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Dans le bar tabac de la rue des Martyrs

Voici Pigalle en live (Eurockéennes de Belfort, le Dimanche 30 juin 1991) et leur inoxydable tube "Dans Le Bar Tabac De La Rue Des Martyrs". Pigalle me fait toujours penser au camarade Pascal (qui était ? qui est un fan du groupe ?) et, également, à une sorte d'archétype de groupe alternatif qui n'hésite pas à puiser dans nos belles racines franchouill'. Pigalle a ouvert la voie à une génération de groupes comme les Orgres de Barback, la Rue Kétanou, les Hurlements d'Léo... Etc. Une mouvance que je fréquente peu... Ou pas.

Pigalle

Je me souviens d'un tremplin dans une lointaine banlieue auquel avait participé Cérémonies... Et Pigalle (ou était-ce Les Garçons Bouchers ?). Le gros François Hadji-Lazaro en salopette était monté sur scène avec son pot de fleur pour l'une de ses premières prestations scéniques avec son groupe. Il en avait profité pour jouer de plusieurs instruments bizarroïdes. Les fans de Cérémonies (dont je faisais partie) étaient venus en nombre et c'est donc assez facilement que le groupe avait fini premier devant ce qui n'était pas encore une légende de la chanson française. Voici extrait de la compilation Rock 94 (financé par le Conseil Général du Val de Marne) une version d'"Elle Glisse" présente dans une version différente sur le premier album du groupe.
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BB Doc

En direct de Paris et de sa région proche, voici BB Doc un groupe punk formé en 1985 qui  évoluera  rapidement vers d'autres horizons. Quand je parle de punk, je devrai préciser qu'il s'agit de "Oi"  un sous-genre bien particulier que j'aurai du mal à qualifier. Quoiqu'il en soit, BB Doc signera chez Boucherie Productions ce qui lui permettra de sortir 3 albums de bonne facture. BB Doc est également une sorte de Who's who du rock alternatif puisque certains de ses membres participeront à d'aures aventures dont celle de Pigalle, Garçons Bouchers, Bernadette Soubirou, Wunderbach, Parabellum, Daltons... Etc. Une fois la fête finie, le groupe arrêtera au début des années 90 laissant un souvenir ému à ceux qui ont eu la chance d'assister à leurs prestations scéniques. Ils publieront également 5 ou 6 singles... Voici la face A de leur tout premier sorti en 1986.

Les Garçons Bouchers

Après avoir publié deux tîtres de Pigalle, il me fallait aborder son pendant punk, les Garçons Bouchers, l'autre formation du "Gros François". J'aimais bien leur hymne "La Bière". Voici donc une versions live et rare lors de leur passage aux Eurockéennes de Belfort, le 25 Juin 1989 !

Serial, live

En Décembre 2010, Neon Campfire, un des groupes de David Rosane, joue dans un pub du côté de Pigalle. Pour l'occasion, je plante mon caméscope devant eux. J'en profite pour publier un extrait quelques jours après. David n'apprécie pas et me demande de retirer le clip de YouTube. Pas top, pas au niveau... Bref, je retire. Depuis quelques mois, j'essaie de remettre la main sur la vidéo. Sans succès et ce jusque j'aille refouiller dans le compte YouTube utilisé à l'époque. Je retrouve l'extrait publié et oublié. J'en extrait l'audio que je filtre, re-équalise et que je ré-injecte à l'image. Et voilà ! Je republie officiellement cette vidéo aujourd'hui ! Voici "Serial" en version live...
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Neon Campfire, live !

Sans doute, un des premiers concerts (à Paris) de Neon Campfire. A l'époque, David estimait que la qualité sonore n'était pas au top et donc je l'avais gardé pour moi. Aujourd'hui, le temps a passé et c'est en tant que document d'époque qu'il faut le regarder ! C'est toujours émouvant d'assister à un concert de David... Ici en duo et dans un bar à Pigalle !
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Doc Lebrun

Doc Lebrun appartient à cette frange du rock parisien des années 1980 restée en dehors des récits canoniques, ni tout à fait new wave, ni vraiment « rock alternatif », mais solidement ancrée dans un rhythm’n’blues-rock de scène hérité des circuits clubs de la fin des années 1970. Le groupe se forme en 1982 en région parisienne et s’impose rapidement comme une formation de live, écumant les salles d’Île-de-France au point d’y « faire le tour » selon ses propres termes. Cette implantation locale soutenue leur permet d’assurer des premières parties significatives pour la scène rock française du moment, notamment Téléphone, Bijou, Lili Drop ou Pigalle, ce qui situe Doc Lebrun dans le continuum direct du rock hexagonal pré-alternatif, entre pub-rock et R&B électrique.

Le nom du groupe provient de celui de son principal animateur Roland Nurbel, simplement inversé. Autour de ce noyau, Doc Lebrun développe un répertoire où la rythmique prime sur l’écriture, les paroles venant souvent s’adapter au groove plutôt que l’inverse, signe d’une culture rock anglo-saxonne revendiquée dans un contexte français encore largement dominé par la logique chansonnière. Cette orientation esthétique explique en partie leur position marginale vis-à-vis des réseaux indépendants qui se structurent alors autour de labels identifiés et d’une esthétique plus marquée par la new wave puis le rock alternatif naissant.

Un premier 45 tours autoproduit paraît en 1984 avec « Pas faites pour moi » en face A, principal témoignage discographique d’un groupe dont l’essentiel de l’activité se joue sur scène. Après avoir consolidé sa réputation dans le circuit parisien, Doc Lebrun accède à un parcours international atypique pour une formation indépendante française de l’époque, avec des concerts en Suisse, aux Pays-Bas, au Canada, en Algérie et au Brésil. Ce déploiement hors de France, rare pour un groupe de clubs sans relais discographique solide, témoigne d’un fonctionnement reposant davantage sur les réseaux de diffusion et l’échange culturel que sur l’industrie phonographique.

Un second simple autoproduit voit le jour en 1988, alors que la scène française se reconfigure autour d’une nouvelle génération plus visible médiatiquement. Doc Lebrun poursuit néanmoins son activité jusqu’au début des années 1990 avant de se séparer en 1992, refermant une trajectoire typique de ces groupes de live formés au tournant des années 1980, actifs pendant une décennie dans les circuits parallèles, mais dont la trace enregistrée demeure ténue. Resté en marge des compilations et des récits rétrospectifs qui fixeront la mémoire du rock alternatif français, le groupe ne subsiste aujourd’hui qu’à travers ses deux 45 tours et quelques archives de fanzines, dont une interview publiée en 1990 dans Bakalao qui le décrivait déjà comme « musicalement sûr » mais durablement à l’écart de la scène alternative. « Pas faites pour moi » reste ainsi la pièce centrale d’une discographie minimale et le reflet d’un versant du rock français des années 1980 où l’expérience scénique comptait davantage que la visibilité discographique.