Bon, pas besoin de présenter le Velvet Underground. Le goupe fondateur et visionnaire. Celui que tout le monde aurait dû écouter à l'époque. L'archétype du groupe indé qui a dû attendre (au moins) 30 ans avant d'être mondialement reconnu. La référence de tous ceux comptent dans le rock. Bizarrement, je n'ai jamais vraiment accroché sur le Velvet même si j'apprécie leurs "tubes". D'ailleurs le seul album que j'écoute parfois est "Loaded" qui est tout sauf du Velvet. Un album mis à l'index par les fans hardcore. Je ne suis vraiment pas fan de Moe Tucker qui, en vieillissant, est devenue un poil réac pas plus que de John Cale dont l'œuvre solo comprend de sacrés longueurs. Difficile pourtant d'aborder les 80's sans citer le Velvet Underground car tous ceux qui comptaient musicalement à cette époque ont fait leur reprise bien sentie du groupe culte. J'ai trouvé ce morceau live et improbable datant de 1966 qui est une sorte de boeuf autour du tube "Green Onions" de Booker T & The MG's. C'est franchement mal joué et à côté... Mais c'est pour cela que c'est bien.
Le Velvet Underground
Nico, live
Dans le dogme rock and rollien, le Velvet Underground est intouchable. Ce groupe que quasiment personne n'a écouté à l'époque est devenu l'ultime référence pour les vrais et purs. Pour ma part, j'ai toujours trouvé cette formation new-yorkaise un poil chiante avec son univers morbide qui fleure bon les addictions et l'overdose. Bref, j'aime bien mais à petite dose et certainement pas leurs morceaux inspirés par l'héroïne. Tous les groupes de rock ont un jour emprunté au Velvet ou à Lou Reed. Par exemple, avec les Fricotins, nous avons repris "Walk On The Wild Side", bœuffé sur le riff de "Sweet Jane" et finalement adapté "I'm Sticking With You". Il me fallait donc leur rendre hommage. J'ai donc trouvé ce live de Nico, la flamboyante allemande présente sur leur premier album... Une personnalité à part qui avait une connection particulière avec la France. Voici une version du standard Velvetien "All Tomorrow's Parties" live at The Venue en 1983.
Sweet Jane
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The Creatures featuring John Cale
The Creatures est un side project de Siouxsie et de son percusionniste Budgie. La musique des Creatures est un peu plus tribale (voir urbaine) que celles des Banshees. Cette formation publiera 5 albums et une poignée de singles. En 1998, John Cale invite Siouxsie à chanter en duo sur la scène du Paradiso à Amsterdam... Ce qui lui donne sans doute l'envie d'aller plus loin lors de concerts de son groupe les Creatures partagés avec l'ex membre du Velvet Underground. A cette occasion, John Cale reprend le standard d'Elvis. Une rencontre franchement improbable mais qui finalement marche plutôt bien.
Voici Chainsaw
Chainsaw est un groupe punk belge et pionnier. Ce quatuor constitué de Micky Mike, Jerry WX, Dan Dee et Bob Seytor est originaire de Bruxelles et sort son premier (et seul e.p.) en 1977 juste deux mois après le premier single des Sex Pistols. C'est dire qu'ils sont très en avance sur leur temps. Une fois ce "See - Saw" sur le marché, le groupe se sépare. De ce split naîtra X-Pulsion, Luna Park, Streets, Contingent... Etc. On est sur du punk de base comme on l'aime avec cette reprise éclairée du Velvet Underground. "See - Saw" est le premier disque punk belge. Pour un peu plus d'infos sur ces punks belges, c'est ici !
Bibi et Sweet Jane
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Covers
J'y pensais depuis un moment... C'est maintenant chose faite. Voici une compilation regroupant 27 reprises faites par Echo & The Bunnymen et/ou Ian McCullcoch. On y retrouve toutes les covers déjà publiées plus d'autres plus ou moins rares. Au sommaire : Les Beatles, Rolling Stones, Doors, Velvet Underground, New Order, Stooges, Leonard Cohen, Lou Reed, Joni Mitchell, John Lennon... Etc, etc. On pourra télécharger cette compilation en Mp3, ici-même.
Run Run Run
Je continue ma série de reprises magnifiquement interprétées par Echo &The Bunnymen. Ce coup-ci, le groupe s'attaque au Velvet Underground toujours en y ajoutant leur "patte"personnelle !
Close My Eyes
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Stop That Noise
A l'époque, les medley de type "Stars on 45" étaient très à la mode... Du coup, on s'était dit que faire notre propre medley était une bonne idée. Sauf que c'était bien trop compliqué à jouer. C'est d'ailleurs ce qui ressort de cette captation live de "Stop That Noise" (Bibi & les Fricotins) lors d'une fête de la musique à Cachan... Dans l'ordre on y retrouve "Bo Diddey", "I'm sticking with you" (Velvet Underground), le "Batman Theme" le tout entrecoupé du refrain de la BO des Tontons Flingueurs (dont on entend un extrait au début). Injouable vraiment...
O.D. inédit !
Un rappel pour Gamine
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Le grand Lou
Ça fait un bail que je cherchais quelque chose à publier du grand Lou Reed, le papa spirituel de tous les punks et new-waveux soit par le biais du Velvet Underground soit via son répertoire solo. J'ai trouvé cette version de "Walk On The Wild Side" avec aux chœurs, deux guests d'exception : Debbie Harry (Blondie) et Grace Jones. En même temps, ça pourrait être n'importe qui d'autre... On ne les reconnait pas. On oubliera également les "virtuoses" qui accompagnent Lou et qui ont un peu trop tendance à le faire savoir (qu'ils sont des virtuoses)... Un des travers de notre héro sur la fin de sa carrière, vouloir être "reconnu" en tant que mec super balaise à la guitare et, du coup, qui avait tendance à mal s'entourer... Une fois ces petits travers oubliés, reste le plaisir de réécouter une fois de plus, ce standard incontournable que j'ai eu le plaisir de reprendre avec les Fricotins et Frank War à la fin des eighties !
Marie Et Les Garçons
Pour parler de Marie et Les Garçons, il faut revenir à Lyon au mitan des années 70, à un moment où la ville commence à bouillonner d’une énergie neuve, encore bricolée, encore maladroite, mais déjà tournée vers ailleurs. Le groupe naît d’un noyau de lycéens qui jouent d’abord sous le nom de Femme Fatale, avant de trouver sa forme définitive autour de Marie Girard et Patrick Vidal. Très vite, quelque chose se met en place qui dépasse le simple cadre d’un groupe local : une urgence, un goût pour les rythmes secs, les guitares tendues, et cette façon d’attraper l’air du temps sans chercher à le polir. On entend dans leurs premiers morceaux l’ombre portée de Velvet Underground, une élégance nerveuse qui n’est pas sans rappeler Roxy Music, et un sens du riff minimal qui fait penser à The Seeds, mais rien de tout cela n’est jamais de la citation servile : c’est plutôt un langage commun, réinterprété avec les moyens du bord et une vraie personnalité.
Le premier single, “Rien à dire”, sort sur Rebel Records, ce qui suffit déjà à inscrire le groupe dans une cartographie très précise de la contre-culture française de l’époque. Le nom du groupe, soufflé par Marc Zermati, sonne comme une évidence et installe d’emblée une petite mythologie, à la fois simple et légèrement décalée. Peu après, l’histoire prend un virage new-yorkais : le groupe enregistre là-bas et bénéficie du regard bienveillant de John Cale, ce qui n’est pas rien quand on vient de la scène française encore balbutiante en matière de punk et de new wave. Le single “Re-Bop / Attitudes” paraît alors, lié à l’écosystème de ZE Records, et cette parenthèse américaine donne au groupe une visibilité et une couleur internationale qui tranchent avec l’image souvent provinciale qu’on collait encore à la scène lyonnaise.
La suite est plus heurtée, presque symptomatique de l’époque. Le départ de Marie Girard entraîne un changement d’identité, le groupe devient Garçons et s’oriente vers une musique plus dansante, plus marquée par le disco, ce qui déroute une partie de ceux qui avaient suivi les débuts. L’album Divorce cristallise cette mue et, sans être un échec total, il laisse l’impression d’un rendez-vous manqué, comme si l’élan initial s’était partiellement dissous dans les contraintes du moment. La séparation arrive peu après, presque logiquement, et l’histoire se referme au tout début des années 80, non sans laisser derrière elle quelques disques qui continuent de circuler sous le manteau et dans les bacs des collectionneurs.
Avec le recul, ce qui frappe, c’est moins la brièveté de l’aventure que sa justesse. Marie et Les Garçons n’ont jamais été un groupe de stades ni même un groupe de charts, mais ils ont incarné un moment précis où la pop française a cessé de regarder seulement Paris pour se nourrir aussi de ses marges et de ses villes. Leur trajectoire raconte à la fois l’enthousiasme, les illusions et les virages parfois abrupts d’une génération qui découvrait qu’on pouvait faire du rock autrement, en français ou presque, avec trois accords, une idée claire et l’envie d’en découdre avec le présent. C’est sans doute pour ça que leurs morceaux tiennent encore debout aujourd’hui, non pas comme des reliques, mais comme des instantanés d’une époque où tout semblait possible, même de partir de Lyon pour aller enregistrer à New York et revenir avec des chansons qui, malgré leurs aspérités, continuent de respirer.
La disparition de Marie Girard en 1996, à seulement quarante ans, a jeté une lumière encore plus fragile et mélancolique sur l’histoire du groupe. Avec le temps, elle est devenue une figure presque fantomatique de cette scène lyonnaise de la fin des années 70, associée à une énergie brute et à une promesse restée en suspens. À l’inverse, le parcours de Patrick Vidal a pris une tournure inattendue mais finalement assez logique : il s’est reconverti en DJ et est devenu une figure reconnue de la nuit parisienne, notamment derrière les platines du Le Palace, temple éphémère mais mythique des années 80. Ce glissement du punk et de la new wave vers la culture club raconte aussi quelque chose de l’époque : la même génération, les mêmes corps en mouvement, mais d’autres machines, d’autres rythmes, et une autre façon de faire danser l’urgence. D’une certaine manière, les trajectoires opposées de Marie et de Patrick prolongent l’histoire de Marie et Les Garçons au-delà de leurs disques, entre disparition prématurée et réinvention, comme deux faces d’un même moment de bascule.
David Rosane ne sera jamais une Pop star !
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*This is Dave's 9th album as a singer-songwriter/band member:
