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Profil (face en français)

Je ne sais quasiment rien de Profil, sans doute un groupe monté autour du duo constitué par Gilles Deré et Lucas Blumfeld, basé dans la région de Toulouse. Profil sort un single auto-produit en 1990 avec en Face A, une version française de "Quelque Chose" et en Face B la version anglaise ("Something New") sous le nom de Profeel. Six années plus tard, Lucas apparaît sur une compilation CD hors-commerce de groupes "Great Bells For Hire" ainsi que Profile (avec un e ce coup-ci) pour un 2e morceau "His Ballad". Je ne suis pas complétement sous le charme de ce tître au saxophone qui sent bon la grosse variété de super-marché mais je trouvais l'idée des 2 faces, une en français et une anglais, plutôt sympa (avec le visuel qu'il suffit de retourner). On est ici dans un registre synthé-pop assez proche d'Invanohé sauf que le groupe veut vraiment plaire (et fait ce qu'il faut pour quitte à ressembler à ce qui se faisait de pire à l'époque). Une curiosité, plus qu'autre chose...

Le single de Profeel - Profil

 Ici, on pourra télécharger en Mp3, le single de Profil/Profeel sorti en 1990. 

Les textes de Stalag

Le camarade Thierry Tuborg a publié quelques textes de Stalag sur son profil FB. Je me permet donc de les reproduire ici-même... 

Cas social                                                        

Je suis un cas social
Je ne suis pas normal
Et le gouvernement
se pose des questions
Ils m’ont mis à l’usine
J’y ai foutu le feu
Ils m’ont mis à l’asile
Car j’étais pas comme eux
Je mens, je mens, je mens, je mens
Je t’emmerde
Je vends, je vends, je vends, je vends
Mon déshonneur
Je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime
Je m’emmerde
Je m’exhibe, je m’exhibe, je m’exhibe, je m’exhibe en disant
Une passion, je cherche une passion
Une fonction, je cherche une fonction
Une intuition
Je veux plus étudier
J’aime pas les leçons
Je veux plus travailler
Ca donne des boutons
Psychothérapie
Et primes alimentaires
Payées par les impôts
De mon putain de père
J’apprends à être adulte
J’apprends je me disculpe
Je rends les draps humides
J’apprends, je suis utile
je m’exhibe


Les fusils

On sait on n’est pas très malins, on nous l’a assez dit
Vous vous foutez de ce qu’on dit, ça on le sait aussi
On n’est pas très sélect, on vit dans des taudis
Vous vous foutez de ce qu’on vit
On sait on n’est pas très instruits, on n’est pas très polis
On n’a jamais su se servir de l’hypocrisie
On n’a pas l’intellect, on vit pas, on s’ennuie
Vous vous foutez de nos envies
Mais nous on sait de quoi on parle
Même si on s’exprime mal
Vous vous foutez de ce qu’on dit
Vous attendez qu’on prenne les fusils
Alors tant pis, vous allez payer de votre vie
On n’est pas venu pour se plaindre ou pour vous implorer
On est venu pour se venger et pour vous insulter
On va vous expliquer, touchez-nous si vous l’osez
Vous verrez, on est maudits
Mais nous on sait de quoi on parle
Même si on s’exprime mal
Vous vous foutez de ce qu’on dit
Vous attendez qu’on prenne les fusils
Alors tant pis, vous allez payer de votre vie
Mais nous on sait de quoi on parle
Même si on s’exprime mal
Vous vous foutez de ce qu’on dit
Vous attendez qu’on prenne les fusils
Alors tant pis, vous allez payer de votre vie


Dernier cri
 

Tous ces petits génies qui habitent Paris
Usent de la méthode pour vous vendre leur mode
Ca fait de la nouvelle vague, ça m’a tout l’air d’une blague
Sans le moindre complexe, ça retourne sa veste
Et ils vous font marcher, et ça vous fait bander
Si ça vous arrive de Paris, c’est sûrement du dernier cri
C’est le rock romantique, c’est le rock Prisunic
Les grands coups d’étiquettes sans trop se compromettre
Interviewes dans la presse et la province achète
Ils vous ont convaincus ouais ils vous ont bien eus
Personne n’a rien compris, dans ce foutu pays
Si ça vous arrive de Paris, c’est sûrement du dernier cri
Allez tricote !
Hein…. Hein-hein aaah…
Pesonne n’a rien compris dans ce foutu pays
Si ça vous arrive de Paris, c’est sûrement du dernier cri
Si ça vous arrive de Paris, c’est sûrement du dernier cri
Na na na na, na na na na…
Beuah !…


Coupables

Toute une existence armés de patience
Vivre dans l’attente d’une fin décente
Faut s’occuper, savoir se changer les idées
Quel bel avenir nous est-il réservé ?
A quand le feu vert, qu’avez-vous décidé ?
Nous sommes trois millions, on a des doutes et nous vous jugeons
C’est de votre faute, vous êtes coupables responsables
C’est pas de la nôtre, irréprochables, irresponsables
Faut pas s’étonner du manque de progrès
Vous vous chargerez de nous décourager
On peut plus construire, alors on va tout, tout détruire
C’est de votre faute, vous êtes coupables responsables
C’est pas de la nôtre, irréprochables, irresponsables
La loi de la jungle, de l’indifférence
On était patients, mais on n’a plus confiance
Nous sommes cinq millions, on a des doutes et nous vous jugeons
C’est de votre faute, vous êtes coupables responsables
C’est pas de la nôtre, irréprochables, irresponsables


Les quatre vérité

Jamais rien n’a réussi à me faire de la peine
Sûrement pas maintenant que ça va commencer
J’en ai rien à foutre de tes états d’âmes
C’est pas de ma faute si t’aimes les drames
Désolé sweet sixteen j’suis pas sentimental
Tu es trop romantique, attention c’est fatal
Tu veux que je sois franc, entre nous c’est risqué
C’est pas toujours marrant, ses quatre vérités
Arrête ton cinéma, tu deviens ridicule
Tu n’as aucun droit, mais tu me manipules
Désolé sweet sixteen j’suis pas sentimental
Tu es trop romantique, attention c’est fatal
Garde tes problèmes, j’ai bien assez des miens
Pose pas de questions, j’ai rien à répondre
Ton air effarouché commence à m’agacer
Allez n’insiste pas, ça vaut mieux pour toi
Désolé sweet sixteen j’suis pas sentimental
Tu es trop romantique, attention c’est fatal
‘tention c’est fatal
‘tention c’est fatal
Tu n’es vraiment pas originale


Marche ou Crève

Aucune raison de rester sur terre
Juste l’intuition qu’il n’y a rien à faire
Gaspiller sa confiance, subir chaque présence
Refuser toute concession
Plus aucun motif pour parler de soi
Tout juste fautif de sa propre foi
Se traîner dans la boue et finir chez les fous
Esclave de tous ses fantasmes
Faut-il marcher ou bien crever
Tout abandonner, ou bien tout casser, ou se faire bouffer
Plus qu’un seul espoir, celui de la vengeance
Sans savoir pourquoi, vivre dans la méfiance
Quand je sors j’aperçois mon cadavre déjà froid
Gisant sur le bitume
Comprends si tu peux, dis ce que tu veux
J’ai rien à te vendre, rien à attendre
Me traîner dans la boue et finir chez les fous
Esclave de tous mes fantasmes
Faut-il marcher ou bien crever
Crevez aaaah, aaaah crevez aaah, aaah crevez aaah…


Je suis chez moi


Qu’est-ce que tu viens foutre à cet endroit j’y suis chez moi
Il n’y aura pas de place pour toi j’y suis déjà
Je suis chez moi
Dix-huit ans que je t’attends, tu arrives trop tard
Trop souvent chacun pour soi, maintenant c’est trop tard
Je suis chez moi, tu vois
Tu vois je suis chez moi, tu n’as aucun droit
Allez vas-y dis que tu ne comprends pas
Tu vois je suis chez moi tu n’as aucun droit
Regarde bien ce que l’on a fait de moi
Je ne vois pas pourquoi je me mettrais à ta place
Ta place est trop loin pour moi, je ne vis que pour moi
Que pour moi
Je n’ai rien à demander, tu n’as rien à donner
Je vais pas faire visiter, c’est trop compliqué
Je suis chez moi, tu vois
Tu vois je suis chez moi, tu n’as aucun droit
Allez vas-y dis que tu ne comprends pas
Tu vois je suis chez moi tu n’as aucun droit
Allez vas-y dis que tu ne comprends pas
Regarde bien ce que tu as fait de moi
Regarde bien ce que tu as fait de moi


Fred

Fred avance d’un pas malhabile
Dans les impasses de cette ville
Aucune ne mène quelque part
Pas une ne sortira du noir
Toutes les nuits la même envie
Alors que les gens sont endormis
Mais chercher qui, chercher quoi ?
À présent Fred attend sa proie
On peut pas dire qu’il soit en vie
Ça doit suffire car il survit
On peut pas dire qu’il soit normal
Il peut plus dormir, c’est sûrement pas grave
Fred sombre dans l’indifférence
Fred fait sa vie dans l’inconscience
Il n’a plus rien à vous dire
À quoi bon se rendre utile
On dit qu’il changera
Qu’il est jeune il comprendra
Difficile de se rendre compte
Quand on marche à côté de ses pompes
On peut pas dire qu’il soit en vie
Ça doit suffire car il survit
On peut pas dire qu’il soit normal
Il peut plus dormir, c’est sûrement pas grave
Pas grave... Pas grave... Pas grave...
Sûrement pas grave...


Secrets

On t’a fait croire à des conneries
On a voulu te faire envie
On s’est débarrassé de toi
Mais les mensonges tu les as là
Mais les mensonges, toi, tu peux pas savoir ce que c’est
Toi tu arrives, toi, tu sais pas qu’ça peut exister
On t’a fait dire des conneries
On t’a fait dire que t’avais compris
Ils n’ont même pas remarqué
Que t’ étais en train de pleurer
Oui mais pleurer, toi, tu peux pas savoir ce que c’est
Toi tu arrives, toi, tu sais pas qu’ ça peut exister
Alors écoute, mon métier c’est de te venger
Alors appelle, mon métier c’est de t’écouter
Ne laisse pas les garçons t’acheter
Ne laisse pas les autres te briser
Surtout ne te cache pas, ces gens n’attendent que ça
Tu ne veux pas me faire confiance
Tu préfères garder tes distances
Tu peux pas savoir ce que c’est pour moi
De vouloir dire la vérité
Je veux seulement, moi, me cacher parmi tes jouets
T’écouter parler, découvrir tes plus grands secrets
Je veux seulement, moi, me cacher parmi tes poupées
Te déshabiller, découvrir tes plus grands secrets
Je veux seulement, moi…
Je veux seulement, moi, découvrir tes plus grands… Secrets…


Date limite de vente1

Je suis une date limite de vente
J’suis là pour informer la cliente
Dans chaque centre distributeur
Je joue les super indicateurs
Vous feriez mieux de m’apercevoir
A moins qu’il ne soit déjà trop tard
J’ai des conditions d’utilisation
J’ai même une contre-indication
Méditez bien mon mode d’emploi
Avant de dire ça n’marche pas
Vous faites semblant de ne pas me voir
Vous laissez trop de choses au hasard
Respectez ma fabrication
Dépassez pas les proportions
Consommez-moi mais faites attention
Vous passez à côté de mes qualités
A côté de mon utilité
Vous oubliez la notoriété
Qui me conduira jusqu’au sommet
Vous faites semblant de ne pas me voir
Mais moi j’ai droit à quelques égards
Respectez ma fabrication
Dépassez pas les proportions
Consommez-moi mais faites attention


Interdit aux moins de 18 ans

C’est pas toujours drôle d’être un adolescent impuissant
T’as jamais raison t’as des boutons
Tu n’as pas le choix, t’as que la liberté surveillée
T’es qu’un mongolien, t’es qu’un chien
C’est pas toujours drôle le silence d’un lycée, d’un ciné
Tu comptes les jours aucun recours
Tu vas te cacher, pour toi qu’est-ce que c’est jouir, c’est rougir
T’es qu’un mongolien, t’es qu’un chien
Tu sais ça fait que commencer, et faudra pas t’étonner
Quand ils t’auront tout refusé, tu n’auras qu’à resquiller
C’est pas toujours drôle d’être jamais capable mais coupable
De broyer du noir au fond d’un bar
Jamais de réponses à toutes tes questions, obsessions
T’es qu’un mongolien, t’es qu’un chien
Tu sais ça fait que commencer, et faudra pas t’étonner
Quand ils t’auront tout refusé, tu n’auras qu’à resquiller
Toi tu n’as pas demandé de vivre sur cette terre
Toi tu n’as pas refusé, hey ! tu peux encore le faire
Tu peux encore le faire…
Tu peux encore le faire…


L’Étudiant

Tu es un étudiant, tu vis chez tes parents
Tu es dans ta science, tu vis plein de bon sens
Tu n’as pas de problèmes et t’as l’esprit ouvert
Quand tu parles t’as raison, puisque tu as l’instruction
T’es pas un bon à rien, ancêtre de Pétain
Tu ressembles à ton père, la connerie c’est héréditaire… Haou…
Tu n’es qu’un étudiant, mais t’es intelligent
Tu penses à l’avenir, à surtout pas te salir
Tu construis ton image parmi des bavardages, bla bla bla
Quand tu parles t’as raison, puisque t’as l’éducation
T’es pas un bon à rien, ancêtre de Pétain
Hou…
Tu ressembles à ton père, la connerie c’est héréditaire… héréditaire…
T’aimerais bien changer mais c’est vraiment risqué
C’est pas que t’aies la frousse mais que faire sans les bourses
Tu te sens supérieur et tu te crois vainqueur
Mais ça te fais pas de mal d’être remis à ta place
Tu es un moins que rien, ancêtre de Pétain
Tu te trouves agréable, la connerie c’est incurable… incurable…
Wouh… Wouh…


Carolus d’Or
 

Tu peux les voir chaque soir
Pendus dans les bars
Tous les trois s’observant du coin de l’œil
Alex vit avec son ventre
Tommy vit avec son sexe
Et Charlie vit avec sa cocaïne
Et moi tout ça me regarde pas
Je supporte pas, je change de bar
Prêts à sauter sur tes torts
Prêts à te sucer ta force
Comme un clochard qui ramasse un mégot
Ils voudraient bien t’imiter
Ils voudraient bien s’agripper
Mais ils font jamais rien de leurs dix doigts
Et moi tout ça me regarde pas
Je supporte pas, je change de tare
Alex parle de son ventre
Tommy parle de son sexe
Et Charlie parle de sa cocaïne
Et moi je parle de rien
Et moi j’en ai pas besoin
Je n’ai aucune preuve à exhiber
(Et dans trente ans, idem, toujours assis tous ! au fond d’un hospice, poursuivant vos lamentations dérisoires, sans vraiment savoir ce que vous foutiez là…)
Sauf nécessité


Défense d’afficher 

Défense de fumer
De parler au conducteur
Sauf nécessité
Défense de tricher
Et même d’essayer
Défense d’exister
Si c’est pas dans la légalité
Ah !
Où que t’ailles et quoi que tu fasses
Jamais rien qui se passe
Chaque fois au coin de la rue tu ramasses
Répression, dépression, le grand frisson
Défense de troubler
L’ordre instauré
Tapage nocturne
A titre posthume
Ya ya !
Où que t’ailles et quoi que tu fasses
Jamais rien qui se passe
Chaque fois au coin de la rue tu ramasses
Obsession, frustration, masturbation
Où que t’ailles et quoi que tu fasses
Jamais rien qui se passe
Chaque fois au coin de la rue tu entends
Défense ! Défense ! Défense ! Sauf nécessité !
 

Désirs télévisés 

Désirs télévisés, noir et blanc
Amours télécommandés
Bonbons acidulés, colorants
Destins téléguidés, yeah !
Un monde si moderne
Pour des peuples imparfaits
Pourquoi ne sommes-nous jamais
A la hauteur, jamais à l’heure
Et nous rêvons
De passions perdues dans le passé
Nous ignorons
Toute loyauté, toute dignité
Confidence pour confidence
Je rentre dans la danse
Malgré les contredanses
Je pense à contresens
Savants et dirigeants concurrents
Fierté du gouvernement
Nous ne sommes que des enfants
Nous sommes désespérants
Un monde si moderne
Pour des peuples imparfaits
Pourquoi ne sommes-nous jamais
A la hauteur, jamais à l’heure
Et nous rêvons
De passions perdues dans le passé
Nous ignorons
Toute loyauté, toute dignité
Confidence pour confidence
Je rentre dans la danse
Malgré les contredanses
Je pense à contresens 

  

Le clip de Beu Petrol

Bleu Petrol était un studio de création fondé par Frank War et moi-même dans les années 80... Tout ceux qui y ont travaillé étaient musiciens, c'est tout dire. Nous avons participé à un salon de la création publicitaire et pour animer notre stand nous avons réalisé cette vidéo en Super 8. Lorsque j'ai publié ce clip sur le profil d'i-breed (mon dernier studio de design), j'ai fait un carton avec plus de 20 000 vues... Simplement parce qu'avant de mourir Alain Bashung avait enregistré un album portant le nom "Bleu Pétrole". Sur un malentendu... Voici une nouvelle version à laquelle j'ai ajouté un peu de musique (la géniale Suzane Ciani) datant de la même époque...
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Les Malades (1)

Il semblerait que Les Malades soit un groupe de ska-rock et qu'il soit toujours en activité plus de 35 ans après la publication de ce titre. Titre qui si il sautille un peu, me semble plus "clashien" que ska à la française. Ska à la française n'est pas pour moi un compliment. Car si j'aime le ska 2 Tone et celui des Trojan, Studio 1, Prince Buster  et autres Palma. je ne supporte que très difficilement le ska punk à la franchouill' qui sent la fête à la merguez et la Kro tiède. Anyway, j'aime bien ce groupe quelque soit l'étiquette. J'ai trouvé ce premier tître sur la très bonne compilation "Repérages 84". En fouillant, je suis tombé sur un groupe Facebook dédié. On y trouve une copie d'une coupure de presse d'époque expliquant que le groupe avait remporté un tremplin dont le 1er prix était l'enregistrement d'un 45 Tours. Sauf que l'organisateur du concours a fait faillite et le groupe, droit dans ses bottes, l'a attaqué  en justice. Ayant eu gain de cause, les malades sont entrés en contact avec les producteurs de "Repérages 84" (peut-être des membres d'Agence Tass) pour sortir leur premier single. Une belle histoire typiquement rock français. Ici on pourra trouver le profil Facebook du groupe.

Les Giovanni's

Je me souviens avoir vu les Giovanni's en live au Fahrenheit dans les années 80 et avoir vraiment apprécié leur show. Le groupe était dans une veine reggae/ska proche des Clash. D'après un profil Facebook inactif depuis quelques années, ce groupe alternatif parisien a vu le jour en 1988. Constitué de 5 musiciens, les Giovanni's sont passés dans "Lunettes Noires Pour Nuits Blanches". Ils ont 2 titres dans la compil' "Vive Le Ska" un dans "La Relève" ainsi qu' un single et un mini album autoproduits à leur actif. Voici la Face A de leur single...

Casse mon doigt !

En 2016, sur le profil d'i-breed, j'ai publié un morceau du groupe Blade avec David Rosane : "La main, le feu". Voici le second morceau de la démo : "Break my finger". Sur la photo que j'ai retrouvé, il était inscrit "Dave & the Blade". J'ai trouvé ça sympa d'où le nom sur la vidéo. Sur cette photo de Bertrand Stark, on reconnaît Yann, Dave et Marc-André et... Bob à la batterie. Ex Seaton et Stéréo Child ! C'est un petit monde où l'on retrouve toujours les mêmes.
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St James Infirmery

Nous sommes le 24 Juin 1989 à Cachan et c'est l'anniversaire de François Alysse. Pour la circonstance, les Stunners sont là et aussi Les Fricotins. Un gigantesque bœuf est organisé dans le studio photo de la société West Image à cachan. En fouillant sur le profil Facebook de François Alysse, je suis tombé sur la photo qui illustre cette vidéo (et que je publie ci-dessous). Une photo prise pendant cet anniversaire où l'on voit François embrasser sa fille Julia. Derrière Mickey Blow et le bassiste des Stunners, un certain Alain Bentabou. Ce qui est drôle, c'est le commentaire de François qui parle de "balance" et qui sous-entend un concert avec les Stunners comme backing band. A-t-il oublié que toute la bande (et sa femme de l'époque Pearl) s'était mise en 4 pour lui faire plaisir ce jour-là et organiser cette fête surprise ? D'ailleurs la Télécaster qu'il a en main appartient toujours à Marc-André (Fricotins, Nouveaux Monstres, Monkey Business, Blade... Etc.). Sacré François qui ne se souvient plus de ses anniversaires et des copains qui lui ont rendu service ou fait plaisir !  Voici un extrait de ce bœuf et une reprise du classique de Louis Armstrong. Ce "St James Infirmery" est aussi une des chansons préférées de Bob Dylan qu'il a détouné pour écrire "Blind Willie Mc Tell". On sait que François est le fan N°1 de Bob Dylan et qu'une grande partie de sa culture musicale provient de cette passion. Ceci expliquant celà !
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L'anniversaire de François Alysse

J'ai trouvé cette photo sur le profil Facebook de François Alysse. On y voit de gauche à droite : Mickey Blow (Stunners, Johnny Thunders, Little Bob, Dick Rivers), François Alysse et Philippe Bouchey (Stunners). Détail intéressant, la batterie qui est derrière François est celle des Monkey Business... La Gibson rouge à droite était celle de Dgé. Il s'agit donc d'une fête d'anniversaire qui a eu lieu à Puteaux dans une agence de com. Les Chinaskis et les Monkey Business y ont joué également... C'était le 40e anniversaire de François et c'était en 1994 !



Olivier Despax

Et si on parlait d'autre chose. Olivier Despax est un mystère pour moi. Une belle gueule, un vrai talent de guitariste, une petite réputation... Mais le gars n'a jamais eu aucun succès malgré une discographie plutôt dense (principalement des ep et des singles, beaucoup de variétés, un peu de rock). Le truc, c'est qu'il n'a jamais eu de véritables tubes. On le connaît surtout pour son "aventure" avec Brigitte Bardot. Et puis en 1974, après de longues années de lutte, il meurt d'une leucémie. Plus étonnant encore, il n'a jamais été ni compilé, ni réédité. On trouve parfois certains de ses tîtres sur des compilations et seul son premier album avec les Gamblers a été réédité par Magic. Voici un instru., une reprise de Duane Eddy, extrait de son premier single sorti en 1962 (L'Homme à la Guitare). Un e.p. étonnant puisque la pochette est un pastiche d'une couverture de Série Noire. La photo qui illustre la vidéo a été prise lors d'un concert des Gamblers. Sacha Distel est en guest star (un peu le même profil que lui) et Claude François jouait des percussions pour le groupe.
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Les downloads bouloupiens (update)

Pour ceux qui n'étaient pas là depuis de début, voici un 2e récapitulatif des albums et singles que vous propose votre blog préféré :

NBC

NBC fait partie de ces groupes français du début des années 1980 dont il ne reste presque rien, sinon quelques disques rares, des souvenirs fragmentaires et une esthétique immédiatement reconnaissable. Actif autour de 1983, le groupe a laissé au moins deux singles aujourd’hui difficiles à trouver, dont l’un avec les titres « Panique » et « On va ailleurs », l’autre articulé autour de « Je sais que tu viendras me voir », décliné en version originale et en remix. À défaut d’articles de presse ou de discographie officielle, ce sont les disques eux-mêmes qui parlent.

Le verso du single « Je sais que tu viendras me voir » permet de reconstituer une partie du puzzle. NBC y apparaît comme un groupe structuré, loin du simple projet amateur. Les crédits mentionnent Alain Lagrange au chant et à la guitare, Philippe Daniel à la basse, Frédéric Lumbroso aux claviers et synthés, Jean-Louis Bessonies à la batterie et Jean-Pierre Lagrange à la guitare. Les éditions sont assurées par Milk-Shake, avec un management identifié, celui d’Alain Coute, accompagné de numéros de téléphone typiques de l’époque. L’ensemble situe clairement le groupe dans un cadre professionnel modeste mais réel, caractéristique de nombreuses formations régionales de ces années-là.

Musicalement, tout indique une inscription dans le rock français post-punk ou new wave du début des années 80. La présence affirmée des synthés, l’existence d’un remix en face B et le graphisme épuré de la pochette renvoient à cette période où beaucoup de groupes cherchaient un équilibre entre guitares tendues et modernité électronique, sans forcément accéder à une diffusion nationale. NBC semble appartenir à cette scène intermédiaire, trop organisé pour rester anecdotique, trop local pour laisser des traces durables dans la presse spécialisée.

L’hypothèse d’une origine dans le Vexin apparaît particulièrement crédible. La région, à cheval entre l’Île-de-France et la Normandie, a vu émerger au début des années 80 une multitude de groupes naviguant entre rock, new wave et post-punk, souvent soutenus par des réseaux locaux de salles, de radios et de fanzines. La rareté des disques de NBC, l’absence quasi totale de documentation en ligne et le profil des structures mentionnées sur les pochettes correspondent parfaitement à ce type de scène régionale, active mais peu archivée.

Les Rummie Zummies en concert

Trouvé sur le profil Facebook du groupe, voici quelques photos des Rummie Zummies en concert (sans doute dans leur ville d'origine : Aarschot). 




David Rosane ne sera jamais une Pop star !

Il m’est difficile de parler objectivement de David Rosane et de sa musique. David, je le suis depuis presque trente ans. Et quand j’emploie le verbe suivre, verbe transitif direct du 3e groupe, c’est un choix particulièrement réfléchi. Parce que je l’aime, j’ai décidé de « suivre » David, mon aventurier préféré, dans toutes ses péripéties, conquêtes et expéditions. Le verbe suivre désignant ici le fait d’approuver et de soutenir quelqu’un dans son action. J’avoue honteusement et par comparaison, ma peur de la prise de risque et mon conformisme petit bourgeois typiquement parisien.

Américain d’origine, il a préféré la Vie (avec un v majuscule) à l’inertie académique, il s’est donc construit (et éduqué) sur le terrain, à la rencontre de ses passions. Il est devenu cet homme d’une incroyable complexité. David Rosane est (entre autres) journaliste, écrivain, agriculteur, ambassadeur, cuisinier, universitaire, formateur, ornithologue… Mais aussi activiste et musicien. Il est donc difficile de le résumer. Chacune de ses facettes forment un tout, multiple et passionnant, qui lui permet, au final, d’écrire et d’interpréter de très belles chansons accessibles au plus grand nombre… Paradoxalement pour notre plaisir personnel et égoïste. Le Book of Zoo en est la vivante démonstration. Au final, même si ce n’est que de la musique, celle de David fait partie intégralement de ce qu’il est, elle n’est donc pas à prendre à la légère.

Notons qu’aimer David n’est pas qu’un suivi, c’est aussi un combat. Il faut savoir lui répondre lors de débats endiablés et argumenter si possible intelligemment (malheureusement, souvent en anglais). Je reconnais mes limites quant au Disputatio qu’il pratique avec maestria. Je ne fais pas le poids. Il faut aussi désamorcer ses défenses naturelles et passer pardessus sa timidité (qui peut être prise pour de l’arrogance). Mais c’est juste une vague similitude car, dépassé tous ces obstacles, il nous reste le David, mélange d’intelligence, de gentillesse, d’écoute et de générosité. Cette générosité je l’ai retrouvé aussi à l’écoute de ce « Livre du Zoo ».

Au départ, nous avions tous rêvé pour lui d’une réussite musicale proche de l’image d’Épinal. Nous, j’entends son fan club. Moi surtout, quand, il y a 10 ans, je lui ai demandé de reprendre sa guitare (cette incitation est aujourd’hui ma fierté). Top 50, coke et groupies, pognon, sexe et gros seins, passage à Taratata en duo avec Julien Doré et pour finir la couverture de Rock & folk. Mais c’est sans compter sur ce qu’il l’anime vraiment, l’intime nécessité de communiquer et de faire « gagner » ses idées. Car David est un homme qui choisit sa voie et ses combats. Personne ne décide à sa place, il en va de même avec sa musique. Une fois encore, David est un activiste. David se bat pour ses idées et s’en est presque fatiguant tant son énergie demeure constante et intacte au fil du temps. Croire dans le possible des révolutions est, chez lui, le symptôme d’un optimisme inattendu à l’écoute de ses chansons les plus tristes. David est un vrai optimiste qui trouvera un moyen de sauver ce que nous sommes et ce qui nous entoure : la Terre, le règne Animal, la Nature et les Éléments et plus généralement notre humanité. Une autre qualité que j’admire (aussi) chez lui et que l’on retrouve aussi dans ses chansons. Cette ambition sans limite est magnifiquement impossible. Moi, je me bats plus volontiers pour le juste remboursement de mes notes de frais en fin de mois.

Non, David ne sera jamais une pop star. Une fois cette absence de folklore rock and roll acceptée et dépassée, il me reste ce nouvel album et les messages qu’il nous transmet. En tant que français de souche, il m’est parfois difficile de rentrer dans les nuances de ses mots en anglais. Souvent, une explication de texte s’impose. Cet assemblage de 14 chansons ne déroge pas à cette vieille habitude car il est constitué d’une multitude de nuances qu’il me faudra décrypter pour me rapprocher un peu plus du cœur de sa compréhension. Pour ce 9e album, j’ai cependant l’impression que son vocabulaire s’est simplifié sans perdre de sa complexité polysémique, un terme savant qui fait bien et que je sors de temps en temps.

Chaque nouvelle chanson de David participe à un ensemble bien plus vaste (j’ai presque envie de parler d’un « corpus » pour faire à la façon d’un critique musicale aux Inrockuptibles) qui nous apparaîtra comme un tout, bien au-delà de ce Book of Zoo… Si nous tenons jusque-là, à la fin de l’Histoire. A n’en pas douter, David construit une œuvre et le Temps nous en fera la démonstration. J’espère simplement la partager (cette œuvre), dès aujourd’hui, avec le plus grand nombre. Car David mérite d’être écouté et plutôt de son vivant, si possible.

Dans le Book of Zoo, sa dernière aventure musicale, David a laissé de côté ses vieux démons alternatifs (forcément datés) pour se concentrer sur ce qui me touche et semble être l’essentiel : ses chansons. Le reste, en vérité, on n’en a rien à branler. Ces 14 titres pourront être joués au ukulélé ou par un orchestre symphonique. Elles garderont leur intégrité et leur beauté. Voici donc 14 morceaux en anglais, enregistrés aux USA, là d’où il vient (aussi). Même si par bien des côtés, David est le plus français de tous nos résidents américains. Je le sais parce que je l’ai vu refaire le Monde à grands coups de ballons de rouge, accroché au comptoir d’un café, empruntant parfaitement l’accent parisien.

Une instrumentation claire et précise, des guitares qui ne se cachent pas derrière de la distorsion, une voix simple et chaude mise en avant. Un timbre particulier que je reconnaîtrai entre 1000. Et surtout ses mélodies. Celles qui me font remercier de compter David parmi mes amis. Celles que je fais écouter – en soirée - en soulignant mon lien de parenté avec cet étrange leader des Zookeepers qui me parle en anglais mais à qui je réponds en français. Car, oui, David est mon filleul et même si nous ne croyons pas vraiment en Dieu en tant qu’entité barbue et bienveillante, nous savons tous les deux que ce que nous avons créé nous survivra. C’est là le seul vrai miracle chrétien. Survivront donc, nos enfants, ces chansons, quelques mots bien choisis et peut-être un bout de nos rêves passés, présents et futurs. D’ailleurs, «Dans les mots des chansons (…) Je te survivrai » a prédit Didier Barbelivien dans le fameux « Je te survivrai » interprétée par Jean-Pierre François.

Dès la première écoute, certains titres se sont spontanément alignés avec mes goûts et ma grammaire musicale : réverb des grands espaces, chœurs de filles qui réveillent la libido, arpèges pop, arrangements légèrement datés, voix tremblante et émue de celui qui intériorise quand il chante. Alors, par facilité, j’aurais pu citer 2 ou 3 références musicales universelles, pour contextualiser ce nouvel album des Zookeepers et provoquer plus rapidement l’adhésion. J’ai d’abord pensé à Dion DiMucci (période Folk Blues) ou même à Richie Havens (sur son premier album « Mixed bags »), mais les deux sont franchement loin. Finalement, rien ni personne ne me vient à l’esprit. Ce dernier disque ressemble donc à un très bon disque de David Rosane & les Zookeepers.

Notons, au passage, une petite particularité de la tracklist du Book of Zoo, certaines de ces nouvelles chansons nécessitent de vivre avec. Ce sont d’ailleurs celles-ci qui sont en train de me changer. Car toutes les bonnes chansons me transforment et redéfinissent le monde qui m’entoure. C’est comme ça que je sais qu’elles sont bonnes. Seuls regrets mais qui n’engagent que moi, une joliesse et une sophistication sonore, à mon sens, inutile. En vérité, je rêve toujours d’un David planté derrière le micro tête de mort (un Shure 5575 LE) des studios Sun à Memphis. Le linoleum sous ses Palladium, debout dans ces 20 mètres carrés quasi vide et désaffectés. L’ombre des « grands » du blues et du rockabilly lui donnerait un relief total : l’authenticité fondatrice des pionniers. Je rêve d’un David sans son sempiternel galurin (qui a tendance à lui faire de l’ombre), direct et brut de décoffrage. C’est peut-être la naissance d’un nouveau projet de crowdfounding ou d’une pétition en ligne, contestation oblige. Rien n’est perdu à ce niveau et peut-être qu’un jour…

Dans cet album, David s’imagine cow-boy sur le retour et se pose les questions de ceux qui font le bilan : « WTF (went wong) ? ». A quel moment ça a merdé ?  Il se promène parfois dans cette ville polluée mais qu’on aime quand même. Il redevient cet enfant qu’il n’a jamais cessé d’être, cet amoureux professionnel qui n’a de cesse de retomber (amoureux), cet homme qui préfère en finir, cet autre homme qui se bat au quotidien et qui redoute le jugement divin. Cet homme, aussi, touché par la Beauté et la complexité de l’Univers et qui de ce fait ne peut que croire en Dieu ! Car comme disait Einstein : « Dieu ne joue pas aux dés ».  Bref, David (dans ses chansons) est un peu schizophrène et nous dévoile des bouts de son intimité et de ses paysages intérieurs, de ses angoisses, de sa complexité, de sa poésie et de ses rêves. Plein d’autres choses encore, des nuances que je vous laisse découvrir par vous-même -  pour peu que ce long texte vous en ait donné l’envie - et que vous soyez parvenu jusqu’à cette conclusion en forme de prédiction :
Vous lirez dans le « Book of Zoo » comme dans un livre ouvert car cet album de DavId Rosane et les Zookeepers est un très bon livre, beau et accessible à tous. Il suffit de l'écouter pour l'entendre.

 Boulogne, Mai 2018

PS :  Vous pourrez écouter et acheter en précommande « Book Of Zoo » de David Rosane & The Zookeepers ici-même. Tous les bénéfices seront reversés au profit des bibliothèques publiques du Vermont. David et ses Zookeepers, pour soutenir activement cet accès au savoir par le plus grand nombre, seront en tournée tout l’été dans ces dites bibliothèques. Si le sujet vous intéresse et si vous passez par le Vermont, vous trouverez, sur leur profil Bandcamp, du groupe tous les détails !

PS 2 :
OFFICIAL BIOGRAPHY of ZOO
The Zookeepers are a multinational collective of musical heavy hitters in full flagrant creative collaboration with Post-Punk Power and Protest rocker David Rosane, who also has a gentle side. Dave used to work as a full-time native american activist and field biologist in South America. Core Zookeepers are Bradford, Vermont-based Indie Jazz-wave duo Don Sinclair and Jennifer Grossi, both community activists and music teachers by day.
Zookeeper music might be best described as INDEPENDENT folk rock with a post-punk Americana bent, particles of Goth & a glaze of Pop. Influences include, off the cuff, Joy Division, Echo and the Bunnymen, Bob Mould, ABBA, Neil Diamond, Jazz stuff that Don listens to, The Velvet Underground, The Doors, Nick Cave, almost anything from Mo-Town, The Gun Club, Neil Young, the Boss and yes, even the Rolling fucking Stones.

CONTACT: DavidRosane@gmail.com
*This is Dave's 9th album as a singer-songwriter/band member:

Previous work:
Milk & Alcohol - as Stereo Child (reissue forthcoming)
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Photo Fabrice Plas