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Bijou
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Une rareté de Bijou
Foxy
En direct d'Epinay Sur Orge, voici Foxy qui sous la contrainte d'un homonyme américain deviendra, plus tard, Paris-Foxy. Si ce trio sonne très power-pop/Bijou, c'est qu'ils ont partagé sur le premier de leurs trois singles le premier chanteur de Bijou. Et ça s'entend. Foxy enregistrera un long qui n'a pas eu beaucoup de succès et participera au festival "French Rock Mania" (et au fameux album qui est sorti ensuite). Foxy n'est pas vraiment entré dans la légende malgré des singles comme on les aime. Voici, la face A de leur 2e single : "Si T'as Pas L'ticket" qui sonne vraiment très bien !
Je suis réel !
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Lloyd Cole
S’il fallait choisir un seul dandy lettré pour incarner une certaine idée de la pop anglaise des années 80, ce serait sans doute Lloyd Cole. Né en 1961 à Buxton, dans le Derbyshire, Cole a d’abord étudié la philosophie et la littérature à l’université de Glasgow avant de se lancer dans la musique. De cette formation universitaire, il gardera le goût des citations, des références, des figures complexes – qu’il glissera avec élégance dans ses textes, sans jamais tomber dans la prétention. C’est à Glasgow, au début des années 80, qu’il forme The Commotions, un groupe de rock indépendant rapidement signé par le label Polydor. Le premier album, Rattlesnakes (1984), est un petit bijou de pop érudite et nerveuse, où l’on croise aussi bien Eva Marie Saint que Norman Mailer. Porté par des titres comme Perfect Skin ou Forest Fire, le disque devient culte presque immédiatement. Suivront deux autres albums avec les Commotions – Easy Pieces (1985) et Mainstream (1987) – un peu plus produits, un peu moins incisifs, mais toujours portés par l’intelligence mélodique et les textes acérés de Cole.
En 1989, le groupe se sépare. Lloyd Cole s’installe alors aux États-Unis, d’abord à New York puis dans le Massachusetts, et entame une carrière solo discrète mais constante. Son premier album solo, sobrement intitulé Lloyd Cole (1990), s’aventure sur un terrain plus rock, avec une production américaine typique du début des années 90. Il poursuit en 1991 avec Don’t Get Weird on Me Babe, un disque audacieux coupé en deux : une face orchestrale façon crooner postmoderne, et une face plus rock. On y entend déjà ce goût pour l’expérimentation discrète, loin des tendances, mais toujours dans une forme de classicisme exigeant. Au fil des décennies, Cole affine son écriture, s’oriente vers des ambiances plus acoustiques (Music in a Foreign Language, 2003), puis vers une folk-pop doucement ironique (Broken Record, 2010), avant de surprendre tout le monde avec un virage synthétique maîtrisé dans Guesswork (2019), où sa voix s’appuie sur des nappes électroniques glacées à la façon de David Sylvian ou Talk Talk. Ce tournant se poursuit avec On Pain (2023), produit par Chris Merrick Hughes (Tears for Fears), qui creuse la veine introspective et synthétique avec une élégance peu commune.
Lloyd Cole n’a jamais cessé d’enregistrer, de tourner, d’échanger avec son public via son site internet ou ses newsletters pleines d’humour britannique. On l’a même vu collaborer avec Hans-Joachim Roedelius du groupe Cluster pour un album ambient en 2004, preuve que ce faux classique, discret mais curieux, ne s’est jamais enfermé dans une formule. Ses chansons sont souvent peuplées de personnages désabusés, de figures littéraires, d’amours compliqués et de pensées sur le temps qui passe. Et malgré les changements de ton ou d’arrangements, on y reconnaît toujours cette voix légèrement traînante, un peu flegmatique, qui semble regarder le monde avec distance, mais aussi une certaine tendresse. Il faut dire qu’il a beaucoup compté pour nous. Ses disques ont vraiment accompagné nos vies, au fil des années 80 et des années 90. On l’écoutait tard le soir, seul ou entre amis, en quête de sens ou simplement pour le plaisir de ces chansons à la fois mélodiques, élégantes et touchantes. Ses mots, ses accords, cette façon si particulière de mêler ironie et émotion, ont marqué durablement notre rapport à la pop.
Cole fait partie de ces artistes qui n’ont jamais cherché à revenir sur le devant de la scène, mais qui ont su construire un lien durable avec ceux qui les écoutent. Une forme de fidélité mutuelle, sans tapage. On le suit comme on lit un écrivain qu’on aime, dont chaque nouveau livre offre une variation sur des thèmes familiers. Une œuvre discrète mais précieuse, pour celles et ceux qui aiment la pop qui pense sans s’excuser d’être belle.
Nous sommes le 21 Mars 1990 à Madrid, Lloyd s'attaque à un classique du King Elvis !
Le retour de Bikini
J'ai trouvé sur une compilation bootleg (Powerpearls n°5 sorti en 1999), cet extrait du premier album de Bikini (1981). J'ai déjà publié une chanson de Bikini (une reprise de Jacques Brel) que l'on peut écouter ici ! J'aime vraiment bien ce groupe (comme leurs copains de Richard III dont j'ai beaucoup parlé récemment). Les Bikini étaient mods et ça sonnait plutôt bien... Entre Bijou et les Jams.
Staff
Staff naît en 1985 à Beauvais autour de Rachid Cherfaoui au chant et à la guitare, Dominique Paul à la guitare, Thierry Rouillard à la basse et Stéphane Amédée à la batterie, avec dès l’origine un cinquième membre à part entière, Thierry Fraigneux, manager du groupe. Les premières répétitions se déroulent dans les sous-sols d’une école maternelle désaffectée à Goincourt, cadre parfait pour poser les bases d’un répertoire mêlant compositions personnelles et reprises choisies, de Bijou aux Who, de Lou Reed à Gainsbourg, dont une version de « Je suis venu te dire que je m’en vais » circule encore aujourd’hui.
Les concerts commencent dès la fin de l’année 1985 et, à partir de mars 1986, s’intensifient grâce à la création de l’association beauvaisienne Magic Rock, qui structure une scène locale alors en pleine effervescence. Staff participe à la scène ouverte du Printemps de Bourges et partage l’affiche avec les Toulousains des Surrenders à Beauvais, affirmant peu à peu une identité scénique où l’énergie rock se combine à un sens de l’humour bien assumé. L’année 1987 marque un premier tournant décisif avec la victoire du groupe lors de la finale nationale du Circuit Rock Universitaire. Cette reconnaissance leur ouvre les portes du studio et débouche sur l’enregistrement de leur premier 45 tours, « Juste partir ailleurs », contenant les titres « Sans rien dire » et « Suzy Lou ». La pochette, à l’image du groupe, reflète un esprit décalé et sans prétention. Un clip de « Sans rien dire » est même tourné pour l’émission Décibel en octobre 1987, non sans une erreur mémorable puisque Staff y est présenté comme un groupe de Cambrai.
Les années suivantes voient le groupe multiplier les concerts en France, avec notamment un passage au Golf Drouot et une tournée en Bretagne. Mais c’est à la toute fin des années 1980 que l’histoire de Staff prend une dimension inattendue. Des rencontres amicales les mettent en relation avec Andy Rabe, qui devient leur manager pour l’étranger et leur ouvre les portes de l’Allemagne. S’ensuivent des tournées régulières outre-Rhin, dans des festivals et des salles de villes comme Dortmund, Essen ou Bochum, ainsi que dans l’ancienne Allemagne de l’Est, jusqu’à Berlin, à peine un an après la chute du Mur. Cette aventure allemande, encore trop rarement évoquée lorsqu’on parle de groupes français de cette période, joue un rôle déterminant dans la suite de leur parcours.
À Bochum, Staff attire l’attention du label allemand Sound Factory, qui leur propose un contrat en 1990. Un premier titre, « Milk Shake », paraît sur la compilation Total Fatal Vol. 1, puis un 45 tours est publié pour faire patienter le public en attendant un album. Dans le même temps, le groupe participe en septembre 1990 à la finale du tremplin Yamaha au Casino de Paris. Arrivés seconds derrière les Dirty Rats Rappers, les Niçois, ils manquent de peu le voyage au Japon, mais ce classement leur permet d’investir dans du matériel et de renforcer leur dispositif scénique.
C’est finalement en décembre 1990 que sort le single qui reste aujourd’hui le plus souvent associé au nom de Staff, avec les titres « Civilisés » et « S.T.A.F.F. ». Ce 45 tours, annonciateur d’un premier album qui ne verra jamais vraiment le jour, vient clore une trajectoire dense, faite de concerts, de rencontres et d’allers-retours constants entre la scène locale et des horizons plus lointains. À travers Staff, c’est tout un pan du rock français des années 1980 et 1990 qui se dessine, celui de groupes investis, mobiles, parfois reconnus loin de chez eux avant de l’être à domicile, et dont il reste aujourd’hui quelques disques, des affiches, des photos et surtout une histoire qui mérite d’être racontée.
Floo Flash
En direct de Lyon, voici les Floo Flash qui ont été actifs au début des années 80. Un seul single à leur actif (chez New Rose), le groupe fait un paquet de premières parties (U2, R.E.M, The Alarm... Etc.) et est finalement signé chez une major qui les rebaptise Equateur. Ils sortent un single sous leur nouveau avec un nouveau style. Le single n'a aucun succès et le groupe se sépare. Dommage, leur rock originellement orienté "mods" et Power Pop avait quelque chose d'accrocheur. C'est d'ailleurs Dauga, le bassiste de Bijou qui a produit leur premier single et ça s'entend. En voici un extrait que l'on retrouve dans la fameuse compilation bootleg Powerpearls sortie en 2000.
Des nouvelles de Floo Flash
J'ai déjà (un peu) parlé de Floo Flash, magnifique combo dont le single 4 titres sorti en 1983 a été produit par Dauga (Bijou). Plus de 40 ans après, le groupe a sorti un nouveau tître (un nouveau single ?). Les gars n'ont presque pas pas bougé, mêmes guitares, même son... Les années en plus. Je trouve ça assez génial, presque apaisant... Ça me conforte dans le fait d'animer ce blog et de continuer à faire de la musique en groupe. Bien sûr, ce genre de chansons n'intéresse que les gens de notre génération... Ceux qui - en plus - écoutaient du néo-garage sixties à l'époque. Ce qui limite un peu l'audience. D'autant que les "jeunes" n'écoutent pas la musique de la même façon que notre vieille génération pour qui écouter "le bon son" définissait qui nous étions. Aujourd'hui, tout le monde s'en fout... À part - peut-être - quelques fans hardcore de rap. Et c'est pas plus mal..
Lisa-Marie
J'ai appris avec tristesse le décès de Lisa-Marie Presley, la fille du King. A part avoir été la fille du King, à part avoir enregistré deux albums plutôt dispensables (même si elle a collaboré avec le génial Richard Hawley), à part avoir fait la une des tabloïds grâce à d'étranges mariages (Michael Jackson ou Nicolas Cage), Lisa-Marie n'a pas fait grand chose. Si ce n'est faire la fête et être victime d'une abyssale dépression. Pour autant, sa disparition m'a fait de la peine car il est toujours humainement impossible de vivre dans l'ombre d'un autre, d'un géant, d'un dieu. Du coup, j'ai repensé à cette chanson de Bijou que je croyais (avec la distance) être un hommage... En la redécouvrant, j'en suis moins sûr !
Les Wedding Singers
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Depardieu
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Les Wedding Singers, disque de mariage !
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Tweed
En direct de Rouen, voici les Tweeds... Un trio mods constitué de Christophe Cozette, Eric Pinson et Stéphane Savary. Le groupe a sorti 3 singles en 1981, 88 et 90 ce qui semble indiqué une certaine longévité ! D'après le blog "Where Have All The Boot Boys" : "TWEED est un groupe de Rouen qui a fait quelques concerts dans la région
puis
ensuite a voulu tourné de plus en plus en allant jouer à
Strasbourg, Paris, Blois,
Nice,Vienne, Sète, Amiens. Le groupe a participé aux 2 dernières fêtes de
la musique, il a fait 2 enregistrements télé (FR3 Jean-Lou Janeir Rockin
Chair) ainsi que divers émissions de radio (Rouen,
Amiens, Paris, Strasbourg.....)." Voici un 1er extrait de leur premier single chanté entièrement en anglais. Bien sûr, l'ombre des Jam et de Bijou flotte sur ce joli petit single !
Higelin
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Fantôme
Proche de l'univers de Bijou, voici les très rock français : Fantôme de Caen. Pas d'infos sur ce groupe présent sur la très bonne compilation "13 Rock à Caen" sortie en 1984.
Sophie
Voici la face B du single de Foxy... Sophie est-elle la créature blonde que l'on aperçoit sur la pochette du single ? En tous cas, là encore, on retrouve certaines similitudes avec Bijou, notamment dans les chœurs. Sympa !
Le cas Gainsbourg
Je voulais aborder Serge Gainsbourg depuis un moment. D'abord parce que toute une génération de groupes et artistes (comme Bijou ou Etienne Daho) ont largement milité pour son retour en grâce. Moi-même, à mon tout petit niveau, j'ai repris "Contact" et "Les Papillons Noirs". Ensuite, parce que malgré ce qui se dit, on trouve dans son répertoire... Le pire comme le meilleur. Par exemple... On lui doit des tubes comme "Sea Sex and Sun" ou "Le Chevalier Blanc" voir "Un Jambon, Un Violon" et d'un autre côté "Requiem Pour un Con", "Initiales B.B." ou "Aux Armes Et Caetera". Justement ce dernier tître et l'album dont il est extrait est - sans discussions possibles - le meilleur disque de reggae en français jamais enregistré. Alors pourquoi en avoir fait une version funk lourdingue (comme tout son poussif dernier album "Love On The Beat") lors de sa dernière tournée ? Peut-être parce que notre génie national n'avait pas le sentiment d'avoir composé l'ultime tube reggae en français... Tant sur la forme que sur le fond. Et c'est peut-être ça qui est beau chez lui... Ne pas avoir eu conscience de sa réelle grandeur. Cette version d'"Aux Armes Et Caetera" n'apparait pas sur son dernier album live datant de 1985. Et c'est sans doute mieux ainsi.
Le Diable En Personne
Ce coup-ci nos Chacals de Béthune adorés (featuring Fred Chichin) reprennent le standard de Johnny Kidd adapté par les Fantômes. "Le Diable En Personne" sera également repris par Marie-France et Bijou sur son magnifique album "39 de Fièvre" !
Jacno (1)
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