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Lili Drop live !

J'ai trouve un morceau live de Lili Drop  sur une compilation allemande : "Venus Weltklang" publiée en 1982.  Ce disque a du être édité à l'occasion du premier "International Women's Rock Festival". A côté, d'Au Pairs ou des Mo-Dettes, on trouve la bande à Olive qui annonce ce "Monde Animal" par un très mignon : "We are french band". Olive était-il une fille et les Lili Drop un "all girl band" ?  C'est, du moins, ce que laisse penser ce featuring.

Lili Drop

Je voulais aborder Lili Drop depuis un moment... J'ai vraiment beaucoup écouté et adoré ce trio que j'ai vu en live, à l'époque, dans une lointaine banlieue en ouverture d'une tournée dans tout le pays. Mais je n'ai rien trouvé d'inédit les concernant... Tout a été publié depuis longtemps si ce n'est leurs deux albums qui n'ont jamais été réédités. Alors voilà, vous pourrez télécharger ici-même "Monde Animal" et là "N".





Les downloads bouloupiens (update)

Pour ceux qui n'étaient pas là depuis de début, voici un 2e récapitulatif des albums et singles que vous propose votre blog préféré :

Diesel

En direct de Levallois Perret, voici Diesel. Un groupe en activité de 1977 à 1981 constitué d'Olivier Caudron alias Olive (Guitare), Alain Plume (Batterie), Antoine Mattéodo (Chant), Jean-Louis Duret alias Frantz Magloire (Guitare) et Max Picout (Basse). Trois singles et un long plus loin, le groupe se sépare et ses productions seront un passage obligé de tous les soldeurs parisiens. Trop rigolo ou trop ska à la française ? Va savoir... On se souviendra de Diesel surtout pour avoir recruté un Olive pas encore frontman des Lili Drop !  Il est peut-être temps de reconsidérer cette formation un peu mal aimée ! Voici la face A de leur 2e single sorti en 1980 chez Polydor.

THC

En direct de Strasbourg, voici THC. Soit Al Col, JM Kaminské, Phil Bender et Phil Heimann. J'ai fait des recherches et trouvé au moins deux autres THC (un nom évocateur bien sûr) dont un punk et originaire de Narbonne. Mais rien à Strasbourg. Donc THC très "rock français" comme on disait à l'époque et qui a, sans doute, beaucoup écouté Lili Drop.

                                                                 

DKP

En direct de Paris, voici DKP... Une formation que je me souviens avoir vu en live et en première partie de... Je ne me souviens pas ! Peut-être Lili Drop... Mais rien n'est moins sûr. Si leur prestation scénique était âpre et plutôt punk, leur single ne renvoie pas cette image. On est sur une sorte de variété rock plus ou moins heureuse... leur label (CBS) y étant sans doute pour beaucoup. Ces 2 titres ont été enregistrés à Londres et produits par Hein Hoven (un choix plutôt judicieux). En tous cas, DKP semble être l'histoire des 2 frères Lemarchand (fils d'un jazzman), l'un guitarsite, l'autre batteur. Le batteur fera une belle carrière en passant par Parabellum puis Flor Del Fango !

Strideur

Strideur apparaît à Nice en 1979 autour des deux frères Nègre : Michel à la basse et Pierre à la guitare, passé auparavant par un groupe nommé Dentist. Le projet se met réellement en place en 1980, lorsque deux nouveaux musiciens rejoignent la formation. D’abord Patrick Fargeas, ex-Riviera Boys, qui remplace Patric Pelletier à la batterie. Puis Charles Loupiac, qui apporte avec son clavier — un des tout premiers synthétiseurs monophoniques disponibles localement — une nouvelle dimension harmonique. Les répétitions se déroulent alors dans un espace minuscule, à peine plus grand qu’une roulotte, ce qui donne au groupe une allure de romanichels du rock niçois, bricolant leur son dans des conditions plus que spartiates.

Strideur multiplie ensuite les concerts dans les night-clubs de Nice, notamment au Findlater’s, ainsi que sur les scènes universitaires de la Côte d’Azur. Le groupe finit par monter à Paris pour jouer une semaine complète au Gibus, avec Patrick Coutin à la sono, bien avant qu’il ne devienne célèbre. L’ambiance est électrique et décousue ; un homme prétendant être le chanteur de Killing Joke finit même par s’inviter sur scène un petit matin pour un bœuf improvisé, anecdote parfaite de ces nuits parisiennes où tout pouvait arriver.

Le groupe signe ensuite avec Underdog, le label de Marc Zermati et Dominique Lamblin, et enregistre en août 1980 au Marcadet Studio. Leur unique disque, un maxi 45 tours quatre titres intitulé 13, sort en janvier 1981. Après sa publication, ils quittent leur local minuscule pour une vaste salle désaffectée du Bar des Amis, juste en face des abattoirs de Nice. C’est là, dans une atmosphère brute et sans artifices, qu’ils enregistrent deux titres restés inédits à l’époque : « Pays Sous Hypnose » et « Rolls Royce Noire », une adaptation du « Big Bad Cadillac » de Kim Fowley.

Les concerts se poursuivent : le 11 avril 1981 à la MJC Gorbella de Nice, puis en juin sur la scène du Théâtre Bobino lors d’un festival rock réunissant des groupes français comme les Dogs ou les Flambeurs, mais aussi des artistes internationaux tels que les Cramps et Wilko Johnson. Ils ouvrent également pour Lili Drop, avec deux rappels et les félicitations d’Olive. Le groupe enregistre encore d’autres titres et en envoie un échantillon à Underdog, mais ne reçoit plus de retour. Le silence s’installe, et la séparation — du label comme du groupe — survient à la fin de l’année 1981.

Strideur disparaît ensuite aussi rapidement qu’il avait émergé. Reste leur maxi, quelques archives dispersées et la mémoire de concerts qui témoignent d’une scène locale bouillonnante, inventive et trop souvent invisible. L’essentiel des informations qui permettent aujourd’hui de retracer leur parcours provient du formidable travail de documentation de Cameleon Records. Un immense merci à Claude Picard pour son effort constant à sauver de l’oubli des groupes qui, sans lui, seraient définitivement perdus.

Doc Lebrun

Doc Lebrun appartient à cette frange du rock parisien des années 1980 restée en dehors des récits canoniques, ni tout à fait new wave, ni vraiment « rock alternatif », mais solidement ancrée dans un rhythm’n’blues-rock de scène hérité des circuits clubs de la fin des années 1970. Le groupe se forme en 1982 en région parisienne et s’impose rapidement comme une formation de live, écumant les salles d’Île-de-France au point d’y « faire le tour » selon ses propres termes. Cette implantation locale soutenue leur permet d’assurer des premières parties significatives pour la scène rock française du moment, notamment Téléphone, Bijou, Lili Drop ou Pigalle, ce qui situe Doc Lebrun dans le continuum direct du rock hexagonal pré-alternatif, entre pub-rock et R&B électrique.

Le nom du groupe provient de celui de son principal animateur Roland Nurbel, simplement inversé. Autour de ce noyau, Doc Lebrun développe un répertoire où la rythmique prime sur l’écriture, les paroles venant souvent s’adapter au groove plutôt que l’inverse, signe d’une culture rock anglo-saxonne revendiquée dans un contexte français encore largement dominé par la logique chansonnière. Cette orientation esthétique explique en partie leur position marginale vis-à-vis des réseaux indépendants qui se structurent alors autour de labels identifiés et d’une esthétique plus marquée par la new wave puis le rock alternatif naissant.

Un premier 45 tours autoproduit paraît en 1984 avec « Pas faites pour moi » en face A, principal témoignage discographique d’un groupe dont l’essentiel de l’activité se joue sur scène. Après avoir consolidé sa réputation dans le circuit parisien, Doc Lebrun accède à un parcours international atypique pour une formation indépendante française de l’époque, avec des concerts en Suisse, aux Pays-Bas, au Canada, en Algérie et au Brésil. Ce déploiement hors de France, rare pour un groupe de clubs sans relais discographique solide, témoigne d’un fonctionnement reposant davantage sur les réseaux de diffusion et l’échange culturel que sur l’industrie phonographique.

Un second simple autoproduit voit le jour en 1988, alors que la scène française se reconfigure autour d’une nouvelle génération plus visible médiatiquement. Doc Lebrun poursuit néanmoins son activité jusqu’au début des années 1990 avant de se séparer en 1992, refermant une trajectoire typique de ces groupes de live formés au tournant des années 1980, actifs pendant une décennie dans les circuits parallèles, mais dont la trace enregistrée demeure ténue. Resté en marge des compilations et des récits rétrospectifs qui fixeront la mémoire du rock alternatif français, le groupe ne subsiste aujourd’hui qu’à travers ses deux 45 tours et quelques archives de fanzines, dont une interview publiée en 1990 dans Bakalao qui le décrivait déjà comme « musicalement sûr » mais durablement à l’écart de la scène alternative. « Pas faites pour moi » reste ainsi la pièce centrale d’une discographie minimale et le reflet d’un versant du rock français des années 1980 où l’expérience scénique comptait davantage que la visibilité discographique.