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Je me souviens de nous (1)

J'ai eu le plaisir de participer aux deux Revues Thésaurus publiées par le camarade Claude Picard. Dans le premier numéro, j'ai écrit un long article sur Cérémonies, dans le second, c'est de ma carrière musicale dont il était question. Bien sûr, vous pouvez vous les procurer ici-même. Le temps a un peu passé depuis ces publications et il est temps de partager ces monuments journalistiques avec mes lecteurs adorés !

 

Avec le recul, parler de Cérémonies, c’est entreprendre un voyage introspectif et faire un retour sur mes années de formation puisque, d’une certaine façon, j’ai participé à cette aventure musicale. Bien sûr, vous vous demandez, « What’s the fuck… C’est quoi Cérémonies ? » S’ils avaient une « entrée » dans Wikipedia ça pourrait donner quelque chose comme « Cérémonies est un groupe rock français et new-wave qui a été en activité de 1983 à disons… 1989. » Je ne suis plus très sûr et Franck War (le chanteur du groupe) que j’ai interviewé pour écrire cet article non plus. D’ailleurs, je le remercie d’avoir partagé ses souvenirs et ravivé les miens.

Ces années ont mis la touche finale à mon éducation musicale à une époque où Joy Division n’était pas encore une marque distribuée par H&M. Juste un précieux secret partagé par quelques aficionados. Si vous connaissez le groupe de Ian Curtis, vous avez sans doute fait le rapprochement avec une de leurs plus belles chansons (selon Franck War). C’est également le chemin des studios de répétition que m’a ouvert Cérémonies. Avec eux ou plutôt grâce à eux, j’ai pu exprimer cette irrésistible envie de « gratter sur une guitare électrique » sans vraiment savoir jouer.  Mon avenir et « ma carrière professionnelle » ont également été liés à certains membres du groupe puisqu’ensemble nous avons « entrepris » et créé deux studios de design graphique. De Joy Division à Peter Saville, il n’y avait qu’un pas que nous avons franchi sans sourciller. Avec l’arrivée de la micro-informatique (et de la PAO), nous avons appliqué le « Do It Yourself » chers aux punks à un métier qui n’avait quasiment pas évolué depuis la fin des années 60. Ensemble, nous avons créé Bleu Petrol (en hommage aux Bleus de Matisse et à That Petrol Emotion) puis Public’Image Factory avec PIL et…. Factory Records comme ultimes références. En mode autogestion, bien sûr. J’ai donc eu la chance de rencontrer ce groupe et son entourage proche qui se moquaient de ma provenance sociale. Pourtant issu de la petite bourgeoisie intellectuelle, ces purs produits de la Banlieue Est m’ont ouvert les bras (sans trop poser de questions). Et même si mon prénom composé pouvait paraître suspect, J’étais là, avec eux, point. 

L’histoire du groupe se divise en 2 époques distinctes musicalement. D’abord une période « batcave » (comme on disait à l’époque, le mouvement gothique en étant à ses balbutiements) portée par l’influence des ténors du genre : Joy Division (toujours et encore), Killing Joke, Bauhaus… Et plein d’autres. Puis après un changement de guitariste, le groupe s’est émancipé et a lorgné vers une pop de qualité, quelque part entre Marc Seberg et Gamine. Le choix d’une référence comme Marc Seberg n’est pas fortuit puisqu’une rencontre Anzia - Cérémonies a bien eu lieu, initiée par le camarade Édouard proche de Marc Seberg et bientôt ami intime de Philippe Pascal. Cette rencontre aurait pu déboucher sur une production et un album digne de ce nom. Mais de l’aveux même de Franck, le groupe avait surtout envie de s’amuser et l’ascétisme du guitariste collait mal avec l’énergie déconnante des quatre copains de Rosny. Anzia exigeait un travail sérieux et constant ainsi qu’un aller-retour Rennes/Paris payé par le groupe pour assister à cette rencontre. Une exigence qui manquait franchement de classe (et d’une certaine générosité). Comme le faisait aussi remarquer Franck, la fine équipe n’était pas prête à franchir le pas et faire de la musique une profession. C’est peut-être ce qui a manqué au groupe pour atteindre un début de notoriété. Ça et un batteur qui joue « carré » et au click.

Très vite, je me suis revendiqué président de leur fan club.  Ce n’était pas une « posture » naïve façon faire-valoir mais bien un vrai coup de foudre pour leur musique et l’univers poétique de leur chanteur. Un univers, au départ, un peu emprunté : le baiser de la mort (cher à la mafia), Hiroshima, Verdun et la Guerre de 14, la folie, les trains de banlieue… Presque des passages obligés pour tout amateur de new-wave française de ces années-là. Mais, très vite, Franck s’est mis en tête d’explorer ce qu’il était : un juste mélange entre dépression et légèreté. Avec en toile de fond des histoires d’amour beaucoup trop grandes pour lui…. Et pour nous. Car Franck, à travers ses « lyrics », parlait aussi de nous, de cette incapacité d’être à deux, ni tout seul. Ou plus simplement de ce Syndrome de Peter Pan sur lequel nous construisions, alors, nos vies. Nous étions jeunes pour l’éternité. Ses chansons étaient comme un blues blanc et sophistiqué spécial beau gosse. D’ailleurs, Franck War avec sa tête de « BG » apportait un charisme un poil hautain à Cérémonies. Un charisme qui fascinait et qui permettait de « choper » plus facilement. Du genre : « Oui, le chanteur, c'est mon pote. Je t’offre un verre ? ».  Mais cette attitude qui masquait une forme de timidité, souvent, aussi… Repoussait. A cela, il fallait ajouter un sens de la vanne plutôt aiguisé qui a pu parfois jouer en leur défaveur. Cet art de la vanne est mon héritage de ces années-là. Je l’ai appris à leur contact et transmis à mon fils qui, à son tour, se défend plutôt bien !

Comme pour le Bromley Contingent des Sex Pistols, tous ceux qui comme moi, gravitaient autour du groupe se sont auto-proclamés membre du BSS Kontingent… BSS pour « Bois Sans Soif ». A n’en pas douter, la bringue et l’alcool furent des points d’ancrage pour cette petite « troupe », puis, comme pour tant d’autres, la drogue s’est invitée à la fête. Des drogues très année 80 pas « festives » pour un sou, d’abord sniffées puis injectées par le plus impliqués. Ceux qui ne sont pas morts d’overdose ont plongé dans un alcoolisme compensateur. Finalement, l’âge venant, certains BSS ont dû affronter maladies psychiatriques et autres affections chroniques. Presque 40 ans après, les cimetières se sont remplis et se remplissent grâce à nous. Et ça ne va pas s’arranger. Dis comme ça, on a l’impression de plonger dans l’univers morbide des junkies de Burroughs (ou des alcoolos de Bukowski). A l’époque, nous pensions que nous avions une véritable grandeur d’âme à nous mettre systématiquement « minables ». Nous étions des « princes » à l’image d’Henry Chinaski au comptoir du Golden Horn (que nous avions remplacé par celui du Piano Vache). Nous partions à l’assaut des catacombes ou des toits de Paris, systématiquement bières à la main juste après l’apéro dinatoire. En réalité, cette méthodique opération d’autodestruction s’est faite dans la joie et la bonne humeur.  Sans douleur, du moins sur le moment, toujours en rigolant. Et puis, il nous fallait donner corps à certaines chansons du groupe comme « Les Chiens de l’Enfer » qui emprunte son titre à un poème de l’écrivain et poète destroy californien cité précédemment. Finalement, à force de vannes, de glande et de légèreté nous avons raté l’ascenseur social et personne dans mes relations proches peut se vanter, aujourd’hui, de « siéger au Comex » ou d’avoir reçu la légion d’honneur. Au moins, nous n’avons fait que ce que nous voulions… A commencer par rigoler et faire la fête.

La saga de Cérémonies permet de corriger une idée reçue sur le rock français de ces années-là. Lorsque l’on relit la presse musicale de l’époque, le rock français semble à se réduire à deux possibilités : le rock à la Rolling Stones (de Téléphone et de ses multiples dérivés) ou le rock façon punk new-yorkais (et « arty ») lorgnant parfois vers un funk blanc (Casino musique, Go Go Pigalles) avec option textes à messages en français (Higelin ou Bashung). A l’époque, nous étions déjà persuadés que l’énergie bouillonnante d’un Téléphone ne pouvait compenser la vacuité de leurs paroles pré-adolescentes … Allez, tous en cœur : « Un jeeeu neeuhhh  sais quooiii qui me laisseuuuu connnnn ». Rien ou très peu pourtant quant à ces groupes influencés par ce qui se passait en Angleterre. Rien sur une underground riche et multiple, dark et violente. D’après Franck, c’est peut-être la faute aux journalistes alors en poste. Des journalistes déjà vieux, ayant connu (et adoré) les années 70 et ne s’appuyant que sur leurs propres références musicales pour critiquer. Une génération qui croyait dur comme fer à l’unique influence d’un Bowie ou d’un Lou Reed quand on faisait du rock. A la limite, les New-York Dolls ou le MC5. Il faudra attendre la déferlante rock alternative pour que l’incroyable richesse de la scène française soit enfin visible et exposée par les médias. Cérémonies a traversé cette vague alternative sans changer de cap, sans sourciller. Cérémonies était déjà un vieux groupe. Il n’a jamais été question d’accordéon ou de néo-réalisme français à la Léo Ferré dans la new-wave épique du groupe.

Cérémonies, c’est l’histoire de 4 copains de lycée, quelque part du côté des cités de Rosny 2 et Montreuil qui vont mettre leur goût et leur énergie en commun pour créer un répertoire original ne comprenant qu’une ou deux reprises bien senties (Joy Division ou Bauhaus). Ainsi, Lors de voyages linguistiques en Angleterre, Franck ramènera des disques alors inconnus dans l’hexagone puis, plus tard, avec ses camarades de jeu, prendra une carte de fidélité chez New Rose pour trouver la perle rare, la nouveauté qui tue. Bref, le terreau musical sur lequel le groupe construira et évoluera. Dans le désordre (et de souvenir) PIL, Stiff Little Fingers, Outcasts, Bollock Brothers ou Jean-Jacques Burnel et les Stranglers mais aussi du reggae à la Mickey Dread ou Dr Alimentado (l’influence des Clash) voir de la « variété » un peu plus « light » comme Jo Boxer, Woodentops et New Order.

Cérémonies n’est pas apparu d’un seul coup, comme une évidence, il est le résultat d’une évolution, d’une maturation qui commence en 1979 par une première formation punk, l’Affrontement. On notera l’influence des Clash qui accompagnera toute l’histoire de Cérémonies plus d’une façon idéologique que musicale. Gordon à la guitare, Franck à la basse, Commandant à la guitare et Bosniak à la batterie. Un seul ampli pour reprendre le quator. Personne n’a vraiment envie de chanter et c’est finalement Franck – qui a le meilleur look punk - qui s’y colle. Le groupe dégote un local de répétition complétement gratuit (la salle des fêtes commune dans la cité). Ah oui, j’oubliais, dans la bande des Cérémonies, on pouvait (devait ?) se retrouver affublé du surnom qui va bien : Gordon (car Hervé aimait le gin), Piepp’ (Car Jean-Jacques était pompier d’entreprise), Commandant (après son passage dans l’armée), Bosniak, Adolphe, Iggy, Zaza, Camisole, Pachi, Dicav’, Coco et puis plus tard Quick et moi-même Marcotin… Et plein d’autres. Donc de l’Affrontement naitra un déjà plus sérieux Stygmat avec Gordon à la basse et les frères Boubich’ (Commandant et Bosniak). Puis le deux partiront fonder Ordonnance Karmélites. L’arrivée de Bruno à la batterie et de Piepp’ à la guitare permettra de distribuer définitivement les rôles avec, bien sûr, Franck au chant et Gordon à la basse. Gordon qui, il y a peu, a dû quitter le vaisseau amiral (et à qui je dédie ces quelques lignes). 

J’en profite pour partager un grand moment « gordonnien », bière à la main lors d’une fête de jour de l’an dont nous avions le secret. Après une longue discussion, nous étions finalement tombés d’accord sur le fait que « quand on pisse debout et qu’on ne voit plus sa bite, il est temps de maigrir ». Dont acte, je pense à toi Gordon et j’essaie de perdre du poids. Gordon avait un réel don pour la guitare électrique à quatre cordes. Il développera un vrai style personnel et son propre son très influencé par la maestria d’un Peter Hook. Ce talent achètera à vie notre admiration ébahie. Un AVC plus loin, seul à Grenoble, il devait arrêter la pratique de son instrument fétiche, cloué sur un fauteuil roulant, parlant difficilement et n’ayant plus la force de soulever une basse ...

Les démos de Chrissie Hynde

Allez, cadeau de la maison, voici 3 démos plus ou moins rares de Chrissie Hynde enregistrées autour de 1978 avec, pour le 1er titre, une partie des Sex Pistols à la manœuvre ! On pourra télécharger ici-même l'archive qui va bien avec en bonus les versions .flac telles que fournies par le grand bootlegger en chef !


Une démo de Chrissie Hynde

Dans l'un des blogs que je fréquente quotidiennement, des démos de Chrissie Hynde sont apparues. Il en existe 3 et datent de 1978, soit deux ans avant la sortie du premier album des Pretenders. Ce premier tître dans le style girls' group des années 60 sonne plutôt bien. Dans les notes qui accompagnent ces tître, il est stipulé que Steve Jones et Paul Cook des Sex Pistols l'accompagne et que ce "Do I Love You" pourrait - peut-être - provenir de sessions enregistrées pour un album de Johnny Thunders. Bref, l'Histoire est en marche avec cette magnifique reprise des Ronettes (période Phil Spector).

The Friendly Hopeful

Voici un étrangeté qui est sans doute un "coup" de producteur... Sans doute pour surfer sur la vague "Stars On 45" alors à la mode. L'idée est de faire un "pot-pourri" de succès enchainés à la suite sur un beat dansant. Sauf qu'ici, il s'agit de succès du punk que l'on enchaine sur les cendres encore rougeoyantes du mouvement, puisque nous sommes en 1981. A la basse et à la production, Dave Goodman qui a déjà œuvré avec les Pistols, Vibrators et autres Uk Subs. Andrew Bor à la batterie et Andy Blade à la guitare viennent compléter le tableau. Étrange. C'est comme si des figures de l'underground s'étaient réunies pour faire un pastiche et reprendre dans l'ordre : les Buzzcocks,  Eater (le groupe d'Andy Blade), Damned, Jam, Clash et Sex Pistols. Une curiosité, on vous dit !

Voici Chainsaw

Chainsaw est un groupe punk belge et pionnier. Ce quatuor constitué de Micky Mike, Jerry WX, Dan Dee et Bob Seytor est originaire de Bruxelles et sort son premier (et seul e.p.) en 1977 juste deux mois après le premier single des Sex Pistols. C'est dire qu'ils sont très en avance sur leur temps. Une fois ce "See - Saw" sur le marché, le groupe se sépare. De ce split naîtra X-Pulsion, Luna Park, Streets, Contingent... Etc. On est sur du punk de base comme on l'aime avec cette reprise éclairée du Velvet Underground. "See - Saw" est le premier disque punk belge. Pour un peu plus d'infos sur ces punks belges, c'est ici !

Public Image Limited

Je cherchais à publier quelque chose du génial groupe post Sex Pistols de Johnny Lydon. Je suis finalement tombé sur cette curiosité extraite d'une compilation australienne sortie uniquement au format K7. Il s'agit d'un montage audio d'extraits d'un concert de PIL au Ritz à New-York le 15 Mai 1981 qui s'est fini en émeute et qui témoigne du total chaos qui régnait ce jour-là !

Sexe À Pile

En direct de Lyon, voici  Marco Tedesco (chant), Thierry Rabadan (batterie), Jen Paul Lenté (guitariste) et Claude Moissonier (basse), soit Sexe À Pile. Ce nom tellement français (humour et second degré) vient de la contraction de Sex Pistols et de P.I.L. Si Discogs annonce 1979 comme année de sortie pour ce single autoproduit, il semblerait que 1984 soit plus juste. il faudra donc retirer l'option "pionnier" à ce groupe qui sonne plutôt bien (malgré un visuel vraiment cheap et moche). On notera également que Sexe À Pile apparaît dans une des compilations qui a permis à Born Bad de rentrer dans la légende. Et ce n'est pas rien !

Les Sex Pistols

Bien sûr, on doit beaucoup (les bouloupiens et moi-même) à cet archétype de groupe "Punk". Le groupe n'a duré que 3 ans mais a tout emporté avec lui et changé radicalement le monde de la musique. Les Sex Pistols n'étaient pas de grands musiciens mais ils ont largement diffusé l'idée que l'on pouvait se faire entendre si on avait quelque chose à dire. Bien sûr, je pense aussi à Jamie Reid, leur graphiste, responsable de leurs visuels. Malcom Mc Laren, également, sorte de génie du marketing avant l'heure. Bien sûr, en 1996, nous étions tous présents au Zénith, à Paris, pour leur tournée de reformation (le Filthy Lucre Tour). Nous sommes le 21 Juillet 1977 à Trondheim en Norvège. Cela fait 1 mois que le groupe a sorti le single "God Save The Queen".
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302 posts, déjà...

Voici le cap des 300 articles passés pour ce magnifique blog. Il est temps de faire le point et de se rappeler les fondamentaux ! Bouloup a pour objectif de documenter les aventures musicales des bouloupiens et du BSS Contingent. Tout à commencer au milieu des années 80 avec Cérémonies. Cérémonies, groupe français et new wave, est né des cendres d'un groupe punk : l'Affrontement. Il comprend : Gordon à la basse, Piep' à la guitare, Bruno à la batterie et Franck au chant. Franck décide de passer un BTS de Publicité. Il s'inscrit dans une école, dans Paris. Dans cette école, il rencontre Béatrice qui épousera Bruno, Sandy qui épousera David Rosane et Marc-André avec qui il fondera Bleu Petrol puis Public Image Factory. Deux studios de design pour lequel il travaillera pendant 15 ans. Mais revenons à Cérémonies. Le groupe sort un 45 Tours autoproduit qui depuis est devenu un véritable collector. Il suffit d'aller ici-même pour s'en rendre compte. La critique du disque dans Libération sera plutôt mauvaise et injuste. Le groupe est suivi par une horde de fans qui s'autoproclame le BSS Contingent (par analogie avec le Bromley Contingent proche des Sex Pistols). Leur cri de guerre est "bouloup" ! Cérémonies joue (entre autres) aux 120 Nuits, au Gibus, au Cithéa, au Rose Bonbon, au Chat Bleu (Bordeaux), à Aix-en-Provence où ils font la connaissance de Seaton lors d'un mémorable concert. Seaton est le premier groupe de David Rosane. Pour les remercier, Cérémonies invite Seaton à jouer au Gibus, à Paris. Cérémonies passe également sur plusieurs radios (notamment Fréquence Montmartre et Radio Libertaire) pour finalement jouer en première partie de Cock Robin à l'Olympia. Piep' quitte le groupe. Ses problèmes de drogue y sont sans doute pour quelque chose. Pour le remplacer, le groupe recrute Dgé à la guitare, ancien membre du groupe Wallenberg. Dgé travaille également avec Franck et Marc-André. Ils créent bientôt Bleu Petrol et Pascal Blua rejoint le trio. Avec Pascal, Marc-André créée Bibi et les Fricotins. Ils recrutent Yannick à la basse et utilisent une boite à rythme. Franck chante de temps en temps avec le groupe. Pendant ce temps, Cérémonies enregistre de nouvelles démos et se rapproche d'Anzia de Marc Seberg qui leur propose de travailler ensemble. Sandy, rencontrée à l'école de Publicité, est le manager de Cérémonies. Elle tombe amoureuse de David, le chanteur de Seaton. Ils se marieront et s'installeront à Paris. Seaton n'est plus et David cherche un nouveau projet musical. Bibi et les Fricotins se transforment en Etc's et s'adjoint les services de Véronique au chant. Finalement, Véronique part aux USA et les Etc's se rapprochent de David Rosane. Pascal Blua jette l'éponge et Bruno rejoint cette nouvelle formation : les Monkey Business. Parallèlement, Cérémonies a cessé d'exister et le groupe (moins Bruno) et plus Pascal R. devient les Chinaski's. Pascal Blua ayant quitté les Etc's  intègre les Chinaski's. Marc-André y fera un bref passage aussi. Monkey Business tourne un peu (entre autres) : le Plan, le Blues Heure, le Cadran, le Gibus, le Pigall's (avec Panik LTDC), Verdun, Rennes et Saint Malo. Ils jouent à France inter et dans un paquet de fêtes. Ils enregistrent une démo 4 titres et sont à deux doigts de signer chez New rose. Jean-Yves, recruté comme commercial chez Bleu Petrol, joue du sax et assure les cuivres pour les concerts. Au bout de 3 ans d'un dur labeur, le groupe explose en plein vol. Sandy ex-manageuse de Cérémonies, femme de David, assurait les choeurs pour Monkey Business et était également leur manager. Elle est malheureusement diagnostiquée schizophrène et doit faire de longs passages en hôpital psychiatrique. Très vite après Monkey Business, David Rosane joue dans les Stéréo Child avec les anciens membres de Seaton puis laisse tomber la musique (pour presque une décennie). Yannick, ex Fricotin et ex-Monkey Business, créée Blade. Groupe dans lequel Marc-André jouera également. David Rosane écrit quelques chansons avec et pour Blade. De son côté Marc-André créée Nouveaux Monstres avec Jean-Yves (Sax chez les Monkey). Ils enregistrent 2 CD avec Franck au chant et un dernier avec Marjorie. Franck joue également dans le Sexe des Anges (avec Gordon et Pascal R.). Une formation éphémère mais remarquée par les Inrockuptibles. Yannick joue également dans Manchester, Masonic Hands et plein d'autres formations. La vie, petit à petit, a éloigné et séparé le BSS Contingent. Certains sont morts, d'autres ont changé de vie ou ont disparu. Aujourd'hui David Rosane est revenu à la musique. D'abord avec OD, Neon Campfire, David & Lucie et finalement avec les American Zookeepers. Il tourne aux USA et s'autoproduit. Franck et Dgé jouent toujours ensemble dans Demolition Party. Yannick joue dans Thousand Watt Burns. Marc-André et Jean-Yves ont un nouveau projet : "Jean-Marc". Ce blog a pour vocation de documenter ces presque 30 années d'aventures musicales, riches et pourtant inconnues de tous. Voilà, la vocation de Bouloup. Rendez-vous dans 300 posts pour faire un nouveau point !