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Je me souviens de nous (1)

J'ai eu le plaisir de participer aux deux Revues Thésaurus publiées par le camarade Claude Picard. Dans le premier numéro, j'ai écrit un long article sur Cérémonies, dans le second, c'est de ma carrière musicale dont il était question. Bien sûr, vous pouvez vous les procurer ici-même. Le temps a un peu passé depuis ces publications et il est temps de partager ces monuments journalistiques avec mes lecteurs adorés !

 

Avec le recul, parler de Cérémonies, c’est entreprendre un voyage introspectif et faire un retour sur mes années de formation puisque, d’une certaine façon, j’ai participé à cette aventure musicale. Bien sûr, vous vous demandez, « What’s the fuck… C’est quoi Cérémonies ? » S’ils avaient une « entrée » dans Wikipedia ça pourrait donner quelque chose comme « Cérémonies est un groupe rock français et new-wave qui a été en activité de 1983 à disons… 1989. » Je ne suis plus très sûr et Franck War (le chanteur du groupe) que j’ai interviewé pour écrire cet article non plus. D’ailleurs, je le remercie d’avoir partagé ses souvenirs et ravivé les miens.

Ces années ont mis la touche finale à mon éducation musicale à une époque où Joy Division n’était pas encore une marque distribuée par H&M. Juste un précieux secret partagé par quelques aficionados. Si vous connaissez le groupe de Ian Curtis, vous avez sans doute fait le rapprochement avec une de leurs plus belles chansons (selon Franck War). C’est également le chemin des studios de répétition que m’a ouvert Cérémonies. Avec eux ou plutôt grâce à eux, j’ai pu exprimer cette irrésistible envie de « gratter sur une guitare électrique » sans vraiment savoir jouer.  Mon avenir et « ma carrière professionnelle » ont également été liés à certains membres du groupe puisqu’ensemble nous avons « entrepris » et créé deux studios de design graphique. De Joy Division à Peter Saville, il n’y avait qu’un pas que nous avons franchi sans sourciller. Avec l’arrivée de la micro-informatique (et de la PAO), nous avons appliqué le « Do It Yourself » chers aux punks à un métier qui n’avait quasiment pas évolué depuis la fin des années 60. Ensemble, nous avons créé Bleu Petrol (en hommage aux Bleus de Matisse et à That Petrol Emotion) puis Public’Image Factory avec PIL et…. Factory Records comme ultimes références. En mode autogestion, bien sûr. J’ai donc eu la chance de rencontrer ce groupe et son entourage proche qui se moquaient de ma provenance sociale. Pourtant issu de la petite bourgeoisie intellectuelle, ces purs produits de la Banlieue Est m’ont ouvert les bras (sans trop poser de questions). Et même si mon prénom composé pouvait paraître suspect, J’étais là, avec eux, point. 

L’histoire du groupe se divise en 2 époques distinctes musicalement. D’abord une période « batcave » (comme on disait à l’époque, le mouvement gothique en étant à ses balbutiements) portée par l’influence des ténors du genre : Joy Division (toujours et encore), Killing Joke, Bauhaus… Et plein d’autres. Puis après un changement de guitariste, le groupe s’est émancipé et a lorgné vers une pop de qualité, quelque part entre Marc Seberg et Gamine. Le choix d’une référence comme Marc Seberg n’est pas fortuit puisqu’une rencontre Anzia - Cérémonies a bien eu lieu, initiée par le camarade Édouard proche de Marc Seberg et bientôt ami intime de Philippe Pascal. Cette rencontre aurait pu déboucher sur une production et un album digne de ce nom. Mais de l’aveux même de Franck, le groupe avait surtout envie de s’amuser et l’ascétisme du guitariste collait mal avec l’énergie déconnante des quatre copains de Rosny. Anzia exigeait un travail sérieux et constant ainsi qu’un aller-retour Rennes/Paris payé par le groupe pour assister à cette rencontre. Une exigence qui manquait franchement de classe (et d’une certaine générosité). Comme le faisait aussi remarquer Franck, la fine équipe n’était pas prête à franchir le pas et faire de la musique une profession. C’est peut-être ce qui a manqué au groupe pour atteindre un début de notoriété. Ça et un batteur qui joue « carré » et au click.

Très vite, je me suis revendiqué président de leur fan club.  Ce n’était pas une « posture » naïve façon faire-valoir mais bien un vrai coup de foudre pour leur musique et l’univers poétique de leur chanteur. Un univers, au départ, un peu emprunté : le baiser de la mort (cher à la mafia), Hiroshima, Verdun et la Guerre de 14, la folie, les trains de banlieue… Presque des passages obligés pour tout amateur de new-wave française de ces années-là. Mais, très vite, Franck s’est mis en tête d’explorer ce qu’il était : un juste mélange entre dépression et légèreté. Avec en toile de fond des histoires d’amour beaucoup trop grandes pour lui…. Et pour nous. Car Franck, à travers ses « lyrics », parlait aussi de nous, de cette incapacité d’être à deux, ni tout seul. Ou plus simplement de ce Syndrome de Peter Pan sur lequel nous construisions, alors, nos vies. Nous étions jeunes pour l’éternité. Ses chansons étaient comme un blues blanc et sophistiqué spécial beau gosse. D’ailleurs, Franck War avec sa tête de « BG » apportait un charisme un poil hautain à Cérémonies. Un charisme qui fascinait et qui permettait de « choper » plus facilement. Du genre : « Oui, le chanteur, c'est mon pote. Je t’offre un verre ? ».  Mais cette attitude qui masquait une forme de timidité, souvent, aussi… Repoussait. A cela, il fallait ajouter un sens de la vanne plutôt aiguisé qui a pu parfois jouer en leur défaveur. Cet art de la vanne est mon héritage de ces années-là. Je l’ai appris à leur contact et transmis à mon fils qui, à son tour, se défend plutôt bien !

Comme pour le Bromley Contingent des Sex Pistols, tous ceux qui comme moi, gravitaient autour du groupe se sont auto-proclamés membre du BSS Kontingent… BSS pour « Bois Sans Soif ». A n’en pas douter, la bringue et l’alcool furent des points d’ancrage pour cette petite « troupe », puis, comme pour tant d’autres, la drogue s’est invitée à la fête. Des drogues très année 80 pas « festives » pour un sou, d’abord sniffées puis injectées par le plus impliqués. Ceux qui ne sont pas morts d’overdose ont plongé dans un alcoolisme compensateur. Finalement, l’âge venant, certains BSS ont dû affronter maladies psychiatriques et autres affections chroniques. Presque 40 ans après, les cimetières se sont remplis et se remplissent grâce à nous. Et ça ne va pas s’arranger. Dis comme ça, on a l’impression de plonger dans l’univers morbide des junkies de Burroughs (ou des alcoolos de Bukowski). A l’époque, nous pensions que nous avions une véritable grandeur d’âme à nous mettre systématiquement « minables ». Nous étions des « princes » à l’image d’Henry Chinaski au comptoir du Golden Horn (que nous avions remplacé par celui du Piano Vache). Nous partions à l’assaut des catacombes ou des toits de Paris, systématiquement bières à la main juste après l’apéro dinatoire. En réalité, cette méthodique opération d’autodestruction s’est faite dans la joie et la bonne humeur.  Sans douleur, du moins sur le moment, toujours en rigolant. Et puis, il nous fallait donner corps à certaines chansons du groupe comme « Les Chiens de l’Enfer » qui emprunte son titre à un poème de l’écrivain et poète destroy californien cité précédemment. Finalement, à force de vannes, de glande et de légèreté nous avons raté l’ascenseur social et personne dans mes relations proches peut se vanter, aujourd’hui, de « siéger au Comex » ou d’avoir reçu la légion d’honneur. Au moins, nous n’avons fait que ce que nous voulions… A commencer par rigoler et faire la fête.

La saga de Cérémonies permet de corriger une idée reçue sur le rock français de ces années-là. Lorsque l’on relit la presse musicale de l’époque, le rock français semble à se réduire à deux possibilités : le rock à la Rolling Stones (de Téléphone et de ses multiples dérivés) ou le rock façon punk new-yorkais (et « arty ») lorgnant parfois vers un funk blanc (Casino musique, Go Go Pigalles) avec option textes à messages en français (Higelin ou Bashung). A l’époque, nous étions déjà persuadés que l’énergie bouillonnante d’un Téléphone ne pouvait compenser la vacuité de leurs paroles pré-adolescentes … Allez, tous en cœur : « Un jeeeu neeuhhh  sais quooiii qui me laisseuuuu connnnn ». Rien ou très peu pourtant quant à ces groupes influencés par ce qui se passait en Angleterre. Rien sur une underground riche et multiple, dark et violente. D’après Franck, c’est peut-être la faute aux journalistes alors en poste. Des journalistes déjà vieux, ayant connu (et adoré) les années 70 et ne s’appuyant que sur leurs propres références musicales pour critiquer. Une génération qui croyait dur comme fer à l’unique influence d’un Bowie ou d’un Lou Reed quand on faisait du rock. A la limite, les New-York Dolls ou le MC5. Il faudra attendre la déferlante rock alternative pour que l’incroyable richesse de la scène française soit enfin visible et exposée par les médias. Cérémonies a traversé cette vague alternative sans changer de cap, sans sourciller. Cérémonies était déjà un vieux groupe. Il n’a jamais été question d’accordéon ou de néo-réalisme français à la Léo Ferré dans la new-wave épique du groupe.

Cérémonies, c’est l’histoire de 4 copains de lycée, quelque part du côté des cités de Rosny 2 et Montreuil qui vont mettre leur goût et leur énergie en commun pour créer un répertoire original ne comprenant qu’une ou deux reprises bien senties (Joy Division ou Bauhaus). Ainsi, Lors de voyages linguistiques en Angleterre, Franck ramènera des disques alors inconnus dans l’hexagone puis, plus tard, avec ses camarades de jeu, prendra une carte de fidélité chez New Rose pour trouver la perle rare, la nouveauté qui tue. Bref, le terreau musical sur lequel le groupe construira et évoluera. Dans le désordre (et de souvenir) PIL, Stiff Little Fingers, Outcasts, Bollock Brothers ou Jean-Jacques Burnel et les Stranglers mais aussi du reggae à la Mickey Dread ou Dr Alimentado (l’influence des Clash) voir de la « variété » un peu plus « light » comme Jo Boxer, Woodentops et New Order.

Cérémonies n’est pas apparu d’un seul coup, comme une évidence, il est le résultat d’une évolution, d’une maturation qui commence en 1979 par une première formation punk, l’Affrontement. On notera l’influence des Clash qui accompagnera toute l’histoire de Cérémonies plus d’une façon idéologique que musicale. Gordon à la guitare, Franck à la basse, Commandant à la guitare et Bosniak à la batterie. Un seul ampli pour reprendre le quator. Personne n’a vraiment envie de chanter et c’est finalement Franck – qui a le meilleur look punk - qui s’y colle. Le groupe dégote un local de répétition complétement gratuit (la salle des fêtes commune dans la cité). Ah oui, j’oubliais, dans la bande des Cérémonies, on pouvait (devait ?) se retrouver affublé du surnom qui va bien : Gordon (car Hervé aimait le gin), Piepp’ (Car Jean-Jacques était pompier d’entreprise), Commandant (après son passage dans l’armée), Bosniak, Adolphe, Iggy, Zaza, Camisole, Pachi, Dicav’, Coco et puis plus tard Quick et moi-même Marcotin… Et plein d’autres. Donc de l’Affrontement naitra un déjà plus sérieux Stygmat avec Gordon à la basse et les frères Boubich’ (Commandant et Bosniak). Puis le deux partiront fonder Ordonnance Karmélites. L’arrivée de Bruno à la batterie et de Piepp’ à la guitare permettra de distribuer définitivement les rôles avec, bien sûr, Franck au chant et Gordon à la basse. Gordon qui, il y a peu, a dû quitter le vaisseau amiral (et à qui je dédie ces quelques lignes). 

J’en profite pour partager un grand moment « gordonnien », bière à la main lors d’une fête de jour de l’an dont nous avions le secret. Après une longue discussion, nous étions finalement tombés d’accord sur le fait que « quand on pisse debout et qu’on ne voit plus sa bite, il est temps de maigrir ». Dont acte, je pense à toi Gordon et j’essaie de perdre du poids. Gordon avait un réel don pour la guitare électrique à quatre cordes. Il développera un vrai style personnel et son propre son très influencé par la maestria d’un Peter Hook. Ce talent achètera à vie notre admiration ébahie. Un AVC plus loin, seul à Grenoble, il devait arrêter la pratique de son instrument fétiche, cloué sur un fauteuil roulant, parlant difficilement et n’ayant plus la force de soulever une basse ...

Demolition Party

J'ai beaucoup parlé des aventures musicales de Franck W. (chant et concepts créatifs) : l'Affrontement, Ann et les Fils De Joie, Cérémonies, Chinaski's, Le Sexe des Anges, Keyer Söze, Maki, Nouveaux Monstres et... Demolition Party. J'ai également beaucoup parlé de Dgé (guitare et production) : Wallenberg, Lyliak, Cérémonies, Chinaski's et... Demolition Party. J'ai eu le plaisir d'aller à l'école et de monter mes premières entreprises avec le premier... Et de travailler une bonne quinzaine d'années avec le second. Bref, Franck et Dgé sont des amis et si la Vie a parfois mis à mal cette amitié, nous avons su garder le contact. C'est donc assez naturellement que Demolition Party s'est retrouvé chez les Disques Abrasifs, mon label adoré... Un (tout petit) retour des choses car je dois un paquet de choses à ces deux pionniers parisiens du rock new-wave et alternatif.  A commencer par la raison d'être de Bouloup, haut lieu du rock français indépendant des années 80. Preuve vivante que ce rock "en français" était loin, dés 1980, des têtes de gondole comme Téléphone. Bref, Demolition Party est le résultat logique de cette longue expérience et ce premier single 3 titres, une très belle réussite. Un vrai cadeau pour les Disques Abrasifs que l'on pourra écouter ici-même ! Si vous ne connaissez pas, jetez-y "une oreille"... On y retrouve tout ce que j'ai aimé chez Cérémonies et ce qui a suivi. Une humeur de jeune homme ayant passé 60 ans et une production magnifique lorgnant vers la dream pop et plein d'autres choses.

Ordonnance Karmélite live à L'Opera Night (2)

Voici un 2e morceau d'Ordonnance Karmélite live à l'Opera Night. Les Karmélites était le groupe de Commandant (chant) et de son frère Boubich' (batterie), 2 bouloupiens de la première heure puisque les 2 jouaient dans l'Affrontement et dans Stygmat. Ce coup-ci, j'ai reconnu le tître de la chanson puisque je l'ai déjà publié dans une version démo !
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Ordonnance Karmélite restauré !

Ordonnance Karmélite était le groupe de Commandant et de Bosniak, 2 bouloupiens de la première heure. Bosniak javait joué, avant, de la batterie pour l'Affrontement et pour Stygmat... Quant au Commandant, je le croisais toujours aux fêtes de bouloupiens. Deux frères sympas. Je ne me souviens pas de leurs vrais noms, je sais seulement que les 2 sont morts... Et que la drogue y est sans doute pour quelque chose. Il y a 2 ans j'avais publié la première démo du groupe qui était d'une qualité épouventable. J'ai donc recommencé le process pour arriver à une qualité bien meilleure.
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Bye Gordon !

J'ai appris hier la mort de Gordon  ex-bassiste de l'Affrontement, Cérémonies, Sexe des Anges, Chinaski's... Etc. Hervé, de son vrai prénom, était la gentillesse incarnée et pour beaucoup quelqu'un sur lequel on pouvait toujours compter. D'une grande intelligence et sensibilité, il laisse un vide béant dans le "Bouloup Contingent". Grâce à lui, j'ai pu alimenter ce blog et partager nos folles aventures musicales. Bien sûr, la Vie nous avait un peu éloigné et nous avions pris des chemins différents mais nous avions gardé des liens indéfectibles nés de ces années de répet', concerts, soirées, beuveries, vacances, week-ends... Etc. Que nous avions partagé, la clope au bec, une Heineken à la main. Là où il va, je suis sûr qu'il pourra jouer dans l'orchestre de Ian Curtis, voir trouver un groupe de dub à la cool. Bouloup !
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Jimmy Carter, version 2

J'ai déjà publié une version de "Jimmy Carter", une composition du groupe l'Affrontement. Un groupe "pionnier" actif vers 1979 du côté de Montreuil et Rosny 2. Quel est le message de ce "brulot" punk ? Difficile à dire. Sans doute une critique en bonne et due forme de la politique du 39e président des USA (au pouvoir de 1977 à 1981).
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Voici mon 600e Post

Voici mon 600e post et il est temps de faire le point. En presque 3 années, j'ai publié pas mal de choses. J'ai, sans doute, fait le tour du répertoire de Cérémonies, Monkey Business, Nouveaux Monstres, Chinaskis, Fricotins... Etc. Il me reste quelque bouts de concerts de Cérémonies à publier et quelques démos de Seaton. Je n'ai pas retrouvé la vidéo des Monkeys, ni leur concert au Plan, ni l'interview à France Inter ! Mais bon, je ne désespère pas ! J'en ai profité pour publier plein d'autre choses : l'Affrontement, le Duo Gagnant, Hasil Hadkins, François Alysse, Les Rois Fainéants, Les Dogs et les Cramps... Etc. J'ai eu quelques problèmes avec Etienne Daho qui n'a pas apprécié que je publie sans autorisation un bout de son premier Olympia ! J'ai discuté avec quelqu'un qui est sensé être son web master. En échange d'une rencontre, d'une autographe et de deux places de concert, je suis - bien sûr - prêt à donner ce concert à Etienne. Mais pour l'instant, je n'ai pas eu de nouvelles et je ne crois pas en avoir. Il se peut qu'à un moment ou à un autre je diffuse sous le manteau ce live, apparemment très rare et recherché, juste pour le plaisir. Si quelqu'un lit ces lignes et a des bandes audios, des vidéos, des photos concernant un des groupes lié au Bouloup Contingent, je suis bien sûr preneur. Il suffit de me contacter en cliquant ici (ou "Contactez-nous" à droite un peu plus bas) pour s'organiser. J'aimerai, par exemple, retrouver des traces des Traffic Diams qui partageaient un local avec Cérémonies. Je tiens à préciser que toute ma démarche est complétement désintéressée. J'essaie juste de centraliser et de redonner vie à cette bouillonnante créativité qui est typique d'une époque. Ce blog est très peu lu et les vidéos peu écoutées, j'en ai bien conscience. Mais je ne recherche ni la "gloire" et encore moins la célébrité. Je sais que sur la longueur, ces groupes et artistes auront l'audience qu'ils méritent. J'en profite pour remercier Hervé Hénocq (Gordon) et David Rosane pour leur soutient et les documents qu'ils m'ont confié et que je crois avoir dignement exploité. Bouloup n'a pas vocation a être alimenté éternellement, il arrivera un moment où... Je n'aurai rien d'autre à ajouter et où j'arrêterai mes publications. On se retrouve pour faire le point au 1000e post !

L'Affrontement non-identifié

Je continue l'exploration du répertoire de l'Affrontement avec ce morceau dont je n'ai pas réussi (encore une fois) à identifier le tître. Un bon morceau punk bien enlevé comme on les aime. Là encore, je lance une nouveau défi à mes nombreux fans : nommer cette chanson. N'hésitez pas à me faire des propositions par mail (contactez-nous, tout en bas à droite). Du coup et pour l'occasion, j'ai un peu changé le design de la vidéo !
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L'Affrontement, non identifé !

Retrouvé sur une K7 appartenant à Gordon (le bassiste du groupe) voici un tître de l'Affrontement non identifié. J'offre un goodie* "bouloup" à celui ou celle qui pourra identifier cette chanson (à la rythmique qui n'est pas sans rappeler les grandes heures de Stiff Little Fingers) !
D'après les intéressés, il s'agirait de "BB 84", une chanson autour du clônage !
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*Merci de m'envoyer votre proposition par mail "Contactez-nous", à droite un peu plus bas ! 

Peut-être Jimmy Carter !

D'après les indications laissées par Gordon (bassiste de l'Affrontement), ce morceau s'appellerait "Jimmy Carter". Difficile de le confirmer. Voici la suite des aventures de nos punks pionniers. Gros son et gros bordel, une belle énergie en somme ! La photo qui illustre la vidéo a été prise lors d'un concert du groupe au Golf Drouot ! Le Golf a fermé en 1981... On en conclu qu'ils y ont joué, sans doute, en 1980. Ce temple du Rock français a permis à tous les pionniers du rock français ainsi que certaines figures mythiques (comme Gene Vincent ou Vince Taylor) de jouer.  Little Bob ou les Dogs ont pu également s'y exprimer ! La dite photo représente Gordon en pleine action !
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L'Affrontement et Panik LTDC

Grâce à une application russe (un projet pour recoloriser des photos de militaires soviétiques - d'où la chromie "terreuse") je me suis amusé à traiter cette photo rassemblant Panik LTDC et l'Affrontement à l'occasion d'un concert commun (dans l'île de Groix) !
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La suite des aventures de l'Affrontement !

Voici un autre tître de l'Affrontement, un poil tellurique et dissonant ! Je n'ai, malheureusement, pas le tître de ce morceau qui ne manque pourtant pas d'intérêt !  Même en écoutant à fond au casque, les paroles restent inaudibles. J'ai pu cependant "capter" ce que je crois être ce "Dans le sang". Je m'en vais, de ce pas, demander aux 2 seuls survivants de ce groupe "pionnier", leur avis. La photo qui illustre la vidéo est une photo représentant l'Affrontement Et Panik LTDC. Panik est encore en activité, 40 ans après. De la formation originale, il le ne reste que Christian (au chant). Ces "Troubadours du Chaos" viennent de sortir un album ainsi qu'un duo avec le chanteur Christophe (?).
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Suite des aventures de l'Affrontement !

2e tître extrait de la démo de l'Affrontement (ou Perfekt Affrontement d'après la K7). Ce "Banlieue Punk" porte bien son nom même si le rythme s'est ralenti (par rapport à leur reprise des Ramones). Le plan de guitare n'est pas sans rappeler celui de "The Passenger" d'Iggy Pop sorti en 1977. Très franchement, y'a pire comme influence et Iggy est et a été le papa des punks. La voix de Franck est plus grave que sur ses autres "exploits" attitude punk oblige. Je n'arrive toujours pas à réaliser que cette formation date de 1979 ou 1980... Elle intégre naturellement le style alors que pour la plupart des français, à l'époque, punk = Plastic Bertrand. Soit, une aimable plaisanterie sur laquelle on peut danser à la surboum de l'école. Depuis, Sonic Youth a repris "en main" le tube de Plastic pour en faire un morceau mythique et fondateur. Mais à l'époque... La plupart des groupes punk français ayant sorti un disque sonnaient soit comme du garage acidulé (le son des batteries, c'était quelque chose) soit comme du Television mal digéré (intellos obligent). Pas l'Affrontement et c'est ce qui fait la beauté de ces morceaux...
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Stygmat

Voici Stygmat, un groupe "dissident" du groupe dont je vous ai parlé l'autre jour : l'Affrontement ! Je n'ai que peu d'infos sur ce trio apparemment "New wave" et qui comprend Boubich, Bosniak et Gordon.Voici un premier tître dont je ne comprend pas les paroles (même au casque)... Est-ce de l'anglais ? Du français ? Difficile à dire ! J'imagine que le visuel qui accompagne la vidéo a été fait par Franck W. mais rien n'est moins sûr. Bref, peu ou pas d'infos sur Stygmat qui se définit comme du "Rock Trop"
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L'Affrontement, au début !

Il m'a fallu attendre 40 ans pour entendre, pour la première fois, l'Affrontement ou "Perfekt Affrontement" selon la K7 audio d'époque. Le groupe est constitué de Pascal Bouris, lead guitare (dit Boubich, le Commandant Jack Détergent) fondateur du mouvement bouloupien, Jean-Jacques Frochtman (dit Piep', Johnny Valstar) guitare rythmique, Eric Bouris (frère de Pascal, dit Bosniak Cornelius le Gerbonaute) à la batterie, Franck Waroquier (dit Tom Carbone) chant, Hervé Hénocq (dit Gordon Gossips rapport à la série les Mystères de l'Ouest) à la basse. Premier tître publié, une reprise des Ramones, le fameux :"Blitzkrieg Bop". Sachant que les Ramones l'ont publié en 1976, en France, en 45 tours, c'est plutôt héroïque et rafraichissant d'entendre cette reprise. Les Ramones sont, en 1979, très, très underground et loin d'être devenu une marque de tee-shirt que l'on trouve parfois chez C&A. Le Punk Rock existe déjà  depuis quelques années dans notre beau pays avec des groupes comme Asphalt Jungle ou Métal Urbain. Ces groupes sont loin de l'approche punk rock originelle. L'Affrontement n'a rien d'arty, ni de parisien. C'est une bande de teenagers issue de la banlieue qui a découvert ce courant musical et tout de suite adhéré. Si leur répertoire est punk, le groupe lorgne déjà vers une approche plus new-wave du style Cure. Pour preuve, un bœuf entendu qui sonne un peu dans le genre. Mais L'Affrontement est  punk pour le fun et/ou pour la dimension subversive. Le groupe va tourner (un peu) et jouer au Golf Drouot (qui fermera en 1981). L'Affrontement sera le premier groupe (punk) à jouer sur l'île de Groix. Gordon, à qui on doit ces documents, m'a raconté une anecdote plutôt amusante : " La K7 a été enregistrée sur mon vieux poste Panasonic des année 76 soit disant stéréo dans l'usine de feu mon parrain de chaudronnerie au 1er étage avec escalier en bois, donc tout un périple pour monter tout le matos (batterie, amplis, guitares, etc.) et Piep', véritable Pierre Richard, avait déclenché le démarrage des machines en appuyant sur ce je sais quel bouton. Panique à bord, mais on a réussit a tout stopper a temps." Si un jour, on publie une nouvelle anthologie du punk en France, le groupe mérite d'y figurer ! Dernier point, la qualité sonore de l'enregistrement laisse parfois à désirer... Pas de problème, c'est l'esprit de l'époque !
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302 posts, déjà...

Voici le cap des 300 articles passés pour ce magnifique blog. Il est temps de faire le point et de se rappeler les fondamentaux ! Bouloup a pour objectif de documenter les aventures musicales des bouloupiens et du BSS Contingent. Tout à commencer au milieu des années 80 avec Cérémonies. Cérémonies, groupe français et new wave, est né des cendres d'un groupe punk : l'Affrontement. Il comprend : Gordon à la basse, Piep' à la guitare, Bruno à la batterie et Franck au chant. Franck décide de passer un BTS de Publicité. Il s'inscrit dans une école, dans Paris. Dans cette école, il rencontre Béatrice qui épousera Bruno, Sandy qui épousera David Rosane et Marc-André avec qui il fondera Bleu Petrol puis Public Image Factory. Deux studios de design pour lequel il travaillera pendant 15 ans. Mais revenons à Cérémonies. Le groupe sort un 45 Tours autoproduit qui depuis est devenu un véritable collector. Il suffit d'aller ici-même pour s'en rendre compte. La critique du disque dans Libération sera plutôt mauvaise et injuste. Le groupe est suivi par une horde de fans qui s'autoproclame le BSS Contingent (par analogie avec le Bromley Contingent proche des Sex Pistols). Leur cri de guerre est "bouloup" ! Cérémonies joue (entre autres) aux 120 Nuits, au Gibus, au Cithéa, au Rose Bonbon, au Chat Bleu (Bordeaux), à Aix-en-Provence où ils font la connaissance de Seaton lors d'un mémorable concert. Seaton est le premier groupe de David Rosane. Pour les remercier, Cérémonies invite Seaton à jouer au Gibus, à Paris. Cérémonies passe également sur plusieurs radios (notamment Fréquence Montmartre et Radio Libertaire) pour finalement jouer en première partie de Cock Robin à l'Olympia. Piep' quitte le groupe. Ses problèmes de drogue y sont sans doute pour quelque chose. Pour le remplacer, le groupe recrute Dgé à la guitare, ancien membre du groupe Wallenberg. Dgé travaille également avec Franck et Marc-André. Ils créent bientôt Bleu Petrol et Pascal Blua rejoint le trio. Avec Pascal, Marc-André créée Bibi et les Fricotins. Ils recrutent Yannick à la basse et utilisent une boite à rythme. Franck chante de temps en temps avec le groupe. Pendant ce temps, Cérémonies enregistre de nouvelles démos et se rapproche d'Anzia de Marc Seberg qui leur propose de travailler ensemble. Sandy, rencontrée à l'école de Publicité, est le manager de Cérémonies. Elle tombe amoureuse de David, le chanteur de Seaton. Ils se marieront et s'installeront à Paris. Seaton n'est plus et David cherche un nouveau projet musical. Bibi et les Fricotins se transforment en Etc's et s'adjoint les services de Véronique au chant. Finalement, Véronique part aux USA et les Etc's se rapprochent de David Rosane. Pascal Blua jette l'éponge et Bruno rejoint cette nouvelle formation : les Monkey Business. Parallèlement, Cérémonies a cessé d'exister et le groupe (moins Bruno) et plus Pascal R. devient les Chinaski's. Pascal Blua ayant quitté les Etc's  intègre les Chinaski's. Marc-André y fera un bref passage aussi. Monkey Business tourne un peu (entre autres) : le Plan, le Blues Heure, le Cadran, le Gibus, le Pigall's (avec Panik LTDC), Verdun, Rennes et Saint Malo. Ils jouent à France inter et dans un paquet de fêtes. Ils enregistrent une démo 4 titres et sont à deux doigts de signer chez New rose. Jean-Yves, recruté comme commercial chez Bleu Petrol, joue du sax et assure les cuivres pour les concerts. Au bout de 3 ans d'un dur labeur, le groupe explose en plein vol. Sandy ex-manageuse de Cérémonies, femme de David, assurait les choeurs pour Monkey Business et était également leur manager. Elle est malheureusement diagnostiquée schizophrène et doit faire de longs passages en hôpital psychiatrique. Très vite après Monkey Business, David Rosane joue dans les Stéréo Child avec les anciens membres de Seaton puis laisse tomber la musique (pour presque une décennie). Yannick, ex Fricotin et ex-Monkey Business, créée Blade. Groupe dans lequel Marc-André jouera également. David Rosane écrit quelques chansons avec et pour Blade. De son côté Marc-André créée Nouveaux Monstres avec Jean-Yves (Sax chez les Monkey). Ils enregistrent 2 CD avec Franck au chant et un dernier avec Marjorie. Franck joue également dans le Sexe des Anges (avec Gordon et Pascal R.). Une formation éphémère mais remarquée par les Inrockuptibles. Yannick joue également dans Manchester, Masonic Hands et plein d'autres formations. La vie, petit à petit, a éloigné et séparé le BSS Contingent. Certains sont morts, d'autres ont changé de vie ou ont disparu. Aujourd'hui David Rosane est revenu à la musique. D'abord avec OD, Neon Campfire, David & Lucie et finalement avec les American Zookeepers. Il tourne aux USA et s'autoproduit. Franck et Dgé jouent toujours ensemble dans Demolition Party. Yannick joue dans Thousand Watt Burns. Marc-André et Jean-Yves ont un nouveau projet : "Jean-Marc". Ce blog a pour vocation de documenter ces presque 30 années d'aventures musicales, riches et pourtant inconnues de tous. Voilà, la vocation de Bouloup. Rendez-vous dans 300 posts pour faire un nouveau point !

L'Affrontement

Voici une photo historique (1979, 1980 ?) où l'on découvre les membres de ce qui allait devenir un peu plus tard "Cérémonies". A l'époque, la fine équipe jouait du punk rock sous le nom de L'Affrontement (l'influence des Clash n'est pas loin). Je n'ai jamais rien entendu de cette formation originelle mais je sais que c'est le premier groupe punk à avoir joué dans l'île de Ré. D'où, j'imagine, cette photo prise sur une bateau. A l'époque le Pont de l'Ile de Ré n'existait pas encore ! By the way, petite pensée pour tous ceux qui ne sont plus là !
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