Voici Pigalle en live (Eurockéennes de Belfort, le Dimanche 30 juin 1991) et leur inoxydable tube "Dans Le Bar Tabac De La Rue Des Martyrs". Pigalle me fait toujours penser au camarade Pascal (qui était ? qui est un fan du groupe ?) et, également, à une sorte d'archétype de groupe alternatif qui n'hésite pas à puiser dans nos belles racines franchouill'. Pigalle a ouvert la voie à une génération de groupes comme les Orgres de Barback, la Rue Kétanou, les Hurlements d'Léo... Etc. Une mouvance que je fréquente peu... Ou pas.
Dans le bar tabac de la rue des Martyrs
Pigalle
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BB Doc
En direct de Paris et de sa région proche, voici BB Doc un groupe punk formé en 1985 qui évoluera rapidement vers d'autres horizons. Quand je parle de punk, je devrai préciser qu'il s'agit de "Oi" un sous-genre bien particulier que j'aurai du mal à qualifier. Quoiqu'il en soit, BB Doc signera chez Boucherie Productions ce qui lui permettra de sortir 3 albums de bonne facture. BB Doc est également une sorte de Who's who du rock alternatif puisque certains de ses membres participeront à d'aures aventures dont celle de Pigalle, Garçons Bouchers, Bernadette Soubirou, Wunderbach, Parabellum, Daltons... Etc. Une fois la fête finie, le groupe arrêtera au début des années 90 laissant un souvenir ému à ceux qui ont eu la chance d'assister à leurs prestations scéniques. Ils publieront également 5 ou 6 singles... Voici la face A de leur tout premier sorti en 1986.
Les Garçons Bouchers
Après avoir publié deux tîtres de Pigalle, il me fallait aborder son pendant punk, les Garçons Bouchers, l'autre formation du "Gros François". J'aimais bien leur hymne "La Bière". Voici donc une versions live et rare lors de leur passage aux Eurockéennes de Belfort, le 25 Juin 1989 !
Serial, live
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Neon Campfire, live !
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Doc Lebrun
Doc Lebrun appartient à cette frange du rock parisien des années 1980 restée en dehors des récits canoniques, ni tout à fait new wave, ni vraiment « rock alternatif », mais solidement ancrée dans un rhythm’n’blues-rock de scène hérité des circuits clubs de la fin des années 1970. Le groupe se forme en 1982 en région parisienne et s’impose rapidement comme une formation de live, écumant les salles d’Île-de-France au point d’y « faire le tour » selon ses propres termes. Cette implantation locale soutenue leur permet d’assurer des premières parties significatives pour la scène rock française du moment, notamment Téléphone, Bijou, Lili Drop ou Pigalle, ce qui situe Doc Lebrun dans le continuum direct du rock hexagonal pré-alternatif, entre pub-rock et R&B électrique.
Le nom du groupe provient de celui de son principal animateur Roland Nurbel, simplement inversé. Autour de ce noyau, Doc Lebrun développe un répertoire où la rythmique prime sur l’écriture, les paroles venant souvent s’adapter au groove plutôt que l’inverse, signe d’une culture rock anglo-saxonne revendiquée dans un contexte français encore largement dominé par la logique chansonnière. Cette orientation esthétique explique en partie leur position marginale vis-à-vis des réseaux indépendants qui se structurent alors autour de labels identifiés et d’une esthétique plus marquée par la new wave puis le rock alternatif naissant.
Un premier 45 tours autoproduit paraît en 1984 avec « Pas faites pour moi » en face A, principal témoignage discographique d’un groupe dont l’essentiel de l’activité se joue sur scène. Après avoir consolidé sa réputation dans le circuit parisien, Doc Lebrun accède à un parcours international atypique pour une formation indépendante française de l’époque, avec des concerts en Suisse, aux Pays-Bas, au Canada, en Algérie et au Brésil. Ce déploiement hors de France, rare pour un groupe de clubs sans relais discographique solide, témoigne d’un fonctionnement reposant davantage sur les réseaux de diffusion et l’échange culturel que sur l’industrie phonographique.
Un second simple autoproduit voit le jour en 1988, alors que la scène française se reconfigure autour d’une nouvelle génération plus visible médiatiquement. Doc Lebrun poursuit néanmoins son activité jusqu’au début des années 1990 avant de se séparer en 1992, refermant une trajectoire typique de ces groupes de live formés au tournant des années 1980, actifs pendant une décennie dans les circuits parallèles, mais dont la trace enregistrée demeure ténue. Resté en marge des compilations et des récits rétrospectifs qui fixeront la mémoire du rock alternatif français, le groupe ne subsiste aujourd’hui qu’à travers ses deux 45 tours et quelques archives de fanzines, dont une interview publiée en 1990 dans Bakalao qui le décrivait déjà comme « musicalement sûr » mais durablement à l’écart de la scène alternative. « Pas faites pour moi » reste ainsi la pièce centrale d’une discographie minimale et le reflet d’un versant du rock français des années 1980 où l’expérience scénique comptait davantage que la visibilité discographique.