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Le cas Gainsbourg

Je voulais aborder Serge Gainsbourg depuis un moment. D'abord parce que toute une génération de groupes et artistes (comme Bijou ou Etienne Daho) ont largement milité pour son retour en grâce. Moi-même, à mon tout petit niveau, j'ai repris "Contact" et "Les Papillons Noirs". Ensuite, parce que malgré ce qui se dit, on trouve dans son répertoire... Le pire comme le meilleur. Par exemple... On lui doit des tubes comme "Sea Sex and Sun" ou "Le Chevalier Blanc" voir "Un Jambon, Un Violon" et d'un autre côté "Requiem Pour un Con", "Initiales B.B." ou "Aux Armes Et Caetera". Justement ce dernier tître et l'album dont il est extrait est - sans discussions possibles - le meilleur disque de reggae en français jamais enregistré. Alors pourquoi en avoir fait une version funk lourdingue (comme tout son poussif dernier album "Love On The Beat") lors de sa dernière tournée ? Peut-être parce que notre génie national n'avait pas le sentiment d'avoir composé l'ultime tube reggae en français... Tant sur la forme que sur le fond. Et c'est peut-être ça qui est beau chez lui... Ne pas avoir eu conscience de sa réelle grandeur. Cette version d'"Aux Armes Et Caetera" n'apparait pas sur son dernier album live datant de 1985. Et c'est sans doute mieux ainsi.

Contact, l'instru.

Dans leur premier album, les Nouveaux Monstres s'attaquent à Contact, un classique de Serge Gainsbourg écrit en 1967 pour Brigitte Bardot. Dans la version finale, seule la voix de Franck War a été ajoutée. Il s'agit donc de la version instrumentale. On notera l'utilisation d'un sample (bruits de bouches croquant du pop-corn) extrait d'un disque de bruitages d'halloween produit par Walt Disney et qui est symptomatique des Monstres. Cette reprise a été sélectionnée par Nova comme étant une des reprises les plus bizarre du maître Gainsbourg.

Je suis réel !

Je continue de publier des morceaux extraits du live des Dogs au Palace, le 15 Avril 1982. Ce concert a été diffusé sur Radio 7 d'où le jingle que l'on entend au tout début du morceau. Ce tître est extrait de leur album "Different" de 1979. Apparemment, c'est Jim Valley qui est l'auteur de "I'm Real" plus connu pour avoir été le guitariste de Paul Revere & the Raiders. On connaît la passion des Dogs pour le rock "garage" américain. Ce tître semble être un passage obligé pour le groupe puisqu'il est déjà présent en version live dans la compilation "Frenchrockmania" (surtout connue pour le duo Bijou/Gainsbourg). 
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Bashung au Casino de Paris

Le Mercredi 26 Janvier 1983, Alain Bashung joue au Casino de Paris son "Play Blessures" (co-écrit avec Gainsbourg). Ambiance sombre et rock and roll. J'y étais. Mon amie Pascale de Laubier, à qui on doit ce magnifique cliché, aussi !
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Staff

Staff naît en 1985 à Beauvais autour de Rachid Cherfaoui au chant et à la guitare, Dominique Paul à la guitare, Thierry Rouillard à la basse et Stéphane Amédée à la batterie, avec dès l’origine un cinquième membre à part entière, Thierry Fraigneux, manager du groupe. Les premières répétitions se déroulent dans les sous-sols d’une école maternelle désaffectée à Goincourt, cadre parfait pour poser les bases d’un répertoire mêlant compositions personnelles et reprises choisies, de Bijou aux Who, de Lou Reed à Gainsbourg, dont une version de « Je suis venu te dire que je m’en vais » circule encore aujourd’hui.

Les concerts commencent dès la fin de l’année 1985 et, à partir de mars 1986, s’intensifient grâce à la création de l’association beauvaisienne Magic Rock, qui structure une scène locale alors en pleine effervescence. Staff participe à la scène ouverte du Printemps de Bourges et partage l’affiche avec les Toulousains des Surrenders à Beauvais, affirmant peu à peu une identité scénique où l’énergie rock se combine à un sens de l’humour bien assumé. L’année 1987 marque un premier tournant décisif avec la victoire du groupe lors de la finale nationale du Circuit Rock Universitaire. Cette reconnaissance leur ouvre les portes du studio et débouche sur l’enregistrement de leur premier 45 tours, « Juste partir ailleurs », contenant les titres « Sans rien dire » et « Suzy Lou ». La pochette, à l’image du groupe, reflète un esprit décalé et sans prétention. Un clip de « Sans rien dire » est même tourné pour l’émission Décibel en octobre 1987, non sans une erreur mémorable puisque Staff y est présenté comme un groupe de Cambrai.

Les années suivantes voient le groupe multiplier les concerts en France, avec notamment un passage au Golf Drouot et une tournée en Bretagne. Mais c’est à la toute fin des années 1980 que l’histoire de Staff prend une dimension inattendue. Des rencontres amicales les mettent en relation avec Andy Rabe, qui devient leur manager pour l’étranger et leur ouvre les portes de l’Allemagne. S’ensuivent des tournées régulières outre-Rhin, dans des festivals et des salles de villes comme Dortmund, Essen ou Bochum, ainsi que dans l’ancienne Allemagne de l’Est, jusqu’à Berlin, à peine un an après la chute du Mur. Cette aventure allemande, encore trop rarement évoquée lorsqu’on parle de groupes français de cette période, joue un rôle déterminant dans la suite de leur parcours.

À Bochum, Staff attire l’attention du label allemand Sound Factory, qui leur propose un contrat en 1990. Un premier titre, « Milk Shake », paraît sur la compilation Total Fatal Vol. 1, puis un 45 tours est publié pour faire patienter le public en attendant un album. Dans le même temps, le groupe participe en septembre 1990 à la finale du tremplin Yamaha au Casino de Paris. Arrivés seconds derrière les Dirty Rats Rappers, les Niçois, ils manquent de peu le voyage au Japon, mais ce classement leur permet d’investir dans du matériel et de renforcer leur dispositif scénique.

C’est finalement en décembre 1990 que sort le single qui reste aujourd’hui le plus souvent associé au nom de Staff, avec les titres « Civilisés » et « S.T.A.F.F. ». Ce 45 tours, annonciateur d’un premier album qui ne verra jamais vraiment le jour, vient clore une trajectoire dense, faite de concerts, de rencontres et d’allers-retours constants entre la scène locale et des horizons plus lointains. À travers Staff, c’est tout un pan du rock français des années 1980 et 1990 qui se dessine, celui de groupes investis, mobiles, parfois reconnus loin de chez eux avant de l’être à domicile, et dont il reste aujourd’hui quelques disques, des affiches, des photos et surtout une histoire qui mérite d’être racontée.

These Hills

Encore une démo faite à la maison (dans la cuisine) de David Rosane. Les accords du début ne sont pas sans me rappeler ceux de "Bonnie & Clyde" de Gainsbourg. Mais là s'arrête la comparaison. On notera également la présence du fils de David dans le fond ! Fait à la maison, on a dit !
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Contact

Chanson composée par Serge Gainsbourg pour Brigitte Bardot, cette reprise a permis aux Nouveaux Monstres d'être programmé sur Nova, lors d'une émission spéciale sur le grand homme. Pendant ce show, la radio diffusa les reprises les plus étranges. Là, c'est Frank War qui s'y colle rendant l'ensemble un poil décalé. Bien sûr, on se souvient de la reprise de Jad Wio, mais là on est ailleurs... De l'électro low-fi avec un sample extrait d'un vynil Disney pour enfants spécial Halloween. Bref, les Nouveaux Monstres  ! 
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Les Wedding Singers

Quand en 2003, nous décidons de nous marier... Nous nous posons la question d'un souvenir à offrir à nos invités. Passionné de musique, ma future femme me souffle l'idée d'offrir un disque à nos convives. Pour pousser l'affaire un peu plus loin, nous décidons de faire participer nos témoins et d'en profiter pour faire quelque chose tous ensemble. L'ami Antoine se transforme en producteur multi-instrumentiste et nous choisissons deux reprises : "les Papillons Noirs" (Gainsbourg via Bijou) et "On ira tous au Paradis" (de Polnareff bien sûr). Voici donc une autre version de cet enregistrement par ce collectif spécial mariage que nous avons judicieusement appelé les "Wedding Singers". Je me souviens que nous avions enregistré dans la maison d'Antoine, deux par deux et que pour faciliter le chant, nous avions coupé toute une partie de la chanson (dont une sorte de pont inchantable qu'il y a dans ce chef d'œuvre). 17 ans après, nous sommes toujours mariés... Mais Antoine et Catherine se sont séparés, Alexandra et Oliver sont en instance de divorce, Véronique et Yann ont divorcé, Marjorie et Christophe ont également divorcé... Seul l'ami Jean-Yves est toujours marié avec Christelle et le camarade Bebear (par contre) s'est marié en Chine. Enfin, Willy...  n'est pas marié et vit avec son amie. Aujourd'hui, s'unir se n'est plus forcément pour la vie. On pourra écouter ici-même les "Papillons Noirs" chantée par Alexandra et moi-même. On pourra écouter la version complète de "On Ira Tous Au Paradis" ici-même. Voici et pour finir, la version acappella.
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Harley Davidson

Je me souvenais que les Désaxés (comme les Innocents ou Gamine) jouaient en live le standard de Gainsbourg écrit pour Brigitte Bardot. J'étais donc content de tomber sur cette version "brute de fonderie" lors d'un concert du groupe le 6 Juillet 1985 à Vendôme.

Les bras croisés

Extrait du 3e CD des Nouveaux Monstres (Rock n'importe quoi), voici les "Les bras croisés". Ce tître ressemble à une chanson de Gainsbourg. C'est bien sûr involontaire. Cette composition repose sur un sample extrait d'une classique d'Erma Franklin qui sera un tube pour Janis Joplin : " Piece of my heart". Il s'agit, juste, de quelques mesures de l'introduction sur laquelle les Monstres ont rajoué un autre sample, cette fois-ci réalisé par Yannick à la basse. Yannick ex Fricotins, Monkey Business, Manchester, Blade... Etc.  Beaucoup d'instruments ont été également ajoutés dont du Mellotron. L'instrument fêtiche des Beatles dans "Strawberry fields forever". Le résultat est assez compact et a demandé beaucoup de travail... Le visuel qui illustre la vidéo est extrait de la pochette du disque et a été réalisé par Marc-André.
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Les Wedding Singers, disque de mariage !

"Enfin ce jour est arrivé. Ce samedi 24 Mai 2003. Après quelques mois d'organisation, d'invitations, d'idées perdues et d'autres retrouvées. Vous êtes tous là. Comment vous remercier ? Des dragées peut-être ? Top classique pour vous les gars ! Nous aimerions vous offrir quelque chose qui reste. Voici donc deux chansons." Extrait d'un single pressé en 100 exemplaires voici une reprise de Gainsbourg, via Michelle Arnaud et Bijou. Le morceau est produit et joué par Antoine L, au saxophone, Jean-Yves et au solo/disto, Yannick. Un beau souvenir pour le mariage d'Alexandra et Marc-André.
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Une version inédite de Contact

Voici une maquette de travail des Nouveaux Monstres, il s'agit de "Contact" sans le chant de Franck. On y découvre certains détails musicaux qui ont disparus au mixage. Un hommage du groupe à la Bardot des 60's et à Serge Gainsbourg !
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Ma P'tite Lampe (original mix)

Extrait du 1er Cd des Nouveaux Monstres (publié en 1996), voici "Ma P'tite Lampe". Ce matin, en surfant sur internet, j'ai été heureux de découvrir  qu'un p'tit malin vend 50 euros (sur Price Minister) ce premier opus. Un des arguments de vente sont les reprises de Johnny et de Gainsbourg présentes sur le cd. Il y a quelques temps j'ai publié un mix un peu plus "hardcore" de ce morceau emblématique.
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Les Etc's live au Pancrace

Autre document ultra rare, voici les Etc's live au restaurant le Pancrace à Boulogne. Du temps où Franck, Pascal et toute la bande travaillait chez Bleu Petrol, à Boulogne, leur repaire s'appelait le Pancrace et se trouvait rue d'Aguesseau pas très loin du studio. Ici dans ce petit film, on retrouve les Etc's lors d'une fête de la musique, interprétant (pour ce que j'ai reconnu) "Late Nite City" des Comateens, "Choci Loni" des Young Marble Giants, une compo originale "Traci Lords", "Les papillons noirs" de Gainsbourg et en rappel "Walk on the Wild Side" de Lou Reed avec Franck War en guest star. Si on est observateur, on reconnaîtra certaines "figures" du Pancacre, son patron, la sœur du patron... Etc. Une vraie tranche de vie que je situerai aux alentours de 1990. Mais là, je ne suis vraiment plus très sûr !
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Nouveaux Monstres sur Radio Nova

Lorsque le fameux Jean Croc diffuse sur Radio Nova "Gainsbourg Par Les Autres" soit une heure de covers et de reprises étranges du grand Serge... Les Nouveaux Monstres sont, bien sûr, de la sélection avec leur étonnante cover de "Contact". Leur reprise est loin de tous les clichés néo-sixties qu'évoque généralement ce monument pop français créé par Bardot et sublimé par Jad Wio. Bien sûr c'est Frank War qui est au chant.

Je chante dans les Glaviots (3)


Voici ma seconde participation à la Revue Thésaurus (n°2) du camarade Claude Picard. Après avoir évoqué par le détail la saga de Cérémonies, il m'est apparu comme une évidence que je devais parler de ma propre carrière musicale. Dont acte. Voici ce que je lègue à mon prochain, soit tout mon héritage artistique. 

Bruno, sans doute tombé dans l’alcool (et peut-être amoureux de David), avait des accès de n’importe quoi et pliait (parfois) ses voitures en sortie de répétition… Puis, il disparaissait dans la nuit. Sa fiancé, médecin du travail, m’appelait, désespérée, vers 3 heures du matin en espérant le retrouver. Bruno me pensait bien trop gentillet pour le poste de lead guitariste et parfois me le faisait savoir plus ou moins violemment. Aujourd’hui encore, au détour d’un cauchemar, Bruno m’apparaît. Il est le gardien de mon enfer personnel. David, le chanteur américain, mélangeait whisky et Lexomil et se prenait parfois pour une rock star. Il tapait (un peu) sur les nerfs des techniciens, lors de nos concerts. Un jour, après un concert tellurique, au Plan à Ris-Orangis, le patron de lieux nous a maudit jusqu’à la 5e génération et bannit à jamais du lieu. Trop de bruit et trop de David. Il en a été également ainsi pour le groupe de hard rock en Spandex avec qui nous partagions, ce soir-là, l’affiche. David leur avait emprunté un ampli. tout neuf, acheté la veille et s’était mis en tête de tester les limites de sa puissance. En une demi-heure, il avait rodé la bête et à la fin du set, l’amplificateur n’émettait plus qu’un vague bruit blanc. Ma mère que j’avais invité à ce concert (et qui avait eu le courage de venir), a décrit notre musique comme « tragique ». C’était assez juste. Sandy (la femme de David et manageuse/choriste) pleurait beaucoup et serait bientôt diagnostiquée schizophrène avec de fréquents passages en HP. Yannick balançait sa basse et quittait parfois les répétitions pris d’une rage incontrôlable. Le gars Yannick était, à l‘époque, un peu tendu et je me souviens avoir été à ses côtés, lorsqu’il bloqua les 4 voies du périphérique (en garant son camion de travers), un samedi vers 14h, pour faire sa fête à un type qui lui avait fait une queue de poisson. Yannick, lui non plus, fallait pas lui casser les pieds. Depuis, il s’est considérablement assagi et continu d’hanter les studios, guitare électrique à la main.

Nous nous aimions, nous nous détestions. Difficile de discerner la limite entre les deux. Nous étions, en tous cas, un vrai gang. Et puis un jour, au bout de 5 intenses années d’espoir et d’efforts, ce fût le bar pourri de trop (aux Halles, à Paris). L’organisation catastrophique nous a demandé de jouer après un handicapé (au demeurant guitariste) qui n’était pas prévu au programme. Cela voulait dire finir à point d’heure et surtout n’avoir que 3 personnes devant nous. Je travaillais le lendemain. J’ai craqué. J’ai refusé de jouer et c’était terminé… C’était le prétexte que nous attendions tous et surtout David. Lui avait commencé à répéter en secret avec d’autres musiciens et planifiait son départ du groupe. Ce fut comme une rupture, une séparation amoureuse… Presque un adultère. Beaucoup de douleur et de rancœurs. Une longue gueule de bois. Ce qui était un domaine réservé au plaisir était devenu un travail et une peine : 2 répétitions par semaine, la promo, la com, transporter le matos, supporter les égos, fréquenter des amis qui au fond ne l’étaient pas… etc. J’en ai presque oublié de travailler et de mener ma carrière de graphiste. Là, le travail fût ma planche de salut.

Après quelques années de vide musical, j’ai finalement décidé de ne plus m’embêter et surtout de ne plus jouer avec des psychopathes et ce quelque soit le projet. J’ai rejoint le nouveau groupe de Yannick : Blade. C’est sans doute ce que j’ai fait de mieux à la guitare. Nous avons fait quelques concerts (dont un très bon, à la Flèche d’Or) et une démo où David, ancien Monkey Business, est venu chanter sa seule compo. en français, ever. La batterie et le chant étaient assurés par une sorte de consultant /espion qui travaillait pour les Services de Renseignement Français. Parallèlement, j’ai commencé à répéter avec Jean-Yves, mon ami de toujours, seul vrai musicien que je connais qui sait lire et écrire la musique. Nous avons fait de la musique électronique grâce à Cubase et sans se donner de limites, le tout à grands coups de sampler. Du mambo, de l’impro, de l’électro, du n’importe quoi, nous nous sommes tout permis et j’ai un peu laissé tomber la guitare. Bien nous en a pris puisque Canal Plus nous a inclus dans une compilation thématique liée à leur Nuit des Extra-terrestres. Radio Nova nous a programmé lors de leur hommage à Gainsbourg et nous étions en « heavy rotation » sur les radios universitaires québécoises. Pour l’occasion l’inoxydable Franck chantait sur nos compos et reprises. Pour finir le chapitre « Nouveaux Monstres », après 2 CD diffusés (dont 1 interactif), nous avons travaillé sur un enregistrement qui nous a demandé beaucoup trop d’efforts : 2 années de préparation et de composition, 15 jours de studio, un guitariste, une section de cuivre, un percussionniste, de l’accordéon, des cuivres, des chœurs… etc., etc. Mon « Smile » personnel quoi (les fans des Beach Boys comprendront). J’ai même écrit toutes les paroles des chansons. Une fois le mix terminé, j’avais un sentiment d’écœurement solidement chevillé au corps qui me reprend à chaque écoute du CD. J’étais lessivé et je n’ai même pas pu faire de promo. Les CD sont restés en caisse. Mais, Peut-être qu’un jour, sait-on jamais !

Aujourd’hui, je joue toujours, mais mon futur musical est derrière moi. Un de ces quatre, je referai de la scène, du moins je l’espère. Parce que c’est là où ça se passe. Je garde plein de bons souvenirs de ces années qui alimentent, encore aujourd'hui, mon imaginaire et ma créativité : notre entrevue avec le label New Rose, le live à Radio France dans le studio 113, les bœufs avec les Bonaparte’s ou les Stunners. La première partie du guitariste de Rory Gallagher, le retour de notre mini-tournée bretonne où j’ai croisé Link Wray a une station-service (avec Vincent Palmer), le CD des Nouveaux Monstres présenté à Nulle Part Ailleurs, « So Alone » des Monkey Business qui me donnait une joie sans égal à chaque fois que nous la jouions, ma propre version de Louie Louie (avec mes lyrics) par les Nouveaux Monstres, Jean-Yves mangeant son cassoulet avant un concert au Cadran, ce spécialiste du contrepoint qui fût clavier chez les Monkey (et qui avait joué avec les Toys Dolls), l’écho à bande emprunté au groupe Dolly qui enregistrait en même temps que nous, la musique d'un CD-Rom éducatif pour enfants (commandé par Michelin), l’expander également emprunté à Manche de Raquette, Daniel - notre ami trompettiste - qui joue sur le premier Nouveaux Monstres (mais qui, malheureusement, n’est plus là aujourd’hui), ma première « belle » guitare électrique ramenée des USA, un concert apocalyptique sur une plage espagnole (avec un groupe éphémère : une moitié de Cérémonies + une moitié de Fricotins)… Etc.