En 1985, Alibi publie un maxi 45 tours quatre titres sur le label français Divine, sous la référence MAD 1020. Un disque aujourd’hui plutôt discret, qui appartient à cette vaste collection de productions françaises des années 80 dont on retrouve parfois la trace au détour d’une recherche discographique, sans que l’histoire du groupe ait laissé beaucoup d’autres indices.
Au programme, « Les Cartes », « Ville », « Hagard » et « Take Care », quatre morceaux qui s’inscrivent dans le territoire de la new wave et de la synth-pop. La formation repose sur Terry au chant et aux synthétiseurs, Thierry à la guitare, Steph à la basse et Fred à la batterie électronique Linn. Une instrumentation typique de l’époque, qui associe les sonorités synthétiques alors en pleine expansion à une structure de groupe rock plus traditionnelle.
Les crédits du disque révèlent toutefois une production plus étoffée que ne le laisserait supposer cette formation de quatre musiciens. Chris et L. Bourgeon interviennent aux synthétiseurs, Ken et Manu aux guitares, Nath aux chœurs, tandis que F. Driay apporte le saxophone et M. Bauer les percussions. Cette dernière est Mireille Bauer, musicienne notamment connue pour son travail avec le groupe Gong. Autant de contributions qui donnent à ce maxi une dimension collective et suggèrent un travail d’arrangement assez conséquent pour quatre titres dont la durée totale dépasse à peine les dix minutes.
Le disque est distribué par Madrigal, dont le nom apparaît dans les crédits, et fabriqué avec le concours de Glory pour l’impression. Divine assure les droits phonographiques et éditoriaux. Autant de mentions qui permettent de replacer cette sortie dans le circuit professionnel du disque français, même si les informations disponibles ne permettent pas de reconstituer précisément les circonstances de sa production ni le parcours de ses musiciens.
Le maxi semble être la seule publication connue d’Alibi. On ne dispose pas, à ce stade, d’informations suffisamment solides sur les origines du groupe, ses éventuels concerts ou les raisons de sa disparition. Il serait donc hasardeux d’en faire le récit d’une aventure éclair sans autre preuve que l’absence d’autres disques répertoriés.
Reste cet unique témoignage vinyle, quatre titres gravés en 1985, entre synthétiseurs, batterie électronique, guitare et saxophone. Une référence de plus dans les marges de la production new wave française, où des groupes ont parfois laissé derrière eux un seul disque, quelques noms dans une base de données et bien des questions sans réponse.