L'autre face du single de Spermicide
Voici le scandaleux "Femme Prothèse", l'autre face du single de Spermicide sorti en 1980 !
Splassh
Formé à Rennes en 1982, Splassh fait partie de ces groupes de la scène bretonne des années 80 qui ont beaucoup joué, beaucoup tenté, mais dont la trace discographique reste aujourd’hui étonnamment discrète. Entre post-punk, new wave et rock alternatif, le groupe aura pourtant un parcours assez représentatif de cette période : des répétitions acharnées, des premières parties remarquées, les festivals bretons, les Trans Musicales, un passage par l’Angleterre et un 45 tours à la clé.
À l’origine de Splassh, on retrouve des musiciens déjà actifs dans la scène rennaise. Loïc Briard, bassiste, avait auparavant participé à Elect Schlafen puis à Printemps Noir, tout comme Jean-Claude Herry, qui prend la batterie. Pascal Goarant complète alors la première formation à la basse et au chant. Après plusieurs mois de répétitions durant l’hiver 1982-1983, le groupe donne son premier concert en mai 1983 à Brest, en première partie de Marc Seberg à la salle Stella.
La même année, Splassh commence à se faire remarquer. Le groupe participe en août 1983 au festival de Ploubalay aux côtés de formations comme Kalashnikov, Semblant Décors, End of Data, Cliché ou Nautilus. Cette prestation leur permet de remporter un tremplin et d’obtenir l’opportunité d’enregistrer quatre titres en Angleterre. Les morceaux sont mixés par J.P. Boyer et donnent naissance en février 1984 à un 45 tours dont « Working » est le titre le plus connu.
Ce single, aujourd’hui difficile à trouver, constitue la principale trace discographique du groupe. « Working » sera notamment repris sur la compilation Rok #1 1964-1989 : Rock en Bretagne, qui permet de redécouvrir une partie de cette scène bretonne indépendante souvent restée dans l’ombre.
Après cette première période, Pascal Goarant quitte le groupe. En septembre 1984, Splassh accueille Jean-Luc Briand, ancien membre de Mécarythme, au chant. Le trio poursuit alors son activité et donne plusieurs concerts jusqu’en janvier 1986.
Le groupe évolue ensuite avec l’arrivée du saxophoniste Patrick Chupin et de la claviériste Claude Gorophal, ancienne membre de Complot Bronswick. Cette nouvelle formation élargit le son de Splassh et lui permet de continuer à circuler dans les réseaux rock de l’époque. Le groupe participe notamment au Festival Elixir en juillet 1986, aux Trans Musicales la même année, puis joue à Londres en janvier 1987 avant de passer par le Festival de Bourges en avril.
En 1987, Splassh partage également l’affiche avec des groupes comme Bout’siders et Carmel, puis retourne en studio à l’UBU à Rennes pour enregistrer une maquette de quatre titres destinée à trouver une maison de disques. Le projet n’aboutira finalement pas et le groupe se sépare en octobre 1988.
À l’image de nombreuses formations de la scène alternative française des années 80, Splassh aura existé dans un entre-deux : suffisamment actif pour laisser des souvenirs auprès de ceux qui les ont vus sur scène, mais trop peu documenté pour entrer durablement dans l’histoire officielle. Leur 45 tours « Working » reste aujourd’hui le témoignage d’une époque où Rennes bouillonnait de groupes, de salles, de festivals et d’envies d’ailleurs.
Salle Attente
Nouvel extrait de "Six Balles... Pour Un Colt" de Raff (sorti en 1986), voici "Sale Attente" !
Je vous hais
En plus d'un single, Spermicide a sorti un titre sur une obscure compilation belge. Quelque part entre Panik et Oberkampf !
La face B de l'unique single de Quadrascope
Voici "Love Times Love" la face B de l'unique single de Quadrascope. Autant la face A peut porter à confusion. La personne qui chante a un accent anglais parfait. Autant, cette face B est clairement chantée par un français. Qui, malgré un bel effort, ne peut pas cacher ses origines...
Spermicide
Formé en 1977, Spermicide est un groupe bruxellois qui disparaît dès 1980 après quelques années d’activité. Dans une interview publiée dans le fanzine Symphonie Urbaine en novembre 1984, Eric, guitariste et chanteur du groupe, revient sur cette période. Il explique que Spermicide a connu plusieurs changements de musiciens, mais qu’il est resté le seul membre présent du début à la fin. La dernière formation réunissait Eric à la guitare et au chant, Paul à la batterie et Chris à la basse et au chant.
Le groupe laisse derrière lui un unique témoignage discographique : un 45 tours enregistré en 1980. La pièce maîtresse en est « Belgique (Putain Frigide) », un titre qui résume à lui seul l’approche provocatrice du groupe. Le morceau, critique et frontal, aurait été censuré, ce qui ajoute encore au caractère sulfureux de cette petite production indépendante. À une époque où le punk belge se construit souvent dans l’urgence, avec peu de moyens et beaucoup d’énergie, Spermicide choisit une expression en français, loin de l’anglais alors dominant dans le rock.
Dans l’interview, Eric revient sur la fin du groupe avec une certaine distance. Pour lui, Spermicide correspond à une époque précise : « Spermicide, c’est une époque », explique-t-il. Le groupe aurait acquis une réputation importante dans le milieu underground, au point d’être parfois refusé dans certaines salles. L’arrivée de la new wave et les changements de la scène musicale auraient également contribué à rendre cette aventure moins pertinente pour ses membres.
Après Spermicide, Eric fonde Neo Arya, une nouvelle formation dans laquelle il poursuit une recherche musicale différente. Dans les pages de Symphonie Urbaine, il décrit son approche comme du « néo-rock » et revendique une écriture en français, considérant que la langue maternelle permet de mieux transmettre les idées et les sensations. Ses propos témoignent d’une volonté de dépasser le simple cadre punk pour aller vers quelque chose de plus personnel, plus expérimental, même si l’énergie des débuts reste présente.
Le nom de Spermicide a parfois été entouré de récits contradictoires, certains insistant sur une dimension politique ou provocatrice liée aux milieux alternatifs bruxellois. Mais les rares documents disponibles montrent surtout un groupe qui cherchait à exister en dehors des circuits habituels, avec une identité propre et une volonté de ne pas rentrer dans les cases.
Aujourd’hui, le 45 tours de Spermicide reste l’un de ces petits objets qui permettent de comprendre la richesse de la scène belge de la fin des années 70. Un disque court, une carrière brève, mais une trace suffisamment forte pour réapparaître quarante ans plus tard dans les archives des collectionneurs et des passionnés de cette période. Comme beaucoup de groupes punk de l’époque, Spermicide n’a pas construit une longue histoire : il a capturé un moment précis, celui d’une Belgique qui cherchait elle aussi son propre son.
Rock On
Nouvel extrait du long des David Vincent sorti en 1990, voici le très Mano Negra "Rock On" !
Quadrascope
Quadrascope, c'est deux morceaux, “Baby Won’t Phone” et “Love Times Love”, sortis en 1983 sur un label anglais, quelques traces éparpillées dans les bases de données discographiques et les playlists de collectionneurs obsessionnels, puis plus rien. Pas de biographie, pas de photo de presse connue, pas d’interview retrouvée, presque aucune archive. Juste cette sensation familière aux amateurs de synth-pop obscure : celle d’être tombé sur un fragment isolé d’un monde disparu.
Pendant longtemps, on aurait pu croire à un groupe français (c'est du moins ce que laisse entendre Discogs). Le nom, l’absence totale d’informations, cette manière un peu européenne de chanter l’anglais dans les années 80, tout cela pouvait évoquer ces dizaines de projets cold wave autoproduits apparus puis évaporés entre Rouen, Bruxelles ou Genève. Pourtant, plusieurs indices orientent plutôt vers la Grande-Bretagne. Le morceau “Baby Won’t Phone” a notamment été repris sur la compilation Electrical Language: Independent British Synth Pop 78-84, publiée par Cherry Red Records, au milieu d’artistes comme The Normal, Thomas Leer ou Section 25. Difficile d’imaginer Quadrascope débarquer là par hasard.
Musicalement, le groupe se situe exactement dans cette zone floue entre post-punk minimal et synth-pop artisanale qui a proliféré après l’explosion initiale du punk. “Baby Won’t Phone” repose sur une mécanique simple : boîte à rythmes sèche, basse synthétique répétitive, nappes discrètes et chant distant, presque désincarné. Rien de spectaculaire, mais ce mélange de mélancolie et de froideur produit immédiatement cet effet typique des meilleures obscurités synthétiques du début des années 80. “Love Times Love”, en face B, pousse encore davantage le côté romantisme synthétique fragile, comme si les auteurs avaient tenté de reproduire l’élégance triste des premiers Human League avec des moyens limités et quelques heures de studio.
C’est probablement cette économie de moyens qui rend aujourd’hui le disque aussi attachant. Quadrascope ressemble moins à un “vrai groupe” qu’à un projet éphémère né dans une chambre ou un petit studio local, à une époque où quelques synthés bon marché suffisaient à fabriquer un monde sonore entier. On imagine facilement deux ou trois types fascinés par Gary Numan, John Foxx ou OMD, enregistrant un unique single avant de retourner à l’anonymat. Le genre de disque pressé à quelques centaines d’exemplaires, vendu localement, puis oublié pendant près de quarante ans avant d’être exhumé par des collectionneurs de minimal synth.
Ce qui frappe surtout aujourd’hui, c’est la disparition presque complète des traces. Internet donne souvent l’illusion que tout a été documenté, archivé, numérisé. Quadrascope rappelle au contraire qu’une immense partie de la musique indépendante des années 80 a existé dans des circuits minuscules et fragiles. Des groupes ont répété, enregistré, parfois joué quelques concerts, sorti un disque, puis disparu sans laisser d’autre empreinte qu’une poignée de vinyles et quelques souvenirs diffus. C’est précisément ce qui rend ce type de découverte si fascinant : derrière ces deux morceaux se cache probablement toute une histoire qui ne sera peut-être jamais reconstituée.
Samedi, jour de répét'
Voici 3 photos prises dans le nineties par le camarade Yannick. C'est au début de l'aventure des Monkey Business (on y voit encore Pascal qui quittera bientôt l'aventure). C'est photos sont prises à Boulogne, là où le groupe avait l'habitude de répéter ! (sur la première photo, David, sur la deuxième, Bruno, sur la troisième Pascal).
Huuruu Guuruu
Nouvel extrait du long de Dazibao "Les Musiques De La Honte " sorti en 1987, voici le très atmosphérique "Huuruu Guuruu".
Secret Life, les photos
Je suis tombé sur le profil Facebook de Secret Life qui, malheureusement, n'est plus actif depuis un moment. Une bonne occasion de récupérer quelques photos promotionnelles !
Secret Life
Au milieu des années 80, la Belgique regorge encore de groupes qui naviguent dans le sillage de la new wave et du post-punk, loin des circuits commerciaux et des radars médiatiques. Secret Life fait partie de cette zone grise particulièrement fertile où se croisent tension froide, urgence rythmique et goût prononcé pour les atmosphères nocturnes. Basé à Anvers et actif de 1981 à 1988, le groupe traverse presque toute la décennie dans une relative confidentialité, laissant derrière lui une discographie minimale qui contribue aujourd’hui à son statut culte auprès des amateurs de cold wave belge.
Le noyau initial se forme autour de Michel Ceyssens à la guitare, Felix Huybrechts, d’abord guitariste et chanteur avant de passer à la basse, et Solange Coussement, qui assure la basse dans un premier temps avant de rejoindre la batterie à partir de 1983. Cette mobilité instrumentale, assez typique des formations underground de l’époque, accompagne une histoire de groupe marquée par de nombreux changements de line-up. Tony op de Weer passe brièvement à la batterie en 1982, tandis que plusieurs claviéristes se succèdent au fil des années, parmi lesquels Garsett Larosse, Bruno Wijnants et Koen Cardinaels. Côté chant, Liz Vereycken apparaît au milieu des années 80 avant d’être remplacée par Carmen Sels dans la dernière période du groupe. Jan Bomberen rejoint également la formation à la guitare sur les dernières années.
La trace discographique la plus tangible de Secret Life reste un unique 45 tours, un double face A généralement référencé sous le titre Searching / Aggression, sorti vers 1984 ou 1985 selon les sources. Deux morceaux qui condensent assez bien l’esthétique du groupe : d’un côté une new wave tendue et mélodique, bâtie sur une basse métronomique, des claviers froids et des guitares nerveuses ; de l’autre, une face plus rugueuse et urgente, fidèle à son titre. Comme souvent avec ce type de productions autoproduites ou diffusées à très petite échelle, les informations restent fragmentaires et les exemplaires du disque relativement peu visibles.
Si Secret Life n’a jamais dépassé le cercle restreint de la scène alternative belge, le groupe semble avoir maintenu une activité sur plusieurs années, ce qui laisse supposer un répertoire plus large que ne le suggère sa seule sortie officielle. Cette impression est confirmée par la publication tardive de la compilation Nineteen Eighty Four, qui rassemble des enregistrements réalisés en 1984 et permet d’élargir un peu la perspective sur le groupe. On y retrouve cette signature sonore typiquement belge : boîtes à rythmes sèches, basse omniprésente, voix distantes et mélancolie urbaine.
Secret Life appartient à cette génération de groupes européens qui ont davantage existé dans les salles locales, les répétitions et les micro-réseaux indépendants que dans les bacs des disquaires. Une trajectoire discrète, presque effacée, mais suffisamment singulière pour que quelques morceaux et un 45 tours suffisent encore, plusieurs décennies plus tard, à susciter la curiosité des collectionneurs et des archéologues de la new wave.
She's Always Mine
Nouvel extrait du long des Privés "Explosive Mood" sorti en 1987, voici le très bon "She's Always Mine" !
La moto de Franck
Il fût un temps où Franck (Cérémonies, Demolition Party, Chinaski's ... Etc.) roulait en Harley Davidson (peut-être une 880). Nous étions au milieu des années 80 et nous avions monté un studio de design graphique. Nous partagions nos locaux avec un ami photographe. Un jour le dit ami nous dit qu'il fait une séance photo avec Jean-Pierre Kalfon et qu'il aimerait lui emprunter son Harley pour ces prises de vue. C'est comme ça que la dite moto est entrée dans la légende (ou presque).
Une petite démo des Blasters
J'ai déjà publié quelques trucs des Blasters. Voici une démo datant de 1978 où le groupe américain s'attaque au standard d'Eddie Cochran. Un vrai bonheur !
Le single de Vietnam Rafale
Ici, on pourra télécharger en Mp3 le single 3 titres "Asile Tropical" de Vietnam Rafale sorti en 1982.
Il N'est Pas Trop Tard
Nouvel extrait du long de Raff "Six Balles... Pour Un Colt !", voici "Il N'est Pas Trop Tard" pas très loin d'une certaine variété rock (Avions, Innocents... Etc.)
L'ile Aux Chiens
Voici un nouvel extrait de "Welcome To The Isle Of Dogs" des Bonaparte's sorti en 1986 !
La face B de l'unique single de Russian Roulette
Voici "Fuckin Car" la face B de l'unique single de Russian Roulette. Une chanson aux accents Crampsiens du meilleur effet !
L'oiseau mysterieux
Nouvel extrait du long des David Vincent sorti en 1990 ("Ourouni") voici "Mystery Bird" !
Amendment
Dernier extrait du single de Quel Dommage sorti en 1984, voici le très new-wave "Amendment".



















