C'est l'Hiver !

Voici un morceau des Chinaski's que je n'avais jamais entendu. Avec la distance, j'y trouve un certain charme pop et j'aime (toujours) beaucoup l'écriture de Franck. Une autre vraie réussite ! La photo qui illustre la vidéo a été prise par la maman de Marc-André, le 27 Janvier 1995, au Caveau. Il s'agit, bien sûr, d'une prestation live des Chinaski's lors de la fameuse "Pif Party" dont je vous reparlerai un de ces 4 ! Au premier plan, Pascal B. à la guitare, derrière Christou à la batterie et sur le côté, Franck !
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Le plus grand succès des Nouveaux Monstres

Voici, extrait de la compilation "Musiques Martiennes", sortie en 1998, le morceau "Appolo's Mood". Cette compilation est devenu un collector dont la côte moyenne est de + ou - 70 euros d'après ce site. C'est, en tous cas, un honneur pour les Nouveaux Monstres de se retrouver entre Dalida et Brigitte Bardot. Cette compilation a été éditée à l'occasion de la Nuit Extra Terrestre sur Canal Plus !
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Je suis en feu !

Voici, extrait d'une des démos de Blade, "I'm on fire". Soit la version originale, du tître "La main, le feu" chanté par David Rosane (que l'on peut écouter ici-même). Dans cette première ébauche, c'est Yannick qui chante et les guitares sont beaucoup plus péchues. La structure du morceau est un poil différente ! Le visuel qui illustre la vidéo est un flyer pour un de leur concert (avec Paf le chien)...
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Liliane, dans un autre style !

J'ai rencontré Liliane Tilier, il y a une dizaine d'années. C'était dans le cadre du travail et après avoir sympathisé nous avons beaucoup échangé quant à sa passion pour la chanson. Et plus particulièrement celle née à St Germain des Près... Il se trouve que j'ai été biberonné aux Frères Jacques et à Mouloudji (ou Boris Vian. Bref), de fil en aiguille, nous lui avons proposé un visuel pour son CD. Liliane n'est pas une bouloupienne à proprement parlé, mais sa passion l'en rapproche. Un poil anachronique comme peut l'être le rock alternatif... Voici Liliane Tillier !
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David Rosane, the accoustic way (2)

Autre inédit retrouvé dans mes archives, une version sans piano ni chœurs de "Bates Motel" extrait des Bunny Tracks. Album que vous pouvez écouter/acheter ici-même. Comme pour mon post précédent, cette version me touche par sa sobriété.
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David Rosane, the accoustic way...

Allez, petit inédit de derrière les fagots. Voici un morceau que j'adore mais dont je ne connais pas le titre exact. Je l'ai donc intitulé "Singing till the end" en attendant d'avoir confirmation par l'auteur, interprète et arrangeur. Ce tître enregistré à Basement (avant les Bunny Tracks de Neon Campfire) est ce que j'avais en tête depuis longtemps. David Rosane, près de l'os, comme il sait si bien faire. L'image sur la vidéo a été prise pendant ces sessions par Marc-André.
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Monkey Business en répétition

Voici un autre document rare, les Monkey Business en répétition dans ce studio qui était près de la Place Gambetta, à Paris. Malheureusement, j'ai oublié son nom. A la fin, on aperçoit Jean-Yves (qui joue du synthétiseur saxo sur ce "So Alone") et Daniel. Daniel était trompettiste et malheureusement nous a quitté dans des circonstances plus que tragiques. Too bad. Sandy est aux chœurs et, à l'époque, n'avait pas encore été diagnostiquée schizophrène. Elle était la femme de David et ont depuis divorcé. La présence de Jean-Yves et Daniel nous indique que le groupe devait répéter un concert : Le Cadran ou bien le Gibus !
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David Rosane in the studio

Voici quelques clichés de David R. réalisés aux studios Basement lors de l'enregistrement des CD de Neon Campfire. Ces photos sont de Marc-André et sont inédites !






J'ai une surprise pour toi !

Extrait du 2e CD des Nouveaux Monstres, voici "Allo Mimi". Ce morceau a été réalisé à partir de bouts d'enregistrements récupérés sur un répondeur. On y raconnaît Frank War, Laura T. et bien sûr Jean-Yves. Ce tître a été mixé aux Twins Studios...
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Le Nouveau Nouveaux Monstres

Petite promo. remontant à la sortie du 2e CD des Nouveaux Monstres ! On y retrouve l'humour potache si cher au dynamique duo !


Cérémonies, la Nuit !

Voici un morceau de Cérémonies, dernière période, aux accents militaires... du fait de la batterie de Bruno (un poil martial à certains moments) ! Encore un très bon morceau que j'ai beaucoup de plaisir à réécouter. La photo qui illustre la vidéo est une photo de Gordon en pleine action ! Bouloup...
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La promo d'Antoine !

Au début des années 2000, Marc-André a beaucoup œuvré pour Antoine Lauth. Voici quelques flyers et autres affiches !



Un morceau de 59 secondes

Pour pouvoir est inclus dans une compilation américaine très underground, il fallait produire un morceau de 59 secondes (pile poil). Ce que firent les Nouveaux Monstres. Ce "59" est un remix des jingles réalisés pour le CD-Rom Michelin (voir post précédent). Une sorte de remix où l'on reconnaît des samples extraits d'un morceau de Michel Legrand. Cette compilation a-t-elle été pressée ? Nul ne sait ! Mais il reste 59 secondes !
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L'ouïe L'ouïe (version Jean-Marc)

Ce qui rend les filles jolies
Ce qui rend les hommes sexy
Ce qui donne un sens à ma vie
C'est grâce à ça que j't'entends
dire "oui !"
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Ronde (comme une queue de pelle)

J'me noie dans un verre
Et je plonge dans tes yeux
Je bois à tes absences
Et je roule par terre
Sur cette terre ronde
Comme une queue d'pelle
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Pour Toi, les Nouveaux Monstres

Ce baiser nous unit pour l'éternité,
Et si tu devais l'oublier
Nos corps enlacés
Se rappeleraient à ton souvenir
Cette chanson est pour toi
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Olivier + David = OD

Voici "In Time" extrait du CD d'OD "Artificial Stupidity", un duo composé de David Rosane et d'Olivier Furter. Un américain et un suisse pour une musique entre folk et électro. L'album est toujours en vente, on peut se le procurer ici-même. Sur le site de l'éditeur (French fries publishing), on trouve une très bonne critique de Rakel Saetre : " o.d. est une overdose d’Oliver et de David, de jeux basés sur l’érudition musicale et le vécu de ces deux quatragénaires expatriés à Paris. Ce duo américano-helvétique a travaillé pendant des années sur ce projet qui a pris le temps de mûrir comme un bon vin. David Rosane, beau brun sauvage et ténébreux, est un ornitologue américain qui lutte pour les animaux sauvages de New York et qui a créé un CD des chants sacrés des indiens et des oiseaux d’Amazonie. Il écrit les paroles, chante et joue de la guitare tandis qu’Olivier Furter, l’étroit Suisse, gérant de Basement Studios dans le 9e, grand brun lui aussi, s’occupe des lignes de basse et des samples.  Sur “artificial stupidity" David chante d’une façon décontractée et trainante, souvent parlée. Sa voix grave et rauque est flemmarde et dégage beaucoup de vécu et de whisky. Elle chuchote des paroles secrètes, des confidences rebelles et enfumées tel Lou Reed dans “Walk on the Wild Side”. Les paroles, surréelles et samplées expriment un certain mépris envers les effets de l’urbanisme - “the city is psyche baby” – et y oppose un autre type de valeurs : la nature et l’esprit – “are you afraid of ghosts”. En parallèle, les samples proches du chant d’oiseaux, rafraichissent l’ambiance sombre et provocatrice de la basse en ajoutant une douceur volante et onirique. L’ensemble est ainsi très riche et à chaque écoute le disque s’améliore et nous procure de nouvelles surprises qui font référence à des styles et des époques variés. A ne pas manquer." Le design de la pochette qui illustre la vidéo est signé Marc-André.
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Ecocide Twist

Voici une vidéo des Monkey Business faite en répétition (et d'après l'image en Avril 1991) ! Je ne me souviens pas du studio ni de qui filmait ! "Ce morceau était un vrai calvaire pour moi" déclare Marc-André quand il parle de cet Ecocide Twist bien vite abandonné car trop long et trop précieux.  Bruno, à la batterie, reste particulièrement impressionnant !
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N'importe Quoi (alt. version)

Encore une fois, merci à Gordon pour ces fabuleux documents. Voici une version alternative du "N'importe Quoi" de Cérémonies... Beaucoup moins pop avec bien plus de guitare ! Le visuel qui illustre la vidéo est une affiche pour l'un de leur passage au Gibus, le logo façon Art Déco. me donne des idées (je crois y avoir participé) !
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Antoine Lauth et sa vache

Voici "La Vache Carnassière", un morceau d'Antoine extrait du CD "Je Vote (Pour tes Fesses)" sorti en en 2002 et produit par Marc-André. Très bon album - au sonorités exotico-cubaines - fait à la maison et comprenant de mémorables chansons. La photo qui illustre la vidéo est extraite d'une séance réalisée par Bertrand Stark (dans le garage de son immeuble).
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Drivin' Show (Gene Vincent Mix)

Voici une 2e version de "Drivin' Show" par Bibi & Les Fricotins. Cette adaptation du morceau d'Eddie Cochran comprend une partie dub en son milieu et la voix de Gene Vincent a été ajoutée (il évoque le fatal accident). La photo qui illustre la vidéo a été pris lors d'un concert du groupe, un 21 Juin, à Cachan.
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Nana & Co

A l'époque, Antoine L. (un vieux pote de 30 ans) était le guitariste de Nana & Co, un groupe de rock dont le leader était Monica (la fille sur la pochette). Le groupe produit un LP  ("1") qui est distribué par le  label espagnol Marilyn et tout naturellement nous demande de faire la pochette. Frank War (et moi-même, un tout petit peu) nous y mettons. Après des jours de travail, le groupe valide et nous envoyons la maquette définitive au label - qui prend une photo de notre travail et le publie tel quel.... Sans l'exécuter (la PAO n'existe pas encore). D'où ce résultat approximatif. De cet album, je garde un très bon souvenir du morceau "Tapas Variadas". Aujourd'hui, Monica œuvre parfois pour les enfants avec son groupe Monicalypso !
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Un instru. de Cérémonies

Très bon instrumental de Cérémonies, voici le bien nommé "Instrumental". Je pense que Frank War joue du synhté sur ce morceau (à défaut de chanter). La photo qui illustre la vidéo est une photo du groupe qui a été prise à l'Aéroport de Marseille. Le groupe a du jouer à Marseille ou à Aix-en-Provence (ou les 2). Ils en ont profité pour rencontrer (et jouer) avec le 1er groupe de David Rosane "Seaton". Seaton a beaucoup tourné dans la région et j'imagine qu'ils devaient jouir d'une certaine réputation. David étant, à l'époque, une sorte de Jim Morrison gothique (pardon mon gars David). Au final, Cérémonies a invité Seaton a jouer à Paris, au Gibus. Je me souviens très bien de cette prestation scénique et parisienne du groupe Aixois !
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Kakhokaïne

Voici retrouvé au fond de mes archives sonores, un "side project" de Gordon. Gordon, super bassiste de Cérémonies... Etc., est la pierre angulaire de ce groupe dont je ne me souviens absolument pas. Je suis sûr d'avoir bientôt des détails (je ne manquerai pas de vous les partager). Voici donc un instru. de Kakhokaïne dont je ne connais pas le nom (on sent l'influence de New Order, mais pas que).
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C'est l'heure de Soultime !

Groupe de reprises mené par mon pote Antoine Lauth,  Soultime avait la classe et un super répertoire (de James Brown à Wilson Pickett). Tous habillés avec le même costard, ils savaient mettre le feu et l'ambiance. Voici un cliché réalisé pour leur dossier de presse (et leur affiche ?). Je crois qu'il existe aussi une démo... Je ne désespère pas de la publier bientôt !


David Rosane ne sera jamais une Pop star !

Il m’est difficile de parler objectivement de David Rosane et de sa musique. David, je le suis depuis presque trente ans. Et quand j’emploie le verbe suivre, verbe transitif direct du 3e groupe, c’est un choix particulièrement réfléchi. Parce que je l’aime, j’ai décidé de « suivre » David, mon aventurier préféré, dans toutes ses péripéties, conquêtes et expéditions. Le verbe suivre désignant ici le fait d’approuver et de soutenir quelqu’un dans son action. J’avoue honteusement et par comparaison, ma peur de la prise de risque et mon conformisme petit bourgeois typiquement parisien.

Américain d’origine, il a préféré la Vie (avec un v majuscule) à l’inertie académique, il s’est donc construit (et éduqué) sur le terrain, à la rencontre de ses passions. Il est devenu cet homme d’une incroyable complexité. David Rosane est (entre autres) journaliste, écrivain, agriculteur, ambassadeur, cuisinier, universitaire, formateur, ornithologue… Mais aussi activiste et musicien. Il est donc difficile de le résumer. Chacune de ses facettes forment un tout, multiple et passionnant, qui lui permet, au final, d’écrire et d’interpréter de très belles chansons accessibles au plus grand nombre… Paradoxalement pour notre plaisir personnel et égoïste. Le Book of Zoo en est la vivante démonstration. Au final, même si ce n’est que de la musique, celle de David fait partie intégralement de ce qu’il est, elle n’est donc pas à prendre à la légère.

Notons qu’aimer David n’est pas qu’un suivi, c’est aussi un combat. Il faut savoir lui répondre lors de débats endiablés et argumenter si possible intelligemment (malheureusement, souvent en anglais). Je reconnais mes limites quant au Disputatio qu’il pratique avec maestria. Je ne fais pas le poids. Il faut aussi désamorcer ses défenses naturelles et passer pardessus sa timidité (qui peut être prise pour de l’arrogance). Mais c’est juste une vague similitude car, dépassé tous ces obstacles, il nous reste le David, mélange d’intelligence, de gentillesse, d’écoute et de générosité. Cette générosité je l’ai retrouvé aussi à l’écoute de ce « Livre du Zoo ».

Au départ, nous avions tous rêvé pour lui d’une réussite musicale proche de l’image d’Épinal. Nous, j’entends son fan club. Moi surtout, quand, il y a 10 ans, je lui ai demandé de reprendre sa guitare (cette incitation est aujourd’hui ma fierté). Top 50, coke et groupies, pognon, sexe et gros seins, passage à Taratata en duo avec Julien Doré et pour finir la couverture de Rock & folk. Mais c’est sans compter sur ce qu’il l’anime vraiment, l’intime nécessité de communiquer et de faire « gagner » ses idées. Car David est un homme qui choisit sa voie et ses combats. Personne ne décide à sa place, il en va de même avec sa musique. Une fois encore, David est un activiste. David se bat pour ses idées et s’en est presque fatiguant tant son énergie demeure constante et intacte au fil du temps. Croire dans le possible des révolutions est, chez lui, le symptôme d’un optimisme inattendu à l’écoute de ses chansons les plus tristes. David est un vrai optimiste qui trouvera un moyen de sauver ce que nous sommes et ce qui nous entoure : la Terre, le règne Animal, la Nature et les Éléments et plus généralement notre humanité. Une autre qualité que j’admire (aussi) chez lui et que l’on retrouve aussi dans ses chansons. Cette ambition sans limite est magnifiquement impossible. Moi, je me bats plus volontiers pour le juste remboursement de mes notes de frais en fin de mois.

Non, David ne sera jamais une pop star. Une fois cette absence de folklore rock and roll acceptée et dépassée, il me reste ce nouvel album et les messages qu’il nous transmet. En tant que français de souche, il m’est parfois difficile de rentrer dans les nuances de ses mots en anglais. Souvent, une explication de texte s’impose. Cet assemblage de 14 chansons ne déroge pas à cette vieille habitude car il est constitué d’une multitude de nuances qu’il me faudra décrypter pour me rapprocher un peu plus du cœur de sa compréhension. Pour ce 9e album, j’ai cependant l’impression que son vocabulaire s’est simplifié sans perdre de sa complexité polysémique, un terme savant qui fait bien et que je sors de temps en temps.

Chaque nouvelle chanson de David participe à un ensemble bien plus vaste (j’ai presque envie de parler d’un « corpus » pour faire à la façon d’un critique musicale aux Inrockuptibles) qui nous apparaîtra comme un tout, bien au-delà de ce Book of Zoo… Si nous tenons jusque-là, à la fin de l’Histoire. A n’en pas douter, David construit une œuvre et le Temps nous en fera la démonstration. J’espère simplement la partager (cette œuvre), dès aujourd’hui, avec le plus grand nombre. Car David mérite d’être écouté et plutôt de son vivant, si possible.

Dans le Book of Zoo, sa dernière aventure musicale, David a laissé de côté ses vieux démons alternatifs (forcément datés) pour se concentrer sur ce qui me touche et semble être l’essentiel : ses chansons. Le reste, en vérité, on n’en a rien à branler. Ces 14 titres pourront être joués au ukulélé ou par un orchestre symphonique. Elles garderont leur intégrité et leur beauté. Voici donc 14 morceaux en anglais, enregistrés aux USA, là d’où il vient (aussi). Même si par bien des côtés, David est le plus français de tous nos résidents américains. Je le sais parce que je l’ai vu refaire le Monde à grands coups de ballons de rouge, accroché au comptoir d’un café, empruntant parfaitement l’accent parisien.

Une instrumentation claire et précise, des guitares qui ne se cachent pas derrière de la distorsion, une voix simple et chaude mise en avant. Un timbre particulier que je reconnaîtrai entre 1000. Et surtout ses mélodies. Celles qui me font remercier de compter David parmi mes amis. Celles que je fais écouter – en soirée - en soulignant mon lien de parenté avec cet étrange leader des Zookeepers qui me parle en anglais mais à qui je réponds en français. Car, oui, David est mon filleul et même si nous ne croyons pas vraiment en Dieu en tant qu’entité barbue et bienveillante, nous savons tous les deux que ce que nous avons créé nous survivra. C’est là le seul vrai miracle chrétien. Survivront donc, nos enfants, ces chansons, quelques mots bien choisis et peut-être un bout de nos rêves passés, présents et futurs. D’ailleurs, «Dans les mots des chansons (…) Je te survivrai » a prédit Didier Barbelivien dans le fameux « Je te survivrai » interprétée par Jean-Pierre François.

Dès la première écoute, certains titres se sont spontanément alignés avec mes goûts et ma grammaire musicale : réverb des grands espaces, chœurs de filles qui réveillent la libido, arpèges pop, arrangements légèrement datés, voix tremblante et émue de celui qui intériorise quand il chante. Alors, par facilité, j’aurais pu citer 2 ou 3 références musicales universelles, pour contextualiser ce nouvel album des Zookeepers et provoquer plus rapidement l’adhésion. J’ai d’abord pensé à Dion DiMucci (période Folk Blues) ou même à Richie Havens (sur son premier album « Mixed bags »), mais les deux sont franchement loin. Finalement, rien ni personne ne me vient à l’esprit. Ce dernier disque ressemble donc à un très bon disque de David Rosane & les Zookeepers.

Notons, au passage, une petite particularité de la tracklist du Book of Zoo, certaines de ces nouvelles chansons nécessitent de vivre avec. Ce sont d’ailleurs celles-ci qui sont en train de me changer. Car toutes les bonnes chansons me transforment et redéfinissent le monde qui m’entoure. C’est comme ça que je sais qu’elles sont bonnes. Seuls regrets mais qui n’engagent que moi, une joliesse et une sophistication sonore, à mon sens, inutile. En vérité, je rêve toujours d’un David planté derrière le micro tête de mort (un Shure 5575 LE) des studios Sun à Memphis. Le linoleum sous ses Palladium, debout dans ces 20 mètres carrés quasi vide et désaffectés. L’ombre des « grands » du blues et du rockabilly lui donnerait un relief total : l’authenticité fondatrice des pionniers. Je rêve d’un David sans son sempiternel galurin (qui a tendance à lui faire de l’ombre), direct et brut de décoffrage. C’est peut-être la naissance d’un nouveau projet de crowdfounding ou d’une pétition en ligne, contestation oblige. Rien n’est perdu à ce niveau et peut-être qu’un jour…

Dans cet album, David s’imagine cow-boy sur le retour et se pose les questions de ceux qui font le bilan : « WTF (went wong) ? ». A quel moment ça a merdé ?  Il se promène parfois dans cette ville polluée mais qu’on aime quand même. Il redevient cet enfant qu’il n’a jamais cessé d’être, cet amoureux professionnel qui n’a de cesse de retomber (amoureux), cet homme qui préfère en finir, cet autre homme qui se bat au quotidien et qui redoute le jugement divin. Cet homme, aussi, touché par la Beauté et la complexité de l’Univers et qui de ce fait ne peut que croire en Dieu ! Car comme disait Einstein : « Dieu ne joue pas aux dés ».  Bref, David (dans ses chansons) est un peu schizophrène et nous dévoile des bouts de son intimité et de ses paysages intérieurs, de ses angoisses, de sa complexité, de sa poésie et de ses rêves. Plein d’autres choses encore, des nuances que je vous laisse découvrir par vous-même -  pour peu que ce long texte vous en ait donné l’envie - et que vous soyez parvenu jusqu’à cette conclusion en forme de prédiction :
Vous lirez dans le « Book of Zoo » comme dans un livre ouvert car cet album de DavId Rosane et les Zookeepers est un très bon livre, beau et accessible à tous. Il suffit de l'écouter pour l'entendre.

 Boulogne, Mai 2018

PS :  Vous pourrez écouter et acheter en précommande « Book Of Zoo » de David Rosane & The Zookeepers ici-même. Tous les bénéfices seront reversés au profit des bibliothèques publiques du Vermont. David et ses Zookeepers, pour soutenir activement cet accès au savoir par le plus grand nombre, seront en tournée tout l’été dans ces dites bibliothèques. Si le sujet vous intéresse et si vous passez par le Vermont, vous trouverez, sur leur profil Bandcamp, du groupe tous les détails !

PS 2 :
OFFICIAL BIOGRAPHY of ZOO
The Zookeepers are a multinational collective of musical heavy hitters in full flagrant creative collaboration with Post-Punk Power and Protest rocker David Rosane, who also has a gentle side. Dave used to work as a full-time native american activist and field biologist in South America. Core Zookeepers are Bradford, Vermont-based Indie Jazz-wave duo Don Sinclair and Jennifer Grossi, both community activists and music teachers by day.
Zookeeper music might be best described as INDEPENDENT folk rock with a post-punk Americana bent, particles of Goth & a glaze of Pop. Influences include, off the cuff, Joy Division, Echo and the Bunnymen, Bob Mould, ABBA, Neil Diamond, Jazz stuff that Don listens to, The Velvet Underground, The Doors, Nick Cave, almost anything from Mo-Town, The Gun Club, Neil Young, the Boss and yes, even the Rolling fucking Stones.

CONTACT: DavidRosane@gmail.com
*This is Dave's 9th album as a singer-songwriter/band member:

Previous work:
Milk & Alcohol - as Stereo Child (reissue forthcoming)
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Photo Fabrice Plas