Le single de Quel Dommage

Ici, on pourra télécharger en Mp3 le single 3 titres de Quel Dommage, sorti en 1984 !


 

Ultime Possibilité dans Réseau n°001 (Juin 1988)

 


No More Lies

 Voici l'autre face de l'unique single d'Ultime Possibilité sorti en 1988

Le retour des Chesterfield Kings

J'ai déjà parlé de ce groupe, ici-même !

À la fin des années 70, alors que le punk vient de dynamiter les codes du rock, quelques passionnés décident de regarder en arrière plutôt que de courir après la modernité. À Rochester, dans l’État de New York, un groupe de jeunes musiciens choisit de ressusciter l’esprit sauvage des groupes garage américains des années 60. Leur nom : The Chesterfield Kings.

Formé en 1979 autour du chanteur Greg Prevost, véritable encyclopédie vivante du rock sixties, le groupe n’a jamais caché son obsession pour les faces B oubliées, les petits labels disparus et les groupes qui n’ont parfois sorti qu’un seul 45 tours avant de disparaître. Leur ambition n’est pas simplement de jouer du rock rétro : il s’agit de retrouver une époque, un son, une attitude. Celle des teenagers américains qui enregistraient dans des garages, des petits studios locaux ou des sous-sols avec des amplis saturés et une énergie brute.

Le premier 45 tours du groupe, « I Ain’t No Miracle Worker », sort en 1981 dans une quantité dérisoire, environ une centaine d’exemplaires. Le choix est révélateur de leur démarche : fabriquer un disque qui ressemble à ceux qu’ils collectionnent. Un objet rare, presque fantôme, destiné aux passionnés plutôt qu’au marché musical traditionnel.

En 1982 paraît leur premier album, Here Are The Chesterfield Kings. Un disque entièrement consacré aux reprises de groupes obscurs des années 60. À une époque où internet n’existe pas encore et où retrouver certains morceaux relève de la chasse au trésor, les Chesterfield Kings deviennent une véritable passerelle vers un patrimoine oublié. Ils remettent en circulation des titres de groupes comme The Standells, The Sonics ou The Remains et participent à faire redécouvrir toute une scène garage américaine.

Mais les Chesterfield Kings ne veulent pas rester de simples archéologues du rock. Avec Stop! en 1985, ils commencent à intégrer leurs propres compositions tout en conservant cette esthétique si particulière : guitares fuzz, orgue électrique, voix agressive, réverbération excessive et cette impression permanente d’écouter un disque retrouvé au fond d’un carton poussiéreux chez un disquaire de l’Amérique profonde.

Le groupe devient rapidement l’un des piliers du garage revival américain aux côtés des Fuzztones, des Cynics ou des Miracle Workers. Sur scène, leur réputation grandit grâce à des concerts qui reprennent tous les codes de l’époque : costumes, amplis vintage, attitude arrogante et énergie adolescente. Ils ne jouent pas seulement de la musique des années 60, ils tentent de recréer l’univers complet qui l’entourait.

Au fil des années, les Chesterfield Kings vont pourtant évoluer. Don’t Open Till Doomsday (1987) reste l’un de leurs albums les plus appréciés, avec un son plus personnel et même une composition signée Dee Dee Ramone. Dans les années 90, ils explorent d’autres territoires : le blues avec Drunk on Muddy Water, l’univers des Rolling Stones avec Let’s Go Get Stoned, ou encore la surf music avec le double album Surfin’ Rampage. Leur curiosité les pousse également vers le psychédélisme avec The Mindbending Sounds of The Chesterfield Kings en 2003.

L’histoire du groupe est aussi liée à celle d’Andy Babiuk, bassiste des Chesterfield Kings et immense spécialiste des Beatles. Collectionneur passionné, auteur d’ouvrages consacrés aux instruments des Fab Four, il est également membre du supergroupe The Empty Hearts aux côtés de Clem Burke de Blondie, Elliot Easton des Cars et Wally Palmar des Romantics.

Au début des années 2000, les Chesterfield Kings bénéficient d’une nouvelle reconnaissance grâce au soutien de Steven Van Zandt, guitariste de Bruce Springsteen et animateur de l’émission Underground Garage. Le groupe apparaît même dans un épisode de la série Les Soprano, preuve que cette musique née dans les petits clubs a fini par toucher un public bien plus large.

Après une longue pause, les Chesterfield Kings reviennent finalement sous l’impulsion d’Andy Babiuk. En 2024, le groupe publie We’re Still All The Same, un nouvel album qui prouve que leur passion pour le garage rock est intacte. Plus de quarante ans après leurs débuts, leur mission reste la même : faire vivre une certaine idée du rock, celle des disques imparfaits, des guitares trop fortes et des chansons enregistrées avec plus de cœur que de moyens.

Les Chesterfield Kings ne sont pas seulement un groupe nostalgique. Ils sont ceux qui ont rappelé au monde que derrière chaque vieux 45 tours oublié se cachait peut-être une pépite. Leur plus grande réussite est sans doute d’avoir transformé leur obsession personnelle en mouvement musical, donnant envie à plusieurs générations de repartir à la recherche de ces trésors cachés du rock garage.

 

Ultime Possibilité sur FR3 en 1987

 

Ultime Possibilité

Originaire de Bourges, Ultime Possibilité (UP pour les intimes) apparaît vers 1986 dans une ville où l'effervescence musicale est entretenue par le Printemps de Bourges, les radios libres et un tissu associatif particulièrement dynamique. Si leur nom est aujourd'hui presque tombé dans l'oubli, Ultime Possibilité s'inscrit pleinement dans cette génération de groupes qui, loin de Paris, participent à l'essor d'une scène indépendante inventive et ambitieuse. À l'écoute de leurs enregistrements, on perçoit immédiatement les influences de la new wave européenne : des synthétiseurs omniprésents, des boîtes à rythmes, des guitares cristallines et une voix portée par une mélancolie qui évoque aussi bien Little Nemo que Mary Goes Round, Guerre Froide ou Collection d'Arnell-Andréa.
 
Avant de publier leur unique 45 tours, le groupe enregistre une cassette démo de six titres aujourd'hui quasiment introuvable. On y retrouve Would You Smile, Sea Of Faces, No More Lies, La Chambre Vide, Guardian Angel et Pensées Nocturnes. Ce premier enregistrement montre déjà une particularité du groupe : alterner chansons en anglais et en français, une pratique assez répandue dans la scène cold française de l'époque, où les influences britanniques côtoient une identité profondément hexagonale.
 
Ultime Possibilité ne tarde pas à sortir du simple cadre local. En 1987, deux morceaux, Coute Que Coute et What Was Your Mission, figurent sur la compilation The Unknown 4, qui rassemble plusieurs formations prometteuses de la scène indépendante. L'année suivante, Coute Que Coute réapparaît sur Orcades Machinales Vol. 1, une compilation devenue culte chez les amateurs de cold wave française, aux côtés de groupes tels que X Ray Pop, Collection d'Arnell-Andréa, In Aeternam Vale, Pavillon 7B ou encore Fureur Parallèle. Cette présence témoigne de la reconnaissance dont bénéficie alors le groupe dans les réseaux spécialisés, même si cette notoriété restera confidentielle.
 
C'est également en 1988 qu'Ultime Possibilité publie son seul véritable disque, le 45 tours Errance, accompagné de No More Lies en face B. Édité sous la référence MSR 54052 par Milk Shake Records, petit label indépendant particulièrement actif dans les marges de la scène française, le disque est aujourd'hui recherché par les collectionneurs. Milk Shake Records a notamment publié des groupes comme Corps Diplomatique, Villa Medicis, Amour Puzzle, Exophen ou Zéro Comics, constituant au fil des années un catalogue devenu une véritable photographie de cette scène alternative de la fin des années 1980.
 
Les archives disponibles révèlent également une apparition du groupe dans l'émission télévisée ZAP, où il interprète Coute Que Coute en playback. Cette prestation constitue vraisemblablement la seule archive vidéo connue d'Ultime Possibilité, renforçant encore le caractère presque mythique du groupe auprès des passionnés.
 
Malheureusement, c'est aussi à ce moment que la trace d'Ultime Possibilité s'interrompt. Aucun album ne verra le jour et tout laisse penser que le groupe se sépare peu après la sortie d'Errance. Comme tant d'autres formations indépendantes de cette époque, il disparaît avant d'avoir pu développer une discographie plus conséquente, victime sans doute des faibles moyens de production et de diffusion qui caractérisaient alors le rock indépendant français.
 
Les recherches menées pour cet article montrent combien il est difficile de reconstituer l'histoire complète d'un groupe comme Ultime Possibilité. Les noms des musiciens demeurent, à ce jour, introuvables. Ni les bases de données musicales, ni les archives accessibles des fanzines spécialisés, ni les catalogues en ligne ne permettent de les identifier avec certitude. Les pistes les plus prometteuses passent désormais par les archives non numérisées de la presse régionale, les collections de la Fanzinothèque de Poitiers, les dépôts de la SACEM ou encore les documents conservés par les anciens responsables de Milk Shake Records. Il n'est pas impossible que les réponses s'y trouvent encore, attendant simplement d'être redécouvertes.
 
C'est peut-être aussi ce qui fait tout le charme d'Ultime Possibilité. Plus de trente-cinq ans après la sortie d'Errance, le groupe demeure une énigme, un nom qui surgit au détour d'une compilation culte ou d'un vieux 45 tours chiné chez un disquaire. Une de ces formations qui rappellent que l'histoire du rock français ne s'écrit pas seulement avec les groupes devenus célèbres, mais aussi avec tous ceux qui, le temps de quelques chansons, ont laissé une empreinte discrète mais durable dans la mémoire des amateurs de musique indépendante.
 

Le 1er single de Neon Judgement

Ici, on pourra télécharger en Mp3 le 1er single de Neon Judgement sorti en 1982 !


 

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Dernier extrait du maxi 3 titres de Metro sorti en 1983 !

C'est la Panik LTDC

Voici une petite interview des Panik (à l'époque, ils avaient à peine deux ans d'existence et venaient de sortir leur fameux mini-album devenu culte). Cette interview a sans doute été réalisée au parking 2000 et c'est toujours sympa d'entendre les noms des membres "historiques" du groupe... Cette interview est extraite du fanzine "Le Démoniaque" (janvier 1984).