Voici l'autre face du single de Staff sorti en 1990. Peut-être morceau live d'intro pour le groupe...
Staff
Staff naît en 1985 à Beauvais autour de Rachid Cherfaoui au chant et à la guitare, Dominique Paul à la guitare, Thierry Rouillard à la basse et Stéphane Amédée à la batterie, avec dès l’origine un cinquième membre à part entière, Thierry Fraigneux, manager du groupe. Les premières répétitions se déroulent dans les sous-sols d’une école maternelle désaffectée à Goincourt, cadre parfait pour poser les bases d’un répertoire mêlant compositions personnelles et reprises choisies, de Bijou aux Who, de Lou Reed à Gainsbourg, dont une version de « Je suis venu te dire que je m’en vais » circule encore aujourd’hui.
Les concerts commencent dès la fin de l’année 1985 et, à partir de mars 1986, s’intensifient grâce à la création de l’association beauvaisienne Magic Rock, qui structure une scène locale alors en pleine effervescence. Staff participe à la scène ouverte du Printemps de Bourges et partage l’affiche avec les Toulousains des Surrenders à Beauvais, affirmant peu à peu une identité scénique où l’énergie rock se combine à un sens de l’humour bien assumé. L’année 1987 marque un premier tournant décisif avec la victoire du groupe lors de la finale nationale du Circuit Rock Universitaire. Cette reconnaissance leur ouvre les portes du studio et débouche sur l’enregistrement de leur premier 45 tours, « Juste partir ailleurs », contenant les titres « Sans rien dire » et « Suzy Lou ». La pochette, à l’image du groupe, reflète un esprit décalé et sans prétention. Un clip de « Sans rien dire » est même tourné pour l’émission Décibel en octobre 1987, non sans une erreur mémorable puisque Staff y est présenté comme un groupe de Cambrai.
Les années suivantes voient le groupe multiplier les concerts en France, avec notamment un passage au Golf Drouot et une tournée en Bretagne. Mais c’est à la toute fin des années 1980 que l’histoire de Staff prend une dimension inattendue. Des rencontres amicales les mettent en relation avec Andy Rabe, qui devient leur manager pour l’étranger et leur ouvre les portes de l’Allemagne. S’ensuivent des tournées régulières outre-Rhin, dans des festivals et des salles de villes comme Dortmund, Essen ou Bochum, ainsi que dans l’ancienne Allemagne de l’Est, jusqu’à Berlin, à peine un an après la chute du Mur. Cette aventure allemande, encore trop rarement évoquée lorsqu’on parle de groupes français de cette période, joue un rôle déterminant dans la suite de leur parcours.
À Bochum, Staff attire l’attention du label allemand Sound Factory, qui leur propose un contrat en 1990. Un premier titre, « Milk Shake », paraît sur la compilation Total Fatal Vol. 1, puis un 45 tours est publié pour faire patienter le public en attendant un album. Dans le même temps, le groupe participe en septembre 1990 à la finale du tremplin Yamaha au Casino de Paris. Arrivés seconds derrière les Dirty Rats Rappers, les Niçois, ils manquent de peu le voyage au Japon, mais ce classement leur permet d’investir dans du matériel et de renforcer leur dispositif scénique.
C’est finalement en décembre 1990 que sort le single qui reste aujourd’hui le plus souvent associé au nom de Staff, avec les titres « Civilisés » et « S.T.A.F.F. ». Ce 45 tours, annonciateur d’un premier album qui ne verra jamais vraiment le jour, vient clore une trajectoire dense, faite de concerts, de rencontres et d’allers-retours constants entre la scène locale et des horizons plus lointains. À travers Staff, c’est tout un pan du rock français des années 1980 et 1990 qui se dessine, celui de groupes investis, mobiles, parfois reconnus loin de chez eux avant de l’être à domicile, et dont il reste aujourd’hui quelques disques, des affiches, des photos et surtout une histoire qui mérite d’être racontée.
Kung Fu Cowboy
Dernier extrait du mythique single des Zoquillos, voici "Kung Fu Cowboy" sorti en 1983 !
Une photo (rare) des Monkey Business
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Le retour de Gamine
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Les Stilettos
Les Stilettos font partie de ces groupes français de la fin des années 1970 et du début des années 1980 dont la trajectoire épouse parfaitement les soubresauts d’une scène rock encore en construction. Originaires de Bordeaux, ils apparaissent en 1977, à un moment où le punk commence à fissurer sérieusement les habitudes musicales françaises sans pour autant imposer un modèle unique. Leur nom n’est pas anodin : les stilettos sont ces chaussures à talons très hauts et très fins, apparues dans les années 1950, symboles d’élégance, de féminité et de provocation. Le mot renvoie aussi, par son origine italienne, à la dague fine et acérée, ce qui lui confère une dimension plus dangereuse, presque tranchante. Entre glamour et menace, séduction et attaque, l’imaginaire du stiletto colle parfaitement à un rock qui cherche autant à attirer qu’à piquer.
Chez les Stilettos, il n’est d’ailleurs pas seulement question de vitesse ou de provocation frontale. Leur musique est légère en apparence, volontiers ironique, nourrie autant par l’urgence punk que par une solide culture pop héritée des années 60 et par un goût certain pour les mélodies efficaces. Cette position en équilibre, ni franchement punk orthodoxe ni totalement new wave, les rend parfois difficiles à classer, mais c’est précisément ce flottement qui fait leur singularité. Ils s’inscrivent pleinement dans cette scène bordelaise foisonnante de la période, où l’énergie comptait autant que le style et où l’on pouvait encore inventer ses propres règles.
Après plusieurs 45 tours à la fin des années 1970 et un album paru en 1980, le groupe poursuit son parcours de manière plus discrète au début de la décennie suivante. C’est dans ce contexte qu’apparaît le single Lolita / Là-bas, généralement daté de 1981, même si certaines sources le situent en 1982. Autoproduit, ce disque montre un groupe arrivé à une forme de maturité, plus posé sans être assagi. Lolita s’inscrit dans une tradition pop-rock française où la fausse légèreté masque souvent une observation plus fine des relations et des désirs, tandis que Là-bas adopte un ton légèrement plus mélancolique, sans jamais sombrer dans le pathos. Le son reste direct, sans sophistication inutile, fidèle à l’économie de moyens et à l’indépendance qui caractérisent une grande partie de la production alternative de l’époque.
Les Stilettos cessent leurs activités régulières en 1984, sans véritable annonce de séparation, comme beaucoup de groupes de leur génération. Ils laissent derrière eux une discographie resserrée mais cohérente, reflet d’un moment où le rock français cherchait encore ses formes, ses mots et ses postures. Quelques reformations ponctuelles et des compilations permettront plus tard de remettre en lumière leur parcours. Aujourd’hui, des titres comme Lolita ou Là-bas résonnent toujours comme des instantanés très justes de cette période charnière : un rock à la fois élégant et coupant, à l’image de ces stilettos dont le nom promettait déjà autant le style que la piqûre.
Le tube des Stilettos
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Elle sait (ce qu'elle doit faire)
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Zoquillos (le clip vidéo 2)
Voici une captation live des Zoquillos. Pour être honnête, le guitariste chanteur est à la ramasse et on sent comme un malaise globale. Dommage...
Un petit inédit live de Chrissie Hynde
Vous l'avez compris, je suis très fan de Chrissie Hynde avec ou sans les Pretenders. J'ai toujours pensé qu'elle a la classe rock and rollienne. J'ai également une autre passion (un peu moins connue) pour le duo blue eyes soul, les Righteous Brothers et ce depuis que j'ai eu la chance de les voir en concert (il y a plus de 30 ans à Las Vegas). Bon, leurs faces produites par Phil Spector y sont aussi pour beaucoup. Bref, quand l'une rencontre les deux autres lors d'une reprise à l'occasion d'un benefit concert, je ne résiste pas à l'envie de partager ce moment de bravoure.









