Strange

 3e extrait de Akinai de O Veux, voici le très new-wave "Strange" ! 

L'autre face du 1er single des Lyres

 Voici "Don't Give It Up Now", l'autre face du 1er single des Lyres sorti en 1979 ! 

Splassh live à Brest en 1983 (première partie de Marc Seberg)

L'autre face de Splassh !

 Voici "Dial" l'autre face de l'unique single de Splassh sorti en 1984 !

Sweet Dreams

 Autre extrait du long des Privés sorti en 1987, voici le très Dogsien "Sweet Dreams" .

Monotone Set

 2e extrait du 4 titres de O Veux, voici le très direct "Monotone Set" !

Le 2e single de Dolce Vita

Ici, on pourra télécharger en Mp3, le 2e single de Dolce Vita sorti en 1981 ! 


 

The Lyres en live (en 1984)

The Lyres

The Lyres est un groupe américain originaire de Boston, formé à la fin des années 1970 dans un contexte très particulier : celui d’une scène locale où le punk, le garage rock et une forme de revival sixties cohabitent de manière assez chaotique mais fertile.

Le groupe naît en 1979 autour de Jeff Conolly, souvent surnommé “Monoman”, ancien chanteur de DMZ. Avec les Lyres, il prolonge une obsession très claire : retrouver l’énergie brute des groupes de garage des années 60 (The Seeds, The Standells, The Sonics, etc.), mais en la filtrant par une esthétique punk et une urgence plus contemporaine. Le son du groupe est immédiatement identifiable par la place centrale de l’orgue Farfisa, très saturé, presque nerveux, qui devient une sorte de signature autant qu’un moteur rythmique.

Dès les premiers enregistrements et EP du début des années 80, les Lyres s’imposent comme un des piliers du garage revival américain. Leur premier EP de 1981 (souvent associé au titre Buried Alive ou référencé sous AHS-1005) attire rapidement l’attention, notamment au Royaume-Uni, où la presse musicale souligne leur capacité à recréer une forme de “garage primitif” sans le rendre nostalgique ou figé. Leur approche est plus directe, plus physique : ils ne rejouent pas les sixties, ils les réactivent dans un contexte punk.

Leur premier album majeur, On Fyre (1984), est généralement considéré comme un disque clé du genre. On y trouve une énergie très tendue, un son volontairement rugueux, et une écriture qui oscille entre compositions originales et reprises revisitées de classiques du rock 60s. Des morceaux comme “Don’t Give It Up Now” ou “Help You Ann” deviennent des titres emblématiques du groupe, et circulent largement dans les scènes alternatives américaines et européennes.

La particularité des Lyres tient aussi à leur instabilité de line-up : autour de Conolly, le groupe change très souvent de musiciens, au point qu’il devient presque une “structure ouverte” plus qu’un groupe fixe. Cette fluidité contribue paradoxalement à leur identité sonore : malgré les changements, une continuité demeure, centrée sur l’orgue, la voix et une certaine idée du chaos contrôlé.

Pendant les années 80 et 90, les Lyres enchaînent albums, EP et tournées, notamment en Europe, tout en restant une formation assez fluctuante. Ils sont souvent associés à la scène garage revival aux côtés de groupes comme The Fleshtones, avec lesquels ils partagent une même fascination pour le rock primitif et une énergie très live.

Après une période plus lente à la fin des années 80 et dans les années 90, le groupe connaît des phases d’inactivité partielle avant de revenir régulièrement sur scène à partir des années 2000, toujours autour de Conolly, qui reste le seul membre constant depuis l’origine.

Aujourd’hui, les Lyres sont surtout considérés comme un groupe culte du garage rock américain, à la fois fidèle à une esthétique très 60s et profondément marqué par l’énergie punk de leur époque. Leur importance tient moins à une discographie parfaitement stable qu’à une idée très cohérente : celle d’un rock qui refuse la sophistication et préfère l’impact immédiat, presque brut, du geste musical.

O Veux

Au début des années 80, dans la frange flamande de la Belgique, certains groupes semblent naître moins d’une ambition musicale que d’un réflexe de survie contre l’ennui. O Veux fait partie de ceux-là. Formé à Hasselt par quatre musiciens autodidactes, le groupe s’inscrit dès le départ dans une logique très DIY où la compétence technique compte moins que la nécessité de faire du son, quitte à ce qu’il soit rugueux, instable, presque accidentel.

Leur premier 7 pouces, Akinai en 1982, condense cette énergie brute. On y entend déjà ce mélange très particulier de minimalisme post-punk et de tension quasi physique, comme si chaque morceau cherchait moins à “tenir debout” qu’à tester ses propres limites. C’est un disque de friction plus que de forme, où la maladresse devient un langage et où le groove est toujours sur le point de se fissurer.

Mais réduire O Veux à ce seul instant serait passer à côté de ce qui fait leur singularité : une trajectoire courte, mouvante, presque insaisissable, qui va très vite s’éloigner des cadres initiaux du post-punk pour aller vers quelque chose de plus instable encore. Dès la période suivante, le groupe glisse vers des formes plus déstructurées, intégrant des éléments de funk désossé, de rythmiques cassées et d’expérimentation scénique assez radicale. Les morceaux deviennent plus nerveux, plus abrasifs, parfois proches d’une forme de no wave européenne déviée, où la notion même de “chanson” commence à se dissoudre.

Cette évolution trouve une première traduction concrète dans des enregistrements qui circulent de manière plus confidentielle, puis dans des sorties ultérieures qui élargissent leur spectre sonore. Le groupe enregistre, publie de façon fragmentaire, change de configuration, et adopte progressivement une logique moins centrée sur le disque que sur l’instant, la performance et l’instabilité du line-up. C’est une période où O Veux ne se fixe plus vraiment : la musique devient un terrain d’essai permanent, parfois proche de l’auto-sabotage, mais toujours traversé par une énergie très physique.

Après la première phase 1980–1986, O Veux disparaît progressivement des radars. Comme beaucoup de groupes de cette scène belge, ils entrent dans une sorte de zone grise où leur discographie devient difficile à suivre, fragmentée, partiellement oubliée. Leur statut devient celui d’un groupe “de marge”, redécouvert plus tard à travers des rééditions et compilations qui remettent en circulation leurs enregistrements de jeunesse et leurs sessions plus tardives.

C’est précisément ce mouvement de redécouverte qui va préparer leur retour. À partir des années 2010, puis surtout avec les rééditions et compilations archivistiques regroupant leurs enregistrements de 1981 à 1986, l’intérêt pour O Veux se ravive, notamment auprès des amateurs de post-punk, de no wave et de scènes DIY européennes. Ces éditions remettent en lumière un corpus plus large que le seul Akinai, révélant un groupe bien plus mouvant et prolifique qu’on ne l’imaginait.

Dans ce contexte, O Veux finit par se reformer à la fin des années 2010, autour d’une partie des membres historiques, avec une logique qui n’est plus celle d’un “retour classique” mais plutôt celle d’une relecture active de leur propre matière. Cette reformation ne cherche pas à reproduire le passé mais à le réactiver : rejouer certaines dynamiques, remettre en circulation des morceaux anciens, et surtout prolonger une approche toujours fondée sur l’expérimentation et la liberté de forme.

Ce qui rend cette deuxième vie intéressante, c’est qu’elle ne transforme pas le groupe en relique. Au contraire, O Veux reste fidèle à cette idée initiale assez radicale : la musique comme terrain instable, collectif, parfois désaccordé, où l’accident fait partie du processus. Le temps a changé, les contextes aussi, mais la logique de départ — faire du son avec les moyens du bord, sans chercher à lisser — reste étonnamment intacte.

Au final, O Veux apparaît comme l’un de ces groupes dont l’importance ne tient pas à une discographie parfaitement lisible, mais à une continuité de geste. De Akinai aux archives rééditées, puis jusqu’à leur reformation tardive, tout semble traversé par la même idée : ne jamais stabiliser la forme, et laisser la musique rester un espace de déséquilibre permanent.

Splassh dans Mégalo Rock n°2 (Décembre 1987)

 


L'autre face du single de Spermicide

Voici le scandaleux "Femme Prothèse", l'autre face du single de Spermicide sorti en 1980 ! 

Splassh live à Guingamp en 1983

Splassh (en répét') en 1983


Splassh

Formé à Rennes en 1982, Splassh fait partie de ces groupes de la scène bretonne des années 80 qui ont beaucoup joué, beaucoup tenté, mais dont la trace discographique reste aujourd’hui étonnamment discrète. Entre post-punk, new wave et rock alternatif, le groupe aura pourtant un parcours assez représentatif de cette période : des répétitions acharnées, des premières parties remarquées, les festivals bretons, les Trans Musicales, un passage par l’Angleterre et un 45 tours à la clé.

À l’origine de Splassh, on retrouve des musiciens déjà actifs dans la scène rennaise. Loïc Briard, bassiste, avait auparavant participé à Elect Schlafen puis à Printemps Noir, tout comme Jean-Claude Herry, qui prend la batterie. Pascal Goarant complète alors la première formation à la basse et au chant. Après plusieurs mois de répétitions durant l’hiver 1982-1983, le groupe donne son premier concert en mai 1983 à Brest, en première partie de Marc Seberg à la salle Stella.

La même année, Splassh commence à se faire remarquer. Le groupe participe en août 1983 au festival de Ploubalay aux côtés de formations comme Kalashnikov, Semblant Décors, End of Data, Cliché ou Nautilus. Cette prestation leur permet de remporter un tremplin et d’obtenir l’opportunité d’enregistrer quatre titres en Angleterre. Les morceaux sont mixés par J.P. Boyer et donnent naissance en février 1984 à un 45 tours dont « Working » est le titre le plus connu.

Ce single, aujourd’hui difficile à trouver, constitue la principale trace discographique du groupe. « Working » sera notamment repris sur la compilation Rok #1 1964-1989 : Rock en Bretagne, qui permet de redécouvrir une partie de cette scène bretonne indépendante souvent restée dans l’ombre.

Après cette première période, Pascal Goarant quitte le groupe. En septembre 1984, Splassh accueille Jean-Luc Briand, ancien membre de Mécarythme, au chant. Le trio poursuit alors son activité et donne plusieurs concerts jusqu’en janvier 1986.

Le groupe évolue ensuite avec l’arrivée du saxophoniste Patrick Chupin et de la claviériste Claude Gorophal, ancienne membre de Complot Bronswick. Cette nouvelle formation élargit le son de Splassh et lui permet de continuer à circuler dans les réseaux rock de l’époque. Le groupe participe notamment au Festival Elixir en juillet 1986, aux Trans Musicales la même année, puis joue à Londres en janvier 1987 avant de passer par le Festival de Bourges en avril.

En 1987, Splassh partage également l’affiche avec des groupes comme Bout’siders et Carmel, puis retourne en studio à l’UBU à Rennes pour enregistrer une maquette de quatre titres destinée à trouver une maison de disques. Le projet n’aboutira finalement pas et le groupe se sépare en octobre 1988.

À l’image de nombreuses formations de la scène alternative française des années 80, Splassh aura existé dans un entre-deux : suffisamment actif pour laisser des souvenirs auprès de ceux qui les ont vus sur scène, mais trop peu documenté pour entrer durablement dans l’histoire officielle. Leur 45 tours « Working » reste aujourd’hui le témoignage d’une époque où Rennes bouillonnait de groupes, de salles, de festivals et d’envies d’ailleurs.

Le single des Malades

Ici, on pourra télécharger en Mp3, l'unique single des Malades sorti en 1983 !


 

Salle Attente

Nouvel extrait de "Six Balles... Pour Un Colt" de Raff (sorti en 1986), voici "Sale Attente" ! 

Spermicide dans Symphonie Urbaine n°3 (Novembre 1984)



 

Je vous hais

En plus d'un single, Spermicide a sorti un titre sur une obscure compilation belge. Quelque part entre Panik et Oberkampf ! 

Le 2e single de Foreign Press

Ici, on pourra télécharger en Mp3 le 2e single de Foreign Press sorti en 1982 ! 


 

Shergui

Dernier extrait du long de Dazibao "Les Musiques De La Honte" sorti en 1987, voici "Shergui". 

Elle

Voici "She" un autre très beau (et très long) titre extrait de l'album des Bonaparte's sorti en 1986 !

La face B de l'unique single de Quadrascope

Voici "Love Times Love" la face B de l'unique single de Quadrascope. Autant la face A peut porter à confusion. La personne qui chante a un accent anglais parfait. Autant, cette face B est clairement chantée par un français. Qui, malgré un bel effort, ne peut pas cacher ses origines... 

Spermicide

Formé en 1977, Spermicide est un groupe bruxellois qui disparaît dès 1980 après quelques années d’activité. Dans une interview publiée dans le fanzine Symphonie Urbaine en novembre 1984, Eric, guitariste et chanteur du groupe, revient sur cette période. Il explique que Spermicide a connu plusieurs changements de musiciens, mais qu’il est resté le seul membre présent du début à la fin. La dernière formation réunissait Eric à la guitare et au chant, Paul à la batterie et Chris à la basse et au chant.

Le groupe laisse derrière lui un unique témoignage discographique : un 45 tours enregistré en 1980. La pièce maîtresse en est « Belgique (Putain Frigide) », un titre qui résume à lui seul l’approche provocatrice du groupe. Le morceau, critique et frontal, aurait été censuré, ce qui ajoute encore au caractère sulfureux de cette petite production indépendante. À une époque où le punk belge se construit souvent dans l’urgence, avec peu de moyens et beaucoup d’énergie, Spermicide choisit une expression en français, loin de l’anglais alors dominant dans le rock.

Dans l’interview, Eric revient sur la fin du groupe avec une certaine distance. Pour lui, Spermicide correspond à une époque précise : « Spermicide, c’est une époque », explique-t-il. Le groupe aurait acquis une réputation importante dans le milieu underground, au point d’être parfois refusé dans certaines salles. L’arrivée de la new wave et les changements de la scène musicale auraient également contribué à rendre cette aventure moins pertinente pour ses membres.

Après Spermicide, Eric fonde Neo Arya, une nouvelle formation dans laquelle il poursuit une recherche musicale différente. Dans les pages de Symphonie Urbaine, il décrit son approche comme du « néo-rock » et revendique une écriture en français, considérant que la langue maternelle permet de mieux transmettre les idées et les sensations. Ses propos témoignent d’une volonté de dépasser le simple cadre punk pour aller vers quelque chose de plus personnel, plus expérimental, même si l’énergie des débuts reste présente.

Le nom de Spermicide a parfois été entouré de récits contradictoires, certains insistant sur une dimension politique ou provocatrice liée aux milieux alternatifs bruxellois. Mais les rares documents disponibles montrent surtout un groupe qui cherchait à exister en dehors des circuits habituels, avec une identité propre et une volonté de ne pas rentrer dans les cases.

Aujourd’hui, le 45 tours de Spermicide reste l’un de ces petits objets qui permettent de comprendre la richesse de la scène belge de la fin des années 70. Un disque court, une carrière brève, mais une trace suffisamment forte pour réapparaître quarante ans plus tard dans les archives des collectionneurs et des passionnés de cette période. Comme beaucoup de groupes punk de l’époque, Spermicide n’a pas construit une longue histoire : il a capturé un moment précis, celui d’une Belgique qui cherchait elle aussi son propre son.

La version instrumentale de "Baby Won't Phone" de Quadrascope


Rock On

Nouvel extrait du long des David Vincent sorti en 1990, voici le très Mano Negra "Rock On" !

Assis D'vant La Télé

Ici, on pourra télécharger en Mp3 l'unique single de Bétrave Rock sorti en 1981 ! 


 

Quadrascope

Quadrascope, c'est deux morceaux, “Baby Won’t Phone” et “Love Times Love”, sortis en 1983 sur un label anglais, quelques traces éparpillées dans les bases de données discographiques et les playlists de collectionneurs obsessionnels, puis plus rien. Pas de biographie, pas de photo de presse connue, pas d’interview retrouvée, presque aucune archive. Juste cette sensation familière aux amateurs de synth-pop obscure : celle d’être tombé sur un fragment isolé d’un monde disparu.

Pendant longtemps, on aurait pu croire à un groupe français (c'est du moins ce que laisse entendre Discogs). Le nom, l’absence totale d’informations, cette manière un peu européenne de chanter l’anglais dans les années 80, tout cela pouvait évoquer ces dizaines de projets cold wave autoproduits apparus puis évaporés entre Rouen, Bruxelles ou Genève. Pourtant, plusieurs indices orientent plutôt vers la Grande-Bretagne. Le morceau “Baby Won’t Phone” a notamment été repris sur la compilation Electrical Language: Independent British Synth Pop 78-84, publiée par Cherry Red Records, au milieu d’artistes comme The Normal, Thomas Leer ou Section 25. Difficile d’imaginer Quadrascope débarquer là par hasard.

Musicalement, le groupe se situe exactement dans cette zone floue entre post-punk minimal et synth-pop artisanale qui a proliféré après l’explosion initiale du punk. “Baby Won’t Phone” repose sur une mécanique simple : boîte à rythmes sèche, basse synthétique répétitive, nappes discrètes et chant distant, presque désincarné. Rien de spectaculaire, mais ce mélange de mélancolie et de froideur produit immédiatement cet effet typique des meilleures obscurités synthétiques du début des années 80. “Love Times Love”, en face B, pousse encore davantage le côté romantisme synthétique fragile, comme si les auteurs avaient tenté de reproduire l’élégance triste des premiers Human League avec des moyens limités et quelques heures de studio.

C’est probablement cette économie de moyens qui rend aujourd’hui le disque aussi attachant. Quadrascope ressemble moins à un “vrai groupe” qu’à un projet éphémère né dans une chambre ou un petit studio local, à une époque où quelques synthés bon marché suffisaient à fabriquer un monde sonore entier. On imagine facilement deux ou trois types fascinés par Gary Numan, John Foxx ou OMD, enregistrant un unique single avant de retourner à l’anonymat. Le genre de disque pressé à quelques centaines d’exemplaires, vendu localement, puis oublié pendant près de quarante ans avant d’être exhumé par des collectionneurs de minimal synth.

Ce qui frappe surtout aujourd’hui, c’est la disparition presque complète des traces. Internet donne souvent l’illusion que tout a été documenté, archivé, numérisé. Quadrascope rappelle au contraire qu’une immense partie de la musique indépendante des années 80 a existé dans des circuits minuscules et fragiles. Des groupes ont répété, enregistré, parfois joué quelques concerts, sorti un disque, puis disparu sans laisser d’autre empreinte qu’une poignée de vinyles et quelques souvenirs diffus. C’est précisément ce qui rend ce type de découverte si fascinant : derrière ces deux morceaux se cache probablement toute une histoire qui ne sera peut-être jamais reconstituée.

Samedi, jour de répét'

Voici 3 photos prises dans le nineties par le camarade Yannick. C'est au début de l'aventure des Monkey Business (on y voit encore Pascal qui quittera bientôt l'aventure). C'est photos sont prises à Boulogne, là où le groupe avait l'habitude de répéter ! (sur la première photo, David, sur la deuxième, Bruno, sur la troisième Pascal).



 

Death Train

Nouvel extrait du long des Privés sorti en 1987, voici le très bon "Death Train" ! 

Enough (Juillet)

Nouvel extrait de l'unique long des Goulues sorti en 1987, voici "Enough" !

Secret Life, les flyers

Trouvé sur le profil Facebook du groupe voici deux intéressants flyers ! 


 

Aggression

Voici l'autre face de l'unique single de Secret Life, le très cold wave "Aggression"...

Secret Life, les photos (2)

 



Huuruu Guuruu

Nouvel extrait du long de Dazibao "Les Musiques De La Honte " sorti en 1987, voici le très atmosphérique "Huuruu Guuruu".

Secret Life, les photos

Je suis tombé sur le profil Facebook de Secret Life qui, malheureusement, n'est plus actif depuis un moment. Une bonne occasion de récupérer quelques photos promotionnelles !





 

Secret Life

Au milieu des années 80, la Belgique regorge encore de groupes qui naviguent dans le sillage de la new wave et du post-punk, loin des circuits commerciaux et des radars médiatiques. Secret Life fait partie de cette zone grise particulièrement fertile où se croisent tension froide, urgence rythmique et goût prononcé pour les atmosphères nocturnes. Basé à Anvers et actif de 1981 à 1988, le groupe traverse presque toute la décennie dans une relative confidentialité, laissant derrière lui une discographie minimale qui contribue aujourd’hui à son statut culte auprès des amateurs de cold wave belge.

Le noyau initial se forme autour de Michel Ceyssens à la guitare, Felix Huybrechts, d’abord guitariste et chanteur avant de passer à la basse, et Solange Coussement, qui assure la basse dans un premier temps avant de rejoindre la batterie à partir de 1983. Cette mobilité instrumentale, assez typique des formations underground de l’époque, accompagne une histoire de groupe marquée par de nombreux changements de line-up. Tony op de Weer passe brièvement à la batterie en 1982, tandis que plusieurs claviéristes se succèdent au fil des années, parmi lesquels Garsett Larosse, Bruno Wijnants et Koen Cardinaels. Côté chant, Liz Vereycken apparaît au milieu des années 80 avant d’être remplacée par Carmen Sels dans la dernière période du groupe. Jan Bomberen rejoint également la formation à la guitare sur les dernières années.

La trace discographique la plus tangible de Secret Life reste un unique 45 tours, un double face A généralement référencé sous le titre Searching / Aggression, sorti vers 1984 ou 1985 selon les sources. Deux morceaux qui condensent assez bien l’esthétique du groupe : d’un côté une new wave tendue et mélodique, bâtie sur une basse métronomique, des claviers froids et des guitares nerveuses ; de l’autre, une face plus rugueuse et urgente, fidèle à son titre. Comme souvent avec ce type de productions autoproduites ou diffusées à très petite échelle, les informations restent fragmentaires et les exemplaires du disque relativement peu visibles.

Si Secret Life n’a jamais dépassé le cercle restreint de la scène alternative belge, le groupe semble avoir maintenu une activité sur plusieurs années, ce qui laisse supposer un répertoire plus large que ne le suggère sa seule sortie officielle. Cette impression est confirmée par la publication tardive de la compilation Nineteen Eighty Four, qui rassemble des enregistrements réalisés en 1984 et permet d’élargir un peu la perspective sur le groupe. On y retrouve cette signature sonore typiquement belge : boîtes à rythmes sèches, basse omniprésente, voix distantes et mélancolie urbaine.

Secret Life appartient à cette génération de groupes européens qui ont davantage existé dans les salles locales, les répétitions et les micro-réseaux indépendants que dans les bacs des disquaires. Une trajectoire discrète, presque effacée, mais suffisamment singulière pour que quelques morceaux et un 45 tours suffisent encore, plusieurs décennies plus tard, à susciter la curiosité des collectionneurs et des archéologues de la new wave.

She's Always Mine

Nouvel extrait du long des Privés "Explosive Mood" sorti en 1987, voici le très bon "She's Always Mine" !

La moto de Franck

Il fût un temps où Franck (Cérémonies, Demolition Party, Chinaski's ... Etc.) roulait en Harley Davidson (peut-être une 880). Nous étions au milieu des années 80 et nous avions monté un studio de design graphique. Nous partagions nos locaux avec un ami photographe. Un jour le dit ami nous dit qu'il fait une séance photo avec Jean-Pierre Kalfon et qu'il aimerait lui emprunter son Harley pour ces prises de vue. C'est comme ça que la dite moto est entrée dans la légende (ou presque).


Une petite démo des Blasters

J'ai déjà publié quelques trucs des Blasters. Voici une démo datant de 1978 où le groupe américain s'attaque au standard d'Eddie Cochran. Un vrai bonheur !