Affichage des articles triés par date pour la requête Bauhaus. Trier par pertinence Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par date pour la requête Bauhaus. Trier par pertinence Afficher tous les articles

Réseau d'0mbres

Parmi les formations cold-wave française des années 80 ayant laissé une trace durable sans jamais véritablement émerger au-delà du réseau fanzines-concerts-k7, Réseau d’Ombres mérite qu’on s’y attarde.

Le groupe voit le jour en 1983 à Laval, sous l’impulsion de Pierre-Louis Lamballais, alias Ernst, qui officie au chant et aux synthés. Il est rapidement rejoint par les frères Jean-Marc (basse) et Pierre-Yves Hamard, alias Karl, à la batterie. Le trio s’inscrit alors dans une mouvance post-punk minimale, nourrie de références allant de Kraftwerk à Suicide, en passant par Killing Joke ou Bauhaus. On pense aussi, par moments, à ce que faisaient des formations comme Asylum Party ou Little Nemo — sans pour autant que le groupe suive leur trajectoire.

Le parcours discographique de Réseau d’Ombres est court, mais relativement dense. Une démo 6 titres voit le jour dès 1983, pressée à 100 exemplaires. S’ensuit une cassette live, Ireos, enregistrée entre Laval et Lorient, qui documente bien l’intensité du trio sur scène. En 1985, ils sortent leur premier 7 pouces (Mirrors / Instants) puis un LP, Sotcha, via le label Kool. Deux ans plus tard, en 1987, ils publient un maxi 12″ intitulé Axe, et enfin leur second album, Faction, en 1988, chez Les Délires de J&B / Organisation Records.

Le groupe se dissout dans la foulée, sans bruit, mais en laissant derrière lui une poignée de titres qui circuleront longtemps sur bandes, entre passionnés de la scène cold française. Pourtant, le groupe ne reste pas totalement invisible : une trentaine d’articles leur sont consacrés dans la presse spécialisée de l’époque, et un passage à la télévision régionale (FR3 Bretagne) vient confirmer qu’ils avaient dépassé le cercle des seuls initiés. Leur esthétique sombre et synthétique leur vaut un petit public fidèle, surtout dans l’Ouest, sans pour autant percer plus loin. On les retrouve parfois sur des compilations ou dans des playlists de fans de cold obscure.

En 2014, le label grec Eirkti réédite la cassette Ireos en LP. Une reconnaissance tardive mais bienvenue, saluée par quelques amateurs comme un document rare de la scène cold française. L’énergie brute et la sincérité des enregistrements live donnent à ce disque une saveur particulière, très représentative d’un certain esprit 80s fait de débrouille, d’intuition et de tension synthétique.

Après leur séparation, Pierre-Yves Hamard poursuivra un temps la musique au sein de La Ruda Salska, groupe de ska/rock plus en lumière dans les années 90. Quant à Ernst, il avait déjà joué auparavant dans Km-55, une autre formation cold de la région lavalloise. 

Voici un premier extrait de leur single sorti en 1985 ! 

Bauhaus 1919

Avant de s'appeler Bauhaus, le groupe s'est brièvement appelé Bauhaus 1919. Ce live datant de 1979 témoigne  de cette première époque. On y retrouve, cependant, tout ce qui fera la beauté de cette formation goth et glam. Et notamment, un répertoire d'exception dont ce "Bela Lugosi's Dead" qui reste un incontournable du genre !

Bauhaus, le retour !

J'ai déjà publié 2 raretés de Bauhaus, ce magnifique groupe gothique glam. Voici un remix de "Terror Couple Kill Colonnel" qui apparaît sur la face B du single du même nom sorti en 1980 sur 4AD. Le groupe est à son top et ce single fait suite à la sortie de leur hymne "Bella Lugosi's Dead". 

Myself In The Mirror

Ah Classé X... La new-wave de qualité faite en France. On sent que le guitariste lorgne un peu vers le glam de Bauhaus et que le chanteur a bien écouté Joy Division. Dommage que le chant en anglais ne soit pas à la hauteur... Car, du coup, on a l'impression qu'il y a beaucoup d'attitude et finalement assez peu de ressenti. Mais ne gâchons pas notre plaisir...

The Jazz Butcher

Les Jazz Butcher est un groupe originaire de Bristol formé par Pat Fish et Max Eider en 1983. En 2000, le groupe s'arrête puis reprend du service en 2012. En plus d'une discographie plutôt fournie, la formation a eu d'incessants changements de personnel et a compté dans son line-up deux anciens Bauhaus : David J. et Kevin Askins. Si les Jazz Butcher n'ont jamais eu de vrais grands succès, ils incarnent à la perfection un certain esprit indie de ces années-là : qualité, bonnes références et son impeccable. J'ai trouvé cette reprise live de John Cale (extraite d'"Helen Of Troy") sur une compilation d'Abstract magazine sortie en 1985.

Kick In The Eye

C'est par une reprise faite par Cérémonies de cette chanson que j'ai découvert Bauhaus. "Kick In The Eye" est un de leur classique et leur plan proto-soul de basse donne toute l'énergie à ce tître !

Bauhaus

Bauhaus est une de mes grandes passions adolescentes que je n'ai pas eu la chance de voir sur scène. Pourtant, il y a plus d'un an, grâce à une reformation tardive, j'avais en main les tickets pour enfin voir "live" ceux qui ont su si bien fusionner glam, goth et new-wave. Oui, mais voilà... Le covid est passé par là. Je dois ce choc musical à Cérémonies et Franck (encore une fois) qui reprenaient parfois "A Kick In The Eye" en live et avec qui j'ai eu le plaisir d'écouter pour la première fois "Bela Lugosi's Dead". Là, j'ai choisi leur reprise du tube de David Bowie : "Ziggy Stardust". Je dois avouer que je n'ai jamais accroché sur David Bowie et ce quelque soit sa période. Pour le Noël 77, en pleine vague rockabilly, mon frère m'avait offert "Heroes" que je n'ai jamais pu écouter complétement. Même si j'avoue avoir apprécié le son si particulier de cet album. Mais, je ne sais pas... Ziggy Stardust à la sauce Bauhaus, ça m'a toujours parlé. Et puis grâce à eux, j'ai aussi découvert la fameuse école allemande de Weimar qui a changé notre design quotidien. Et ça aussi, ce n'est pas rien.

La mélodie de Cérémonies

Toujours extrait du concert d'Aix-en-Provence en 1987, voici un morceau de Cérémonies que j'ai eu du mal à identifier. C'est plutôt une bonne nouvelle car je pensais avoir fait le tour du répertoire du groupe. D'ailleurs, je n'ai toujours pas retrouvé leur reprise de Bauhaus : "Kick in the Eye". Reprise fondatrice pour moi, puisque c'est ainsi que j'ai découvert cette formation glam et new-wave. Merci à Cérémonies, donc. Pour en revenir au dit morceau et en tendant l'oreille je l'ai appelé  "La Mélodie (du mélodrame)". Un très bon titre bien dans la lignée des autres morceaux du groupe. Le crobard qui illustre la vidéo a été réalisé par Marc-André et est utilisé sur une des affiches du groupe.
-

Dernière démo 87/88 de Seaton

Et de 4 ! Voici la dernière démo de Seaton extraite du sobrement intitulé "Studio 87/88". Je sais que mon ami David (chanteur du groupe) déteste que l'on compare mais dans ce cas précis, la guitare de Toto Ringelstein m'a fortement fait  penser au glam gothique de Bauhaus. Peut-être le son, peut-être la façon de jouer, anyway... Ici s'achève la comparaison. Encore une fois, ce "Yellow Fever" est intense et habité, laissant un peu de côté la qualité de la mélodie. Qu'importe. On sent la fièvre monter ! Comme toujours, la photo qui illustre la vidéo est l'œuvre de Fabrice Plas.
-

Cérémonies avec ou sans s (et sans accents)


Cérémonies est un groupe à part. New wave et batcave, ils m'ont fait découvrir tous les classiques du genre : de Joy Division à Bauhaus, en passant par Siouxsie et les Cure. Voici la face A de leur single auto-produit (enregistré au Studio DB le 8/12/1984). à une époque où il était compliqué de réaliser soi-même. Franck, le chanteur, a réalisé la pochette et pour avoir été en classe (de Pub) avec lui, je me souviens du long process : Letraset, image extraite d'un livre d'art sur Paris... Etc. Cérémonies a beaucoup joué dont en première partie de Cock Robin à l'Olympia, avec les Garçons Bouchers (lors d'un de leur premier concert), au Gibus, au Chat Bleu à Bordeaux, à Marseille... Etc. Ils répétaient un temps au Parking 2000, pas très loin de Tanit, Panik LTDC avec les Traffic Diams et autres Garçons Coiffeurs... Etc. Toute une époque !