par l’Angleterre et un 45 tours à la clé.

À l’origine de Splassh, on retrouve des musiciens déjà actifs dans la scène rennaise. Loïc Briard, bassiste, avait auparavant participé à Elect Schlafen puis à Printemps Noir, tout comme Jean-Claude Herry, qui prend la batterie. Pascal Goarant complète alors la première formation à la basse et au chant. Après plusieurs mois de répétitions durant l’hiver 1982-1983, le groupe donne son premier concert en mai 1983 à Brest, en première partie de Marc Seberg à la salle Stella.

La même année, Splassh commence à se faire remarquer. Le groupe participe en août 1983 au festival de Ploubalay aux côtés de formations comme Kalashnikov, Semblant Décors, End of Data, Cliché ou Nautilus. Cette prestation leur permet de remporter un tremplin et d’obtenir l’opportunité d’enregistrer quatre titres en Angleterre. Les morceaux sont mixés par J.P. Boyer et donnent naissance en février 1984 à un 45 tours dont « Working » est le titre le plus connu.

Ce single, aujourd’hui difficile à trouver, constitue la principale trace discographique du groupe. « Working » sera notamment repris sur la compilation Rok #1 1964-1989 : Rock en Bretagne, qui permet de redécouvrir une partie de cette scène bretonne indépendante souvent restée dans l’ombre.

Après cette première période, Pascal Goarant quitte le groupe. En septembre 1984, Splassh accueille Jean-Luc Briand, ancien membre de Mécarythme, au chant. Le trio poursuit alors son activité et donne plusieurs concerts jusqu’en janvier 1986.

Le groupe évolue ensuite avec l’arrivée du saxophoniste Patrick Chupin et de la claviériste Claude Gorophal, ancienne membre de Complot Bronswick. Cette nouvelle formation élargit le son de Splassh et lui permet de continuer à circuler dans les réseaux rock de l’époque. Le groupe participe notamment au Festival Elixir en juillet 1986, aux Trans Musicales la même année, puis joue à Londres en janvier 1987 avant de passer par le Festival de Bourges en avril.

En 1987, Splassh partage également l’affiche avec des groupes comme Bout’siders et Carmel, puis retourne en studio à l’UBU à Rennes pour enregistrer une maquette de quatre titres destinée à trouver une maison de disques. Le projet n’aboutira finalement pas et le groupe se sépare en octobre 1988.

À l’image de nombreuses formations de la scène alternative française des années 80, Splassh aura existé dans un entre-deux : suffisamment actif pour laisser des souvenirs auprès de ceux qui les ont vus sur scène, mais trop peu documenté pour entrer durablement dans l’histoire officielle. Leur 45 tours « Working » reste aujourd’hui le témoignage d’une époque où Rennes bouillonnait de groupes, de salles, de festivals et d’envies d’ailleurs.