Une pub pour Clap Machine dans Best en 1983


Clap Machine

En 1982, Clap Machine publie chez Mankin Records, en association avec Virgin, un maxi 45 tours intitulé « Troublez-moi ce soir ». Un disque assez mystérieux, dont la carrière semble s'être arrêtée presque aussitôt commencée, mais qui mérite le détour pour son inscription dans la galaxie new wave française gravitant autour de Daniel Darc et de Taxi Girl.
 
Le label Mankin occupe alors une place particulière dans le paysage musical français. Né dans le sillage de Taxi Girl et distribué par Virgin, il accueille plusieurs formations aux sensibilités différentes, d'Oberkampf à Radio Romance, en passant par Civils et État Major. Daniel Darc, chanteur de Taxi Girl, y développe également son activité de producteur et d'auteur. Le label constitue ainsi une petite zone de liberté pour des groupes qui cherchent à s'écarter des chemins balisés de la variété française.
 
Clap Machine s'inscrit dans cette histoire avec « Troublez-moi ce soir », un morceau écrit par Daniel Rozoum, le véritable nom de Daniel Darc, et Morenton. Darc assure également la production du disque. La pochette est signée Serge Clerc, dessinateur emblématique de la bande dessinée rock, dont le trait a notamment accompagné l'imaginaire graphique de la scène musicale de cette époque.
 
Musicalement, Clap Machine s'oriente vers une synth-pop électronique, froide et dansante, où les machines occupent une place centrale. Les crédits disponibles mentionnent Lem au chant et à la batterie, Alain Turner aux synthétiseurs Jupiter, Prophet-5 et ARP, ainsi qu'à la programmation des séquences, et Eric Images à la programmation et à la basse. Une formation dont l'instrumentarium témoigne de l'intérêt croissant des musiciens français pour les possibilités offertes par les synthétiseurs et les rythmiques électroniques au début des années 1980.
 
« Troublez-moi ce soir » décrit un personnage désœuvré, enfermé dans une existence où le matin ne sert à rien et où les heures semblent se succéder sans véritable raison. Derrière cette apparente indifférence, le refrain exprime pourtant un désir de rupture : être dérangé, sortir de l'inertie, voir quelque chose arriver enfin. Le texte joue sur cette contradiction entre l'isolement et l'attente d'une présence extérieure. Une tonalité mélancolique qui s'accorde assez naturellement avec l'univers de Daniel Darc.
 
Le maxi paraît sous la référence 600 563. Il propose « Troublez-moi ce soir » en face A, suivi en face B de « Burning and Flying » et de « Dancing ». Une édition en 45 tours simple existe également, sous la référence 104 724, avec « Burning and Flying » en face B. Les deux formats témoignent d'une volonté de donner au projet un peu plus de consistance qu'un simple essai isolé, même si l'on ne dispose pas d'informations précises sur d'éventuelles prestations scéniques ou sur la suite de l'aventure.
 
Clap Machine demeure aujourd'hui une formation peu documentée, essentiellement connue pour ce disque. Impossible, en l'état des sources disponibles, de retracer précisément son histoire ou de savoir ce que sont devenus ses membres. Mais « Troublez-moi ce soir » constitue un témoignage intéressant de cette période où la new wave française se ramifiait en une multitude de projets parfois éphémères. Dans l'ombre de Taxi Girl, Daniel Darc continuait d'explorer d'autres territoires musicaux et de prêter sa plume à des formations moins exposées. Clap Machine fait partie de ces traces discrètes, conservées dans les sillons d'un maxi aujourd'hui difficile à croiser.
 

Le flexi des Garçons Ordinaires

Ici, on pourra télécharger en Mp3 le flexi 3 titres des Garçons Ordinaires sorti en 1992.

Crossfire

 2e extrait du single de Foreign Press sorti en 1979, voici "Crossfire".
 

Ville

2e extrait du mystérieux maxi 4 titres d'Alibi, voici "Ville" une chanson au tître d'une extrême sobriété.
 

La Soirée Abrasive

Le 3 Octobre dernier, nous avons organisé une soirée "abrasive" (soutenue par notre label), avec 3 groupes. L'évènement se situait à la Bicyclette à Montreuil. Le show avait mal débuté en découvrant que la sono n'avait pas de retours. Mais une fois les contraintes posées, les 3 groupes se sont bien entendus et ont su s'adapter : Jean_Marc (avec votre serviteur au clavier et 2 autres ex-Monkey Business), Demolition Party (avec Franck et Dgé, anciens Cérémonies) puis Re//fuse avec Toto (ex Seaton) à la guitare. L'ambiance était à la bonne humeur et le public (plutôt nombreux) a soutenu les 3 groupes jusqu'au bout. Un bon moment de rock and roll... 


 

L'autre face de 3 Imaginay Boys

Voici "Let It Go" aux tonalités mods telles que certains groupes anglais le pratiquaient à l'époque. Un son plutôt sec et brut comme on l'aime ! 
 

Alibi

En 1985, Alibi publie un maxi 45 tours quatre titres sur le label français Divine, sous la référence MAD 1020. Un disque aujourd’hui plutôt discret, qui appartient à cette vaste collection de productions françaises des années 80 dont on retrouve parfois la trace au détour d’une recherche discographique, sans que l’histoire du groupe ait laissé beaucoup d’autres indices.
 
Au programme, « Les Cartes », « Ville », « Hagard » et « Take Care », quatre morceaux qui s’inscrivent dans le territoire de la new wave et de la synth-pop. La formation repose sur Terry au chant et aux synthétiseurs, Thierry à la guitare, Steph à la basse et Fred à la batterie électronique Linn. Une instrumentation typique de l’époque, qui associe les sonorités synthétiques alors en pleine expansion à une structure de groupe rock plus traditionnelle.
 
Les crédits du disque révèlent toutefois une production plus étoffée que ne le laisserait supposer cette formation de quatre musiciens. Chris et L. Bourgeon interviennent aux synthétiseurs, Ken et Manu aux guitares, Nath aux chœurs, tandis que F. Driay apporte le saxophone et M. Bauer les percussions. Cette dernière est Mireille Bauer, musicienne notamment connue pour son travail avec le groupe Gong. Autant de contributions qui donnent à ce maxi une dimension collective et suggèrent un travail d’arrangement assez conséquent pour quatre titres dont la durée totale dépasse à peine les dix minutes.
 
Le disque est distribué par Madrigal, dont le nom apparaît dans les crédits, et fabriqué avec le concours de Glory pour l’impression. Divine assure les droits phonographiques et éditoriaux. Autant de mentions qui permettent de replacer cette sortie dans le circuit professionnel du disque français, même si les informations disponibles ne permettent pas de reconstituer précisément les circonstances de sa production ni le parcours de ses musiciens.
 
Le maxi semble être la seule publication connue d’Alibi. On ne dispose pas, à ce stade, d’informations suffisamment solides sur les origines du groupe, ses éventuels concerts ou les raisons de sa disparition. Il serait donc hasardeux d’en faire le récit d’une aventure éclair sans autre preuve que l’absence d’autres disques répertoriés.
 
Reste cet unique témoignage vinyle, quatre titres gravés en 1985, entre synthétiseurs, batterie électronique, guitare et saxophone. Une référence de plus dans les marges de la production new wave française, où des groupes ont parfois laissé derrière eux un seul disque, quelques noms dans une base de données et bien des questions sans réponse.
 

Le single de The Names

Ici, on pourra télécharger en Mp3 le single 3 titres des The Names sorti en 1980 !  


 

3 Imaginary Boys

En 1981, trois musiciens du Gloucestershire sortent un 45-tours sous le nom de 3 Imaginary Boys. Le disque, qui associe « Let It Go » et « Against The World », semble avoir laissé peu de traces dans l’histoire du rock britannique. Pas de carrière discographique abondante, pas de postérité manifeste, mais un petit vinyle qui mérite qu’on s’y arrête, notamment pour sa face B, particulièrement recommandée par les rares amateurs qui se sont penchés sur la question
 
Le groupe est originaire de Cinderford, une petite ville du Forest of Dean, dans le Gloucestershire. Il réunit Oliver « Ollie » Cherer au chant, à la guitare et aux claviers, Steve « Studge » Worgan à la basse et au chant, et Mark « Wog » Worgan à la batterie et au chant. Ce dernier avait auparavant joué dans Trial Offer, une formation qui semble avoir disparu au moment où 3 Imaginary Boys fait son apparition. Steve Worgan poursuivra, lui, son parcours musical au sein de The Dirk Spangle Five. Autant dire que l’on se trouve ici dans les marges d’une scène locale dont les archives n’ont pas nécessairement bénéficié de l’attention accordée aux groupes les plus célèbres de la période.
 
Le nom de 3 Imaginary Boys évoque évidemment Three Imaginary Boys, le premier album de The Cure, publié en 1979. La proximité chronologique rend le rapprochement tentant, même si rien ne permet d’affirmer qu’il s’agit d’un hommage délibéré. Deux ans après la sortie du disque de Robert Smith et de ses acolytes, le rock britannique continue de se transformer. Le punk a déjà bouleversé les habitudes, la new wave multiplie les combinaisons et le mod revival remet au goût du jour les guitares nerveuses, les mélodies accrocheuses et une certaine élégance pop. C’est dans ce paysage que se situe le 45-tours de 3 Imaginary Boys, entre punk mélodique et power pop, avec des affinités avec le mod revival.
 
Pour enregistrer ses deux morceaux, le trio se rend aux Loco Studios, à Llanhennock, près d’Usk, au pays de Galles. Le disque paraît en 1981 sous la référence GFI 007. « Let It Go » occupe la face A, tandis que « Against The World » se retrouve au verso. Cette dernière semble avoir particulièrement retenu l’attention des rares chroniqueurs qui ont évoqué le single. Dans un univers où les groupes indépendants peuvent publier un disque sans jamais parvenir à dépasser le cercle de leur entourage immédiat, cette recommandation suffit à donner envie de retourner le 45-tours.
 
La suite de l’histoire reste incertaine. Les discographies accessibles ne signalent pas d’autre publication sous le nom de 3 Imaginary Boys. Il serait hasardeux d’en conclure que le groupe n’a rien enregistré d’autre ou qu’il s’est séparé immédiatement après la sortie du single. On sait seulement que ses membres ont poursuivi, au moins pour certains, leurs activités musicales dans d’autres formations. Le reste appartient à ces zones grises de l’histoire du rock indépendant britannique, où quelques noms, une référence de catalogue et deux titres constituent parfois l’essentiel des archives disponibles.
 
Avec son unique 45-tours répertorié, 3 Imaginary Boys incarne ainsi une catégorie familière aux collectionneurs : celle des groupes dont la carrière semble se résumer à un disque, mais dont l’existence témoigne de l’extraordinaire vitalité des scènes locales anglaises au tournant des années 1980. Des formations apparaissent, enregistrent deux chansons, pressent quelques exemplaires et disparaissent des radars, tandis que leurs disques continuent de circuler discrètement, plusieurs décennies plus tard, de collectionneur en collectionneur. Dans le cas de 3 Imaginary Boys, il reste deux titres, un nom qui rappelle peut-être The Cure et une énigme musicale que les archives disponibles ne permettent pas encore de résoudre complètement.