J'ai eu la chance de voir 3 fois, en live, les mythiques Gun Club de Jeffrey Lee Pierce. Beaucoup moins rétro que les Cramps, ce groupe a marqué toute une génération dont ma bien modeste personne. Jeffrey est le seul musicien que j'ai vu s'excuser et sortir de scène pour aller pisser. Je me souviens très bien - aussi - de la gothique Patricia Morrison à la basse et du génial Kid Congo à la guitare. Ici il s'agit d'une prestation live du groupe extrait d'un fanzine audio datant de 1983 : "Bang Zoom Issue #3". Je n'ai pas d'infos de date ni de lieu sur cette reprise du standard de Louis Jordan via Little Richard.
The Gun Club
Une interview de Gun Club
3e extraite de la compilation K7 "Bang Zoom" #3 de1983, voici une interview de Gun Club réalisée en Février 1983. Une rareté !
Encore un inédit des Monkey Business
-
Le Diable Dans Les Bois
On ne dira jamais assez de bien du Gun Club. Voici extrait d'une obscure compilation K7 datant de 1983 une version live de "Devil In The Woods" que l"on peut trouver dans leur génial "Miami" sorti en 1982.
Gun Club, home made demo
Bon, je croyais découvrir une vraie rareté du magnifique Jeffrey Lee Pierce... En fait, le bousin est sorti de façon tout à fait légale en CD. Il s'agit de magnifiques démos enregistrées à la maison dont ce "John Henry" cher à mon cœur. Donc rien d'inédit ou de rare, juste du beau et du sensible ! Et bien sûr, si on aime et on n'hésitera pas à acheter le CD qui va bien.
The Blasters
Au tournant des années 80, alors que Los Angeles bruisse encore des secousses du punk et de ses prolongements les plus fiévreux, un groupe de Downey s’emploie à rappeler que la musique américaine ne commence ni avec les Ramones ni avec MTV. Formés en 1979 autour des frères Phil et Dave Alvin, épaulés par le bassiste John Bazz et le batteur Bill Bateman, The Blasters surgissent sur la scène californienne avec un programme simple et presque anachronique : jouer, à très haut volume et sans vernis nostalgique, un mélange organique de rhythm’n’blues, de rockabilly, de country et de blues, qu’ils baptisent sans détour « American Music ». Dans les clubs de LA où se croisent punks, rockab’ et amateurs de roots, leur réputation se forge d’abord sur scène : tempo implacable, guitare tranchante, voix râpeuse de Phil Alvin et science déjà redoutable de l’écriture chez Dave Alvin, qui aligne des chansons semblant sorties d’une Amérique mythique mais bien réelle, faite de radios frontalières, de Cadillac poussiéreuses et de nuits sans retour.
Leur premier album American Music (1980) pose le manifeste, mais c’est surtout le suivant, The Blasters (1981), qui cristallise l’instant : un disque tendu, direct, où « Marie Marie » et « Border Radio » sonnent comme des standards exhumés plutôt que composés. Contrairement à beaucoup de groupes du revival rockabilly de l’époque, The Blasters ne jouent pas à se costumer en années 50 ; leur musique est contemporaine, nourrie de l’énergie punk et de la conscience historique du folk et du blues. Cette position singulière les place au croisement de plusieurs scènes : ils partagent l’affiche avec X ou The Gun Club, croisent Los Lobos, et deviennent une référence pour toute une génération qui, de la Californie aux circuits alternatifs américains, cherche une voie entre tradition et urgence électrique. Évidemment, si je suis fan de X et de toute la scène de Los Angeles, les Blasters me font un effet tout particulier puisqu'ils renouent avec le rock and roll originel que j'ai toujours vénéré ! Leur passage dans le film Streets of Fire en 1984, où ils incarnent un groupe de bar devant un public de bikers, n’est pas un clin d’œil mais presque un documentaire : c’est exactement là que vit leur musique, dans ce territoire interlope entre mythe américain et culture underground.
Les albums Non-Fiction (1983) et Hard Line (1985) prolongent l’élan avec une production plus large, mais l’équilibre initial commence à se fissurer : Dave Alvin, principal compositeur, s’éloigne peu à peu, avant de quitter le groupe en 1986 pour une carrière solo qui fera de lui l’un des grands conteurs de l’Americana moderne. La première période de The Blasters se referme alors, laissant derrière elle une poignée de disques qui n’ont jamais vraiment cherché le succès massif mais ont profondément marqué la cartographie des musiques américaines alternatives. Dans les années 80, alors que l’industrie redéfinit le rock à coups de synthés et d’images, eux réaffirment qu’une autre modernité est possible : celle qui consiste à rejouer le passé au présent, sans fétichisme, jusqu’à ce qu’il redevienne dangereux.
Aujourd’hui encore, leurs chansons circulent comme des classiques sans âge dans les répertoires roots, cowpunk ou alt-country, et l’on retrouve leur empreinte chez des artistes aussi divers que Dwight Yoakam ou toute la scène Americana des décennies suivantes. Mais c’est peut-être sur leurs enregistrements live du début des années 80 que l’on mesure le mieux ce qu’était The Blasters : non pas un groupe revivaliste, mais un groupe de rock’n’roll américain au sens le plus large et le plus littéral, celui qui relie les juke-joints du Sud aux clubs punk de Los Angeles. Dans cette continuité souterraine que documente Bouloup, ils occupent une place particulière : celle d’un pont tendu entre la mémoire et l’électricité.
Pour l'Exemple
Car Pour l’Exemple ne se pense pas uniquement comme un groupe de rock. À l’image de Guerre Froide auparavant, les concerts sont conçus comme des expériences visuelles : projections de diapositives, images fragmentées, fanzines distribués lors des prestations. Le fanzine Interprétation subjective, édité et diffusé à l’occasion des concerts, prolonge cette volonté de ne pas séparer musique et iconographie, son et sens. Le groupe se situe dans une approche engagée, sans militantisme revendiqué, où la musique est avant tout un vecteur d’images mentales. Les textes, écrits et chantés en français, abordent l’amour sous un angle douloureux, l’enfance comme territoire ambigu, la violence latente des relations humaines. Certaines influences littéraires sont explicitement revendiquées, notamment J. G. Ballard, dont l’univers résonne avec cette fascination pour les paysages mentaux et les dérives modernes.
Le Blue Train Choir, acte 2
-
Dazibao
Formé à Paris en 1982, Dazibao est un groupe emblématique de la scène post-punk française des années 80. Porté par Jamil Saiarh, chanteur franco-marocain chantant en arabe, français et anglais, le groupe mêle dès ses débuts new wave, sons industriels et instruments traditionnels (épinette hongroise, bombarde). Un cocktail audacieux qui se démarque sur le premier 45 tours, sorti chez Mr. Vinyl Records.
Avec l’arrivée du guitariste Lucas Zabojnik, le son s’étoffe et prend un virage plus sombre, dans la lignée de Joy Division ou du Gun Club. Dazibao enchaîne les concerts et sort trois albums marquants : Les Musiques de la honte (1987, V.I.S.A.), Amok (1988), produit par Éric Débris et Shems/Soleil (1991, Bondage/Zelig).
Le groupe tourne en France, mais aussi en Allemagne, Yougoslavie, Italie, Belgique et Canada, partageant parfois l’affiche avec des pointures comme The Fall. Malgré une reconnaissance critique solide, le succès commercial reste modeste, et Dazibao se sépare en 1993.
Certains membres poursuivent l’aventure musicale : Jean Zundel fonde Youpi Youpi Yeah avec Joe Hell d’Oberkampf, Paul Dufayet de la Tour rejoint Kni Crik, et plusieurs d’entre eux rejouent ensemble dans Marécage.
En 2010, Infrastition rend hommage au groupe en sortant un coffret intégral de leur discographie, rappelant à quel point Dazibao reste une pierre angulaire du post-punk hexagonal, à (re)découvrir d’urgence. Voici un premier extrait de leur 1er album !
Devil In The Woods
"Devil In The Woods" est un des grands moments de l'album Miami du Gun Club sorti en 1982. Voici une version un peu différente de cette chanson extraite de la compilation "Keats Rides A Harley" datant de 1981. Cette version est produite par Vitus Mataré qui était le clavier de The Last un génial groupe garage de Los Angeles. Il semblerait que Vitus soit, depuis, devenu architecte.
Jeffrey Lee Pierce, poète !
Voici extrait d'une obscure compilation américaine, deux très courts poèmes du très torturé Jeffrey Lee Pierce. Plutôt intéressant (même si Miles Davis n'a jamais joué de saxophone) ! Voici 2 documents (mis bout à bout) qui viennent enrichir ce que j'ai déjà publié de Jeffrey et du Gun Club (écoutable ici-même).
Jean_Marc et ses copains live !
Le 27 juin dernier avec notre super label nous organisions un concert au Klub. David Rosane et Duke ont ouvert les festivités. J'ai beaucoup parlé de David avec Seaton, Monkey Business, Stereo Child, Neon Campfire, David & Lucy, OD, Not Your Animal.... Etc. C'était son premier live avec ce duo qui se situe quelque part entre americana roots et Gun Club déglinguos... Très cool. Demolition Party a enchainé dans une configuration garage et en trio. Leurs chansons sont exceptionnelles même jouées au kazoo ! Enfin Jean_Marc a cloturé cette soirée. Pour l'occasion, j'ai ouvert le concert avec la reprise de Michel Kricorian que nous avons publié il y a quelques mois. Brigitte Marjo était vraiment en forme et nous avons joué pour la première fois "Désastre" qui sortira bientôt en single. Super soirée ! Merci les copains...
The Jesus And Mary Chain
Quand "Pyscho Candy" est sorti en 1985, ça a été un véritable choc. Le "vrai" rock, celui des Cramps ou du Gun Club, pouvait également venir d'Angleterre. J'ai, bien sûr, tout de suite accroché sur The Jesus And Mary Chain même si je n'ai pas acheté, au fil du temps, l'intégrale de leur discographie. Mais ce premier album, je me souviens l'avoir trouvé d'occasion à la libraire Parallèles et avoir été subjugué par un son unique et la qualité des compositions. Il m'aura fallu attendre 2024 pour les voir, enfin, en concert... Puisqu'en mars prochain, j'irai les voir à Paris à l'occasion de la sortie de leur nouvel album. En attendant, voici une cover live de Bo Diddley qui me tient à cœur puisque nous la reprenons à notre sauce avec mon groupe adoré Jean_Marc... Le son gothique en moins !
David Rosane ne sera jamais une Pop star !
OFFICIAL BIOGRAPHY of ZOO
CONTACT: DavidRosane@gmail.com
*This is Dave's 9th album as a singer-songwriter/band member:
