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Je me souviens de nous (3)

J'ai eu le plaisir de participer aux deux Revues Thésaurus publiées par le camarade Claude Picard. Dans le premier numéro, j'ai écrit un long article sur Cérémonies, dans le second, c'est de ma carrière musicale dont il était question. Bien sûr, vous pouvez vous les procurer ici-même. Le temps a un peu passé depuis ces publications et il est temps de partager ces monuments journalistiques avec mes lecteurs adorés ! 

Le 9 mai 1985, Franck, Gordon, Piepp’ et Bruno sont invités sur Fréquence Montmartre. Apparemment le Rose Bonbon a annulé leurs 2 dates (pour la 2e fois) et ils en ont gros sur la patate d’autant qu’ils n’ont prévenu personne (à commencer par les premiers intéressés). Dommage, ces concerts devaient faire office de « release party » pour le single. 

Franck : « L’avenir de tous les groupes s’est de changer un peu… Oberkampf se sépare, c’est triste ! »  Oui mais il y a Cérémonies souligne l’animatrice… Franck « Oui, il y a Cérémonies pas dans le même genre, mais dans la même voie ». Intéressant, le groupe se sent « engagé » et d’une certaine façon sans concession comme les punks d’Oberkampf.  Puis Franck parle des thèmes qu’il aborde dans ses chansons : « C’est assez simple, ce ne sont pas des grands messages politiques ou pseudo-intellectuels. C’est un peu monté comme des scénarios de film, des histoires, de la fiction, ce sont des images. Comme des petits films, des court-métrages. » puis d’ajouter que le groupe s’adresse à un public le plus sélectif possible. « C’est comme en publicité, on essaie de trouver un créneau. » puis « sur les milliers de groupe français, il y en a peut-être 10% qui peuvent faire quelque chose d’aussi bien que les groupes anglo-saxons ». Les ambitions sont là et Franck a bien assimilé nos cours de marketing.

 

Quand vous jouez dans un groupe, le temps est votre plus grand ennemi. Les efforts communs de ses membres sont tellement énergivores en particulier quand vous êtes jeune (et con). Au bout de 3 ou 4 ans, si rien ne s’est réellement passé vous risquez au mieux le départ de certains…  Fatigués par une routine chronophage ou pire, un split sanglant. Un peu comme en amour. En vieillissant, les choses se tassent et vous apprenez à gérer l’effort sur la longueur. Là, Cérémonies est en pleine possession de ses moyens et a déjà 2 ou 3 ans d’existence. Il faut aller vite.

 

Le groupe participe à un forum des autoproductions dans une lointaine banlieue. Cette manifestation mélange musique, presse, art…Et tout ce qui est globalement autoproduit.  L’élection de François Mitterrand et l’explosion des Radios libres ont favorisé ce type d’initiatives. Il y a comme un vent de liberté créative. Très stimulant et intéressant. Gogol 1er, déguisé en prêtre intégriste, y fait une entrée fracassante au volant de son corbillard. Une installation réalisée à partir de prothèses et de matériel médical d’époque me fait grande impression.

 

On envoie le 45 tours à la presse et au journal Libération en particulier qui le chronique dans sa rubrique dédiée aux singles. Ils ne sont pas très « friendly » et par la même « casse » un certain élan du fait de mots particulièrement blessants. « Cérémonies s’envole gothique et se ramasse français », dur et très injuste. D’après Franck, le groupe aura du mal à s’en remettre. Pour le dossier de presse de Cérémonies, grâce à un cutter de graphiste, nous nous débarrassons de la partie embarrassante de cette affirmation ressentie comme purement gratuite.

 

Le groupe jouera beaucoup live pendant cette période. Bien sûr, les concerts sont le premier vecteur de promotion d’un groupe de rock quel que soit son style. Ils joueront notamment au Seism (à Champigny), au Gibus (comme 90 % des groupes), au Cithéa, au Chat Bleu (à Bordeaux), à Aix… Etc. Le groupe s’accroche, répète, joue. Le concert au Chat Bleu (un 21 Décembre) est un très bon souvenir puisque nous nous déplaçons « en bande » et faisons l’aller-retour sur un week-end pour soutenir nos poulains (dans une salle à moitié vide). J’ai une image très claire de l’autoroute du retour sous la pluie dans la voiture du camarade Quick. Je découvrirai bien plus tard que le Chat Bleu permettra à Noir Désir, un an plus tard, de lancer sa carrière. Un autre concert est resté gravé dans ma mémoire du fait de son ambiance particulière… Cérémonies partageant l’affiche avec les Cherokees et La Poupée Vinyle dans une autre lointaine banlieue. La salle est infestée de Skinheads venus soutenir la Poupée et les toilettes sont un point de rendez-vous pour la fange la plus extrême de ce public venu en découdre. Pour aller pisser un coup j’évite « Fait en France » (tatoué sur le front) et ses potes qui parlent de leurs derniers séjours en prison. Heureusement, « Skin » est là ce soir avec le BSS Kontingent et nous servira de sauf-conduit. Skin, dont je ne me souviens pas du prénom, a pour fait de guerre d’avoir été pris en photo à la Fontaine des Innocents aux Halles, crâne rasé, faisant le salut nazi pour illustrer un article de fond (en une de France Soir) sur le mouvement Skinhead. Skin est, pour finir, un bon gars qui a un peu lâché ses idées extrémistes pour travailler dans l’informatique et pouvoir librement « fricoter » avec une magnifique beurette dont il est tombé amoureux. Pour Franck War, un autre concert reste, pour lui, un grand moment… Celui à Marseille puisque la production offre au groupe un aller-retour en avion ainsi que l’hébergement pour jouer, encore une fois, devant une salle à moitié pleine. A moitié vide ?  Va savoir. Pour une fois, en tout cas, le groupe est traité comme il se doit, comme de véritables artistes. Pour ma part, je garde – enfin - un vague souvenir à jamais amusé d’un tremplin, un dimanche après-midi où Cérémonies remportera le trophée haut la main devant les Garçons Bouchers (dont c’était un des premiers concerts). Dans la salle, les BSS étaient venus en force. Ceci expliquant cela.

 

Sandrine rebaptisée Sandy, leur manageuse, ne chôme pas puisque, finalement, le 2 juin 1986, Cérémonies fait la 1ere partie de Cock Robin à l’Olympia. Est-ce un début de reconnaissance ? C’est du moins ce que nous ressentons tous. Avec le recul, on peut se demander si l’association avec un groupe de variété passant en « heavy rotation » sur NRJ était un bon calcul ? Mais bref, ce soir-là, je suis à l’Olympia où le groupe joue bien mais a du mal à s’imposer face à un public qui est venu uniquement pour les tubes du groupe originaire de San Francisco. Je suis comme un fou, je cours dans tous les sens… En gueulant : « Ce sont mes potes, là en noir sur scène. ». Les pré-ados et leurs parents s’en foutent.  Malheureusement, je ne suis pas invité back stage où le groupe doit savourer « son » moment et où Franck fait un peu de rentre-dedans à Jeanne Mas venue soutenir la formation de Peter Kingsbery et Anna LaCazio. Pour savourer à 100% ce moment, je n’ai ni appareil photo, ni walkman enregistreur. Je veux apprécier à 100% ce moment de gloire. Dommage, même si je garde le souvenir précis d’avoir croisé la maman de Franck dans la salle, appareil photo à la main, si fière d’assister à la consécration de son fils adoré. Il y a donc - peut-être – de photos « souvenirs » quelque part.

 

Une fois ce haut fait d’arme passé, Cérémonies a la gueule de bois et a du mal à se remettre en mouvement. D’autant que Piepp’, le guitariste, est de plus en plus attiré par les vapeurs mauves de la drogue (et de l’héroïne en particulier). Le groupe loue un local de répétition à Champigny-sur-Marne dans une propriété bourgeoise au-dessus d’un garage dans le jardin. A la fin d’une répétition, Piepp’ prend son ampli et annonce qu’il va le vendre parce qu’il a besoin d’argent. Malaise, tout le monde sait ce que veut dire ce geste inattendu. Piepp’ a besoin d’argent pour acheter de la drogue. Ce jour-là, j’assiste à la répétition et j’en profite pour racheter ledit ampli (à un juste prix) avant qu’il ne disparaisse à jamais. Et comme je sous-loue ce même local avec mon groupe, Cérémonies pourra continuer à jouer sur cet ampli. Pour être tout à fait franc, J’ai un peu peur que l’ampli ne disparaisse mais Piepp’ a été clean (si je puis dire) puisque le Music Man est toujours en ma possession.  Au-delà de l’anecdote, c’est une époque qui s’achève. Le groupe essaie de se réinventer et la dernière démo qu’ils enregistrent avec la formation originale annonce cette mue… « N’importe quoi » est plus léger, plus pop, plus personnel aussi. Mes oreilles de fan n’en reviennent pas. Cérémonies se transforme et Piepp’ en profite pour quitter définitivement le groupe. Nous perdons alors le contact et une OD aura raison de sa gentillesse quelques années plus tard. 

 

Jean-Jacques, Dgé pour les intimes, rejoint la formation. Ex-guitariste de Wallenberg, Dgé est une sorte de virtuose de la guitare new-wave avec un jeu qui lui est particulier, tout en lyrisme et en finesse. On est loin des power chords et de l’approche gothique et bruitiste de Piepp’. Jean-Jacques/Dgé n’est pas un inconnu puisqu’il travaille avec Franck et moi-même depuis un moment. Il fait ce qu’on appelle dans le métier de « l’exé » et il est là quand nous créons le studio Bleu Petrol. Il ne nous quittera plus ensuite. Après être parti de Wallenberg, il fonde Lyliak avec Manou, sa compagne et un camarade à l’ordinateur pas complétement transportable (nous en sommes aux prémices du home studio moderne). Manou, une grande brune à la voix grave est la descendante de Vlad le Dragon qui a inspiré Bram Stoker pour son Dracula. D’ailleurs, pour fêter la première année de notre studio Bleu Petrol, nous organisons un mini festival avec Lyliak, mon groupe de l’époque (Bibi & les Fircotins) et Cérémonies en tête d’affiche à la MJC du Pré-St Gervais. Dgé apporte un fini musical et un sens du timing qui faisaient défaut au groupe. Du coup, Cérémonies change son répertoire, affine son style et – comme je l’ai déjà dit – lorgne vers une pop française de qualité. Entre temps, nous avons avons beaucoup élargi notre univers musical en écoutant de nouvelles choses dont les Smiths et Morrissey, Gamine et toujours (et encore) Marc Seberg. Même si musicalement le groupe atteint certains sommets, Cérémonies a du mal à se re-motiver et à réellement avancer. Une question fondamentale se pose alors, faut-il retirer le « s » à Cérémonies ?  Une bonne façon de marquer leur unité musicale retrouvée.

 

Les fans comprennent mal certaines expérimentations au chant de Franck. Franck, toujours en avance d’une tendance musicale, se met en danger et expérimente vocalement de nouvelles choses. Nous les « proches » passons un peu à côté… Trop habitués à une certaine approche gothique. Pour ma part, j’en profite pour prendre un peu de distance. Après avoir été le fan N°1, je suis un peu moins impliqué. Grâce à Cérémonies, j’ai maintenant mon propre groupe de rock, certes un peu approximatif mais qui concentre toute mon attention. Bien plus tard, je jouerai avec Bruno, le batteur de Cérémonies et découvrirait à quel point il avait un caractère difficile, supportant assez mal la contradiction et ce qui ne rentrait pas dans ses goûts musicaux. A moins que ça ne soit juste qu’un problème d’alcool. Bruno jouait fort et pas toujours en place. Il jouait très fort d’ailleurs. A tel point que lorsqu’on partait pour un concert, il fallait prévoir en plus un parpaing pour éviter que la batterie ne se déplace, toute seule, sur scène.

 

Pendant, cette 2e partie de l’épopée de Cérémonies, il ne se passe finalement plus grand-chose. Le groupe jouera au Gibus plusieurs fois dont une fois avec Seaton, les copains Aixois. Sandy, ex-manageuse de Cérémonies, s’occupe maintenant d’eux. Nous avons perdu le contact avec elle et évidemment son énergie et son sens du contact font franchement défaut au groupe. Cérémonies joue aussi deux ou trois fois au Fahrenheit à Issy-les-Moulineaux. Avec Bleu Petrol, nous travaillons pour Phil « La Couette » tour manager de la Mano Negra et programmateur du Fahrenheit. Ce qui facilitera le contact. Ils enregistreront aussi quelques maquettes qui ne rendront pas toujours un hommage fidèle à la qualité de leur jeu ni à leurs nouvelles compositions. Ce sont, malheureusement, des lettres restées sans suite. Assurément un gâchis musical qui méritait mieux qu’une K7 audio fatiguée.

 

Finalement, Pascal Rescoussié rejoint Cérémonies pour jouer des claviers et ajouter une touche synthétique à des arrangements de plus en plus sophistiqués. Pascal est aussi un ami du groupe et a œuvré, par le passé, dans Anne et les Filles de Joie. Pascal est un personnage extrême mais très attachant qui a une petite particularité physique : il n’a pas mué et conserve sa voix d’enfant. C’est le dernier acte de la saga de Cérémonies. Les années 90 arrivent et les temps changent. La new-wave n’est plus dans l’air du temps. En Angleterre, on opère une fusion entre rock et musique de danse. Nous-mêmes, hantons certaines boites de nuit et toute la vague née du nouveau « Summer Of Love » mancurien tourne maintenant sur nos platines (CD, le vynil étant passé de mode aussi). Bruno, le batteur, rêve de grunge, de hardcore et de fusion. Il quitte finalement Cérémonies jugé trop mou du genou. Cérémonies n’y survivra pas. Cérémonies sans batteur mais avec un sampler Akaï devient le Sexe des Anges, Keyser Söze puis les Chinaskis (Bukowski encore) avec quasiment le même line-up et quelques talents en plus… Mais c’est une autre aventure musicale qui mérite son propre article.

 

Aujourd’hui, Franck joue toujours avec Dgé dans le très bon Démolition Party. La drogue a failli avoir raison de notre amitié mais j’ai bon espoir que les choses s’arrangent. Dgé va bien et vous embrasse. Bruno ne joue plus de batterie et vit sur son bateau à la Rochelle avec Sandy. Sandy qui après plusieurs passages en hôpital psychiatrique, semble être à peu près en bonne santé et tenir le coup. Pascal Rescoussié, prince des excès alcoolisés, bien que très gravement malade semble, lui aussi, à peu près s’en sortir. Je n’ai plus de nouvelles de la plupart des BSS Kontingent mis à part Quick. Quick est aussi mon ami d’adolescence. Il vit, aujourd’hui, du côté de Toulouse ou un incompréhensible AVC a sérieusement remis en question son mode de vie. Il marche beaucoup… Si possible dans des paysages fantastiques, en accord avec une certaine vision de la vie.  Quant à moi, la musique me tient toujours à cœur puisque j’œuvre dans un groupe qui s’appelle Jean_Marc.

 

Reste les chansons de Cérémonies dont « Souvenirs de Nous » qui avec le recul résonne comme une prophétie et une parfaite conclusion : « Je me souviens de toi, je me souviens de tout, je me souviens du temps… Souvenirs de nous ».

 

Jean_Marc et l'Intelligence

Avec mon groupe adoré (Jean_Marc) nous sommes toujours à l'écoute des dernières pratiques et évolutions du métier (de la musique). Ainsi, nous ne sortons que des singles (à chaque fois en numérique) sachant qu'aujourd'hui, plus personne n'écoute d'albums. Ou alors, juste les anciens (dont nous faisons partie). Bref, depuis un moment le potentiel de l'IA me titillait. Que pouvions-nous en faire ? Nous avons pris notre dernier single "Désastre", très garage/frat rock, nous avons rentré l'original et les paroles (en français et en anglais) dans Suno... Et là en 3 matinées, nous avons sorti une douzaine de réinterprétations. Pas de covers, de remixes ou de versions. Au final 8 identités musicales "différentes" ont été retenues : folk, cumbia, disco, gospel, reggae, chamber music, disco instrumental et dub. Il faut bien l'avouer, nous avons été bluffés par cet impossible résultat. Ces 8 interprétations ne font pas partie de notre grammaire musicale. Aujourd'hui, l'électro que nous utilisons nous permet une simplification à laquelle nous n'avions jamais pensé. Au delà, c'est tout un terrain musical nouveau qui s'ouvre à nous. Il sera désormais plus facile pour nous d'ajouter des cordes ou une section de cuivre et se sans avoir et débourser des fortunes. Oui, nous avons aimé ce travail avec l'IA pour l'impossibilité de son résultat (oulah, je me prend pour un journaliste des Inrocks). Nous avons tout de suite l'envie de sortir mais dans le groupe les avis étaient partagés. Ainsi, pour plein de bonnes raisons, Brigitte Marjo pense que l'IA peut et va remplacer l'écriture... étape primordiale de la construction de ses spectacles (Brigitte est comédienne). Après moult débats et malgré cet avis négatif, nous avons sorti "Désastre, les versions IA" avec pour chaque interprétation un numéro de prompt. Bref, nous avons décidé de prendre l'IA comme argument de vente. D'abord parce que cette techno ne risque pas de disparaître et ensuite parce si ce ne sont pas les artistes qui s'en servent, qui donc va s'y coller ? Donc nous assumons l'IA et nous pensons que "Désastre" est une bonne chanson quelque soit son traitement ! Pour écouter, "Désastre, Les Versions IA" de Jean_Marc, c'est ici : urlr.me/Ycfs3g 

On va faire la Java

Dans quelques jours, les Disques Abrasifs organisent une grande "Release Partii" (avec 2 i). Au programme, Jean_Marc mon groupe adoré, puis l'électro dingo des Hauts de Plafond et pour finir... Demolition Party et leur dream pop magnifique... Ne ratez pas cette belle occasion ! Ce concert à la Java, le 1er novembre, est gratuit mail il faut s'inscrire : https://urls.fr/E9s0ed !


 

Jean_Marc et ses copains live !

Le 27 juin dernier avec notre super label nous organisions un concert au Klub. David Rosane et Duke ont ouvert les festivités. J'ai beaucoup parlé de David avec Seaton, Monkey Business, Stereo Child, Neon Campfire, David & Lucy, OD, Not Your Animal.... Etc. C'était son premier live avec ce duo qui se situe quelque part entre americana roots et Gun Club déglinguos... Très cool. Demolition Party a enchainé dans une configuration garage et en trio. Leurs chansons sont exceptionnelles même jouées au kazoo ! Enfin Jean_Marc a cloturé cette soirée. Pour l'occasion, j'ai ouvert le concert avec la reprise de Michel Kricorian que nous avons publié il y a quelques mois. Brigitte Marjo était vraiment en forme et nous avons joué pour la première fois "Désastre" qui sortira bientôt en single. Super soirée ! Merci les copains...

Entre Brel Et Ferré

À force de jouer de la musique en groupe et de travailler avec des chanteurs/chanteuses, je me suis finalement retrouvé derrière le micro. En fait, pas pour vraiment chanter... Plus pour "dire". À la base, j'étais pas complétement sûr mais mes "associés" m'ont finalement convaincu. Pour ce nouveau single de Jean_Marc, j'ai repris une vieille chanson de Michel Kricorian dont j'ai déjà parlé dans ce blog. Un artiste que j'ai croisé en fac de philo. Un peu naïf, je l'ai cru quand il m'a dit que la philo l'intéressait. Le type avait juste besoin d'une couverture sociale. Quelques mois après son album avec "Paricide" sortait et soutenu par Radio 7 connu un début de succès. Anecdote marrante, c'est que pour son dernier single sorti en 1983, Michel a travaillé avec Thierry Noritop qui deviendrait un ou deux ans plus tard le producteur de François Alysse. Alysse dont j'ai déjà beaucoup parlé... Le monde est petit et la boucle est bouclée. J'ai toujours eu envie de reprendre ce "Entre Brel Et Ferré". Là, je pense avoir le bon âge pour le faire. Merci à Jean_Marc pour m'avoir permis de réaliser un vieux phantasme. J'ai reçu pas mal d'encouragements pour ce single ce qui fait - aussi - plaisir ! On a également adapté le nom du groupe pour ce "one shot"  particulier. On a fait un clip en 2 minutes, histoire de soutenir cette sortie et je crois que ça se voit un peu... But who cares ? Au final, ce qui importe, c'est que ce single existe !

Jean_Marc live !

Voici une intéressante captation live du dernier concert de Jean_Marc, mon groupe éléctro-yéyé préféré. Rassurez-vous, on ne me voit pas trop étant sur le côté camouflé par des synthés avec plein de fils dans tous les sens. Le son de cette captation est vraiment sympa et réussi. Du vrai garage comme j'aime avec une extraordinaire Brigitte Marjo au chant vraiment en forme !  

                                                 

La release party du nouveau single de Demolition Party

Le 25 Octobre dernier, mon label adoré (Disques Abrasifs) et moi-même organisions un super concert de Demolition Party et Jean_Marc (mon super groupe électro yéyé) sur la Péniche Antipode à Paris. Une soirée spéciale sortie du nouveau single de Demolition. Ce single est une vraie réussite que je vous invite à découvrir ici-même ! Franck, le chanteur, est au top forme et ça fait plaisir de l'entendre re-chanter en français plus de 40 ans après Cérémonies. Idem de Dgé qui tricote magnifiquement avec sa guitare et de tous les autres qui sont au sommet de leur art. Bref, voici quelques souvenirs de cette magnifique soirée...





Le festival Bleu Petrol au Pré St-Gervais (1)

Il y a plus de 35 ans, pour célébrer la première année du studio de design Bleu Petrol, nous organisions un mini festival à l’Espace Culturel Gervaisien. Ma copine Joss qui gérait le lieu nous a gentiment mis à disposition cette très jolie salle... Tous les groupes liés au studio étaient de la partie : Lyliak (avec Dgé - Demolition Party), Bibi & les Fricotins (avec Led’, Jonyvs et André The Dude - Jean_Marc), Cérémonies (Franck - Demolition Party) et François Alysse (accompagné pour l’occasion par une moitié des Stunners). Le camarade led' m'a gentiment confié ces photos, j'en profite pour le remercier. Voici un premier lot de photos de Bibi & les Fricotins... Qui sera rejoint par Franck W. au chant pour un final spécial Lou Reed  avec une reprise plutôt étonnante de "Walk On The Wild Side". Pour l'occasion, le groupe avait confectionné des diapositives faites à la main (et au Macintosh) comprenant quelques accroches bien senties ou les titres de certaines chansons.... Bref, comme d'habitude, un peu de second degré ! 






Le nouveau single de Jean_Marc

 Et de 7...  Voici le 7e single de mon groupe adoré Jean_Marc ! Au programme, une compo et une reprise. La compo a été écrite à partir d'expressions idiomatiques francophones et nous avons invité Joffrey à y jouer de la batterie. Joffrey est le fils d'une amie d'enfance qui est très handicapé et qui est fan de batterie. Cette pratique est quasiment une thérapie pour lui. Nous voulions lui rendre hommage. Nous lui avons demandé d'enregistrer un plan de batterie sur lequel nous avons ensuite "collé" nos instruments pour un résultat plutôt cool. Bien sûr, l'ombre des Liminanas et autres flotte un peu sur cette "Ballade Idiomatique". Le second titre est une cover en français d'un classique garage sixties : "Rich With Nothin'" (des Split Ends) comme au bon vieux temps du mono nous avons simulé une ambiance live. Je me souviens de certains albums réalisés de cette façon où l'ingé. son augmentait les applaudissements à la fin de chaque morceau. Pour ma part, en toute subjectivité, je trouve le résultat plutôt réussi...

Jean_Marc en concert

Jean_Marc, mon super groupe, a donné un petit concert en mars dernier sur une péniche à Paris. Voici la vidéo de cette sympathique performance  ! On y reconnaîtra quelques sommets du groupe : "Mongoloid" ou "Blackout Of Gretely" ainsi que quelques nouveautés : "La Mélancolie" (d'après un poème de Paul Verlaine) ou bien "Rich With Nothin'".

Bibi live

J'ai retrouvé dans mes archives cette photo de Bibi & les Fricotins live à la MJC du Pré-Saint-Gervais lors du Festival Bleu Petrol que nous avions organisé avec Cérémonies et d'autres groupes proches du studio de design que nous avions monté à Cachan. Pour l'occasion, nous avions mis des chemisettes à rayures façon Beach Boys d'époque. Surf un jour, surf toujours. Plus de 40 ans, ce magnifique saxophoniste est l'autre cerveau de Jean_Marc, mon groupe électro yé-yé  préféré ! 



Jean_Marc en concert

Hier soir, nous avons joué avec mon groupe adoré Jean_Marc... Petit souvenir visuel de ce live tout en énergie punk (et électro). On remarquera que nous sponsorisons votre blog préféré via un magnifique sticker sur notre ordinateur !



Blade, l'affiche

Voici une jolie affiche que j'ai réalisé dans les années 90 pour Blade (un des groupes de Led', futur Lyar/// et actuel Jean_Marc) ! J'avais déjà publié le flyer... Ce concert à la Flèche d'Or reste un super souvenir et je me souviens que nous avions plutôt bien joué ! 



Hoodoo Gurus

Les Hoodoo Gurus est un groupe de rock (garage, jangle pop, new-wave ?) australien qui existe plus ou moins depuis le début des années 80 et qui a sorti une bonne douzaine d'albums studio. Il comprend, à l'origine, Dave Faulkner,  le bassiste Clyde Bramley, le batteur Mark Kingsmill et le guitariste Brad Shepehrd. Si ils sont très connus dans leur pays d'origine, ils le sont un peu moins par chez nous. J'ai beaucoup écouté leur premier album ("Stoneage Romeos") dans les années 80. Je suis tombé, il y a peu, sur cette cover live d'un classique garage (également adapté par mon groupe Jean_Marc)... Le groupe semble être un habitué des reprises garage car j'ai déjà publié leur reprise live d'un classique des Flamin' Groovies !

The Jesus And Mary Chain

Quand "Pyscho Candy" est sorti en 1985, ça a été un véritable choc. Le "vrai" rock, celui des Cramps ou du Gun Club, pouvait également venir d'Angleterre. J'ai, bien sûr, tout de suite accroché sur The Jesus And Mary Chain même si je n'ai pas acheté, au fil du temps, l'intégrale de leur discographie. Mais ce premier album, je me souviens l'avoir trouvé d'occasion à la libraire Parallèles et avoir été subjugué par un son unique et la qualité des compositions. Il m'aura fallu attendre 2024 pour les voir, enfin, en concert... Puisqu'en mars prochain, j'irai les voir à Paris à l'occasion de la sortie de leur nouvel album. En attendant, voici une cover live de Bo Diddley qui me tient à cœur puisque nous la reprenons à notre sauce avec mon groupe adoré Jean_Marc... Le son gothique en moins !

Sublime De Luxe !

Voici encore un disque "d'exploitation" punk, un "coup" musical réalisé par deux "monstres" de la variété française : Jean Schulteis et Claude Puterflam. Si le son de cet ovni oscille entre le glam et le punk rock, son principal intérêt réside dans le fait qu'il soit une adaptation en français du standard des Troggs : "Wild Thing". Le titre de cette cover cite "indirectement l'univers beatnick/hippie de "Soft Machine". J'ai presque envie de le reprendre avec mon groupe Jean_Marc !!! En tout cas, ce single est l'unique production de Sublime De Luxe, un groupe qui n'a sans doute jamais existé !

Le nouveau single de Jean_Marc

Un peu d'auto-promo avec un nouveau single pour Jean_Marc. Ce coup-ci, nous avons mis en avant une de nos compositions "Dans Ton Pantalon" ... Ce qui peut sembler un peu à contre courant de la tendance (tout à fait légitime) de #MeToo & co.  A bien écouter ces paroles, on est plus dans la description d'une forme d'angoisse que peut engendrer une certaine promiscuité physique. Et pour éviter tout s'en entendu, Brigitte Marjo chante "Dans Ton Pantalon" mais aussi "Dans Ton Décolleté"... Etc.  Je suis très fier de ces paroles qui trouvent (en partie) leur inspiration dans le "What's Inside A Girl ?" des Cramps, le côté série B en moins. Je suis également fier d'avoir joué quelques guitares dans ce résultat oscillant entre le garage sixties et l'électro (pour les bases rythmiques). Pour écarter toute tentation d'interprétation "glamour" ou érotique, le clip compagnon utilise des images réalisées par Snap Chat. Des images normalement "idéalisées" pour son réseau mais, dans ce cas, qui ne nous valorisent pas vraiment. Bien sûr, en bons punks, nous avons tout fait avec nos petites mains... Le 2e titre ce ce single est une reprise du classique de Gonn, un magnifique groupe garage d'époque... Si vous ne connaissez pas, je vous invite à vous procurer la compil' qui va bien. Leur énergie, la qualité de leurs compos sont incroyables. Très loin de la moyenne d'époque. Ces gars méritent une vraie reconnaissance. En attendant, le nouveau single de Jean_Marc est écoutable sur toutes les plateformes de streaming...

C'est la rentrée

Après un été studieux, c'est la rentrée... Avec Jean_Marc, mon groupe adoré, nous en avons profité pour enregister, filmer et photographier. Nos deux ou trois prochains singles sont quasiment prêts et nous ne manquerons pas de partager le résultat dans ces augustes colonnes. 



The French

En direct de Manchester, voici The French (ou The French 8083) et leur très bonne reprise de l'énorme tube de Kraftwerk. Difficile d'avoir des infos sur ce groupe anglais qui a pourtant publié en 2012 un long sur l'ensemble des plateformes numériques (inclus leur deux singles). Leur chanteur William Refern (comme d'autres membres du groupe) semble avoir œuvré également dans un groupe appelé Art Failure. Bref, le groupe sort un deuxième single en 1982 encore sur son propre label "Sanguine Records". J'aime vraiment beaucoup cette reprise d'autant qu'avec mon groupe adoré (Jean_Marc) on aurait pu en faire le même type de relecture... C'est tout dire !

Une autre rareté des Fuzztones

Encore une rare face B d'un single des Fuzztones. Ce coup-ci il s'agit d'une reprise du classique de Gonn "My Brother The Man". Cette reprise est spécialement importante pour moi puisque avec mon groupe adoré (Jean_Marc) nous en avons fait - aussi - une cover. Cover que nous devrions sortir un de ces quatre car enregistrée et mixée grâce à l'aide du camarade Nick B de chez Basement !