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Gonokox


En 1989, Gonokox sort un premier 45 tours trois titres au titre aussi prometteur qu'explicite : Abject Rock'n'Roll. Pressé en autoproduction, ce disque condense tout ce qui fait le charme du quatuor rouennais : un punk rock nerveux, volontiers teinté de rock'n'roll, des textes qui oscillent entre humour absurde et anecdotes du quotidien, et un état d'esprit où l'envie de jouer passe largement avant toute ambition de carrière.

Formé à Rouen en 1988, Gonokox réunit Tournus au chant, Piéro à la guitare, Zbin à la basse et Tijeno à la batterie. Tous participent également aux chœurs, donnant à leurs morceaux cette dimension collective et spontanée qui fait mouche sur scène. Le groupe se construit rapidement une solide réputation dans le circuit alternatif normand en multipliant les concerts. Une quinzaine de dates par an les conduisent principalement en Normandie, mais aussi à Paris et dans plusieurs villes de province, aux côtés de nombreuses formations de la scène indépendante.

Comme beaucoup de groupes de cette génération, Gonokox fonctionne en totale autonomie. Les musiciens financent eux-mêmes leurs enregistrements, pressent leurs disques et les diffusent par l'intermédiaire des concerts, des distros et des réseaux de passionnés. Avant même la sortie du 45 tours, ils publient une première cassette six titres qui leur permet de se faire connaître dans le milieu punk français.

Les trois morceaux d'Abject Rock'n'Roll illustrent parfaitement leur univers. Derrière des titres aussi improbables que « Le Retour de la Dézaï », « L'Antépénultième » ou « P'tites Vacances » se cachent des histoires bien réelles. Cette dernière est inspirée d'un fait divers impliquant un gardien de camping enfermé par plaisanterie dans son bureau de poste, tandis que « L'Antépénultième » raconte une véritable histoire d'amour vécue par le chanteur. Chez Gonokox, le quotidien devient matière à chanson, toujours avec une bonne dose de second degré.

Musicalement, le groupe revendique autant l'héritage du punk français que celui de la scène britannique. Les Sheriffs, Les Rats, Parabellum ou Les Collabos figurent parmi leurs références, mais les quatre musiciens ne s'arrêtent pas là. Ils écoutent également du rock'n'roll, du rhythm'n'blues, du western, du jazz et des groupes comme The Cramps. Cette ouverture donne à Gonokox une identité légèrement différente de celle de nombreux groupes alternatifs de l'époque, avec un goût marqué pour les rythmes hérités du rock'n'roll.

Cette passion transparaît également sur scène, où le groupe reprend aussi bien « Rip It Up », « Blues Suede Shoes » ou « Twist and Shout » que « New Rose » et « Help » des Damned, « Just Because » des Anti-Nowhere League ou encore « Back in the U.S.S.R. » des Beatles. Une sélection qui résume assez bien leur culture musicale, située quelque part entre le garage rock, le pub rock et le punk.

Mais ce qui distingue peut-être le plus Gonokox, c'est son humour permanent. Les musiciens refusent de se prendre au sérieux, enchaînent les plaisanteries en interview et prennent leurs distances avec les discours parfois très politisés de la scène alternative. Ils préfèrent raconter des histoires drôles, parler de leurs copains, de leurs galères ou de leurs amours, avec une autodérision qui rend le groupe particulièrement attachant.

L'aventure se poursuit avec plusieurs participations à des compilations sur cassette avant la sortie, en 1991, de leur unique album, Pays D'Caux Fever, puis d'un second 45 tours, L'Aïe Veu !. L'histoire de Gonokox s'achève en 1992, après seulement quatre années d'existence, mais le groupe laisse derrière lui une poignée de disques qui résument parfaitement l'esprit DIY de cette époque. Sans chercher à révolutionner le punk français, Gonokox en a incarné l'une des facettes les plus sincères : celle de copains qui montent un groupe pour jouer fort, enregistrer quelques disques et passer de bons moments, avec une énergie et une authenticité qui, plus de trente-cinq ans plus tard, n'ont rien perdu de leur fraîcheur. 

The Names


Derrière le nom très générique de The Names (à ne pas confondre avec le très bon groupe belge du même nom sorti sur Factory) se cachent trois musiciens aux patronymes tout aussi britanniques : Steve Conway à la basse et au chant, John Lewis à la guitare et au chant, et Russell Lax à la batterie. Une formation dont on ne sait pratiquement rien. Aucune biographie, aucun album, presque aucune photographie, aucun témoignage d'époque. Les trois hommes semblent surgir de nulle part pour enregistrer un unique single avant de disparaître aussi mystérieusement qu'ils étaient apparus.

La production est confiée à Uli Scheibner, musicien et producteur berlinois qui gravite alors dans les milieux rock et new wave allemands. Son nom constitue aujourd'hui l'une des rares pistes sérieuses permettant d'approcher l'histoire du groupe. Sa production est sobre, efficace, laissant toute la place aux guitares nerveuses et aux harmonies vocales, deux ingrédients essentiels de la power pop de cette période.

Musicalement, Too Cool, Too Dance ne révolutionne rien, mais il coche toutes les cases du genre. Des guitares claires et incisives, un rythme énergique, un refrain immédiatement mémorisable et cette élégance mélodique héritée des Beatles autant que des Who ou des Kinks, remise au goût du jour après le choc du punk. Le morceau évoque naturellement des groupes comme The Records, The Jags, 20/20, Shoes, Bram Tchaikovsky ou encore The Romantics. Un condensé de pop nerveuse qui, à l'époque, fleurissait aussi bien en Grande-Bretagne qu'aux États-Unis.

Le fait que le disque soit enregistré et publié en Allemagne soulève toutefois plusieurs interrogations. Les trois musiciens portent des noms anglais et chantent dans un anglais irréprochable. Tout laisse penser qu'il s'agissait soit d'un groupe britannique installé en Allemagne de l'Ouest, soit de musiciens expatriés venus tenter leur chance sur un marché où de nombreux clubs accueillaient alors des formations anglaises. Hambourg, Berlin ou Hanovre attiraient à cette époque quantité de groupes étrangers venus chercher des contrats plus réguliers que dans leur pays d'origine.

Les recherches menées dans les archives disponibles permettent malheureusement d'aller difficilement plus loin. Les bases de données musicales recensent bien l'existence du single, mais les archives de la presse allemande spécialisée demeurent largement inaccessibles ou non numérisées. Les magazines Musik Express, Sounds, Pop Rocky ou Schallplatte, qui chroniquaient pourtant ce type de productions à l'époque, ne livrent pour l'instant aucun indice facilement consultable. Les moteurs de recherche actuels ne renvoient presque rien, preuve que le disque n'a laissé qu'une empreinte infime dans l'histoire officielle du rock.

Cette absence de documentation participe aujourd'hui à son charme. Too Cool, Too Dance fait partie de ces "lost singles" que les collectionneurs adorent exhumer. À partir des années 1990, avec l'essor des fanzines spécialisés puis des sites consacrés à la power pop, plusieurs amateurs redécouvrent ce 45 tours oublié et commencent à le citer parmi les petits classiques cachés du genre. Sans devenir un disque hors de prix, il acquiert progressivement une réputation flatteuse auprès des passionnés de power pop européenne.

Il reste pourtant bien des mystères à résoudre. Qui étaient réellement Steve Conway, John Lewis et Russell Lax ? Pourquoi ce groupe n'a-t-il jamais enregistré d'album ? S'agissait-il d'une formation éphémère montée spécialement pour ce projet ou d'un groupe déjà actif sous un autre nom ? Les réponses se trouvent peut-être encore dans les archives de la GEMA, de la Deutsche Nationalbibliothek ou dans les collections de quelques bibliothèques allemandes conservant les magazines musicaux de 1980.

En attendant que ces pistes livrent leurs secrets, Too Cool, Too Dance demeure un fascinant témoignage de cette époque où la power pop produisait une multitude de petits chefs-d'œuvre anonymes. Des chansons parfaites de trois minutes qui n'ont parfois connu qu'un unique pressage avant de sombrer dans l'oubli, jusqu'à ce que quelques passionnés les ramènent, des décennies plus tard, à la lumière.

 

Le retour des Chesterfield Kings

J'ai déjà parlé de ce groupe, ici-même !

À la fin des années 70, alors que le punk vient de dynamiter les codes du rock, quelques passionnés décident de regarder en arrière plutôt que de courir après la modernité. À Rochester, dans l’État de New York, un groupe de jeunes musiciens choisit de ressusciter l’esprit sauvage des groupes garage américains des années 60. Leur nom : The Chesterfield Kings.

Formé en 1979 autour du chanteur Greg Prevost, véritable encyclopédie vivante du rock sixties, le groupe n’a jamais caché son obsession pour les faces B oubliées, les petits labels disparus et les groupes qui n’ont parfois sorti qu’un seul 45 tours avant de disparaître. Leur ambition n’est pas simplement de jouer du rock rétro : il s’agit de retrouver une époque, un son, une attitude. Celle des teenagers américains qui enregistraient dans des garages, des petits studios locaux ou des sous-sols avec des amplis saturés et une énergie brute.

Le premier 45 tours du groupe, « I Ain’t No Miracle Worker », sort en 1981 dans une quantité dérisoire, environ une centaine d’exemplaires. Le choix est révélateur de leur démarche : fabriquer un disque qui ressemble à ceux qu’ils collectionnent. Un objet rare, presque fantôme, destiné aux passionnés plutôt qu’au marché musical traditionnel.

En 1982 paraît leur premier album, Here Are The Chesterfield Kings. Un disque entièrement consacré aux reprises de groupes obscurs des années 60. À une époque où internet n’existe pas encore et où retrouver certains morceaux relève de la chasse au trésor, les Chesterfield Kings deviennent une véritable passerelle vers un patrimoine oublié. Ils remettent en circulation des titres de groupes comme The Standells, The Sonics ou The Remains et participent à faire redécouvrir toute une scène garage américaine.

Mais les Chesterfield Kings ne veulent pas rester de simples archéologues du rock. Avec Stop! en 1985, ils commencent à intégrer leurs propres compositions tout en conservant cette esthétique si particulière : guitares fuzz, orgue électrique, voix agressive, réverbération excessive et cette impression permanente d’écouter un disque retrouvé au fond d’un carton poussiéreux chez un disquaire de l’Amérique profonde.

Le groupe devient rapidement l’un des piliers du garage revival américain aux côtés des Fuzztones, des Cynics ou des Miracle Workers. Sur scène, leur réputation grandit grâce à des concerts qui reprennent tous les codes de l’époque : costumes, amplis vintage, attitude arrogante et énergie adolescente. Ils ne jouent pas seulement de la musique des années 60, ils tentent de recréer l’univers complet qui l’entourait.

Au fil des années, les Chesterfield Kings vont pourtant évoluer. Don’t Open Till Doomsday (1987) reste l’un de leurs albums les plus appréciés, avec un son plus personnel et même une composition signée Dee Dee Ramone. Dans les années 90, ils explorent d’autres territoires : le blues avec Drunk on Muddy Water, l’univers des Rolling Stones avec Let’s Go Get Stoned, ou encore la surf music avec le double album Surfin’ Rampage. Leur curiosité les pousse également vers le psychédélisme avec The Mindbending Sounds of The Chesterfield Kings en 2003.

L’histoire du groupe est aussi liée à celle d’Andy Babiuk, bassiste des Chesterfield Kings et immense spécialiste des Beatles. Collectionneur passionné, auteur d’ouvrages consacrés aux instruments des Fab Four, il est également membre du supergroupe The Empty Hearts aux côtés de Clem Burke de Blondie, Elliot Easton des Cars et Wally Palmar des Romantics.

Au début des années 2000, les Chesterfield Kings bénéficient d’une nouvelle reconnaissance grâce au soutien de Steven Van Zandt, guitariste de Bruce Springsteen et animateur de l’émission Underground Garage. Le groupe apparaît même dans un épisode de la série Les Soprano, preuve que cette musique née dans les petits clubs a fini par toucher un public bien plus large.

Après une longue pause, les Chesterfield Kings reviennent finalement sous l’impulsion d’Andy Babiuk. En 2024, le groupe publie We’re Still All The Same, un nouvel album qui prouve que leur passion pour le garage rock est intacte. Plus de quarante ans après leurs débuts, leur mission reste la même : faire vivre une certaine idée du rock, celle des disques imparfaits, des guitares trop fortes et des chansons enregistrées avec plus de cœur que de moyens.

Les Chesterfield Kings ne sont pas seulement un groupe nostalgique. Ils sont ceux qui ont rappelé au monde que derrière chaque vieux 45 tours oublié se cachait peut-être une pépite. Leur plus grande réussite est sans doute d’avoir transformé leur obsession personnelle en mouvement musical, donnant envie à plusieurs générations de repartir à la recherche de ces trésors cachés du rock garage.

 

The Secret

The Secret fait partie de ces groupes anglais dont l’histoire s’est retrouvée brouillée presque immédiatement, parasitée par un homonyme punk contemporain et par des compilations tardives qui ont mélangé les deux. Celui qui nous intéresse ici est le Secret signé chez Arista à la fin de 1977 autour du chanteur Mickey Modern, formation londonienne située quelque part entre glam tardif, proto-new-wave et power-pop naissante, et dont le premier témoignage discographique est un 45 tours aujourd’hui difficile à cerner : The Young Ones en face A, Handle A Vandal en face B.

Comme beaucoup d’aspirants groupes de la période charnière 1976-77, The Secret naît littéralement dans un studio : selon les notes d’archives, la formation se constitue en 1976 autour d’un huit pistes installé au-dessus du Flamingo, club historique de Soho. Le noyau comprend Mickey Modern (chant) et Michael Turner, avec une poignée de musiciens aux pseudonymes typiquement glam — Benny Leopard, Shrink, Percy Cute, Frankie Deepe — auxquels s’ajoute ponctuellement un jeune guitariste alors en transition entre deux passages dans Iron Maiden, Dave Murray. C’est dans ce contexte semi-amateur mais déjà professionnel que le groupe enregistre une série de titres, dont une relecture inattendue d’un standard pop britannique, The Young Ones.

À l’origine, The Young Ones est la chanson-titre du film musical The Young Ones, popularisée en 1962 par Cliff Richard dans une version mid-tempo sentimentale emblématique de la pop britannique pré-beat. Quinze ans plus tard, The Secret en propose une transformation radicale : tempo accéléré, piano martelé en continu, chant théâtral et guitares clinquantes. Le résultat conserve la mélodie immédiatement reconnaissable tout en la propulsant dans l’esthétique nerveuse de l’année 1977, au point que certaines reprises punk ultérieures semblent davantage dériver de cette lecture que de l’original. Ce type d’appropriation d’un répertoire pop national par la nouvelle génération n’a alors rien d’isolé — on pense aux détournements de standards sixties par les groupes pub-rock et punk — mais la version de The Secret se distingue par son mélange d’emphase glam et d’urgence proto-punk.

Arista UK, alors en quête de jeunes groupes capables de capter l’énergie émergente sans rompre totalement avec la tradition pop, signe la formation et publie le single à la fin de 1977. Handle A Vandal, en face B, est une composition du tandem Andrews/Turner, plus ancrée dans la power-pop britannique : riff simple, chœurs appuyés, structure directe. L’ensemble correspond bien à ce moment précis où la new wave n’est pas encore codifiée et où coexistent maquillage glam, songwriting pop et nervosité punk. Malgré ce positionnement relativement lisible, le disque ne rencontre pas de succès notable et le groupe reste à la périphérie de la scène londonienne.

Réécouté aujourd’hui, le single Arista de 1977 apparaît comme un document typique de la zone grise entre glam finissant et new wave naissante, où des musiciens encore imprégnés de pop britannique classique tentent d’accélérer le tempo de leur héritage. La reprise de The Young Ones y fonctionne à la fois comme geste ironique et comme affirmation générationnelle : prendre l’hymne romantique d’une Angleterre pré-Beatles et le rejouer à la vitesse et avec l’électricité de 1977. C’est peut-être dans ce décalage — plus que dans la rareté du disque — que réside aujourd’hui l’intérêt durable de The Secret.

Le single de The Beatles Costello

Ici, on pourra télécharger en Mp3 le single 4 titres de The Beatles Costello sorti en 1978 ! 


 

Out Of Limits

Dernière sélection provenant du single 4 titres des Beatles Costello voici une cover du classique surf des magnifiques Marketts constitué de requins de studio (dont le drummer Hal Blaine).

Theme From A Summer Place

Pour tous les amateurs d'easy-listening ce "Theme From A Summer Place" est un passage obligé et un énorme tube pour Percy Faith. Bien sûr,  il existe des centaines de cover de ce tube inoxydable dont cette jolie version des Beatles Costello.

I Feel Fine

Voici une version instrumentale de "I Feel Fine" des Beatles par les Beatles Costello... Une bonne façon de justifier un tel patronyme !  Le résultat est plutôt sympa... 

The Beatles Costello

En 1978, un 33 tours 17 cm au titre improbable, Washing The Defectives, sort sur le petit label Pious Records (référence JP 310). Sur la pochette figure le nom d’un groupe tout aussi étrange : The Beatles Costello. Tout laisse penser à une plaisanterie de musiciens en roue libre, et c’est sans doute bien ce que c’était. Le nom, contraction ironique entre les Beatles et Elvis Costello (qui est alors à la pointe de la branchitude), annonce la couleur : un projet parodique, un jeu de studio plus qu’un vrai groupe.

L’EP aligne quatre titres — Soldier of Love, I Feel Fine, Theme From a Summer Place et Out of Limits — tous des reprises exécutées avec un sérieux approximatif et un plaisir manifeste. C’est d’ailleurs cette reprise du classique surf Out of Limits qui m’a attiré vers ce disque, curieux de voir comment un tel morceau, symbole d’une époque et d’un son si précis, pouvait être réinterprété par un groupe au nom aussi facétieux. Le résultat, à la fois maladroit et sincère, trahit un véritable amour pour la musique instrumentale des sixties, même sous le vernis de la parodie.

Selon les quelques blogs et bases de données qui en gardent la trace, le disque est un ovni, à la frontière de la blague musicale et du pastiche pop. Le blog Shotgun Solution note même : « I’m guessing this record wasn’t meant to be taken very seriously. »

Derrière cette plaisanterie se cachent pourtant quatre musiciens plutôt chevronnés : Andy Paley, Chuck Chaplin, Eric Rosenfeld et Jim Freeman. Andy Paley, surtout, n’était pas n’importe qui. Avec son frère Jonathan, il avait fondé The Paley Brothers, formation de power pop élégante signée chez Sire Records, avant de devenir producteur et compositeur reconnu. On lui doit des collaborations avec Brian Wilson, Jerry Lee Lewis ou encore NRBQ, ainsi que de nombreuses musiques pour le cinéma et la télévision, de Dick Tracy à SpongeBob SquarePants. Son goût pour la mélodie, l’humour et les projets atypiques trouve ici une sorte de laboratoire miniature.

Eric Rosenfeld, parfois crédité sous le surnom ironique de « Slowhand », est mentionné comme guitariste principal. Il aurait joué dans The Sidewinders, groupe de Boston dans lequel passa un temps Billy Squier. Jim Freeman, à la batterie, semble avoir été un musicien de studio, tandis que Chuck Chaplin, au piano, complète l’ensemble avec une touche plus lounge. Peu d’informations subsistent sur eux, mais leur présence dans un tel enregistrement donne une idée de l’atmosphère : des amis, probablement rassemblés autour d’Andy Paley, enregistrant un disque pour rire, avec une vraie compétence musicale mais sans autre ambition que celle de s’amuser.

Washing The Defectives ("Laver les défectueux") n’a pas eu de suite, ni même de véritable distribution : un tirage modeste, quelques exemplaires qui circulent encore entre collectionneurs, et des mentions perdues sur des sites de disques rares. Pourtant, cet objet mérite qu’on s’y arrête. Il capture un moment très précis de la fin des années 70 — celui où la pop intelligente, la new wave naissante et le second degré cohabitaient joyeusement.

Quarante ans plus tard, ce petit vinyle reste une curiosité attachante : un canular de musiciens brillants, une blague pleine d’amour pour la pop, et une preuve que même les projets les plus légers peuvent laisser une trace durable dans les marges de l’histoire musicale.

Les Flamin' Groovies

Les Flamin’ Groovies, je les ai toujours écoutés. Pas forcément en boucle, pas toujours de manière consciente, mais ils ont toujours été là, planqués quelque part dans ma discothèque. C’est un de ces groupes qui n’ont jamais cartonné dans les charts, qui n’ont pas rempli les stades, mais qui ont laissé des traces partout. Formés en 1965 à San Francisco par Cyril Jordan et Roy Loney, les Groovies attaquent fort avec un rock’n’roll nourri aux années 50, un garage rock un peu foutraque mais toujours habité. Leur premier album Supersnazz sort en 1969, mais c’est surtout avec Flamingo (1970) et Teenage Head (1971) qu’ils frappent un grand coup. On a souvent dit que Teenage Head était le petit frère de Sticky Fingers des Stones, sorti la même année, et franchement la comparaison n’est pas déconnante.

Quand Roy Loney quitte le navire en 1971, c’est Chris Wilson qui prend la relève au chant. Le groupe change alors de direction et s’oriente vers une power pop élégante, truffée de guitares Rickenbacker et de refrains qui sentent les Beatles et les Byrds. De cette période sort leur morceau culte Shake Some Action en 1976, produit par Dave Edmunds, qui reste aujourd’hui leur carte de visite. Le problème, c’est que le grand public ne suit pas, mais les musiciens, eux, écoutent. Les Ramones, Blondie, R.E.M. et pas mal d’autres ont repris le flambeau en reconnaissant la dette.

Ce que j’ai toujours aimé chez les Groovies, c’est ce mélange d’énergie brute et de mélodies soignées. Ils n’ont jamais vraiment choisi entre le rock’n’roll originel, le garage des sixties, le proto-punk et la pop brillante des seventies, et c’est probablement ça qui les rend intemporels. Ils se reforment plusieurs fois, y compris dans les années 2000 et 2010, et vont jusqu’à sortir un disque en 2017, Fantastic Plastic, comme pour rappeler qu’ils n’ont jamais cessé d’exister, même en pointillés.

Au fond, les Flamin’ Groovies ne sont pas qu’un groupe culte, ils sont un fil rouge. Pas besoin d’avoir tous leurs albums, pas besoin de les citer pour se donner un genre : ils font partie du décor, une sorte de respiration discrète mais essentielle dans l’histoire du rock.

Nous sommes à Stuttgart en 1987, les Groovies s'attaquent à un des classiques des magnifiques Plimsouls. 

Que faire en 2024 ?

Bon, comme chaque année, je me demande si je vais continuer l'aventure Bouloup. Même si cela fait 8 ans d'existence, plus de 2400 articles, 420 000 visites, 1 700 chansons publiées (via Youtube), 200 enregistrements partagés. On notera que les 3 vidéos les plus écoutées sont les Beatles "Just Fun", Elvis Costello "Knockin' On Heaven's Door" et Scott Walker "The Impossible Dream"... Les Beatles ont dépassé la barre des 15 000 vues ce qui reste assez modeste. Pas de quoi monétiser même si j'en avais l'intention. Cela donne, en tout cas, une bonne indication quant à l'intérêt global porté sur le rock indé français des années 80.  Je n'ai, bien sûr, pas complétement fait le tour de la question et j'ai plein de "bonnes" idées pour la suite. J'ai déjà élargi mon champ d'investigation à la Suisse et à la Belgique. Et puis, l'utilisation de YouTube me pose problème. Je n'ai que rarement les droits concernant ce que je publie. Pour l'instant, je n'ai eu que 4 "avertissements" de Youtube à 4 époques différentes ce qui m'a permis d'éviter la fermeture des 3 ou 4 chaines que j'utilise. Mais je ne suis pas à l'abri. En tous cas, je félicite Etienne Daho, Jérome Soligny, les Misfits et Michelle Shocked pour leur gestion irréprochable et leur manque d'empathie en vers leurs fans qui essaient juste de partager leur passion avec d'autres. Pas grave, plus personne n'écoute Michelle Shocked ou Jérome Soligny. Et ça ne devrait pas s'arranger. Il se peut qu'à un moment ou à un autre, par lassitude, je lâche l'affaire pour me consacrer à un autre projet. En espérant que Bouloup me survive assez longtemps pour diffuser au maximum ses contenus...

Les Dead Kennedys versus The Beatles

Voici une rareté du groupe punk de Los Angeles qui est extraite de "Live At The Death Club" un album sorti en 2004 mais originellement enregistré le 3 Mars 1979 à San Francisco. Un album tout à fait "legit" et approuvé par le groupe.

Sweet Georgia Brown

Ce standard américain date des années 20 mais c'est surtout la version de Tony Sheridan accompagné par les Beatles qui retiendra l'attention d'une génération plus jeune dans les 60's. Voici la version de Sue & les Salamandres live en 1986 !

Les Hot Pants versus The Beatles

Voici une vraie curiosité... Les Hot Pants de Manu Chao avec en guest star Daniel Jeanrenaud s'attaquent au standard des Beatles. On notera, d'abord, que "Slow Down" est en fait une reprise de Larry Williams  faite par les quatre de Liverpool. Ensuite, pour les néophytes, que Daniel Jeanrenaud est le leader des Kingsnakes, une formation mythique dans laquelle ont joué certains membres des Flamin' Groovies... Et Manu Chao. J'ai eu le privilège de voir un concert des Kingsnakes feat. Manu au Fahrenheit au milieu des années 80's. Nous sommes à Besançon,  le 28 Mai 1985.

Michelle Shocked

Quand Michelle Shocked sort en 1986 son "Texas Campfire Tapes" c'est un vrai choc (si je puis dire).  D'abord parce que le style "protest" folk est passé de mode depuis longtemps... Ensuite, parce que le disque a été enregistré en live, près du feu de bois, avec les grillons qui vont bien.  Depuis, elle mène une carrière très discrète. On l'a remarque en 2013 puisqu'elle tient des propos homophobes lors d'un concert à San Francisco. Plutôt bizarre d'autant que j'étais persuadé qu'elle était gay. Extrait d'une compilation du NME sortie en 1988, voici "Lovely Rita" qui est une cover assez bizarre des Beatles extraite de l'album "Sergent Pepper Lonley Truc Chouette".  Cet album des Beatles est sensé être leur chef d'œuvre absolu... Un chef d'œuvre que je trouve particulièrement long et ennuyeux.

Not Your Animal pour équilibrer votre 6e chakra

« Je suis ta chatte, 
tu es mon chien 

Et de la tête aux fesses,  
je te donne des caresses 
Monde animal 

Tu es mon animal. »
 
Lili Olimao




J’ai toujours eu envie de commencer un article par « voici l’album de la maturité… ». Je commence donc cette chronique par… Pour Not Your animal, voici l’album de la maturité. D’accord, c’est purement déclaratif d’autant que Not Your Animal sort - seulement - son 2e « opus » et ne jouit pas encore de la notoriété qu’il mérite. Autre problème (peut-être), cet album n’a pas de nom. Quand Not Your Animal aura atteint, d’ici peu, une reconnaissance méritée, on devra donc dire… « Tu sais le 2e Not Your’ » Pour être « cool » on raccourcira leur blaze. « Oui, tu sais... L'album avec les yeux ».

En parlant de notoriété… J’assistais à un concert, l’autre jour, d’un groupe anglo-saxon jouissant d’une solide réputation dans le milieu des passionnés, quand, au détour d’un pont musical (avec option joli solo), je me suis dit pourquoi Not Your Animal n’est pas là, devant moi, à la place de cette formation (certes de qualité mais pas plus méritante qu’une autre). Nous étions confortablement assis et masqués dans une grande salle parisienne. Pourquoi ? Et bien David, le chanteur de ces Not Your Animal m’a soufflé un début de réponse. Peut-être qu’aujourd’hui l’offre musicale est bien trop large par rapport à un public de plus en plus restreint tant en nombre qu’en moyens financiers. Il est donc possible de passer à côté d’un groupe comme Not Your Animal, à coup sûr noyé dans la masse des 35 000 nouveaux morceaux publiés quotidiennement. Bien sûr, ça me semble profondément injuste et presque dommageable. D’aucun ajouteront que l’ennui des confinements à répétition à également exacerbé la production musicale. Donc précisons : Voici le nouveau Not Your Animal, l’album de la maturité et ça serait dommage de passer à côté. Pour éviter cet écueil, je vous invite à chaudement recommander les Not Your’ à votre « 1er cercle » (parmi les 3 identifiés) comme décrit par les spécialistes des réseaux sociaux. Être viral ou ne pas être.

Not Your Animal n’a pas 20 longues années de carrière derrière eux. Pourtant, chacune de leurs chansons est magnifiquement écrite et interprétée comme seule l’expérience peut le permettre. Ces gars connaissent leur affaire. Tout est magnifiquement joué, enregistré, mixé et produit, créant un écrin pour les plus précieuses chansons de David Rosane, mon filleul adoré. Si par le passé, j’ai prophétisé que « David Rosane ne sera jamais une pop star. » A l’écoute de cet album sans nom (mais avec un œil comme leitmotiv), je me suis – peut-être – trompé ! Déjà, David est notre star « personnelle » que nous chérissons dans un même groupe d’amis comme un secret d’initiés. Un peu comme ce millésime mis en bouteille par un lointain cousin vigneron et que l’on sort à chaque grande occasion familiale. D’ailleurs, dans mes playlists, tourne un grand nombre de ses chansons (d’hier et d’aujourd’hui) mélangées au milieu des plus grands (Liberace, Hughes Auffray, Joe Dassin ou Elvis). C’est un signe. Un bonheur musical et personnel sans cesse renouvelé. Un luxe littéralement hors de prix. Au-delà de ce succès amical de proximité, tout est là pour que le succès de Not Your Animal soit aussi global et massif : le son, les chansons, le look et même le visuel. Donc, succès il y aura… Car je le veux. Et tant pis si on n’a pas à faire à des « spring chickens » c’est encore plus beau, plus authentique.

Vous l’avez compris, je connais David depuis très longtemps et j'ai adoré voir vieillir « l’animal » (pas le vôtre mais bien le mien). J’ai adoré le voir endosser tous les rôles que la vie lui a confié. Toujours avec classe et humanité. Comme celui de père ou celui de l’entrepreneur, par exemple. Et bien avant, d’autres beaucoup plus intimes que je tairais ici pour ne pas rentrer dans la sphère du privé. C’est avec cette matière vivante, celle du vécu, qu’il écrit et qu’il chante. Ça s’entend… Jusqu’à l’ironie feinte dans certains de ses passages parlés (quand ils existent) ... Reste, pour moi, une question qui me hante depuis un moment quant à l’opportunité pour un David de jouer en groupe. Pardon, camarades de Not Your Animal. Car enfin, ici tout est du David pur jus. (Not Your Animal ou pas Not Your Animal). Virtuosité ou non. Même accompagné par un bagad (d’Ille-et-Vilaine) ses chansons sonneraient comme du David. Là encore, après de longues discussions alcoolisées, mes amis m’ont soufflé un début de réponse… Sans le collectif d’un Not Your Animal pas d’énergie… Et donc pas de David. Car David existe aussi musicalement par cette énergie transmise par le groupe, J’allais dire par « le gang » ou par « le pack ». J’en - conclus - aussi qu’il aurait sans doute fait un merveilleux chef de groupe dans les forces spéciales. Mais là, je spécule. Si David s’est débarrassé ici de l’accessoire et d’un certain maniérisme (je compose à la façon de) pour écrire ces nouvelles chansons, il n’a pas renoncé à la classique aventure rock and rollienne. Celle du groupe, concept que l’on doit aux indéboulonnables Beatles (dans son expression contemporaine). Le groupe de rock a été spécialement pensé pour une population tout juste sortie de l’adolescence prête à se foutre sur la gueule à la moindre poussée d’hormones… David n’en n’est plus là - bien sûr - mais c’est bien ce qu’il le fait encore vibrer. Comme cette sensation physique (unique et intense) du premier accord plaqué sur une Gibson Les Paul au tout début du concert. L’énergie du collectif donc mais pas n’importe laquelle. Celle du rock and roll. Celle qui nous faisait tant rire chez des Johnny Hallyday ou des Dick Rivers. Ce coup-ci, rock and roll ou pas, ses camarades de jeu sont réellement au niveau de son talent de compositeur et d’interprète : « Ces gars-là, ils sont terribles ! ». Pour un résultat au combien cohérent bien qu’un peu rétro (qu’ils me pardonnent encore) car le concept d’album a disparu avec la généralisation du streaming. Aujourd’hui on est sur du « snacking » de contenus sur les réseaux sociaux comme sur les plateformes musicales ! Sortir un LP, même en vinyle, à l’heure du single vainqueur souligne une volonté de raconter et de détailler le propos. Pour autant, il n'y a pas de remplissages, ni de temps morts dans ces 10 chansons. Peut-être (aussi) avons-nous juste vieilli et finalement « on s’en branle de ce qui se fait ou pas ». L’important, c’est ce que l’on veut. Et voici ce que veulent les Not Your Animal, ce bel album avec un œil dessus.

Pourtant, rien de complétement nouveau au royaume musical de David et de Not Your Animal… Si ce n’est ce son contemporain louchant parfois vers un néo-psychédélisme comme on l’aime (à grands coups de cœurs et de mélodies qui vont bien). Pas de sitar ou de tabla version hindouiste, non plus. Faut pas déconner, l’Animal vient du punk. Quand j’annonçais qu’il faisait « œuvre » dans mon précédent article je ne m’étais pas trompé. Ce second opus de Not Your Animal le confirme (une fois de plus). David, chanson après chanson, construit un ensemble cohérent autour d’un fil rouge mélodique et thématique qui devrait sauter aux oreilles de celui qui  - un jour - écoutera l’intégrale Rosane… De Seaton à Not Your Animal dans un avenir que je souhaite le plus lointain possible. Les intégrales annoncent souvent une fin prochaine. David n’en est qu’au début. Je soulignerai au passage, la beauté de ces chœurs, magnifiquement mixés et réalisés avec amour (à n’en pas douter) par la compagne du dit David.

La dernière fois que j’avais pris la plume pour parler d’un projet musical de David, c’était pour parler de ses Gardiens de Zoo. Depuis, l’état sauvage a repris le dessus libérant l’énergie de cet animal, un groupe de rock dont le nom commence par une négation. Comme pour signifier que le règne animal n’appartient à personne. « Je ne suis pas ton animal, salope » (et vice versa). Bref, je ne suis pas à vendre… Même à celui qui m’écoute. Un peu d’intégrité ne peut pas nuire. Pour autant, les Not Your Animal ne distribuent pas les tracts à la sortie de l’usine. J’aime aussi David pour ça. Pour ce propos que l’on retrouve dans toutes ses productions. Rien de trop extrême non plus dans ce long, rien de « faux » ni de distordu, juste de la très bonne pop parfois soutenue, souvent tubesque. Parfois les deux. Et c’est bien.

Ce coup-ci, également, Not Your Animal a mis toutes les chances de son côté en faisant travailler visuellement celui que j’ai toujours considéré comme un « grand » du graphisme, le camarade Guillaume B.  Il a su créer cet œil que j’imagine aisément être le 3e. Ce 3e œil correspond au 6e chakra. Celui qui est l’archétype du « sage » puisque (musicalement) ici, tout est équilibré à la perfection. Son approche moderniste débarrassée des tics branchés donne une assise à l’ensemble qui est également remarquable ! On dirait déjà un classique.

Alors, allez-y car tout est là… Not Your Animal, simple, beau et efficace ! et comme disait Bouddha « Avec nos pensées, nous créons le monde. » et le Monde créé par Not Your Animal est magnifique.

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Mano Negra versus The Beatles

Ce coup-ci le groupe de Manu Chao s'attaque à "I'm Down" la face B du single "Help" des Beatles sorti en 1965. Nous sommes à Turin en Juin 1990.

Covers

J'y pensais depuis un moment... C'est maintenant chose faite. Voici une compilation regroupant 27 reprises faites par Echo & The Bunnymen et/ou Ian McCullcoch. On y retrouve toutes les covers déjà publiées plus d'autres plus ou moins rares. Au sommaire : Les Beatles, Rolling Stones, Doors, Velvet Underground, New Order, Stooges, Leonard Cohen, Lou Reed, Joni Mitchell, John Lennon... Etc, etc. On pourra télécharger cette compilation en Mp3, ici-même.  


 

Les Rubinoos

J'ai découvert un peu sur le tard ce groupe américain au drôle de nom.  Né au début des années 70 à Berkeley, aux USA, le groupe est, sans doute, ce qui se fait de mieux dans le domaine de la Power Pop. La Power Pop est un mélange de rock énervé, pré-punk et de pop musique façon Beatles. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si leur premier album sort en 1977. Malgré la qualité de ses chansons, le groupe n'a jamais eu de succès global et massif. Il est toujours plus ou moins en activité et lors d'une récente tournée (en 2016), il rendait un hommage aux Ramones qui n'est finalement pas très loin philosophiquement des Rubinoos. La virtuosité en plus.

Echo & The Bunnymen

J'ai déjà parlé de l'importance d'un groupe comme Echo &The Bunnymen. Ne serait-ce que dans le choix du nom de Bibi & les Fricotins (mon premier groupe) directement inspiré de la construction du nom de ce groupe formé en 1978 à Liverpool. Des albums comme Ocean Rain ont accompagné les Bouloupiens dans les années 80 et sont de réelles ovni qui, avec la distance, ne ressemblent à rien si ce n'est à Echo & The Bunnyen. On sait que le groupe de Ian McCulloch a toujours soigné ses reprises (Beatles ou Doors par exemple).  Là, il s'agit d'une reprise du méga-tube soul de Wilson Pickett sorti en 1965. Nous sommes le 23 Avril 1985 au Danemark