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Blondie

J'ai assez peu parlé de Blondie et de sa fabuleuse chanteuse Debbie Harry. Ils ont pourtant été un passage obligé de nos années 80 soit à travers une série de tubes/singles du meilleur effet ("Sunday Girl" en français watcha...) ou à travers leurs albums que l'on a usé sur nos platines ! Et puis les années 80 sont passées et notre envie d'écouter ce groupe a disparu. Il y a peu, leur magnifique batteur est mort (Clem Burke) et du coup, je me suis dit qu'il était peut-être temps de leur rendre hommage. Voici une cover des New York Dolls  enregistrée live avec l'inoxydable Johnny Thunders ! Nous sommes à Philadephie en 1978 !

Holly And The Italians

À la fin des années 1970, Holly Beth Vincent, originaire de Chicago, s’impose comme une figure singulière dans un paysage musical encore largement dominé par des regards masculins. Chanteuse, guitariste et compositrice, elle refuse les rôles assignés et monte son propre groupe, The Italians, après avoir traîné ses guitares du côté de Los Angeles. Très vite, le projet prend une autre dimension lorsqu’elle décide de s’installer à Londres, alors en pleine effervescence post-punk, où les labels et la presse sont à l’affût de nouvelles personnalités capables de conjuguer énergie punk et écriture pop.

C’est dans ce contexte que naît “Tell That Girl To Shut Up”, premier single du groupe, enregistré et publié à la charnière de 1979 et 1980. Le morceau frappe d’abord par son titre, frontal, presque provocateur, qui résume assez bien l’attitude générale de Holly Beth Vincent. Musicalement, on est sur une power pop tendue, rapide, avec des guitares sèches, une rythmique sans fioritures et une mélodie immédiate qui reste en tête dès la première écoute. Rien de révolutionnaire en apparence, mais une efficacité redoutable, portée par une interprétation à la fois rageuse et parfaitement maîtrisée. La chanson condense tout ce que la new wave pouvait offrir de plus direct à ce moment-là : l’urgence punk débarrassée de ses excès et une écriture pop qui ne s’excuse pas d’être accrocheuse.

Le single attire rapidement l’attention de la presse musicale britannique et permet à Holly and the Italians de signer chez Virgin Records. Le groupe se retrouve propulsé sur les routes, partageant l’affiche avec des noms déjà bien installés comme The Clash, Blondie ou les Ramones. Pourtant, malgré cette exposition et le soutien d’un label important, Holly and the Italians ne parviendront jamais à transformer l’essai sur le plan commercial. Leur unique album, The Right to Be Italian, publié en 1981, prolonge l’esthétique du single sans véritablement trouver son public à l’époque. Avec le recul, le disque apparaît pourtant comme un témoignage solide de cette période où la new wave flirtait encore avec la power pop et le punk, avant de se normaliser ou de se synthétiser à outrance.

“Tell That Girl To Shut Up” restera le morceau emblématique du groupe, celui par lequel on y revient presque toujours. Ironie de l’histoire, c’est une autre formation britannique, Transvision Vamp, qui offrira à la chanson sa plus grande visibilité en la reprenant à la fin des années 1980. Leur version, plus lisse et parfaitement calibrée pour les charts, fera connaître le titre à un public bien plus large, au point d’éclipser presque totalement l’original aux yeux de beaucoup. Pourtant, c’est bien la version de Holly and the Italians qui conserve aujourd’hui toute sa force : moins produite, plus sèche, plus honnête aussi, dans ce qu’elle raconte d’une époque et d’une posture.

Après la séparation du groupe au début des années 1980, Holly Beth Vincent poursuivra une carrière solo et multipliera les collaborations, sans jamais retrouver une exposition comparable à celle de ses débuts londoniens. Holly and the Italians restera donc comme un projet bref mais marquant, typique de ces groupes passés entre les mailles de l’histoire officielle, mais dont un single suffit à justifier la redécouverte. “Tell That Girl To Shut Up” n’est pas seulement une bonne chanson new wave : c’est un instantané, un morceau de colère pop parfaitement daté, mais toujours vivant, qui rappelle que certaines trajectoires fulgurantes laissent des traces bien plus durables que des carrières interminables.

Les Flamin' Groovies

Les Flamin’ Groovies, je les ai toujours écoutés. Pas forcément en boucle, pas toujours de manière consciente, mais ils ont toujours été là, planqués quelque part dans ma discothèque. C’est un de ces groupes qui n’ont jamais cartonné dans les charts, qui n’ont pas rempli les stades, mais qui ont laissé des traces partout. Formés en 1965 à San Francisco par Cyril Jordan et Roy Loney, les Groovies attaquent fort avec un rock’n’roll nourri aux années 50, un garage rock un peu foutraque mais toujours habité. Leur premier album Supersnazz sort en 1969, mais c’est surtout avec Flamingo (1970) et Teenage Head (1971) qu’ils frappent un grand coup. On a souvent dit que Teenage Head était le petit frère de Sticky Fingers des Stones, sorti la même année, et franchement la comparaison n’est pas déconnante.

Quand Roy Loney quitte le navire en 1971, c’est Chris Wilson qui prend la relève au chant. Le groupe change alors de direction et s’oriente vers une power pop élégante, truffée de guitares Rickenbacker et de refrains qui sentent les Beatles et les Byrds. De cette période sort leur morceau culte Shake Some Action en 1976, produit par Dave Edmunds, qui reste aujourd’hui leur carte de visite. Le problème, c’est que le grand public ne suit pas, mais les musiciens, eux, écoutent. Les Ramones, Blondie, R.E.M. et pas mal d’autres ont repris le flambeau en reconnaissant la dette.

Ce que j’ai toujours aimé chez les Groovies, c’est ce mélange d’énergie brute et de mélodies soignées. Ils n’ont jamais vraiment choisi entre le rock’n’roll originel, le garage des sixties, le proto-punk et la pop brillante des seventies, et c’est probablement ça qui les rend intemporels. Ils se reforment plusieurs fois, y compris dans les années 2000 et 2010, et vont jusqu’à sortir un disque en 2017, Fantastic Plastic, comme pour rappeler qu’ils n’ont jamais cessé d’exister, même en pointillés.

Au fond, les Flamin’ Groovies ne sont pas qu’un groupe culte, ils sont un fil rouge. Pas besoin d’avoir tous leurs albums, pas besoin de les citer pour se donner un genre : ils font partie du décor, une sorte de respiration discrète mais essentielle dans l’histoire du rock.

Nous sommes à Stuttgart en 1987, les Groovies s'attaquent à un des classiques des magnifiques Plimsouls. 

Christine Lidon (3)

Sans doute boostée par le succès de son "Au Fond Des Routes", Christine Lidon sort l'année suivante : "Avalanche". Un album produit par le producteur star Richard Gottehrer à qui l'on doit les hits des fameuses Shangri-las (au niveau composition) et la production des Blondie, Go-go's... Etc. Un vrai monument rock. Christine, en femme de goût, en profite pour y inclure sa version de "Remember (Walking In The Sand)" (des Shangri-las). Un hit-single est extrait : "Avalanche" qui est à 100% dans le style de Christine. Comme il se doit, une version remix (réalisée par Richard Gottehrer) est publiée. Voici, extrait de ce single, la version longue. Cette version a un peu mal vieilli car un peu trop dans le goût de l'époque. Gottehrer fait le job mais n'ajoute pas un supplément d'âme que l'on pourrait attendre d'une telle légende. A défaut, j'avoue aimer la pochette également dans le ton de l'époque, Neville Brody a déjà sévi ! 
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Le grand Lou

Ça fait un bail que je cherchais quelque chose à publier du grand Lou Reed, le papa spirituel de tous les punks et new-waveux soit par le biais du Velvet Underground soit via son répertoire solo. J'ai trouvé cette version de "Walk On The Wild Side" avec aux chœurs, deux guests d'exception : Debbie Harry (Blondie) et Grace Jones. En même temps, ça pourrait être n'importe qui d'autre... On ne les reconnait pas. On oubliera également les "virtuoses" qui accompagnent Lou et qui ont un peu trop tendance à le faire savoir (qu'ils sont des virtuoses)... Un des travers de notre héro sur la fin de sa carrière, vouloir être "reconnu" en tant que mec super balaise à la guitare et, du coup, qui avait tendance à mal s'entourer... Une fois ces petits travers oubliés, reste le plaisir de réécouter une fois de plus, ce standard incontournable que j'ai eu le plaisir de reprendre avec les Fricotins et Frank War à la fin des eighties !