Frakture
L’histoire commence en 1977 sous le nom de Fracture. Le groupe apparaît dans le même environnement que les premiers Marquis de Sade, avec notamment Christian Dargelos et Jacques Duval qui gravitent autour des deux formations. Les premières semaines sont instables, comme beaucoup de groupes de cette époque : les musiciens arrivent, repartent, changent d’instrument ou poursuivent d’autres aventures. Christian Dargelos quitte rapidement le navire pour se consacrer à Marquis de Sade, tandis que le groupe cherche encore sa direction.
La première période voit passer plusieurs musiciens, dont Sergeï Papail, Pascal Perrée, Jacques Duval et Philippe Rérolle. Les concerts s’enchaînent dans les lieux qui font alors vivre la scène rennaise : La Paillette, Le Rallye, l’Institut Franco-Américain ou encore les salles associatives qui accueillent cette nouvelle génération de groupes. Fracture avance dans l’urgence, avec cette énergie typique des formations de la fin des années 70 : peu de moyens, beaucoup d’idées et une volonté de sortir des sentiers battus.
En 1979, le groupe renaît sous le nom de Frakture. Autour de Sergeï Papail (basse, chant), Pascal Perrée (guitare), Philippe Rérolle (batterie) et Jacques Duval (guitare), la musique évolue. Le punk des débuts laisse place à quelque chose de plus froid, plus tendu, plus proche des sonorités post-punk qui commencent alors à circuler en Europe. Frakture développe une esthétique sombre, avec des textes parfois en allemand et une ambiance qui tranche avec le rock plus direct de la première vague.
Le groupe participe aux premières années des Rencontres Trans Musicales de Rennes et devient un acteur de cette scène locale en pleine construction. Pourtant, malgré une réelle personnalité et des concerts remarqués, Frakture restera longtemps un groupe discret, coincé entre plusieurs histoires plus médiatisées.
En 1980 sort enfin leur unique 45 tours de l’époque : « Sans Visage » / « Nagasakind ». Le disque est enregistré au Studio DB à Melesse, un lieu important pour la scène rennaise. Sur la face A, « Sans Visage » résume bien le nouveau son du groupe : une tension froide, une guitare tranchante et cette atmosphère étrange qui annonce la vague cold wave française. « Nagasakind », sur la face B, poursuit dans la même direction. Le disque deviendra avec le temps une pièce recherchée par les amateurs de rock français indépendant, tant il représente un moment précis de cette transition entre punk et new wave.
Frakture continue ensuite à évoluer avec plusieurs formations. En 1981, le groupe poursuit ses recherches et enregistre de nouveaux titres, avant de disparaître progressivement en 1983. Les musiciens ne quittent pourtant pas la musique : Sergeï Papail et Pascal Perrée rejoindront notamment Marc Seberg, autre grand nom issu de cette scène rennaise.
Après la séparation du groupe, Frakture ne disparaît pourtant pas complètement. Comme beaucoup de formations de cette époque, le groupe va connaître une seconde vie grâce au regain d’intérêt pour cette scène rennaise. Les archives ressortent, les anciens enregistrements sont réédités et un premier album regroupant les morceaux enregistrés pendant l’existence du groupe voit le jour en 2004.
En 2007, Frakture se reforme et reprend le fil d’une histoire commencée trente ans plus tôt. Cette résurrection confirme l’importance du groupe dans la mémoire de la scène rennaise : loin d’être seulement un témoin oublié du punk français, Frakture reste une formation qui a accompagné une mutation essentielle du rock hexagonal, entre urgence punk, froideur new wave et expérimentations post-punk.
Le 45 tours « Sans Visage » reste le symbole de cette période : un disque rare, marqué par son époque mais encore capable de surprendre aujourd’hui. Frakture fait partie de ces groupes qui n’ont jamais vraiment disparu : ils ont simplement traversé les années, comme une fissure toujours visible dans l’histoire du rock rennais.
Je me souviens de nous (1)
J'ai eu le plaisir de participer aux deux Revues Thésaurus publiées par le camarade Claude Picard. Dans le premier numéro, j'ai écrit un long article sur Cérémonies, dans le second, c'est de ma carrière musicale dont il était question. Bien sûr, vous pouvez vous les procurer ici-même. Le temps a un peu passé depuis ces publications et il est temps de partager ces monuments journalistiques avec mes lecteurs adorés !
Ces années ont mis la touche finale à mon éducation musicale à une époque où Joy Division n’était pas encore une marque distribuée par H&M. Juste un précieux secret partagé par quelques aficionados. Si vous connaissez le groupe de Ian Curtis, vous avez sans doute fait le rapprochement avec une de leurs plus belles chansons (selon Franck War). C’est également le chemin des studios de répétition que m’a ouvert Cérémonies. Avec eux ou plutôt grâce à eux, j’ai pu exprimer cette irrésistible envie de « gratter sur une guitare électrique » sans vraiment savoir jouer. Mon avenir et « ma carrière professionnelle » ont également été liés à certains membres du groupe puisqu’ensemble nous avons « entrepris » et créé deux studios de design graphique. De Joy Division à Peter Saville, il n’y avait qu’un pas que nous avons franchi sans sourciller. Avec l’arrivée de la micro-informatique (et de la PAO), nous avons appliqué le « Do It Yourself » chers aux punks à un métier qui n’avait quasiment pas évolué depuis la fin des années 60. Ensemble, nous avons créé Bleu Petrol (en hommage aux Bleus de Matisse et à That Petrol Emotion) puis Public’Image Factory avec PIL et…. Factory Records comme ultimes références. En mode autogestion, bien sûr. J’ai donc eu la chance de rencontrer ce groupe et son entourage proche qui se moquaient de ma provenance sociale. Pourtant issu de la petite bourgeoisie intellectuelle, ces purs produits de la Banlieue Est m’ont ouvert les bras (sans trop poser de questions). Et même si mon prénom composé pouvait paraître suspect, J’étais là, avec eux, point.
L’histoire du groupe se divise en 2 époques distinctes musicalement. D’abord une période « batcave » (comme on disait à l’époque, le mouvement gothique en étant à ses balbutiements) portée par l’influence des ténors du genre : Joy Division (toujours et encore), Killing Joke, Bauhaus… Et plein d’autres. Puis après un changement de guitariste, le groupe s’est émancipé et a lorgné vers une pop de qualité, quelque part entre Marc Seberg et Gamine. Le choix d’une référence comme Marc Seberg n’est pas fortuit puisqu’une rencontre Anzia - Cérémonies a bien eu lieu, initiée par le camarade Édouard proche de Marc Seberg et bientôt ami intime de Philippe Pascal. Cette rencontre aurait pu déboucher sur une production et un album digne de ce nom. Mais de l’aveux même de Franck, le groupe avait surtout envie de s’amuser et l’ascétisme du guitariste collait mal avec l’énergie déconnante des quatre copains de Rosny. Anzia exigeait un travail sérieux et constant ainsi qu’un aller-retour Rennes/Paris payé par le groupe pour assister à cette rencontre. Une exigence qui manquait franchement de classe (et d’une certaine générosité). Comme le faisait aussi remarquer Franck, la fine équipe n’était pas prête à franchir le pas et faire de la musique une profession. C’est peut-être ce qui a manqué au groupe pour atteindre un début de notoriété. Ça et un batteur qui joue « carré » et au click.
Très vite, je me suis revendiqué président de leur fan club. Ce n’était pas une « posture » naïve façon faire-valoir mais bien un vrai coup de foudre pour leur musique et l’univers poétique de leur chanteur. Un univers, au départ, un peu emprunté : le baiser de la mort (cher à la mafia), Hiroshima, Verdun et la Guerre de 14, la folie, les trains de banlieue… Presque des passages obligés pour tout amateur de new-wave française de ces années-là. Mais, très vite, Franck s’est mis en tête d’explorer ce qu’il était : un juste mélange entre dépression et légèreté. Avec en toile de fond des histoires d’amour beaucoup trop grandes pour lui…. Et pour nous. Car Franck, à travers ses « lyrics », parlait aussi de nous, de cette incapacité d’être à deux, ni tout seul. Ou plus simplement de ce Syndrome de Peter Pan sur lequel nous construisions, alors, nos vies. Nous étions jeunes pour l’éternité. Ses chansons étaient comme un blues blanc et sophistiqué spécial beau gosse. D’ailleurs, Franck War avec sa tête de « BG » apportait un charisme un poil hautain à Cérémonies. Un charisme qui fascinait et qui permettait de « choper » plus facilement. Du genre : « Oui, le chanteur, c'est mon pote. Je t’offre un verre ? ». Mais cette attitude qui masquait une forme de timidité, souvent, aussi… Repoussait. A cela, il fallait ajouter un sens de la vanne plutôt aiguisé qui a pu parfois jouer en leur défaveur. Cet art de la vanne est mon héritage de ces années-là. Je l’ai appris à leur contact et transmis à mon fils qui, à son tour, se défend plutôt bien !
Comme pour le Bromley Contingent des Sex Pistols, tous ceux qui comme moi, gravitaient autour du groupe se sont auto-proclamés membre du BSS Kontingent… BSS pour « Bois Sans Soif ». A n’en pas douter, la bringue et l’alcool furent des points d’ancrage pour cette petite « troupe », puis, comme pour tant d’autres, la drogue s’est invitée à la fête. Des drogues très année 80 pas « festives » pour un sou, d’abord sniffées puis injectées par le plus impliqués. Ceux qui ne sont pas morts d’overdose ont plongé dans un alcoolisme compensateur. Finalement, l’âge venant, certains BSS ont dû affronter maladies psychiatriques et autres affections chroniques. Presque 40 ans après, les cimetières se sont remplis et se remplissent grâce à nous. Et ça ne va pas s’arranger. Dis comme ça, on a l’impression de plonger dans l’univers morbide des junkies de Burroughs (ou des alcoolos de Bukowski). A l’époque, nous pensions que nous avions une véritable grandeur d’âme à nous mettre systématiquement « minables ». Nous étions des « princes » à l’image d’Henry Chinaski au comptoir du Golden Horn (que nous avions remplacé par celui du Piano Vache). Nous partions à l’assaut des catacombes ou des toits de Paris, systématiquement bières à la main juste après l’apéro dinatoire. En réalité, cette méthodique opération d’autodestruction s’est faite dans la joie et la bonne humeur. Sans douleur, du moins sur le moment, toujours en rigolant. Et puis, il nous fallait donner corps à certaines chansons du groupe comme « Les Chiens de l’Enfer » qui emprunte son titre à un poème de l’écrivain et poète destroy californien cité précédemment. Finalement, à force de vannes, de glande et de légèreté nous avons raté l’ascenseur social et personne dans mes relations proches peut se vanter, aujourd’hui, de « siéger au Comex » ou d’avoir reçu la légion d’honneur. Au moins, nous n’avons fait que ce que nous voulions… A commencer par rigoler et faire la fête.
La saga de Cérémonies permet de corriger une idée reçue sur le rock français de ces années-là. Lorsque l’on relit la presse musicale de l’époque, le rock français semble à se réduire à deux possibilités : le rock à la Rolling Stones (de Téléphone et de ses multiples dérivés) ou le rock façon punk new-yorkais (et « arty ») lorgnant parfois vers un funk blanc (Casino musique, Go Go Pigalles) avec option textes à messages en français (Higelin ou Bashung). A l’époque, nous étions déjà persuadés que l’énergie bouillonnante d’un Téléphone ne pouvait compenser la vacuité de leurs paroles pré-adolescentes … Allez, tous en cœur : « Un jeeeu neeuhhh sais quooiii qui me laisseuuuu connnnn ». Rien ou très peu pourtant quant à ces groupes influencés par ce qui se passait en Angleterre. Rien sur une underground riche et multiple, dark et violente. D’après Franck, c’est peut-être la faute aux journalistes alors en poste. Des journalistes déjà vieux, ayant connu (et adoré) les années 70 et ne s’appuyant que sur leurs propres références musicales pour critiquer. Une génération qui croyait dur comme fer à l’unique influence d’un Bowie ou d’un Lou Reed quand on faisait du rock. A la limite, les New-York Dolls ou le MC5. Il faudra attendre la déferlante rock alternative pour que l’incroyable richesse de la scène française soit enfin visible et exposée par les médias. Cérémonies a traversé cette vague alternative sans changer de cap, sans sourciller. Cérémonies était déjà un vieux groupe. Il n’a jamais été question d’accordéon ou de néo-réalisme français à la Léo Ferré dans la new-wave épique du groupe.
Cérémonies, c’est l’histoire de 4 copains de lycée, quelque part du côté des cités de Rosny 2 et Montreuil qui vont mettre leur goût et leur énergie en commun pour créer un répertoire original ne comprenant qu’une ou deux reprises bien senties (Joy Division ou Bauhaus). Ainsi, Lors de voyages linguistiques en Angleterre, Franck ramènera des disques alors inconnus dans l’hexagone puis, plus tard, avec ses camarades de jeu, prendra une carte de fidélité chez New Rose pour trouver la perle rare, la nouveauté qui tue. Bref, le terreau musical sur lequel le groupe construira et évoluera. Dans le désordre (et de souvenir) PIL, Stiff Little Fingers, Outcasts, Bollock Brothers ou Jean-Jacques Burnel et les Stranglers mais aussi du reggae à la Mickey Dread ou Dr Alimentado (l’influence des Clash) voir de la « variété » un peu plus « light » comme Jo Boxer, Woodentops et New Order.
Cérémonies n’est pas apparu d’un seul coup, comme une évidence, il est le résultat d’une évolution, d’une maturation qui commence en 1979 par une première formation punk, l’Affrontement. On notera l’influence des Clash qui accompagnera toute l’histoire de Cérémonies plus d’une façon idéologique que musicale. Gordon à la guitare, Franck à la basse, Commandant à la guitare et Bosniak à la batterie. Un seul ampli pour reprendre le quator. Personne n’a vraiment envie de chanter et c’est finalement Franck – qui a le meilleur look punk - qui s’y colle. Le groupe dégote un local de répétition complétement gratuit (la salle des fêtes commune dans la cité). Ah oui, j’oubliais, dans la bande des Cérémonies, on pouvait (devait ?) se retrouver affublé du surnom qui va bien : Gordon (car Hervé aimait le gin), Piepp’ (Car Jean-Jacques était pompier d’entreprise), Commandant (après son passage dans l’armée), Bosniak, Adolphe, Iggy, Zaza, Camisole, Pachi, Dicav’, Coco et puis plus tard Quick et moi-même Marcotin… Et plein d’autres. Donc de l’Affrontement naitra un déjà plus sérieux Stygmat avec Gordon à la basse et les frères Boubich’ (Commandant et Bosniak). Puis le deux partiront fonder Ordonnance Karmélites. L’arrivée de Bruno à la batterie et de Piepp’ à la guitare permettra de distribuer définitivement les rôles avec, bien sûr, Franck au chant et Gordon à la basse. Gordon qui, il y a peu, a dû quitter le vaisseau amiral (et à qui je dédie ces quelques lignes).
J’en profite pour partager un grand moment « gordonnien », bière à la main lors d’une fête de jour de l’an dont nous avions le secret. Après une longue discussion, nous étions finalement tombés d’accord sur le fait que « quand on pisse debout et qu’on ne voit plus sa bite, il est temps de maigrir ». Dont acte, je pense à toi Gordon et j’essaie de perdre du poids. Gordon avait un réel don pour la guitare électrique à quatre cordes. Il développera un vrai style personnel et son propre son très influencé par la maestria d’un Peter Hook. Ce talent achètera à vie notre admiration ébahie. Un AVC plus loin, seul à Grenoble, il devait arrêter la pratique de son instrument fétiche, cloué sur un fauteuil roulant, parlant difficilement et n’ayant plus la force de soulever une basse ...
Raff
Aujourd’hui, direction Limoges pour se replonger dans l’histoire de Raff, un des groupes punk les plus emblématiques de la scène locale des années 80. Un parcours typiquement “Do It Yourself”, entre démos bricolées, vinyles autoproduits et tournées sauvages un peu partout en France. Tout commence à la toute fin des années 70. À l’époque, le groupe s’appelle Baby Boom, puis passe par Bloody Tracks et Chainsaw (avec une démo joliment titrée On est un groupe pourri) avant d’adopter définitivement le nom Raff en 1982. La formation bouge pas mal au fil des ans, mais on retrouve à la base Steff (chant), Didier (guitare), Pascal (batterie) et Philippe (basse). Plus tard, Fabrice Venon et d’autres musiciens locaux viendront compléter la bande.
En 1984, Raff sort son premier 45 tours, Danse. Dans la foulée, le groupe enregistre Votez Raff, un album 16 titres qui voit le jour en 1985 sur le label Ripost. Un an plus tard, les Limougeauds enfoncent le clou avec Six Balles… Pour un Colt ! (77 KK Records), leur deuxième LP, toujours aussi énergique et abrasif. Raff participe aussi à quelques compiles locales (comme Rock à Limoges de Radio Trouble-Fête), qui permettent de figer sur bande l’intensité de cette scène régionale.
Si Raff reste avant tout un groupe limougeaud, il ne se contente pas de jouer dans son coin. Tout au long des années 80, le quatuor sillonne la France : Paris, Marseille, Lyon, Blois, Belfort, Toulouse, Montpellier, Saint-Affrique… Sur scène, ils partagent l’affiche avec La Souris Déglinguée, Oberkampf, Toy Dolls, Bérurier Noir ou encore les Sheriff. Le groupe finit par donner son dernier concert début 1988 à Pau, avant de se séparer.
Steff Tej, le chanteur, ne raccroche pas pour autant. Il lance rapidement Les Éjectés, autre formation punk-ska toujours active et qui deviendra la plus connue de Limoges. Quant à Raff, il reste dans les mémoires de la scène alternative française des 80’s, avec des disques devenus assez recherchés par les collectionneurs. Petite surprise : en 2014, les musiciens se reforment sous le nom Les Raff, plus de 25 ans après leur split, et remontent sur scène. Comme si le punk n’avait jamais vraiment quitté Limoges.
Les Imbibés
En direct de Vendôme, voici les Imbibés soit Jacques au chant et à la guitare, Pascal à la guitare, Philippe à la basse et Franck à la batterie. Le groupe s'est formé (en partie) sur les cendres d'une autre formation punk : Toxic. Les Imbibés ont sorti une K7 démo, un single et ont participé à plusieurs compilations : Underground vol.1 et Teenage Rock'n Roll From Blois ! Comme tout bon groupe punk, ils ont pas mal tourné (ils ont, par exemple, joué le 27 novembre 1987 à Vendôme avec les Voyoux, des habitués de Bouloup). Ils semblent avoir splitté vers 1992 (ou 1997). Voici la face A de leur single sorti en 1989. Le visuel de ce single atteste de l'intensité de leurs prestations scéniques.
Mickeynstein
En direct d'Orvault et de Nantes, voici Mickeynstein soit Alain Boisseau, Jacques Masteau, Noël Gaudin, Pascal Megniez et Philippe Richalley. Le groupe est créé en 1978 et splitera en 1982. Le temps pour lui d'enregistrer un single et de participer à une compilation Rock'n'Rennes. C'est d'ailleurs grâce à cette belle compil' achetée à l'époque que je connaissais cette formation. Comme tous les groupes de rock, les Mickeynstein ont pas mal tourné en Bretagne... Mais pas que ! Et comme pas mal de groupes dont je parle ici, ils sont sur un des Thésaurus du camarade Claude Picard ! Du coup, comme d'habitude, pour plus d'informations rendez-vous sur son site ! En tous cas, le groupe "sonne" vraiment bien !
Revoir Philippe
Voici un petit docu sur Marquis de Sade sans doute réalisé à l'occasion de la reformation du groupe. Philippe Pascal y parle longuement et ça fait vraiment plaisir de le revoir... Il est exactement comme dans mes souvenirs !
Une rareté de Marquis de Sade
J'ai déjà abordé Marquis de Sade, ici-même et plus généralement le camarade Philippe Pascal. Voici un tître rare extrait de la réédition de leur premier long "Dantzig Twist" datant de 1989. Ce "Die" était un des deux bonus tracks !
Appear
Voici le très joli "Appear" extrait de l'album d'Epitaphe sorti en 1983. Belle production et voix à la Philippe Pascal. Décidément, plus j'écoute, plus j'aime.
La Joie
Voici "La Joie" selon Epitaphe... Un long morceau new-wave à la voie sombre et grave (pas très loin de l'ami Philippe Pascal). Une chanson comme on les aime !
Une interview croisée d'Anzia et de Philippe Pascal
En faisant des recherches sur un obscur groupe Lillois, je suis tombé sur cette interview d'Anzia et Philippe Pascal datant de Juin 1983 soit à l'époque de la sortie du magnifique 1er album de Marc Seberg. On y découvre d'intéressantes anecdotes sur, notamment, la création du groupe ou sur "le dernier New Order" que Philippe semblait adorer. J'imagine qu'il s'agissait de "Power Corruption & Lies". Bref, ça fait plaisir "d'entendre" cette voix qui nous manque terriblement. Voici extrait de Elf.A.A. Zine n°6 (Septembre/Octobre 1983) la dite interview.
Vue Sur La Comète
En 1987, nous avions participé çà la création de Plans Sur La Comète dont l'objectif était de fédérer les fans de Marc Seberg. Sous l'impulsion du camarade Edouard nous avions réalisé un flyer et un logo. Puis nous avons du être rattrapé par la réalité du business et nous n'avons pas vraiment donné suite à ce projet. Nous avons un peu laissé tomber Edouard et aujourd'hui, je le regrette. Anyway, il ne s'est pas démonté puisqu'il s'est occupé tout seul du journal de l'association : Vues sur la Comète. Dont je partage deux numéros qui apporteront des infos essentielles à tout ceux qui aiment Marc Seberg et Philippe Pascal.
Octobre
Quand Marquis de Sade se sépare, la bande à Franck Darcel monte Octobre. Un projet pop et dansant qui a déjà soutenu Etienne Daho sur son premier album. Le groupe vivra de 1981 à 1986 et enregistrera un mini-album "Next Year In Asia" (1982) et le très bon "Paolino Parc" (1983). Aujourd'hui, je publie un remix hors-commerce de leur tube "Masculin/Féminin" justement extrait de "Paolino Parc". Des années plus tard, en 2017, Franck Darcel reformera Marquis de Sade, ce qui - d'une certaine façon - sera fatal à l'ami Philippe Pascal. Et c'est donc quasiment le même line-up qu'Octobre qui sous le nom de Marquis sortira un album en 2021. L'histoire musicale est un éternel recommencement.
Blue Train Choir, le visuel refusé
Quand je travaillais sur le visuel de Philippe Pascal & The Blue Train Choir, j'avais proposé plusieurs axes de travail dont ce visuel que je publie aujourd'hui. Philippe l'avait écarté, sans doute trop loin de son humeur du moment. Pour ma part, je le trouvais plutôt pas mal...
Plans Sur La Comète
Nous sommes en 1987 et nous venons de lancer notre premier studio de design : Bleu Petrol. La PAO en est à ses débuts et nous empruntons presque 30 000 francs pour nous acheter un Mac SE, une imprimante et un photocopieur. Photoshop n'existe pas encore et nous nous installons dans un microscopique bureau à Cachan grâce à un copain photographe. Edouard, fan de Marc Seberg, monte une association : Plans Sur La Comète. C'est un support pour animer le "fan club"du groupe. Un moyen, aussi, d'interagir avec ce groupe français réellement à part. Plus tard, Philippe Pascal deviendra un ami proche d'Edouard. Mais, on n'en n'est pas encore là et nous lui donnons un coup de main. Les occasions de se faire plaisir graphiquement sont rares. Franck est à la manœuvre pour ce flyer réalisé à grands coups de photocopieuse. Pour ma part, je réalise le logo de l'association (un poil daté car réalisé avec MacPaint). Je me souviens avoir regretté de n'avoir pas pu faire plus mais bon... Nous démarrons et nous n'avons pas beaucoup de moyens. Au passage, notons la pointe d'humour façon BD puisque nous rajoutons une spirale (la spirale du logo) sur la tête de Philippe pourtant si "dark" et si "sérieux". "Quelque chose... Noiiiir !"
La démo de Philippe Pascal & The Blue Train Choir
Je suis très heureux de partager aujourd'hui la démo du Blue Train Choir que nous avons produit en 2004. Quand je dit "nous", il s'agit - bien sûr - d'Edouard D., de Public Image Factory (le studio de design dans lequel j'étais associé) et du Regard Sonore (une boite de son dans laquelle j'étais également associé). Je tiens à préciser que le RIP que je partage aujourd'hui n'est pas le mien mais une version que j'ai récupéré sur un site "spécialisé". On pourra télécharger ici-même ce live et en profiter pour avoir une petite pensée pour Philippe.
Another Blue World
J'ai déjà publié une rareté des Complot Bronswick de Rennes que l'on pourra écouter ici-même. Je pense avoir oublié de préciser que Pascale Le Berre y jouait du clavier avant de rejoindre Marc Seberg et finalement sortir un album avec Philippe Pascal, le bien nommé "Philippe Pascale". Je crois savoir aussi que Pascale a aussi été la compagne de Philippe. Bref, voici une autre rareté du groupe extraite d'une obscure compilation K7 "Dépendance Continue" sortie en 1989.
Local Passion (3)
Bon bah voilà, c'est un petit monde. Il semblerait que David (Seaton, Monkey Business, Zookeepers, Not Your Animal) connaisse Local Passion qui est, en fait, originaire d'Aix-en-Provence (comme Seaton). Un des membres du groupe est même venu à une répétition de Seaton. D'un autre côté, Edouard (Mademoiselle Arnaud, Philippe Pascal) lui connaissait aussi via Anzia (Marc Seberg) qui lui avait même donné une démo du groupe. Bref... Voici un 3e tître de Local Passion !
Toute l'équipe de Public Image Factory
Voici une photo réalisée pour la plaquette du studio de design Public' Image Factory (Pil + Factory Records = Pif ). Façon groupe de rock, cette photo a été prise dans le petit jardin qui jouxtait les bureaux. De gauche à droite : Pascal B. (Fricotins/Chinaski's), Jean-Jacques D. (diverses formations dont j'ai oublié le nom), Moi-même (Fricotins, Monkey Business, Nouveaux Monstres, Jean_Marc), Philippe G. (ami d'enfance photographe), Franck W. (Cérémonies, Chinaski's, Sexe des Anges, Nouveaux Monstres, Demolition Party) et Dgé (Wallenberg, Lyliak, Cérémonies, Chinaski's, Demolition Party). Tout ce beau monde s'est soit engueulé, soit perdu de vue. Un conseil de vieux : évitez de faire du business avec vos amis. A choisir, devenez amis avec ceux avec qui vous faites du business.
Un post spécial Noël
Là, je fais d'une pierre deux coups. C'est (bientôt) Noël et j'aborde pour l'occasion Marie-France (et Lio). Marie-France, l'égérie de la nuit parisienne, la diva trans et reine punk de l'Alcazar. En l'occurence, une autre relation de l'ami Edouard (manager de Mademoiselle Arnaud et ami de Philippe Pascal). En 1981, Marie-France a fait un magnifique album avec Bijou qui depuis est entré dans la légende du rock and roll français. Il lui faudra plus de 30 ans pour s'en rendre compte et rejouer en live son chef-d'œuvre. Marie-France est passée encore une fois à côté d'un succès "massif" qu'elle appelle de tout son personnage finalement aussi punk que Juliette Gréco. Pas grave, on lui doit un paquet de bons moments, même si l'ensemble reste un poil décousu. Difficile, dés lors, de trouver du rare ou de l'inédit... du fait de son peu de production, sur la longueur ! Je suis tombé par hasard sur cette reprise des Ronettes qui n'apparaissait pas sur la version originale du LP "A Christmas Record" mais uniquement dans sa réédition CD (sortie chez ZE records et produit par le trouble Michel Esteban). Pour cette chanson de Noël, on a droit à un rassemblement, façon girl group, de Lio, de sa sœur Helena Noguerra et de Marie-France... Pour notre plus grand plaisir !












