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Après Demain

Après Demain se forme en 1981 à Oulu, dans le nord de la Finlande. Le groupe ne publiera qu’un disque avant de disparaître, mais ce disque suffit à rendre son passage dans la scène underground finlandaise particulièrement intéressant.
 
Après Demain est né dans le petit milieu punk et alternatif d’Oulu. Jukka Kangas et le premier batteur Jari « Löllö » Lehtonen avaient auparavant joué dans Raaka Voima, l’un des premiers groupes punk de la ville, tandis que plusieurs futurs membres avaient également participé à Xböö, formation plus expérimentale. Le groupe réunit alors Päivi Marlene au chant, Jukka Kangas à la guitare, Jarno Mällinen à l’orgue, Jyrki Raatikainen à la batterie et Jukka Turunen à la basse.
 
Le nom du groupe est français. Jukka Turunen l’aurait trouvé dans un dictionnaire, à une époque où ses goûts l’amenaient notamment vers l’existentialisme français, la poésie belge et Bryan Ferry. Les influences musicales d’Après Demain sont cependant nettement plus larges : Iggy Pop, Joy Division, Roxy Music et le Velvet Underground côtoient le funk, la soul et les musiques issues de la no wave.
 
Cette combinaison donne au groupe une personnalité assez singulière. « Arpakuutio », leur morceau le plus connu, avance sur une rythmique sèche et nerveuse, accompagnée par un orgue répétitif et un chant qui tient parfois davantage de la déclamation que de la chanson traditionnelle. Le morceau possède quelque chose de froid et de mécanique, alors même que le groupe n’est pas constitué autour d’une instrumentation électronique. Le producteur Jimi Sumén souhaitait au départ orienter Après Demain vers un son influencé par le funk de Nile Rodgers. La production finit pourtant par prendre une direction beaucoup plus anguleuse, en phase avec les sonorités new wave et post-punk du début des années 80.
 
Le seul 45 tours du groupe paraît finalement en 1983 chez Johanna, sous la référence JHNS 542. « Arpakuutio » occupe la face A, tandis que « Dans la nuit » figure au verso. Le contraste entre les deux titres est déjà assez amusant : le premier porte un titre finnois, le second un titre français. « Dans la nuit » confirme d’ailleurs l'attachement assez particulier du groupe à la langue française et propose une ambiance plus nocturne et détachée, portée par la voix très particulière de Päivi Marlene.
 
Avant d'en arriver à ce 45 tours, Après Demain avait enregistré plusieurs morceaux destinés à un EP de quatre titres baptisé Passages. Le projet ne verra finalement pas le jour chez Mirror, mais une démo diffusée à la radio attire l’attention du label Johanna, qui décide de publier le single. La carrière du groupe sera pourtant extrêmement courte. Après la sortie du disque, Après Demain ne donnera que deux concerts, l’un à Oulu et l’autre à Helsinki. Päivi Marlene finit par se lasser de l’aventure et le groupe se sépare.
 
L’histoire aurait pu s’arrêter là, comme celle de nombreux groupes obscurs ayant publié un unique 45 tours au début des années 80. Mais plusieurs membres d’Après Demain poursuivront ensuite leur route dans la scène alternative finlandaise. Jarno Mällinen, Jyrki Raatikainen et Jukka Kangas joueront notamment dans Kansanturvamusiikkikomissio puis dans Radiopuhelimet, tandis que Jukka Turunen deviendra l’un des membres fondateurs d’Electric Blue Peggy Sue and the Revolutionions from Mars.
 
Reste ce petit 45 tours de 1983, témoignage d’une scène d’Oulu qui ne demandait manifestement qu’à sortir de son isolement. « Arpakuutio » et « Dans la nuit » n’ont pas grand-chose d’un disque parfaitement formaté pour les radios de l’époque. On y trouve au contraire cette curieuse collision entre punk, post-punk, funk, new wave et chanson française qui rend les productions underground du début des années 80 aussi imprévisibles. Après Demain aura existé à peine deux ans, n’aura joué que deux fois après la sortie de son disque et aura laissé derrière lui un seul 45 tours. Finalement, c’était peut-être largement suffisant.
 

Plaisir Solitaire

En 1984, Plaisir Solitaire fait partie de ces groupes français qui tentent leur chance avec les moyens du bord. Originaire de Tourcoing, le groupe publie cette année-là un 45 tours autoproduit réunissant « Guerre perpétuelle » et « Les Armées de demain », deux titres qui donnent immédiatement une couleur assez particulière au disque.
 
Pourtant, Plaisir Solitaire ne se résume pas à ces deux chansons. Le groupe est alors constitué de Frank à la batterie, de son frère Karl au chant et à la guitare, de Maixent à la basse et au chant et d'Opritchnick à la guitare et au chant. Une formation à plusieurs voix qui dispose déjà d'un répertoire suffisamment étoffé pour ne pas avoir à s'en remettre uniquement aux morceaux du 45 tours. Sur scène figurent notamment « La Parisienne », « Les Armées de demain », « Les Chinois à Moscou », « Sur les Trottoirs » et « Rien à Redire ».
 
Après une période d'arrêt, Plaisir Solitaire reprend les concerts et se fait notamment remarquer à Lille, où le groupe se produit à la Boîte à Musique. Son rock est alors décrit comme frais et dynamique, avec des références qui vont de Starshooter à Téléphone. Quelques semaines auparavant, le groupe avait remporté le Festival de Tourcoing, organisé le 25 novembre 1984 devant un jury de 600 personnes. Pour un groupe autoproduit encore loin des circuits de l'industrie discographique, le parcours est plutôt encourageant.
 
Le contenu du 45 tours va cependant contribuer à lui coller une étiquette dont Plaisir Solitaire cherche manifestement à se débarrasser. Avec « Guerre perpétuelle » et « Les Armées de demain », difficile de ne pas voir dans le groupe une formation particulièrement préoccupée par les questions militaires ou politiques. Pourtant, les autres morceaux du répertoire montrent une palette beaucoup plus large. Les deux titres du single correspondent surtout à une période précise dans l'écriture du groupe et ne constituent pas nécessairement son programme musical.
 
Cette volonté de ne pas être enfermé dans une catégorie se retrouve aussi dans la musique. Plaisir Solitaire se revendique avant tout comme un groupe de rock et regarde avec une certaine distance la multiplication des étiquettes qui accompagne alors les différentes scènes : new wave, rock, psychédélisme et autres chapelles. Les influences sont à chercher du côté des Who, des Rolling Stones, des Beatles, mais aussi des groupes apparus après 1977. Une culture rock assez large, donc, plutôt qu'une volonté de reproduire un courant précis.
 
Le groupe évolue à une époque où la situation des jeunes formations françaises n'est pas forcément simple. Après l'explosion punk et new wave de la fin des années 70, les maisons de disques se montrent plus prudentes. Les groupes qui arrivent après la première vague doivent se battre pour attirer leur attention, alors que l'industrie a déjà largement cherché ses nouveaux Téléphone. Pour Plaisir Solitaire, l'autoproduction constitue donc autant une nécessité qu'une manière de tenter d'exister sans attendre qu'une maison de disques vienne frapper à la porte.
 
Sur scène, le groupe défend une conception énergique du rock mais pas forcément associée à la violence gratuite. L'énergie, le mouvement, le défoulement : oui. La baston et les débordements : beaucoup moins. L'objectif reste finalement celui de beaucoup de groupes de cette époque : jouer fort, jouer devant du monde et faire en sorte que le public passe un bon moment.
 
Le nom lui-même participe à cette volonté de ne pas trop se prendre au sérieux. Plaisir Solitaire n'a pas vocation à cacher un concept compliqué ou une quelconque théorie. Le groupe y voit surtout une petite provocation, suffisamment ambiguë pour laisser chacun lui donner le sens qu'il souhaite.
 
Après ce 45 tours, les traces de Plaisir Solitaire deviennent malheureusement beaucoup plus difficiles à suivre. Pas d'album qui permette de prolonger l'expérience, pas de discographie abondante et, semble-t-il, pas de véritable passage dans les circuits professionnels qui aurait permis au groupe de laisser une empreinte plus importante.
 
Il reste donc ce petit 45 tours autoproduit de 1984, enregistré par un groupe de Tourcoing qui avait déjà quelques concerts, un festival remporté et suffisamment de chansons pour envisager la suite. « Guerre perpétuelle » et « Les Armées de demain » donnent aujourd'hui une image forcément incomplète de Plaisir Solitaire. Deux titres qui ont probablement davantage contribué à définir le groupe dans l'esprit de ceux qui l'ont découvert que les musiciens eux-mêmes ne l'auraient souhaité. Et une nouvelle trace de cette multitude de groupes français qui, au début des années 80, ont sorti un disque, joué quelques concerts et puis se sont presque entièrement volatilisés.
 

Dans La Nuit

Voici l'autre face du single de Après Demain qui comme son nom ne l'indique pas vient de la Finlande. Ce single sorti en 1983 est une franche réussite.
 

Je chante dans les Glaviots (1)

Voici ma seconde participation à la Revue Thésaurus (n°2) du camarade Claude Picard. Après avoir évoqué par le détail la saga de Cérémonies, il m'est apparu comme une évidence que je devais parler de ma propre carrière musicale. Dont acte. Voici ce que je lègue à mon prochain, soit tout mon héritage artistique.

 

« Je chante dans les Glaviots un groupe punk de Normandie
on répète dans la grange tous les mardis et les jeudis »

Les Wampas

Lorsque vous exercez un métier dans la création « commerciale » comme le graphisme et l’infographie, il est important de se réserver, à côté, un vrai espace de liberté. Un endroit où personne n’osera vous demander pourquoi vous avez mis du rouge plutôt que du vert ni même vous forcera à plagier la dernière campagne “bidul’truc chouette”. Pour préserver sa santé mentale et garder foi dans l’Humanité, pour laisser – quoi qu’il en coûte - sa créativité s’exprimer, il faut se trouver une pratique créative “non-contrainte” : peinture, philatélie, cuisine, taxidermie… etc.

Pour ma part, j’ai choisi l’option « musique ». Ce qui est aussi paradoxal (voir désespéré) car je chante aussi faux que je joue mal de la guitare. Les deux en même temps, je ne vous explique pas. Si j’avais choisi un autre « hobby » (l’illustration par exemple), ma vie d’artiste aurait été complétement autre et sans doute plus gratifiante.

Si c’était à refaire aujourd’hui, entre toutes les options proposées, je crois que je choisirai plutôt le graff (et non l’option DJ plutôt réservée aux filles). Mais à l’époque, tout juste sortie des 70’s, la New Wave (le « post punk ») déferlait avec son esthétique glacée. C’était un tout. Nous découvrions visuellement Peter Saville, Neville Brody ou le label 4AD par les pochettes (de disque) et alimentions en même temps nos goûts musicaux.

Je dois beaucoup à mon ami Franck, rencontré à l’école de Pub au début des années 80 et avec qui j’ai fait les 400 coups (pour plus de détails, je vous invite à vous reporter à mon article paru dans le n°1 de la revue Thesaurus). Il m’a montré comment faire de la musique et ouvert les portes des studios de répétition. A l’époque, quand on faisait de la « Pub » (on ne parlait pas encore de « com »), il était de bon ton de faire aussi du rock et si possible dans un garage mal aéré. Franck qui jouait dans Cérémonies répétait dans le désormais célèbre Parking 2000 où nous nous rendions parfois pour taper le bœuf à grand coups de boites à rythmes et de synthés nasillards. Je me souviens d’une session endiablée où j’hurlais les paroles de “Demain tu te maries” de Patricia Carli, le doigt scotché sur une touche d’un synthé alors que Franck s’afférait à la basse et que la TR 808 tournait à l’infini sur le même pattern.

Une chose est sûre, j’ai vécu des aventures extraordinaires en essayant de jouer du rock. J’ai croisé des tas de gens plus ou moins connus (surtout moins) dans les studios de répétitions pas toujours très accueillants que nous fréquentions assidument. Je me souviens des Charts (avec le pas encore connu Calogero), de Corinne Marienneau en reconversion de Téléphone et qui se prenait... Très, très au sérieux. Elle a dû redescendre un peu depuis…  Puisque même ses anciens camarades ne l’ont pas invitée sur leur tournée revival post-mortem. Il y avait les Négresses Vertes, qu’il ne fallait pas faire chier et qui avaient encore un chanteur. Je me souviens du Cri de la Mouche (avec Camille Bazbaz pas encore… En fait, personne ne le connaît), de Clémentine Célarié (gentille mais tapée) qui se lançait dans une carrière musicale. J’en passe et des meilleurs…

Mon premier groupe, je crois, était un trio punk avec Caroline à la batterie et au chant et Yves à la basse ! Caro faisait partie d’une assoc’ du côté de la Place de la Nation qui s’appelait Vertical Hiver et qui louait un local de répétition notamment aux Bonarparte’s. Les Bonaparte’s étaient - à nos yeux- des quasi professionnels puisqu’ils avaient sorti un ou deux albums. Le gang gothique avait abandonné dans un coin du studio une vieille Aria Pro II toute pourrie que j’essayais de remettre en état et sur laquelle je faisais mes premières armes. Caro et ses Charentaises avaient une certaine gueule « visuellement » mais c’était là son seul intérêt. Caro gueulait dans un micro en tapant comme une damnée sur sa batterie. Moi je courrais derrière en essayant de plaquer deux accords.

Plus tard, toujours avec Yves, le boyfriend de ma sœur et avec mon ami d’adolescence Philippe (Quick pour les intimes) nous nous essayâmes à nouveau à cet exercice compliqué du groupe de rock en créant une sorte de collectif informel à géométrie variable appelé Frantz Électrolyse. Frantz E. répétait à Champigny dans le même local que Cérémonies (qui amortissait ainsi la coûteuse location d’un garage dans une propriété bourgeoise). Si la volonté et l’énergie étaient souvent là … Manquait le travail et l’envie de composer et de structurer. Quick, musicien instinctif et surdoué, pouvait jouer quasiment de n’importe quoi (batterie, basse, guitare, bombarde... Etc.) mais finalement, comme les gens trop doués, ne jouait de rien. Pendant quelques mois nous avons tourné en rond à grand coups de 1664 sans jamais nous arrêter sur quoi que ce soit. Je me rappelle que nous reprenions en punk “V’là L’joli Vent”. Nous avions choisi comme patronyme : Frantz Électrolyse qui était le nom d’une société à Issy-les-Moulineaux et devant laquelle nous passions quand nous partions répéter. Pour finir, par lassitude, l’aventure Frantz E. 1.0 malgré une accroche aux promesses punk et destroy « Nul à chier » s’est arrêté. Pour autant, il me fallait jouer et ce quel qu’en soit le prix. Après avoir dégoté un local sous une boutique de cadeaux boulonnaise, dans une cave exiguë et humide, nous avons fait quelques essais avec le camarade Edouard au chant et Stéphane (le frère de Quick) à la batterie. Nous avions principalement deux morceaux à nôtre répertoire : « Louie Louie » et « California Sun ». Cette reformation de Frantz Electrolyse s’est finalement arrêtée faute de combattants.

 

Les Nouveaux Monstres selon ma maman

Voici un texte inédit de ma maman sans doute écrit pour le 2e CD des Nouveaux Monstres. J'imagine que nous avons dû le trouver trop "barré" voir cryptique pour l'inclure dans le booklet. Pour être tout à fait franc, je ne me souvenais pas de cette participation et j'ai eu un choc en parcourant ces quelques lignes. D'abord parce que j'ai tendance à écrire (un peu) comme elle et puis ensuite parce qu'on y retrouve tellement ce qu'elle était. Bref, voici un bout d'intimité que je partage avec plaisir !

" Monstres, ils le sont vraiment, selon la première définition du Petit Larousse. Figurant dans une mythologie encore mal connue, ils crachent du feu certes, mais aussi des bulles : de savon, de cristal, de limonade... des bulles de bande dessinée.

Pourquoi « nouveaux » ? Pour les distinguer de leurs grands aînés. On a beau dire qu’ils sont atypiques, que leur(s) style(s) touche(nt) à tout dans n’importe quel sens, à l’image de notre époque, je perçois le fil conducteur , ténu mais lumineux, qui les relie à l’homme-orchestre de la foire, au joueur d’hélicon de la retraite aux flambeaux, au clown blanc musicien dans son halo phosphorescent. Et, si nous remontons plus loin encore, à ces voix artificielles qui accompagnent psaltérion, orgue positif ou théorbe. Parenté qui ne nous aide guère. J’aurais bien aimé, moi qui suis, la mère de l’un d’entre eux... j’aurais souhaité, le joue où on me l’a livré, recevoir en même temps le mode d’emploi.

Cette année-là, soixante et des poussières (d’étoiles), j’avais donc un bébé sur les bras. Le Shah d’Iran aussi. Ce n’était pas le même. Le mien hurlait la nuit. Je n’y comprenais rien. Epuisée, je rêvais des bons mots. Je disais : « Mon enfant est comme celui du Shah, il pousse des cris persans » Personne  ne riait.  Surtout pas moi. Oui, on aurait  dû me remettre une notice avec ce nouveau-monstre-nouveau-né. J’aurais ainsi pu deviner la place que le son, persan ou non, devait tenir exactement  dans sa vie.

Blond et rose, il rassemblait bruyamment  aux putti d’églises qui gambadent au plafond, irrévérencieux, cul -par-dessus-tête. J’ai tout de même fini par le découvrir : ces monstres là sont faits de ligne et de souffle, qui se combinent , se confondent, se métamorphosent. Le trait devient portée, la portée notes. Celles-ci à leur tour s’agglutinent, se déguisent en harmonies (ou dissonances), qui, elles-mêmes, se transforment en mots, page de prose onirique, poèmes et chants. Les bulles éclatent, délivrant des voix points de repère, délicieuses à reconnaître. Elles ont parfois les yeux bleus. Elles célèbrent la savoureuse absurdité, le paradoxe rigolard, les amours définitivement  impossibles. Le souffle fait vibrer les anches, comme au bon vieux temps. Il gonfle d’autres bulles. Les petites prisons frisées sont pleines de claviers, de touches, de marteaux, de boutons, d’écrans, de courbes lumineuses palpitantes.

Lignes parfaites des cordes tendues. Tripes bien peignées du piano ouvert.
On croit qu’ils vivent en colonie (nos Nouveaux Monstres). Ce n’est pas tout à fait vrai. Ils vont et viennent, re-vont, reviennent. Ou plutôt, comme les personnages célestes décrits par Jean juste après la rencontre symbolique avec Nathanaël, ils montent et descendent  entre ciel et terre. Sédentaires une minute, vagabonds une  éternité, tendant la main à celui de l’extérieur qui n’est que de passage. Ce qu’on appelle sagement  la géométrie variable.

Comment pourrons-nous croire encore, dans nos découragements, qu’ils vont se mettre  à rassembler à tout le monde ? En fait, ils nous abuseront toujours, sans méchanceté. Leurs T-shirts, leurs sacs à dos sont à double fond (matériel élémentaire de prestidigitation) pour cacher leurs grandes ailes.
Quant au mode d’emploi : vous ne l’aurez jamais. Alors laissez-vous simplement porter.
Acceptez  sans façon ce qu’ils vous offrent. Vous verrez que ça fait du bien.
 

Et rendez-vous à l’évidence : ça y est ! Le Baroque de demain est arrivé. "

                                                                                                                        MM
                                                                                                                        29 mai 1998